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Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine à partir, notamment, des idées de Jean-Pierre Chevènement, l'un de ses fondateurs, qui n'est plus membre du MRC depuis 2015. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens (MDC) après les élections de 2002. En 2022, le MRC est devenu membre de la Fédération de la Gauche Républicaine avec quatre autres organisations politiques.

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Du neuf à gauche avec "Construire 2027", une initiative de Boris Vallaud

Avec ce projet, commence la grande bataille pour la France

"Alors que le PS a choisi de structurer son ébauche de programme présidentiel autour de l'idée de "liberté", le chef des députés socialistes esquisse, dans un livre à paraître vendredi, un projet sociétal et politique pour la gauche". Voir Le Monde, 21 avril : Boris Vallaud tente de peser dans le débat d’idées à gauche avant 2027 avec son concept de "démarchandisation"

Guillaume Duval - fondateur de la publication "Alternatives économiques" - a expliqué (Carte blanche Nouvel Obs, 20 avril) De quoi la gauche a-t-elle besoin ?

Voir aussi (Ouest-France, 18 avril) les coulisses de l'appel d'élus de gauche pour la présidentielle 2027.

« Ce sont des élus de tous les territoires et de tous les échelons de la République, car la gauche doit sortir de l’entre-soi et parler à tous les Français, partout », a justifié le sénateur écologiste Yannick Jadot auprès des médias (dont Ouest-France) diffusant l’appel à « Construire 2027 », façonné par 45 élus et personnalités de gauche, en prévision de l’élection présidentielle 2027. Parti communiste, Gauche républicaine et socialiste, mais surtout Parti socialiste, Place Publique et Les Écologistes… : les signataires représentent les différentes sensibilités de la gauche, hors LFI (« C’est une clarification de notre part », dit le sénateur écologiste de Paris).

La grande bataille pour la France commence. Elle déterminera le destin de notre nation pour longtemps.

Boris Vallaud et les signataires pensent que la gauche a besoin d'un projet qui refuse la confiscation de la démocratie par les puissances de l’argent.

Voir le texte (La Dépêche, 18 avril) TRIBUNE. "Construire 2027" : l'appel de personnalités de gauche

Des personnalités de gauche lancent un appel en vue des échéances électorales de 2027. Elles souhaitent construire un "projet à vocation majoritaire" et "construire l’équipe qui le mettra en œuvre" avant de désigner un candidat pour porter ce programme. Parmi les signataires, Boris Vallaud député PS des Landes et président du groupe socialiste à l’Assemblée, Raphaël Glucksmann leader de Place publique, Carole Delga présidente PS de la Région Occitanie et Yannick Jadot, sénateur écologiste.

Les élections municipales montrent une percée inédite de l’extrême droite sur tous les territoires de la République. Les grandes villes, les villes moyennes, les bourgs, la ruralité, les Outre-mer, partout elle progresse et trop souvent elle gagne.

Si la gauche et les écologistes résistent dans les métropoles et leurs banlieues populaires, ils reculent dramatiquement dans les territoires ruraux et péri- urbains.

Faute de reconquérir les classes populaires et moyennes qui lui ont tourné le dos, la gauche, dans toutes ses composantes, plafonne à moins de 30 % des voix et risque, pour la troisième fois consécutive, d’être éliminée du second tour de l’élection présidentielle.

Sur le champ de ruines du macronisme, des pans entiers de nos élites se résignent et se préparent à la bascule annoncée de la France dans le camp trumpiste et poutiniste.

Pas nous. Nous ne nous résignons pas à la victoire du Rassemblement National en 2027. Nous ne jouons pas le coup d’après, nous voulons combattre maintenant, nous voulons convaincre maintenant, nous voulons gagner maintenant. L’immense majorité de nos concitoyens n’a pas le luxe d’attendre. Ses conditions de vie, de travail et de rémunération dépendent de notre mobilisation maintenant.

Ce qui se joue, c’est l’avenir de notre République, de nos principes démocratiques et de nos libertés.

Ce qui se joue c’est l’avenir de notre patrie et de nos enfants.

Ce qui se joue, c’est le destin de notre continent.

Nous allons gagner la bataille culturelle et politique du patriotisme français, pour la liberté, pour l’égalité, pour la fraternité et réparer le métier à tisser le contrat social qui fonde la nation républicaine.

Nous sommes pleinement conscients que nos condamnations morales, les comparaisons historiques avec les années 30 et les rapprochements avec l’Amérique de Trump, la Hongrie d’Orban enfin défait, ou la Russie de Poutine, aussi pertinents et inquiétants soient-ils, ne suffisent plus.

Nous voulons désormais opposer à l’extrême droite un espoir pour le pays, un projet crédible et mobilisateur qui lui permette de se retrouver autour d’un destin collectif, de s’apaiser et de se réconcilier.

Un projet qui rompt avec l’impuissance politique qui, à force d’injustices, d’inégalités, de prédations, de discriminations, sape le pacte républicain, déchire notre contrat social, détruit le climat et la nature, contamine le vivant.

Un projet qui s’attaque résolument et sans démagogie aux grands problèmes du quotidien comme le pouvoir d’achat, la santé, le logement ou encore l’éducation.

Un projet qui prépare le pays à affronter les grands défis du XXIe siècle comme le changement climatique, l’effondrement de la biodiversité, l’intelligence artificielle, le vieillissement de la population et le retour des empires.

Un projet qui refuse la confiscation de la démocratie par les puissances de l’argent.

Un projet qui oppose notre République ouverte, diverse et métissée, à la banalisation du racisme et de l’antisémitisme, à la violence du patriarcat, aux fracturations en blocs à l’oeuvre dans le pays.

Un projet qui comble le fossé qui s’est creusé entre les citoyennes, les citoyens et ceux qui gouvernent, entre les forces vives du pays et les politiques, par la reconnaissance de la pluralité des talents, le respect de la dignité de chacune et de chacun.

Un projet qui revitalise toutes les formes de démocratie – locale, sociale, participative, délibérative – pour rendre notre société vivante et inclusive.

Un projet qui renforce notre économie et son tissu productif, regagne le terrain perdu dans l’industrie, maîtrise les technologies de rupture et rétablit notre souveraineté alimentaire, en s’appuyant sur des travailleurs, techniciens et ingénieurs hautement qualifiés et mieux payés.

Un projet qui accroît la capacité d’action et l’autonomie des collectivités territoriales.

Un projet qui marque une nouvelle étape de progrès dans la longue histoire de notre République dans une Europe qui, après avoir été le berceau de la démocratie, en demeure difficilement le dernier refuge. Une Europe qui doit s’affirmer désormais comme puissance autonome, faire de notre souveraineté collective sa priorité absolue et ainsi répondre aux aspirations des peuples.

Dans notre histoire, il y a eu les commentateurs du déclin et il y a eu les acteurs du sursaut.

Nous serons de ceux-là.

Cela exige, d’abord pour la gauche et les écologistes, de se réinventer afin que nous participions pleinement à la régénération des traditions qui font le meilleur de la France : le pays de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen, des services publics pour tous, des luttes pour l’égalité et les libertés, de la foi en l’école, de l’accès universel à la santé, de la loi de 1905 sur la laïcité ; une nation de femmes et d’hommes, travailleurs, bâtisseurs, inventeurs, penseurs, qui a cultivé un rapport puissant à la raison, à la science, au progrès, à l’industrie, à l’agriculture ; le pays de l’accord de Paris qui doit se porter aux avant-postes de la lutte contre le changement climatique et la crise écologique ; une Culture, un art de vivre, une hospitalité, une langue, une manière d’habiter le monde et une géographie.

Le pays – aussi – qui, plus que tout autre, a voulu garantir son indépendance en refusant toutes les vassalisations. Un pays qui a initié l’unification de l’Europe pour mettre fin aux guerres fratricides qui l’ont si souvent déchirée. Un phare donc.

Les heures les plus difficiles sont parfois celles dans lesquelles se forgent de nouveaux « jours heureux ». Et nous sommes aujourd’hui dos au mur. Face à l’internationale réactionnaire de Poutine et de Trump, face aux nationalismes xénophobes, nous croyons au rassemblement des résistants de la démocratie et de la République, pas à la brutalisation de la société et du débat public qui, toujours, bénéficie à l’extrême-droite. Nous croyons aux mobilisations, aux délibérations démocratiques, à l’intelligence collective, pas au chaos censé produire un ordre nouveau qui invariablement se révèle pire que l’ancien.

Nous nous donnons un seul objectif : CONSTRUIRE un projet à vocation majoritaire, construire l’équipe qui le mettra en œuvre. C’est le seul chemin pour qu’émerge une candidature de large rassemblement, la candidature qui sera la plus forte pour gagner l’élection présidentielle.

La responsabilité est immense, le temps est compté. Nous serons au rendez- vous de l’Histoire. Avec vous. Rejoignez-nous !

Photo (LCP-Assemblée nationale) : Boris Vallaud, derrière Olivier Faure

Cet article est le 3638 ème sur le blog MRC 53 - le 214ème, catégorie Gauche France

Article paru le 21 avril 2026 sur http://mrc53.over-blog.com/

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