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Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine à partir, notamment, des idées de Jean-Pierre Chevènement, l'un de ses fondateurs, qui n'est plus membre du MRC depuis 2015. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens (MDC) après les élections de 2002. En 2022, le MRC est devenu membre de la Fédération de la Gauche Républicaine avec quatre autres organisations politiques.

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Entre le peuple iranien et le régime islamique, qui prendra le dessus ?

Le pouvoir religieux, complexe et enraciné, dispose d'une grande force défensive

Sur le site canadien La Presse, ce 28 janvier 2026, Louise Leduc - avec l’Agence France-Presse - pose la question Iran | Y a-t-il un scénario pour venir à bout de la répression ?

Combien d’Iraniens ont été massacrés lors des funestes manifestations réprimées, les 8 et 9 janvier ? Des milliers, confirme le régime, alors que certaines sources évoquent plus de 30 000 morts depuis le début du soulèvement.

« À quand une intervention militaire massive ? »

C’est Houchang Hassan-Yari qui pose la question. Rapidement, ce n’est plus tant le professeur émérite au département de science politique et d’économie du Collège militaire royal du Canada qui s’exprime, mais l’Iranien d’origine, inquiet pour sa famille toujours là-bas, sous le joug de la dictature iranienne.

« C’est une tragédie qui dure depuis 47 ans », résume-t-il au bout du fil, soulignant à quel point ce régime a teinté la vie entière de millions d’Iraniens qui n’ont rien connu d’autre.

Les dissidents iraniens, « des jeunes, des vieillards, des enfants, même », n’ont plus rien à perdre et « se battent à mains nues contre un régime qui les réprime avec des armes de guerre », avance M. Hassan-Yari.

Le nombre de morts varie selon les sources. L’ONG Human Rights Activists News Agency a vérifié la mort de 6126 personnes, mais cherche à confirmer 17 091 autres décès. La chaîne d’opposition Iran International parle pour sa part de plus de 36 500 personnes tuées. Un premier bilan dressé par le régime la semaine dernière évoquait quant à lui 3117 morts.

Au moins 41 880 personnes ont été arrêtées.

Pendant les quelques minutes ici et là où le black-out du régime est levé, les images parviennent à la diaspora. Des images de familles qui cherchent leurs proches, dans un amas de sacs mortuaires, à la morgue. Des images, insoutenables, de marchés brûlés en entier, comme dans la ville de Rasht, au nord-est de Téhéran.

Tout cela dans un quasi-huis clos, dans un pays privé de l’internet et sans qu’on puisse espérer que les crimes de guerre soient punis par quelque instance internationale que ce soit, selon Houchang Hassan-Yari.

La peur d’un embrasement

« KEEP PROTESTING – TAKE OVER YOUR INSTITUTIONS !!! … HELP IS ON ITS WAY », a écrit le 13 janvier Donald Trump sur Truth Social, assurant les manifestants iraniens que l’« aide était en route ».

Le porte-avions USS Abraham Lincoln est bien arrivé dans le golfe Persique en début de semaine, à proximité de l’Iran.

Selon Sami Aoun, professeur à l’Université de Sherbrooke et spécialiste du Proche et du Moyen-Orient, « les États-Unis demeurent la seule puissance militaire capable de mener une opération majeure contre le régime iranien, intervention que l’opposition souhaite et réclame ».

Mais excluons d’emblée, dit-il, un scénario « d’une frappe à la vénézuélienne ».

Le système iranien est hautement complexe, institutionnellement enraciné (Guide suprême, Gardiens de la Révolution, réseaux économiques, milices régionales) et dispose d’une capacité de nuisance militaire considérable.

Il fait observer que la Chine a considérablement accru son implication dans l’armement iranien en lui fournissant « des missiles de plus en plus sophistiqués ».

Mais « la Chine, pas plus que la Russie, n’est prête à appuyer publiquement et militairement le régime », estime pour sa part Houchang Hassan-Yari, qui relève qu’elles n’ont pas bronché en juin quand Israël a attaqué.

Devant divers scénarios

Un scénario possible, selon M. Aoun, serait celui « d’une pression militaire graduelle, combinée à des sanctions renforcées », dans le but d’aboutir à « un coup d’État interne ».

Mais le résultat serait incertain, poursuit M. Aoun, car le régime a montré une grande capacité de survie.

Reste un autre scénario, le plus radical, enchaîne M. Aoun : des attaques de grande ampleur menées à la fois par les États-Unis et par Israël. C’est le scénario « privilégié par Israël, mais clairement redouté par les États-Unis, en raison de ses conséquences potentiellement chaotiques sur l’Asie centrale, le Moyen-Orient » et même au-delà.

Les traumatismes laissés par l’Irak post-Saddam Hussein et par l’Afghanistan post-talibans « ont profondément marqué l’opinion américaine », rappelle M. Aoun.

En résumé, conclut-il, « une frappe ciblée est techniquement possible, politiquement risquée et stratégiquement incertaine. Trump oscille entre dissuasion, pression et retenue, prisonnier à la fois de sa base électorale et des leçons amères des changements de régime passés. L’Iran, lui, n’est ni isolé ni fragile au point de s’effondrer sous un simple choc militaire ».

Pour Houchang Hassan-Yari, une intervention militaire pourrait être la seule issue. « C’est terrible à dire, pour un professeur qui enseigne les relations internationales, mais je n’ai plus aucun espoir dans les institutions internationales. Quand on pense que le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a demandé à l’Iran de faire preuve de retenue ! De retenue ! Ce régime tue des gens par milliers, et il demande de la retenue ? »

« Une seule personne tuée dans le monde » par un régime totalitaire, « c’est inadmissible », insiste-t-il, « mais où sont les manifestants qui demandent la libération de la Palestine ? Pourquoi la libération de l’Iran n’est-elle pas demandée aussi ? »

Voir aussi (The Conversation, Mina Fakhravar, 17 janvier 2026) Répression meurtrière en Iran : le mouvement "Femme, Vie, Liberté" n'a pas disparu, mais on cherche à l'effacer.

 

Photo La Presse MAJID ASGARIPOUR, ARCHIVES WANA, FOURNIE PAR REUTERS

Une femme marche dans une rue de Téhéran, le 19 janvier dernier, près d’un immeuble étatique incendié lors du récent soulèvement populaire.

 

Cet article est le 3600 ème sur le blog MRC 53 - le 42ème dans la catégorie Proche Moyen Orient

Article paru le 28 janvier 2026 sur http://mrc53.over-blog.com/

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