Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine à partir, notamment, des idées de Jean-Pierre Chevènement, l'un de ses fondateurs, qui n'est plus membre du MRC depuis 2015. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens (MDC) après les élections de 2002. En 2022, le MRC est devenu membre de la Fédération de la Gauche Républicaine avec quatre autres organisations politiques.
Par Michel SORIN
La rédaction de Courrier international a effectué le bilan de cette guerre
Merci à Courrier interrnational d'avoir mis à notre disposition des cartes et des résumés très pédagogiques. Voir (Courrier international, 24 février 2026) :
Ukraine : quatre ans de guerre en cartes
De l’invasion éclair russe, en février 2022, à la stabilisation du front dans l’Est et dans le Sud, le territoire ukrainien a subi des transformations profondes, accompagnées d’un lourd bilan humain. Aujourd’hui, à l’aube de la cinquième année de guerre, la Russie continue d’avancer pas à pas, confortée par le désengagement américain.
Difficile d’établir un bilan précis des pertes humaines depuis février 2022. Pour évaluer le nombre de tués, de blessés et de disparus, les observateurs ont recours à plusieurs sources, dont l’imagerie par satellite et les vidéos de combats. Le chiffre des pertes est d’ailleurs lui-même une arme dans la campagne de communication des deux camps.
Le ministère ukrainien de la Défense propose un suivi quotidien des pertes supposées des forces russes. Ses chiffres, longtemps décriés comme étant de la propagande destinée à remonter le moral de la population, sont aujourd’hui rejoints par les estimations avancées par le ministre britannique de la Défense. Ils font état, au 15 février 2026, de 1 253 270 militaires russes tués, blessés, prisonniers ou disparus. Des chiffres que l’on peut retrouver en bandeau sur la page d’accueil du quotidien en ligne Oukraïnska Pravda. Le 4 novembre 2025, le ministère britannique de la Défense annonçait 1 140 000 tués et blessés dans les rangs russes.
Moscou affirme que les Ukrainiens auraient perdu plus d’un million d’hommes, tués et blessés. Les autorités ukrainiennes ne communiquent pas sur leurs propres pertes. Le président Zelensky a récemment déclaré que l’armée ukrainienne avait eu 55 000 tués depuis le début de l’invasion. L’analyste ukrainien Iouriy Boutoussov, cité par la BBC, évoque quant à lui 70 000 tués et 35 000 disparus.
Enfin, selon les Nations unies, au moins 15 000 civils ukrainiens auraient perdu la vie depuis le 24 février 2022. Mais ce chiffre n’inclut pas les pertes dans les zones occupées par la Russie, il risque donc d’être beaucoup plus élevé. À Marioupol, par exemple, on dénombrerait entre 27 000 et 88 000 victimes civiles du siège.
1. Le tournant de l’horreur
Le lendemain de l’invasion, l’Ukraine obtient un succès décisif dans la bataille de l’aéroport de Hostomel, en banlieue de Kiev. La capitale ne tombera pas en quelques jours comme le visait le Kremlin. Repoussées entre la fin de février et la fin de mars 2022, les troupes russes laissent dans leur sillage un massacre de civils, au moins 450 morts à Boutcha, “ville de beauté, foulée aux pieds et violentée”, déplorait le journal kiévien Den en avril 2022.
2. L’arme des infrastructures
Zaporijjia fait figure de point chaud du conflit. Sa centrale nucléaire, la plus grande d’Europe, a été prise par la Russie en mars 2022. Depuis, les accusations mutuelles de sabotage de l’infrastructure fusent.
Le 6 juin 2023, le barrage de Kakhovka, en aval de Zaporijjia, s’effondre, et le Dniepr inonde la région de Kherson. Si les regards se tournent rapidement vers Moscou, les circonstances précises de l’événement restent mystérieuses. Ailleurs dans le pays, les bombardements russes visent en priorité les installations énergétiques, surtout pendant l’hiver.
3. Relents de Première Guerre mondiale
La région du Donbass a connu depuis quatre ans des combats d’une intensité jamais vue depuis 1914-1918 sur le sol européen. La ville de Bakhmout, 70 000 habitants avant la guerre, “a été réduite à l’état de terrain vague”, constatait le Financial Times sur place à la fin de 2022. La localité finit par tomber aux mains des Russes après dix mois de combats, en juillet 2023. Même acharnement pour prendre la ville clé de Pokrovsk, en décembre 2025, au bout de vingt mois d’offensive.
4. Une mutinerie avortée
Insatisfait du déroulement des opérations sur le terrain, le chef du groupe paramilitaire Wagner, Evgueni Prigojine, provoque une mutinerie de ses hommes présents en Ukraine à la fin du mois de juin 2023. Une colonne remonte jusqu’à Rostov-sur-le-Don puis met le cap sur Moscou. Il finit par renoncer, assure s’être réconcilié avec Vladimir Poutine, mais meurt dans un crash aérien le 23 août 2023. Les troupes de Wagner sont intégrées à l’armée régulière.
5. Incursion surprise
Au cœur de l’été 2024, l’armée ukrainienne lance un assaut spectaculaire et inattendu dans l’oblast russe de Koursk, qu’elle occupera pendant plusieurs mois dans l’optique d’un échange de territoires, avant d’en être délogée au printemps 2025.
13 % d’aide militaire en moins
En 2025, l’Ukraine a reçu 13 % d’aide militaire en moins comparé à la moyenne 2022-2024, selon le Kiel Institute, outre-Rhin. Le think tank, spécialisé dans la politique économique, attribue cette érosion au désengagement américain. Pour atténuer le choc, les États européens, Royaume-Uni et Allemagne en tête, ainsi que les institutions de l’UE, ont de leur côté drastiquement augmenté leur assistance militaire (+ 67 %) et humanitaire (+ 59 %) en 2025, par rapport à la moyenne des trois années précédentes.
Photo Courrier international
Cet article est le 3619 ème sur le blog MRC 53 - le 12ème paru sur ce blog dans la catégorie Russie
Article paru le 24 février 2026 sur http://mrc53.over-blog.com/
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