Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine à partir, notamment, des idées de Jean-Pierre Chevènement, l'un de ses fondateurs, qui n'est plus membre du MRC depuis 2015. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens (MDC) après les élections de 2002. En 2022, le MRC est devenu membre de la Fédération de la Gauche Républicaine avec quatre autres organisations politiques.
Par Michel SORIN
Dans le cas de Brandt, un projet de reprise partielle peu satisfaisant
La désindustrialisation se poursuit. Selon Infogreffe (30 septembre 2025) Plus de 32 000 entreprises en difficulté au premier semestre 2025.
- Dans le cas de Brandt, la Région Centre-Val de Loire est mobilisée, mais (L'Usine Nouvelle, 15 décembre) «Trouver un emploi sera difficile dans la région» : en Centre-Val de Loire, l'abattement après la liquidation de Brandt.
Un projet de reprise partielle se heurte au scepticisme généralisé. Voir (YOU TUBE M6 Info, 25 décembre) Un projet de reprise de Brandt prévoit de sauver 150 emplois.
Pour le PCF (11 décembre Brandt liquidé : face à un naufrage industriel organisé, prenons en main la production du pays !
- Bien que l’entreprise Brandt ait proposé comme alternative à la liquidation le passage en SCOP, et malgré l’aval du gouvernement pour ce statut salvateur, le tribunal de Nanterre a malheureusement préféré sceller le destin du groupe le 11 décembre dernier. Peut-être, demain d’autres usines en difficulté pourront-elles suivre la voie de Duralex qui a déjà prouvé qu’un pari fou pouvait inspirer tout un pays.
Voir (The Conversation France, 28 décembre) L’entreprise iconique Duralex récolte 20 millions d’euros grâce à une levée de fonds. Extraits.
Depuis 1945, les enfants, ou les nostalgiques de l’enfance, ont dû certainement répondre à cette question le midi à la cantine en regardant le fond de leur verre Duralex. Et pourtant, cette tradition bien française a failli disparaître.
L'entreprise, reprise par ses salariés en société coopérative de production (SCOP) passe tout près du dépôt de bilan en 2025 et décide de faire appel à la générosité de la population. L’enjeu ? Moderniser son appareil de production et s’exporter à l’international. La réussite est totale avec 20 millions d’euros récoltés.
Cette actualité met en lumière une tendance de fond dans l’industrie : les Français et les Françaises souhaitent investir dans des projets porteurs de sens et ils sont attachés aux entreprises « Made in France », situées non loin de chez eux. Ce modèle singulier de coopérative et de crowdfunding peut donner des idées à d’autres acteurs. Sans que cette idée inédite soit miraculeuse, car comme le dit l’expression : « La fortune est semblable au verre ; plus elle est brillante, plus elle est fragile. »
En 2025, l’entreprise iconique française a réussi à récolter 20 millions d’euros auprès de 13 467 investisseurs intéressés par « moderniser son outil industriel et rayonner à l’international ». Que dit cet engouement pour soutenir cette société coopérative de production (SCOP) via une campagne de crowdfunding ?
Le 3 novembre dernier, la France se réveille avec une nouvelle inattendue : une campagne de crowdfunding est lancée par Duralex. Cette levée de fonds dépasse toutes les attentes. Alors que l’objectif initial était de 5 millions d’euros, en 48 heures 20 millions d’euros d’intentions sont récoltés.
La campagne visait une levée destinée à moderniser l’usine et développer de nouveaux produits. En quarante-huit heures, les intentions d’investissement atteignent près de quatre fois l’objectif, portées par plus de vingt mille personnes et un ticket moyen avoisinant neuf cents euros. Devant cet afflux inédit, la société coopérative de production (SCOP) a dû plafonner les participations pour permettre au plus grand nombre de contribuer. Il s’agit d’un véritable raz-de-marée citoyen.
Comment une entreprise en crise, reprise par ses salariés, a-t-elle réussi à fédérer des dizaines de milliers de citoyens ? Que révèle cet engouement sur notre rapport à l’industrie, au territoire et à l’économie locale ? Alors que les délocalisations et fermetures d’usines rythment régulièrement l’actualité, Duralex démontre qu’une voie alternative est possible.
Si nous avons étudié la transformation de la société Duralex et son passage au statut de société coopérative de production (SCOP), nous décryptons ici les enseignements de cette levée de fonds historique (...)
Son modèle associant SCOP et crowdfunding pourrait inspirer d’autres PME dotées d’un fort capital sympathie. Pour les pouvoirs publics, l’expérience souligne l’importance de faciliter les reprises en SCOP, notamment en simplifiant les démarches et en proposant des formations.
Le statut de SCOP implique que les salariés investissent dans l’entreprise, ce qui fait peser le risque entrepreneurial sur leurs épaules. Cela peut mettre en péril un bassin d’emploi, des familles… Autre point et non des moindres, les salariés n’ont pas nécessairement la formation ou les compétences nécessaires pour affronter le monde des affaires.
Pour les consommateurs, elle rappelle que le made in France a un coût, mais qu’il crée de la valeur locale en préservant des emplois et des savoir-faire. La capacité à réformer son modèle commercial (vente en ligne, magasin..) A permis de séduire de nouveaux marchés.
Duralex montre que l’industrie française peut rebondir grâce à l’innovation, la transparence et l’intelligence collective. Reste à savoir si ce modèle est transposable à d’autres secteurs. Une certitude : les citoyens se disent prêts à jouer leur rôle.
Tout savoir sur le statut de Scop
Cet article est le 3588 ème sur le blog MRC 53 - le 166ème, catégorie Travail Economie
Article paru le 29 décembre 2025 sur http://mrc53.over-blog.com/
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