Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine à partir, notamment, des idées de Jean-Pierre Chevènement, l'un de ses fondateurs, qui n'est plus membre du MRC depuis 2015. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens (MDC) après les élections de 2002. En 2022, le MRC est devenu membre de la Fédération de la Gauche Républicaine avec quatre autres organisations politiques.
Le pari de la souveraineté alimentaire loin d'être gagné en 2035
Ce Salon de l'agriculture 2026 reflète les difficultés de l'agriculture française, notamment de l'élevage bovin, absent en raison de la dermatose nodulaire bovine. Voici quelques liens avec des sites afin de se faire une idée de la situation.
Ouest-France (Brice Dupont, 27 février) pose la question le pari de la souveraineté alimentaire sera-t-il gagné en 2035 ? Extrait.
À l’occasion du Salon de l’agriculture, la ministre Annie Genevard a voulu faire un point d’étape des conférences de la souveraineté alimentaire, lancées en décembre 2025. Les premières conclusions ont été présentées.
Lancées en décembre à Rungis, elles visent à fixer un plan de reconquête de la souveraineté alimentaire à dix ans. Sept groupes de travail ont été constitués pour étudier forces et faiblesses des différentes filières.
La multiplication des maladies animales inquiète la profession. Voir (Ouest-France, Guillaume Le Du, 27 février) « On va avoir de plus en plus de crises sanitaires ». Extrait.
Multiplication des échanges, réchauffement climatique, intensification des élevages… Ce « cocktail » détonnant explique la multiplication des maladies animales dont certaines transmissibles à l’homme, selon les experts du Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad).
Le calme règne dans l’immense hall 1 du Salon de l’agriculture, privé du beuglement des bovins. Aucune vache, aucun taureau n’est présent, porte de Versailles à Paris, par crainte de la dermatose bovine contagieuse. Une première mais peut-être pas une dernière. Avec le réchauffement climatique, l’intensification de la production agricole et la mondialisation des échanges, les maladies animales se répandent plus facilement à travers la planète. « On va avoir de plus en plus de crises sanitaires », a affirmé, Thierry Lefrançois, expert au Cirad (Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement), lors d’une conférence sur les maladies émergentes, mardi 24 février.
Le gouvernement remet en question le développement de la filière bio. Voir (Le Monde, 20 mai 2025) Le ministère de l'agriculture supprime 15 millions d'euros de fonds alloués à l'Agence bio. Et (FNAB, 16 janvier 2026) La suppression de l'Agence Bio, un contresens économique et politique.
Pourtant (Ouest-France, Laurent Le Goff, 27 février) La consommation de produits bio repart, le nombre de fermes diminue. Après plusieurs années de stagnation, la consommation de produits biologiques est repartie à la hausse en 2025, selon le baromètre de l’Agence bio, dévoilé jeudi 26 février au Salon de l’agriculture. En revanche, l’agriculture bio a perdu 386 fermes et 530 entreprises de transformation.
Comment va l’agriculture biologique en France ? En attendant Ies chiffres consolidés, qui seront connus d’ici fin juin, l’Agence bio a publié son baromètre annuel sur la consommation des produits biologiques en France. Elle repart à la hausse puisque 59 % des sondés disent en consommer au moins une fois par mois, 35 % une fois par semaine. C’est 5 % de plus qu’en 2024.
Les premiers chiffres du marché confirment cette tendance avec une hausse de 3,5 % de la consommation à domicile. Les ventes augmentent aussi dans tous les circuits de commercialisation, dont 6,6 % dans les magasins spécialisés et 5,2 % en vente directe. Dans la grande distribution, les ventes ont aussi repris (1,7 %) après avoir reculé de 13 % entre 2021 et 2024.
« La reprise coïncide avec la fin de l’inflation, remarque Bruno Martel, président de l’Agence bio et éleveur laitier en Ille-et-Vilaine. Elle est aussi à corréler avec le niveau de vie et le niveau de formation. »
Au Salon de l'agriculture (France Info, Mariam El Kurdi, 26 février), la filière bio "peu visible" cette année à cause d'un "budget deux fois moins élevé" de l'Agence Bio. Faute de budget, l'Agence Bio n'a plus de stand mais un minibus à l'extérieur du Salon.
(Nouvelle fenêtre)
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La filière bio est "peu visible" cette année au Salon de l'agriculture, regrette jeudi 26 février sur France Inter la Fédération nationale de l'agriculture biologique et l'association de défense de l'environnement Générations futures. En cause, le "budget deux fois moins élevé" en 2025 de l'Agence Bio, financée par l'État, dont la mission est notamment de faire la promotion de l'agriculture biologique.
Contrairement aux années précédentes, l'Agence Bio ne dispose pas de stand institutionnel comme les autres organisations agricoles mais fait simplement l'objet d'animations autour d'un minibus vert à l'extérieur du Parc des expositions de Paris. L'Agence Bio disposait pour l'année 2025 d'un budget réduit, "deux fois moins élevé" qu'en 2024, explique son président, Bruno Martel. Alors que, "d'habitude, on avait un stand à l'intérieur mais pour des questions budgétaires, on s'est repositionné", dit-il.
Un "démantèlement de l'Agence Bio", dénonce Générations Futures
Bruno Martel refuse toute polémique mais certains agriculteurs bio ont l'impression d'être mis sur la touche. "La bio est peu visible malheureusement au Salon de l'agriculture", regrette Olivier Chaloche, co-président de la Fédération nationale de l'agriculture biologique. Dans un communiqué, Générations futures va plus loin et dénonce "la mise à l’écart délibérée de l’Agence Bio". L'association s'indigne plus largement de son "démantèlement", avec "15 millions d'euros de crédits supprimés en 2025, soit 60% de son budget". "Cette attaque s’inscrit dans la continuité de la tentative de suppression pure et simple de l’Agence", dénonce Générations futures, qui souligne que l'agriculture biologique est "une urgence sanitaire et environnementale".
Dans son communiqué, Générations futures demande "le rétablissement d'un budget à la hauteur des missions de l'Agence Bio", "le maintien d'un opérateur public dédié à l'agriculture biologique" et "la cohérence entre les engagements législatifs et budgétaires pris par la France en matière de développement du bio".
Photo Ouest-France, au Salon de l'agriculture, la ministre Annie Genevard.
Cet article est le 3621 ème sur le blog MRC 53 - le 522ème, catégorie AGRICULTURE et PAC
Article paru le 27 février 2026 sur http://mrc53.over-blog.com/