Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine à partir, notamment, des idées de Jean-Pierre Chevènement, l'un de ses fondateurs, qui n'est plus membre du MRC depuis 2015. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens (MDC) après les élections de 2002. En 2022, le MRC est devenu membre de la Fédération de la Gauche Républicaine avec quatre autres organisations politiques.
Par Michel SORIN
L’Allemagne pourrait subir les conséquences de sa politique
La presse s’est fait l’écho des déclarations de l’ancien chancelier allemand, Gerhard Schröder, qui frôlaient l’indécence à l’égard du président de la République française, François Hollande (voir L'Allemagne, donneuse de leçons d'austérité, cherche à imposer sa loi - 3 novembre 2012).
Dans l’éditorial qui accompagne ce 4 novembre la mise à jour hebdomadaire de son site Mes Allemagnes, Jacques Omnès revient sur l’outrecuidance du chancelier social démocrate qui se faisait appeler en Allemagne « le camarade des patrons » et qui, abandonnant la vie politique, s’est empressé de servir les intérêts du consortium germano-russe chargé de la construction et de l'exploitation du gazoduc de la Baltique Nordstream.
En fait, l’Allemagne pourrait bientôt trouver des inconvénients aux politiques Schröder-Merkel quand elle verra ses débouchés en Europe se réduire sous l’effet de ces politiques d’austérité.
Editorial
"La France est-elle en train de devenir la nouvelle Grèce ?" ("Wird Frankreich das neue Griechenland?") s'interrogeait le journaliste Nikolaus Blome dans le journal à scandale Bild le 30 octobre dernier. Cette grave question, posée en marge de la "conférence européenne" organisée par l'institut du milliardaire Nicolas Berggruen à Berlin, s'appuyait notamment sur des déclarations de l'ex-chancelier social-démocrate Gerhard Schröder. Celui-là même qui, avec son "Agenda 2010", a été en 2003 l'initiateur d'une politique d'austérité, dont chacun peut constater aujourd'hui les ravages en Allemagne (augmentation des inégalités, de la précarité et de la pauvreté). Et il prétend aujourd'hui faire la leçon à ses camarades socialistes français : le maintien de la retraite à 60 ans - pour un nombre pourtant très restreint de bénéficiaires - ne serait pas finançable, l'augmentation de la pression fiscale ferait fuir les capitaux, etc.
Madame Parisot et le Medef applaudiront certainement aux propos de celui qu'on appelait outre-Rhin "le camarade des patrons". Le peuple français, en revanche, a toutes les raisons de se méfier des conseils d'un "social-démocrate", qui, après avoir quitté la vie politique, s'est fait engager par la société russe Gazprom pour présider le conseil de surveillance du consortium germano-russe chargé de la construction et de l'exploitation du gazoduc de la Baltique Nordstream, et qui a été conseiller de Goldman Sachs et de la banque Rothschild, avant de rejoindre comme consultant le groupe de presse suisse Ringier.
Le problème de la France aujourd'hui, ce n'est pas que le gouvernement tiendrait des promesses électorales catastrophiques pour l'économie. C'est, au contraire, qu'il s'engage, à quelques nuances près, dans une politique d'austérité qui risque de ressembler bougrement à celle suivie par l'Allemagne aux niveaux national et européen. Avec des conséquences qui commencent déjà à inquiéter les Allemands : tel l'arroseur arrosé, le pays, qui misait beaucoup sur l'exportation, voit se réduire ses débouchés dans une Europe du Sud étranglée par l'austérité.
François Hollande serait bien inspiré d'écouter le peuple français plutôt que ses "amis" allemands...
Cet article est le 53ème sur ce blog dans la catégorie Etats Union européenne
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