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Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine à partir, notamment, des idées de Jean-Pierre Chevènement, l'un de ses fondateurs, qui n'est plus membre du MRC depuis 2015. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens (MDC) après les élections de 2002. En 2022, le MRC est devenu membre de la Fédération de la Gauche Républicaine avec quatre autres organisations politiques.

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Emploi des jeunes : petits signes de reprise, la galère pour beaucoup

Comment justifier de l’expérience quand on reste sans emploi ?

 

Le quotidien Ouest-France a publié plusieurs articles sur l’emploi, les secteurs qui recrutent, mais aussi les problèmes des jeunes qui sont lourdement frappés par le chômage, plus encore que les autres classes d’âge. Tout porte à croire qu’il va falloir vivre durablement avec la crise économique. Comment faire pour que les conséquences pour les jeunes ne soient pas trop insupportables ?

 

Comment aider les jeunes à retrouver le chemin de l'emploi ? (Ouest-France, Carine Janin, 4 décembre)

Le patronat, les syndicats, le gouvernement en ont fait une priorité. Mais pourquoi les jeunes sont-ils si durement frappés par le chômage ?

 

Chômage et précarité. Vertigineuse ascension : le taux de chômage des jeunes de 15 à 24 ans a atteint 24,2 % au 3e trimestre 2010 en France, selon les dernières prévisions du Bureau international du travail, contre 23,3 % au précédent trimestre. 637 000 jeunes sont aujourd'hui sans emploi. En deux ans, ce taux a grimpé de près de 25 %. Et même les plus diplômés trinquent. Pour tous, quasiment, premier emploi rime avec... « stage » ou CDD. La précarité est souvent pour les 15- 24 ans le premier visage du travail. Les employeurs peinent à leur faire confiance. Et eux, les jeunes, ont un rapport plus distancié au travail que leurs aînés. Ils ne sont plus prêts à tout lui sacrifier.

Attention aux chiffres. Un taux à 24,2 % ne signifie nullement qu'un jeune sur quatre est sans emploi. Il ne comptabilise que les jeunes actifs, c'est-à-dire seulement ceux qui sont sur le marché du travail. En prenant en compte tous les jeunes de cette tranche d'âge (beaucoup sont en études), le pourcentage de jeunes de 15-24 ans au chômage est en fait autour de 9 %. Pas de quoi se réjouir pour autant.

Génération perdue ? Réalité à l'échelle du monde, le fléau du chômage des jeunes fait craindre une « génération perdue » au Bureau international du travail. « Les jeunes gens sont le moteur du développement économique, disait cet été le directeur général du BIT. Renoncer à ce potentiel est un gâchis économique qui peut saper la stabilité de la société. » En France, gouvernement, syndicat, patronat, en font leur priorité.

Mieux former les jeunes. Les chiffres l'attestent : moins ils sont diplômés, plus ils sont exposés au chômage. Président de Terra Nova, un club proche du Parti socialiste, Olivier Ferrand suggère de « réinvestir dans l'éducation, de la petite enfance à l'université », notamment en augmentant les budgets pour « franchir le seuil de 50 % d'une classe d'âge diplômée de l'enseignement supérieur » (contre 23 % aujourd'hui).

Les rapprocher de l'entreprise. Développer l'alternance est l'autre piste. C'est la volonté du président Sarkozy, qui veut doubler le nombre de jeunes (600 000 aujourd'hui) bénéficiant de ce type de contrat. Le développement du tutorat est aussi à l'étude : des salariés seniors chaperonnent de jeunes embauchés. Mais pour mieux accompagner ces jeunes, il faut des moyens en amont. Or on sait, par exemple, que les agents de Pôle emploi croulent sous les dossiers.

Faciliter leur embauche. Professeur à l'École polytechnique et chercheur au Centre de recherches en économie et statistique, Francis Karmarz plaide notamment pour un « rééquilibrage de la réglementation du marché du travail en faveur des jeunes. En se privant des jeunes, on se prive de leur capacité d'innovation, seul vecteur de richesse dans les entreprises. Or actuellement, tout est fait pour protéger l'emploi des 25-50 ans. Les entreprises ne sont pas encouragées à embaucher les jeunes. À l'inverse, en cas de pépin, ils sont la variable d'ajustement ».

Se donner les moyens. Les politiques publiques, essentiellement tournées vers les générations âgées, doivent se réorienter vers les jeunes. Le chercheur Bruno Palier en appelle à une « révolution copernicienne des politiques publiques », pour qu'on cesse de « sacrifier la jeunesse ».

En 2007 (derniers chiffres Insee disponibles), donc avant la crise, plus de 20 % des 18-25 ans vivaient sous le seuil de pauvreté (910 € mensuels), contre 13,4 % tous âges confondus. Des jeunes qui ne peuvent prétendre au revenu minimum (Revenu de solidarité active) que s'ils justifient de deux années de travail sur les trois dernières années...

Paroles de jeunes : l'emploi, priorité cruciale (Ouest-France, 6 décembre)

Ils sont nombreux à avoir réagi sur ouest-france.fr/jactiv après l'enquête publiée, samedi, dans nos colonnes et consacrée à l'emploi des jeunes. Laurène, Claire, Marine ou Caroline racontent leur quotidien.

Les secteurs qui recrutent dans les cinq ans (Ouest-France, 27 novembre)

Reprise de l'activité, nombreux départs en retraite des papy-boomers : même si la crise fait la unechaque jour, il existe aussi des raisons d'espérer pour l'emploi, dans les années à venir.

La situation de l'emploi reste difficile pour les jeunes diplômés (site e-orientations des études, des métiers et de l’emploi)

La situation de l'emploi reste difficile pour les jeunes diplômés. Néanmoins certains secteurs affichent les signes d'une reprise progressive.

 

Pierre Lamblin, directeur des études de l'APEC, est bien loin d'afficher un optimisme exacerbé lorsqu'il regarde le marché de l'emploi. "La situation reste très difficile pour les jeunes diplômés", constate-t-il avant d'expliquer, "aujourd'hui trois promotions se côtoient sur le marché de l'emploi : le reliquat de la promotion de 2008 qui n'a pas encore trouvé de poste, une grande partie de la promotion 2009 et celle de 2010 qui commence ses recherches".

Pour le spécialiste, la situation mérite d'être comparée avec celle de 1993, "il y avait alors à peu près le même volume de recrutement de jeunes diplômés avec statut de cadre, 23 000, mais à l'époque 68 000 jeunes diplômés étaient en recherche d'emploi, contre 120 000 aujourd'hui".

 

(…) Plus que jamais les jeunes candidats devront se démarquer. "Au-delà de la formation et de la discipline c'est la motivation du candidat et son expérience qui fait la différence", insiste Pierre Lamblin, "c'était déjà le cas avant et cela l'est encore plus aujourd'hui, dans un contexte hyper concurrentiel".

Une analyse partagée pas Catherine Reichert, pour qui "il est nécessaire pour le candidat de se demander concrètement ce qu'il a à vendre à l'entreprise". "Il faut encore plus aujourd'hui se poser les bonnes questions", complète Pierre Lamblin, "et s'entourer de conseils, d'amis, de la famille et de professionnels".

 

Concernant le cas d’un jeune qui m’est proche, j’ai tenu compte de cette recommandation du directeur des études de l’Apec. Constatant l’échec, jusqu’à présent, de ses recherches d’emploi, j’ai convenu avec lui de solliciter les conseils d’amis. Voici, résumé, son parcours.

Paris-enfants-160510-009-T.jpgEtudes supérieures de compatibilité gestion. Diplôme de sciences comptables et financières par alternance (un an de pratique professionnelle). Recrutement par un cabinet parisien qui, à l’issue de la période d’essai, considère qu’il a besoin d’un assistant mieux doté en expérience. Recherche d’emploi au moment de la crise financière de septembre 2008. De nombreux entretiens d’embauche, qui n’aboutissent pas. Préparation de plusieurs concours de la Fonction publique en cours et sans succès, pour le moment. La fin des allocations chômage est proche.

Un cas parmi d’autres, d’un jeune diplômé qui souffre de la dureté des conditions de recrutement dans son domaine de formation. Avant de pouvoir réussir son entrée dans la fonction publique d’Etat, ce qui est désormais son objectif, il doit trouver un emploi. Même s’il ne correspond pas à sa formation. 

On est en droit de s'étonner du comportement d'employeurs qui n'acceptent pas de former les jeunes. Comment pourraient-ils avoir de l'expérience, s'ils ne sont pas embauchés ?  

 

Cet article est le 77ème paru sur ce blog dans la catégorie Travail Economie

 

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M
<br /> <br /> Ce monde a été rendu fou par les impératifs de rendement financier qui ont été mis dans la tête des dirigeants d'entreprise, en relation avec les nouvelles technologies qui ont permis à<br /> l'industrie financière de s'affranchir des règles de saine gestion. L'économie a été mise sous l'influence de la finance, avec la complicité ou l'abdication des hommes ou, plus rarement, des<br /> femmes politiques qui étaient aux responsabilités (Etats, organismes internationaux). L'Europe a été, pour nous, décisive, dans cette évolution catastrophique pour nos sociétés.<br /> <br /> <br /> <br />
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J
<br /> <br /> Je suis étonné d'entendre que les entreprises reprochent à des jeunes de manquer d'expérience alors qu'au même moment ces entreprises licencient en masse des seniors de plus de 50 ans qui en<br /> ont...trop. Dans quel monde vivons nous ! <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br />
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