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Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine à partir, notamment, des idées de Jean-Pierre Chevènement, l'un de ses fondateurs, qui n'est plus membre du MRC depuis 2015. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens (MDC) après les élections de 2002. En 2022, le MRC est devenu membre de la Fédération de la Gauche Républicaine avec quatre autres organisations politiques.

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Edgar Morin, originaire de Salonique, avait des souvenirs riches et variés

Sa vie était évoquée franchement dans ses Mémoires, publiés en 2019

Edgar Morin représentait la vie dans ce qu'elle a de meilleur. Elle a duré 104 ans alors qu'elle n'aurait pas dû exister, sa mère ayant voulu avorter. Sa naissance fut déjà un combat contre la mort. Tout cela est raconté dans le texte publié par Marianne le 30 mai sous la signature de Philippe Petit.

Voir Mort d'Edgar Morin : itinéraire d'un intellectuel nomade.

 

 

Edgar Morin, philosophe père de la « pensée complexe » et figure majeure de la vie intellectuelle française, est mort ce vendredi 29 mai à l'âge de 104 ans, a indiqué son épouse à l'AFP ce samedi 30 mai. En 2019, il publiait ses mémoires que « Marianne » avait lus. Relisez notre article.

Le sociologue et philosophe Edgar Morin est mort ce vendredi 30 mai à l'âge de 104 ans. En 2019, ce géant de la pensée marqué politiquement à gauche avait publié ses mémoires, revenant sur son incroyable parcours de vie et sur son œuvre, très diverse et connue mondialement. Marianne s'en était fait écho, évoquant la complexité d'un sociologue révolutionnaire. Relisez notre article publié en 2019.

En 1969, « le para philosophe » Edgar Morin, ainsi qu’il se désigne, a publié Le vif du sujet, un journal de bord bouleversant sur la crise existentielle qu’il a traversée à l'âge de 41 ans. En 1970, il s'est expliqué dans son Autocritique sur son parcours communiste et son exclusion du Parti. En 1989, il a fait paraître Vidal et les siens, un livre magnifique sur son père, auquel le président du Conseil Aristide Briand octroya la nationalité salonicienne. En 1994 suivent Mes démons, une sorte d’anti-mémoire où il expose ses contradictions et son parcours intellectuel. En cette rentrée 2019, à l’âge de 98 ans, il publie ses mémoires : Les souvenirs viennent à ma rencontre*. C’est tout dire, Morin n’en finit pas de se raconter, sans craindre d’exposer ses faiblesses (...).

Un philosophe autodidacte

On ne comprend rien au Morin récent, l’apôtre de l’ère planétaire, l’humaniste consensuel, le chantre prémonitoire de l’écologie, le naïf qui converse avec Tariq Ramadan, avant contrition, si on ignore son parcours d’autodidacte, son caractère oriental, qui ne colle pas avec la pose que prennent la plupart de nos intellectuels. On peut rejeter la pensée parfois tarabiscotée de l’inventeur de la pensée complexe, mais il est difficile de ne pas être sensible à sa spontanéité, à son ouverture, profondément méditerranéenne, et sa franchise, carrément décalée. Il y a tant de vignettes dans ce livre qu’il est impossible de les résumer. Tout s’entrecroise et se chevauche, et nourrit l’imagination.

À partir de l’année 1949, sa vie bascule. Et se propulse vers ce qu’il deviendra : un électron libre. Un intellectuel nomade. Témoin de l’octobre polonais en 1956. Ami de tous les dissidents de l’Europe de l’Est. Cofondateur, avec Roland Barthes notamment, de la revue Arguments (1956-1962). Auteur d’un formidable essai d’ethnologie paru en 1967 consacré à la commune de Plozévet dans le Finistère. Il y séjournera un an. Chantre de l’interdisciplinarité. Cinéaste avec Jean Rouch. Présent sur tous les fronts. Écrivant sur les stars et Mai 68. Habitué du Nouvel Observateur et du journal Le Monde. Fou d’Amérique Latine. Dingue de Nicolas Hulot. Aujourd’hui usant du tweet, et jouant de tous ces mondes avec agilité sur un plateau de télévision. Il respire. Il sourit, écartant d’un revers de main, le tribunal de l’Histoire. Tenu par ce qu’il appelle son « complexe messiano-masochiste ». Ayant gardé son nom de Résistance - Morin -, lui, l’enfant de Salonique, qui s’appelle en vérité : Nahoum.

Photo de Edgar Morin sur le site de Marianne, 30 mai 2026.

Cet article est le 3650 ème sur le blog MRC 53 - le 55ème catégorie Personnalités et célébrations

Article paru le 30 mai 2026 sur http://mrc53.over-blog.com/

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Edgar Morin, originaire de Salonique, avait des souvenirs riches et variés
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