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Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine à partir, notamment, des idées de Jean-Pierre Chevènement, l'un de ses fondateurs, qui n'est plus membre du MRC depuis 2015. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens (MDC) après les élections de 2002. En 2022, le MRC est devenu membre de la Fédération de la Gauche Républicaine avec quatre autres organisations politiques.

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Le système laitier canadien intéresse les producteurs de lait européens

 

L’Apli au congrès des producteurs en Allemagne

 

La série de réunions publiques, organisées par l’association des producteurs de lait indépendants (voir Apli partout : Pascal Massol avec les Québécois, Sophie Poux sur TF1 - 26 janvier 2010) a porté ses fruits : le système laitier canadien est en discussion en France et, aussi, en Allemagne.  

Car André Lefranc, responsable Apli dans la Manche, et le québécois Jean Rousseau sont allés en Allemagne, au congrès du BDM à Berlin (2 000 responsables) et dans l’est et le nord-ouest du pays, afin de présenter le système canadien aux producteurs allemands.


Si l’on veut comparer, retenons que la France en Europe, ce serait comme le Québec au Canada. Le Québec exporte 30% de sa production dans les autres provinces du Canada.
  

Selon Jean Rousseau, la situation actuelle de la France en Europe ressemble à la situation du Québec dans le Canada qu’a connu son père (il a participé à la création d’un office du lait il y a plus de 30 ans). Il souligne que la solidarité est indispensable pour la réussite. C’est le moteur principal.

La venue des Canadiens en France a été très appréciée et André Lefranc remercie Jean Rousseau, homme d’une grande humanité, d’avoir accompagné l’Apli pendant cinq jours en Allemagne.

 

APLI-La-Chapelle-d-Andaine-201009-003.jpgAndré Lefranc a communiqué un article de Info Isère, présentant les propos de Jean Robin-Brosse, producteur laitier à Gillonnay (Nord-Isère), responsable FDSEA Isère depuis 2008.

 


Canada, heureux pays laitier

 

Des producteurs de lait gagnants, des transformateurs qui en profitent, des consommateurs qui ne sont pas perdants, oui, ça existe…

L’Institut de l’Elevage publie régulièrement des études sur les filières à travers le monde.  Le dossier de novembre 2009 était sur la filière laitière au Canada.

Dans ce pays où la production laitière a été contingentée progressivement puis totalement en 1974, les 8,2 millions de tonnes de lait ont généré à la production un chiffre d’affaires d’environ 3,3 milliards d’euros. La production laitière, pour se protéger des importations, a dû se limiter aux besoins des 33 millions de Canadiens. En comparaison, en France, nous sommes à peine 65 millions et nous produisons 24,7 millions de tonnes (pratiquement le double en population et le triple en production laitière).  

Au Canada, la production laitière est obligatoirement étalée sur toute l’année par un quota journalier. Il n’y a donc pas de pics saisonniers de production.

Les coûts de collecte sont mutualisés. Les pouvoirs publics sont acteurs du système. Il y a des représentants des transformateurs, des consommateurs et un seul syndicat de producteurs par province regroupant tous les producteurs.

Les transformateurs ont les moyens d’innover, de lancer de nouveaux produits. La croissance des ventes permet de ré-augmenter les volumes produits après la perte d’un panel à l’OMC ayant entraîné suppression des exportations et réduction de 5% de la production. Des entreprises comme Parmalat et Danone peuvent s’implanter. Les entreprises canadiennes peuvent aussi investir leurs bénéfices dans d’autres pays. De petits transformateurs ont pu également voir le jour au Québec. 

Le système ne coûte rien aux contribuables. La distribution n’est pas en faillite. Elle a surtout des marges correctes. La marge entre le prix payé aux producteurs et le prix à la consommation reste très stable. Les prix ont augmenté légèrement plus que l’inflation. 

La longueur de l’hiver, la hauteur de neige, entraînent des résistances de bâtiments imposant le recours fréquent aux systèmes entravés. Cela me fait penser à nos surcoûts de bâtiments, chez nous, par rapport aux zones océaniques.  

La FNPL a souvent invité les présidents des fédérations de producteurs à ses congrès, notamment ceux de la fédération des producteurs de lait du Québec.  

A regarder leur système, j’espère que beaucoup de producteurs de lait Français comprendront l’intérêt et la nécessité des combats que nous menons. Le pouvoir politique et le pouvoir médiatique au Canada ne sont certainement pas détenus par la grande distribution. La grande différence se trouve là.

 

Pour compléter, signalons les réticences exprimées par l’Institut de l'Elevage dans un article paru le 17 décembre 2009 sous le titre « La filière laitière au Canada : un modèle de régulation exportable ? »  

 

Concernant le séjour des Québécois en France, à l’invitation de l’Apli, voir l’article, le 26 janvier, du journal La Terre du Québec.

 

Quatre Québécois exposent la gestion de l’offre en France

 

Quatre producteurs de lait du Québec ont quadrillé la France du 18 au 23 janvier 2010 et expliqué à plus de 10 000 de leurs vis-à-vis le fonctionnement de l’industrie laitière qui évolue sous gestion de l’offre au Québec et au Canada.

Ces producteurs (Gilles Michaud, de la Côte-du-Sud, ainsi que Jean Rousseau, Michel Lemire et Denis Morin du Centre-du-Québec) ont répondu à l’invitation de l’Association des producteurs de lait indépendants (APLI), l’organisation qui a orchestré la grève du lait, l’automne dernier, en France, afin de protester contre des prix à la ferme inadéquats. L’APLI évoquait alors l’exemple du Québec pour réclamer un prix équitable à la ferme.

Propriétaire de Ferme OSAM, à Sainte-Élisabeth-de-Warwick, Denis Morin a signalé à la Terre : « Nous ne sommes pas allés leur dire quoi faire, mais présenter notre système de mise en marché collective et de gestion de l’offre ainsi que ses résultats. Je crois que nous avons créé un peu d’espoir en montrant qu’il est possible de fonctionner autrement. »

Office du lait
La gestion de l’offre a-t-elle des chances de s’implanter en France, à l’heure où la fin des quotas laitiers est prévue pour 2015 ? « Chose certaine, si les conditions ne changent pas pour eux d’ici la fin de mars 2010, près du tiers des producteurs vont abandonner, a noté Gilles A. Michaud, copropriétaire de Ferme Régika, à Kamouraska. Il est impossible pour eux de survivre avec un prix à la ferme de 260 euros la tonne alors que le coût de production se situe à 330 euros. » Au Canada, la moyenne est de 457 euros (70 $/hl). 

L’APLI milite en faveur d’un office national du lait pour regrouper l’offre des producteurs et créer un rapport de force avec les acheteurs pour obtenir un prix approprié.


Cet article est le 168ème paru sur ce blog dans la catégorie AGRICULTURE et PAC.

 

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