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Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine à partir, notamment, des idées de Jean-Pierre Chevènement, l'un de ses fondateurs, qui n'est plus membre du MRC depuis 2015. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens (MDC) après les élections de 2002. En 2022, le MRC est devenu membre de la Fédération de la Gauche Républicaine avec quatre autres organisations politiques.

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FSU : Bernadette Groison, en France, et Gérard Pigois en Mayenne


Des propositions alternatives pour l’école et les retraites

 

Construire un nouvel outil syndical, en partenariat avec la CGT et Solidaires, sans fermer la porte à d’autres organisations, semble être l’orientation retenue par le congrès de la Fédération syndicale unitaire (FSU), réuni à Lille du 1er au 5 février.

 

Gérard Aschieri, professeur agrégé de lettres classiques, est remplacé à la tête de l’organisation par Bernadette Groison, professeur des écoles.

 

Lire l’Historique de la FSU (Fédération syndicale unitaire).

 

Revue de presse :

 

FSU : de l'agrégé à la professeure des écoles (Le Monde, 6 février, Rémi Barroux)

 

(…) La mission de cette enseignante de maternelle, si elle n'est pas impossible, est assez délicate. La FSU, fédération adolescente puisque née en 1993, qui compte quelque 160 000 adhérents dont près de 90 % sont des enseignants, se pose bien des questions sur son avenir. Comment se développer, alors que la FSU a échoué à devenir interprofessionnelle ? Comment attirer les jeunes et éviter la guerre entre les enseignants des écoles, et ceux des collèges et lycées ?

L'ambiance au sein de la FSU s'est récemment tendue entre le SNUipp et le SNES, les deux "majors", sur la réforme de la formation des enseignants. Parce que sur le fond, les deux mastodontes ne partagent pas la même vision de l'école. Empêcher les chamailleries ne sera pas la moindre mission de la nouvelle maîtresse d'école. Mais ce ne sera rien, comparé au bizutage qui l'attend...

En guise de premier dossier, l'enseignante va devoir se pencher sérieusement sur le casse-tête des retraites. Et avant l'ouverture des discussions, le syndicat compte d'ores et déjà mobiliser, comme il l'avait massivement fait en 2003. Une occasion de donner satisfaction aux partisans d'un affrontement plus net avec le gouvernement. Bernadette Groison hérite d'une fédération qui s'est beaucoup opposée. Ce qui l'a campée dans un "syndicalisme de luttes et de transformation sociale".

Mais, petite chez les grands, la FSU a aussi besoin de nouer des alliances. A ce propos, le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, a souhaité devant le congrès, mercredi, "pousser plus loin les collaborations" avec elle. Et la FSU, qui souhaite construire "un nouvel outil syndical", se verrait assez bien comme la composante d'une nouvelle organisation... Mais qui ne pourrait pas être la CGT, sous sa forme actuelle en tout cas.

 

Un syndicalisme plus combatif que jamais (l’Humanité, 6 février, Olivier Mayer, extraits)

 

(…) Première organisation dans la fonction publique, la FSU a décidé de prendre sa part dans l’évolution nécessaire du paysage syndical français. Elle affirme « ne pas se satisfaire de la division et de l’émiettement syndicaux » et entend « contribuer activement à construire un nouvel outil syndical » en y associant les syndiqués et les salariés. « Ni fusion ni absorption », la FSU s’attache à ses valeurs d’un syndicalisme « de lutte et de transformation sociale progressiste, à vocation majoritaire », à ses conceptions d’un syndicalisme démocratique. Le congrès a décidé de poursuivre et d’amplifier les initiatives communes menées avec la CGT d’un côté, Solidaires de l’autre, qu’il considère comme « des pistes positives ». Il marque sa volonté de « les ouvrir à toutes les organisations qui le souhaitent » (…).

 

« Nous avons installé la FSU dans le paysage syndical, nous avons fait la démonstration de notre capacité à mobiliser contre tous les mauvais coups, je crois que, maintenant, nous devons faire de la FSU, une force de propositions incontournable et indispensable pour les personnels », a assuré Bernadette Groison en conclusion du congrès. Pour ses réformes de l’école, de la retraite, ou pour les coups qu’il entend porter à la fonction publique, le président de la République aura à se confronter à un syndicalisme combatif et porteur de propositions alternatives.

 

 

En Mayenne aussi, il y a eu du changement à la tête de la FSU

 

Gérard Pigois a été élu secrétaire départemental FSU lors du congrès du syndicat enseignant le 16 janvier au lycée agricole de Laval.

 

Gérard Pigois, 51 ans, professeur de zootechnie au lycée agricole de Laval, succède à Michel Rebours au poste de secrétaire départemental de la FSU. La Fédération syndicale unitaire regroupe plusieurs syndicats, dont le Snes (second degré), le Snuipp (instituteurs et professeurs des écoles) et le Snetap (enseignement agricole public). La FSU compte environ 450 adhérents en Mayenne.

 

Le congrès qui s’est tenu samedi avait pour but de préparer le congrès national de Lille (du 1er au 5 février). « Quatre thèmes seront abordés lors de ce congrès, détaille Gérard Pigois. Nous en avons retenu deux : l’éducation et la formation, le syndicalisme et l’avenir de la FSU ».

 

« Concernant l’éducation, le débat a été très riche. Il y a matière, avec toutes ces réformes qui tombent les unes après les autres : lycée, voie professionnelle… La position du Congrès est qu’il faut être combatif et qu’il faut travailler sur le projet éducatif proposé par la FSU ».

 

Car la FSU, qui est opposée aux mesures imposées par le gouvernement, veut aussi montrer qu’elle a des idées. « Ce n’est pas un non de principe. Nous sommes opposés à des projets précis. Par exemple, en seconde, un tiers du volume horaire sera maintenant géré par un conseil pédagogique d’établissement, présidé par le proviseur. Il y a un risque de concurrence entre les disciplines, voire entre les professeurs, pour l’attribution des heures… »

           

                Ouest-France (Mayenne), 18 janvier 2010

 

Gérard Pigois était secrétaire régional du Snetap avant d’être élu au bureau national, chargé de la coordination des régions, lors du récent congrès en mai 2009. Voir Snetap-FSU - Un nouveau bureau national élu au congrès d'Hyères. Manif-sociale-Laval-29-01-09-015.jpg

 











Gérard Pigois,
lors d'une manifestation à Laval,
le 29 janvier 2009



Cet article est le 69ème paru sur ce blog dans la catégorie Travail Economie

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