Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine à partir, notamment, des idées de Jean-Pierre Chevènement, l'un de ses fondateurs, qui n'est plus membre du MRC depuis 2015. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens (MDC) après les élections de 2002. En 2022, le MRC est devenu membre de la Fédération de la Gauche Républicaine avec quatre autres organisations politiques.
Avec Chevènement président, la France ne sera pas finie
Ne nous résignons pas à n’avoir le choix qu’entre Sarkozy et Strauss-Kahn, car ce sont des variantes d’une même politique, néolibérale. Faisons en sorte qu’émerge - enfin ! - une personnalité capable de porter une autre politique, française et européenne.
De la profondeur de notre démocratie républicaine, dans tous les coins du pays, ayons la volonté et le culot d’affirmer qu’il existe en France un homme d’Etat doté de convictions, d’expérience et d’engagements, qui peut rassembler le peuple français dans un an, lors de l’élection présidentielle : Jean-Pierre Chevènement
L’auteur du livre « La France est-elle finie ? » (Fayard, janvier 2011), qui a joué un rôle important dans la rénovation du socialisme français, au côté de François Mitterrand, dans les années 1970-80, pourrait être l’homme de la situation pour fermer la « parenthèse libérale » et ramener la gauche sur les rails de la République et du socialisme.
C’est dans ce but que le Mouvement Républicain et Citoyen (MRC), présidé par Jean-Luc Laurent, va se mobiliser auprès des maires afin de leur demander de réserver leur parrainage à la candidature de Jean-Pierre Chevènement. Voici le texte de la lettre qui leur est adressée.
Monsieur le maire,
Je m’adresse à vous en ma qualité de président du Mouvement Républicain et Citoyen
(MRC) dont Jean-Pierre CHEVENEMENT est le fondateur. Je suis maire et, comme vous, je mesure les difficultés de notre pays, l’angoisse de nos concitoyens pour l’avenir et l’absence de réponse politique à la hauteur des enjeux. En homme d’action, aucun de nous ne se résigne au déclassement des générations, au délitement de la société, au déclin de la vie civique et à l’effacement de la France.
Suite aux renoncements face à la toute puissance des marchés financiers, la France s’enfonce dans le marasme économique, social, politique et moral ; et c’est dans un contexte de crise que nous élirons au printemps prochain le Président de la République.
La lucidité n’interdit ni l’optimisme ni la volonté. Echéance centrale de la vie politique, l’élection présidentielle devra porter une ambition forte autour d’un homme de rassemblement qui aura l’immense charge de redresser notre pays, proposer un nouveau pacte social et redonner force à la parole de la France en Europe et dans le monde. Avant cela, le futur président de la République devra également mettre fin au désordre au sommet de l’Etat et montrer une direction à la Nation qui vit depuis trop longtemps dans l’agitation et la confusion.
Au quotidien, vous faites face en première ligne au désengagement de l’Etat et au recul des services publics. Faute de volonté politique, la construction européenne accompagne et accélère le règne sans entraves du capitalisme financier. Combiné à l’Euro fort, un libre-échangisme biaisé est la cause des délocalisations industrielles, de la crise du monde agricole, de la disparition des emplois productifs et de l’accroissement des inégalités. La crise est aussi intérieure avec la montée des insécurités auxquelles nous devons répondre en nous appuyant sur les principes républicains de liberté et d’égalité, de fraternité et de solidarité, d’universalisme et de laïcité.
Jean-Pierre CHEVENEMENT a été le premier à refuser la logique du capitalisme financier mondialisé, à annoncer la crise de 2008 et à dénoncer l’abandon du modèle républicain.
Son dernier livre, « La France est-elle finie ? », a rencontré l’adhésion de dizaines de milliers de lecteurs par la pertinence de son analyse et de ses propositions qui toutes convergent dans la défense de l’intérêt national et du projet républicain. Ce livre a été salué, y compris par ceux qui avaient longtemps contesté ses analyses.
Dans ses fonctions gouvernementales successives, Jean-Pierre CHEVENEMENT a prouvé son sens de l’Etat. En homme libre et courageux, il a su faire coïncider sa parole et ses actes quand l’essentiel était en jeu : l’ouverture d’une « parenthèse libérale» qui ne s’est jamais refermée, l’impasse de la guerre du Golfe, l’abandon des principes républicains.
L’élection présidentielle n’est pas un concours de beauté réglé par les sondeurs et les médias, elle appartient aux citoyens. Au préalable, les maires ont le pouvoir de permettre aux candidats à l’élection présidentielle de se présenter. Comme vous le savez, chaque candidat doit réunir les parrainages de 500 maires, conseillers généraux ou régionaux. Votre responsabilité est donc éminente puisqu’elle permet à notre démocratie de fonctionner au travers d’un vrai débat entre des candidats porteurs de projets différents.
Aujourd’hui, je vous sollicite pour un engagement de parrainage en faveur de Jean-Pierre CHEVENEMENT afin de lui permettre d’être candidat, de présenter son projet pour sortir la France de l’impasse et de faire enfin « bouger les lignes ».
Vous remerciant vivement par avance pour l’aide que vous saurez apporter à ceux qui n’ont pas désespéré de la République et de la France, je vous prie d’agréer, Monsieur le maire, l’expression de mes salutations les plus cordiales.
Jean Luc-Laurent
Président du MRC
Maire du Kremlin-Bicêtre
Jean-Pierre Chevènement, parcours d'un homme d'Etat
1973 Député du Territoire de Belfort.
1980 François Mitterrand lui confie l’élaboration du projet Socialiste en vue de l’élection présidentielle.
1981-82 Ministre de la Recherche et de l’Industrie, il organise les états généraux de la recherche, fait voter une loi de programmation de la recherche, crée l’ADEME, met en place des contrats entre l’Etat et les entreprises publiques nationalisées.
1983 Election comme maire de Belfort. Il démissionne du gouvernement pour s’opposer au tournant libéral du Parti Socialiste.
1984-86 Ministre de l’Education Nationale, il met en place l’instruction civique, crée le baccalauréat professionnel et fixe l’objectif de 80 % d’une classe d’âge au niveau du baccalauréat
1988 Ministre de la Défense, il élabore le plan Armée 2000
1991 Démissionne pour s’opposer à la Première guerre du Golfe
1992 Il fait campagne pour le NON au Traité de Maastricht
1997 Ministre de l’Intérieur et des collectivités locales, il crée la police de proximité, fait voter la loi en faveur de l’intercommunalité et met en place un pacte de solidarité et de croissance entre l’Etat et les collectivités territoriales qui permet d’indexer les dotations sur l’inflation et la moitié de la croissance du Produit Intérieur Brut.
2000 Démissionne en opposition avec les choix de Lionel Jospin en Corse
2002 Candidature à l’élection présidentielle. Il rassemble 1,5 million de voix sur son nom (5.33%)
2005 Il participe activement à la campagne victorieuse du NON à la Constitution Européenne
2008 Election comme sénateur du Territoire de Belfort.
Entretien au site Internet de Public Sénat, 27 avril 2011.
Cet article est le 5ème paru sur ce blog dans la catégorie Présidentielle 2012