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Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine à partir, notamment, des idées de Jean-Pierre Chevènement, l'un de ses fondateurs, qui n'est plus membre du MRC depuis 2015. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens (MDC) après les élections de 2002. En 2022, le MRC est devenu membre de la Fédération de la Gauche Républicaine avec quatre autres organisations politiques.

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Fort impact de la guerre en Iran sur l'agriculture française (Thierry Pouch)

Prix de l'énergie et des engrais, coût du fret maritime, blocage d'Ormuz

L'agriculture française n'avait pas besoin de ce nouveau choc économique pour être mal en point. La fermeture du détroit d'Ormuz, en plus de la guerre elle-même, est un facteur aggravant. Voir (Chambres d'agriculture de France, 11 mars 2026) Guerre en Iran : l'agriculture française face à un nouveau choc économique.

L'agriculture française est une fois de plus exposée à un choc économique qui provient d'un conflit au Moyen-Orient. Outre la guerre elle-même, c'est la fermeture du détroit d'Ormuz, par lequel transitent près de 25% du pétrole et 20% du gaz naturel liquéfié, plus de 30% des engrais et environ 5% des céréales.

La hausse des prix de l'énergie, pétrole et gaz, des engrais (urée et ammoniac en particulier), ainsi que le rationnement des volumes consécutif du blocage du détroit d'Ormuz, constituent un nouveau choc économique pour l'agriculture, notamment pour les grandes cultures, déjà en difficultés depuis trois ans. Seul un redressement significatif des cours des céréales pourrait amortir cet alourdissement des charges.

Le déclenchement du conflit armé en Iran est assurément porteur d’un nouveau choc économique pour les exploitations agricoles en France. Certes, il y a une différence de taille avec la guerre en Ukraine, dans la mesure où celle-ci oppose, quatre ans après, deux grands acteurs agricoles sur les marchés internationaux. Dans le cas de la guerre en Iran, il s’agit de prendre la mesure des répercussions de ce conflit sur les prix de l’énergie, les prix des engrais, le coût du fret maritime, le commerce mondial de produits agricoles et alimentaires.

Voir aussi (Terre-net, Delphine Jeanne, 13 mars 2026) Avec la guerre en Iran, un nouveau choc économique.

Le conflit initié au Moyen-Orient par les États-Unis et Israël aura des conséquences économiques sur l’agriculture, avec un nouvel alourdissement des charges qui se profile. Thierry Pouch, chef du service études et prospectives de Chambres d'Agriculture France, fait le point sur les impacts de la guerre pour le secteur agricole.

Les hydrocarbures constituent aujourd’hui une première source d’alourdissement des charges, avec une augmentation constatée du prix du baril de pétrole et une hausse du prix du gaz, et ce pour deux raisons. D'une part, la région où se déroulent les opérations militaires est productrice d’hydrocarbures, et d'autre part, le blocage actuel du détroit d’Ormuz perturbe les échanges mondiaux, puisque 20 % du pétrole mondial y transite.

Entre flambée des prix et restrictions possibles, c’est une double peine pour les agriculteurs, explique Thierry Pouch, dans une vidéo mise en ligne par les Chambres d’agriculture.

Deuxième source d’alourdissement des charges : les engrais. 30 % des flux d’urée et 20 % des flux d’ammoniac transitent eux aussi par ce fameux détroit d’Ormuz, et l’on constate d’ores et déjà une augmentation assez nette du prix de ces deux éléments.

Vers une nouvelle année dans le rouge pour les céréaliers

Si ces augmentations des coûts ne sont pas compensées par une hausse des cours des matières premières, et notamment des céréales, « les céréaliers pourraient vivre en France un nouvel épisode d’alourdissement de la dégradation de leur trésorerie », comme lors des trois années précédentes, prévient l’économiste.

En parallèle, le blocage du détroit d’Ormuz perturbe également les échanges de grains, puisque 4 % des céréales mondiales y transitent et que huit pays dépendent de ces entrées de grains pour leur approvisionnement alimentaire, ce qui risque de créer des pénuries à plus ou moins brève échéance, explique Thierry Pouch.

La résurgence de pressions inflationnistes

L’inflation pourrait également faire son grand retour, comme au moment de la guerre en Ukraine. Elle passerait par l’augmentation du prix de l’énergie et du prix des engrais, qui se répercuteraient au final sur les prix des biens alimentaires consommés par les ménages, indique l’économiste.

Or cette consommation alimentaire a beaucoup de difficultés à se redresser depuis 2022. « Nous sommes toujours dans une consommation alimentaire restreinte » en lien avec les arbitrages effectués par les consommateurs qui subissent également la hausse des prix sur d’autres postes de dépense.

« Si la guerre est appelée à durer, nous sommes à la veille d’un choc économique qui pourrait être, encore une fois, préjudiciable pour l’agriculture française », insiste Thierry Pouch. Et quoiqu’il en soit, les augmentations de prix actuelles sur le gaz, le pétrole et les engrais auront un impact d’au moins plusieurs mois, avec des répercussions sur l’inflation, conclut l’économiste.

À lire, sur le même sujet (Terre-net, Laure Sauvage avec AFP, 12 mars) Guerre en Iran : hausse du gaz, du pétrole et des engrais, quels impacts pour l’agriculture ?

Et (AFP Terre-net, 3 mars) Blocage du détroit d'Ormuz : un « gel sans précédent » du commerce maritime mondial

Voir aussi la video (12 mars 2026, thierry pouch, chambres d'agriculture France) Conflit iranien : quel impact sur l'agriculture

Photo site Chambres d'agriculture de France

Cet article est le 3628 ème sur le blog MRC 53 - le 46ème dans la catégorie Proche Moyen Orient

Article paru le 13 mars 2026 sur http://mrc53.over-blog.com/

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