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Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine à partir, notamment, des idées de Jean-Pierre Chevènement, l'un de ses fondateurs, qui n'est plus membre du MRC depuis 2015. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens (MDC) après les élections de 2002. En 2022, le MRC est devenu membre de la Fédération de la Gauche Républicaine avec quatre autres organisations politiques.

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1er mai revendicatif : 284 rassemblements citoyens du monde du travail

 Les organisations syndicales face à la crise sociale

L’heure n’est pas encore au grand rassemblement de tous les syndicats (l’unité est partielle), mais les préoccupations seront les mêmes, demain : emploi, salaires, retraites. Pour la fête du travail, il y en a de moins en moins.

Dans cette économie anti-sociale, les salariés sont la variable d’ajustement. La finance règne sur l’économie et dicte sa volonté aux Etats. Les valeurs sont celles de la concurrence et de l’actionnariat (voir le communiqué de presse du Mouvement Républicain et Citoyen : Le MRC soutient les manifestations du 1er mai).

Les organisations syndicales CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNSA, ont lancé cet appel national :

1er Mai unitaire

(…) Interpellation commune en vue du Sommet social

Dans les semaines à venir, le Président de la République va réunir un « sommet social ». Dans le même temps, les concertations sur la réforme des retraites ont commencé. Les salariés sont en droit d’en attendre des mesures efficaces et de progrès social améliorant leur situation et donnant espoir en l’avenir.
En 2010, le chômage continue d’augmenter. Dans le secteur privé comme dans le secteur public, beaucoup de salariés connaissent des situations difficiles. Pour une partie d’entre eux, les effets de la crise continuent à se faire sentir durement. Suppressions d’emploi, difficultés à trouver un travail, accroissement de la précarité, conditions de travail dégradées, difficultés salariales, avenir des retraites, sont les préoccupations des salariés.
L’action reste une priorité pour le monde du travail. Les organisations syndicales CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNSA réaffirment, comme elles l’ont déjà fait en 2009, que la sortie de crise passe par des mesures en faveur de l’emploi, des salaires et pensions, une fiscalité plus juste, des politiques publiques en faveur d’une relance économique tournée vers la satisfaction des besoins sociaux. Cela nécessite :
• une plus juste répartition des richesses, la réduction des inégalités ;
• des investissements publics et privés prenant en compte les impératifs écologiques. Une politique économique et industrielle s’inscrivant dans une perspective européenne et allant de pair avec un renforcement des régulations de la finance et de l’économie.

Donner la priorité au maintien des emplois

• Les employeurs doivent privilégier l’emploi stable, investir dans les emplois futurs. Quelle que soit la situation dans l’entreprise, c’est en investissant dans la formation et le travail qualifiant et en réduisant la précarité que la performance sera assurée. Les mesures, comme le chômage partiel, les jours de RTT ou de congés, en cas de baisse d’activité doivent être négociées dans l’objectif de préserver l’emploi et les salaires. Toute mesure à prendre dans l’entreprise en termes d’emploi et d’organisation du travail doit être discutée avec les représentants des salariés ;
• les suppressions d’emplois publics ainsi que les réorganisations forcées décidées dans le cadre de la Révision générale des politiques publiques (RGPP) provoquent une dégradation des conditions de travail et des difficultés grandissantes pour assurer les missions de service public. Il faut stopper cette politique aveugle de suppressions d’emploi et de recours aux emplois précaires. Les personnels doivent être partie prenante des évolutions à apporter en termes de missions et d’organisation des services publics ;
• des mesures doivent favoriser l’accès à l’emploi, en particulier pour les jeunes ;
• les demandeurs d’emploi en fin de droits d’indemnisation doivent bénéficier d’un accompagnement renforcé pour leur permettre de retrouver un emploi avec un revenu garanti. Les conditions d’accès à l’Allocation spécifique de solidarité et au RSA doivent être élargies.

Améliorer les salaires et le pouvoir d’achat, réduire les inégalités

• Dans les branches, les entreprises, la fonction publique, les négociations salariales doivent assurer le maintien du pouvoir d’achat et la réduction des inégalités ;
• les allègements de cotisations sociales doivent être ciblés et conditionnés aux politiques d’emplois et de salaires ;
• le soutien du pouvoir d’achat doit être assuré notamment par le maintien et l’amélioration des dispositions prises en 2009, en particulier :
- la suppression des deux derniers tiers provisionnels pour les contribuables payant la première tranche d’impôt sur le revenu,
- l’amélioration des minima sociaux.

Les mesures sociales pour faire face à la crise doivent être financées par la suppression du bouclier fiscal, la suppression de la défiscalisation des heures supplémentaires et la création d’une tranche d’impôt supplémentaire pour les hauts revenus.

L’avenir des retraites : un choix de société

Emploi, conditions de travail, niveau de salaire, ont des conséquences directes sur les équilibres des régimes de retraite et sur le niveau des pensions.
La concertation qui s’engage sur une « réforme des retraites » suscite une légitime inquiétude chez les salariés. Elle doit garantir la pérennité du système par répartition en assurant son financement et en corrigeant les inégalités. Ni l’agenda, ni les bases de départ de discussion proposées aujourd’hui ne sont susceptibles de répondre aux besoins de consolider les droits et le système de retraites par répartition. Les seuls éléments de la réforme proposée restent le recul de l’âge légal de départ à la retraite et l’allongement de la durée de cotisation dans un cadre budgétaire constant : ceci n’est pas acceptable. Les organisations syndicales CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNSA, n’accepteront pas un passage en force.

Voir aussi : Sondage 70 % des Français soutiennent les manifs du 1er Mai et Bataille (l’Humanité, 29 avril) et Un 1er Mai en forme de tour de chauffe syndical (Ouest-France, 30 avril)

En Mayenne

En Mayenne, la CFDT, la CGT, FSU et l'UNSA appellent à un rassemblement à 10h30 à Laval, square de Boston, suivi d’une manifestation dans les rues jusqu’à la place du Jet d’eau. FO organise son propre rassemblement à la même heure devant l’Union départementale. Solidaires 53 (les syndicats Sud) , la CFTC et la CGC n'appellent pas à manifester.

Guillaume Le Du (Ouest-France, 28 avril) rapporte les propos de Bénédicte Moutin, secrétaire de l’UD CFDT : « On n’a jamais vu une telle souffrance sociale. Les gens nous disent qu’ils n’en peuvent plus. Les salariés cherchent à quitter leur entreprise à cause des conditions de travail ». La précarité se développe en Mayenne. Les cas de salariés qui ont plusieurs employeurs se multiplient.

Isabelle Vitry-Brochard, secrétaire de l’UD CGT, observe que « le ras-le-bol conduit les salariés à accepter de plus en plus fréquemment la rupture conventionnelle de travail ». « Les négociations collectives sont très difficiles. Les patrons préfèrent donner des augmentations individuelles ».

Cet article est le 72ème paru sur ce blog dans la catégorie Travail Economie.

 

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