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Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine à partir, notamment, des idées de Jean-Pierre Chevènement, l'un de ses fondateurs, qui n'est plus membre du MRC depuis 2015. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens (MDC) après les élections de 2002. En 2022, le MRC est devenu membre de la Fédération de la Gauche Républicaine avec quatre autres organisations politiques.

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MRC : besoin d'un candidat républicain pour sortir la France de l'ornière

Offrir à la jeunesse un avenir dans une nation de citoyens

 

Université d'été MRC 2010 003 T« La France est-elle finie ? », tel est le titre du livre que va publier Jean-Pierre Chevènement, aux éditions Fayard, le 5 janvier 2011. Nous serons à 16 mois de l’élection présidentielle qui - avec les élections législatives qui suivront, en juin 2012 - décidera de l’engagement de la France dans le 21ème siècle. « Va-t-elle se résigner à sortir définitivement de l’Histoire pour devenir un simple parc d’attractions, à l’extrémité occidentale d’une Europe elle-même marginalisée ? Ou bien trouvera-t-elle la force de redevenir la nation de citoyens dont elle a fourni le modèle pour offrir un avenir à sa jeunesse et continuer son histoire ? »

 

En attendant la sortie de ce livre, annoncé « décapant », voici ce qu’écrivait Jean-Luc Laurent, président du Mouvement Républicain et Citoyen, dans l’édito du bulletin Citoyens militants de novembre 2010 - Téléchargez et distribuez le numéro de Citoyens Militants de novembre 2010  

Sortir la France de l’ornière

 

Université d'été MRC 2010 037 TCes derniers mois, la France a traversé une période de turbulences sociales. Les grèves reconductibles, les manifestations contre la réforme des retraites et l’impopularité constante du Président de la République, ont témoigné d’un vaste mouvement de grogne. Le jeu de chaises musicales entre les ministres auquel s’adonne le Président de la République n’apporte aucune réponse tangible. Sur fond de crise de l’euro, la protestation sociale a illustré le besoin d’une véritable alternative politique. Cela suppose une mise au net à gauche.  

Le débat sur les retraites en offrait un bon exemple. Au MRC, nous savons que l’allongement de la durée de cotisation n’assurera pas la pérennité du système par répartition. Lorsque le gouvernement usait et abusait de l’argument démographique en raisonnant à données constantes, il occultait l’explosion de la productivité, qui a progressé plus vite que ne s’est dégradé le rapport actifs/inactifs.  

Pendant ces longues semaines de mobilisation, nous n’avons cessé de répéter que le travail devait être au coeur de la réponse. Si l’on s’en donnait les moyens, la croissance et l’emploi régleraient une grande partie du financement des retraites. Quitte à taxer les revenus du capital et à imposer des protections tarifaires à nos frontières, afin de protéger la production française de ses concurrents à bas coûts.  

Certes, cette question comme tant d’autres exigerait une réorientation profonde de la construction européenne : d’abord revoir les statuts de la Banque Centrale Européenne, dont l’indépendance l’affranchit des intérêts économiques des Etats et l’euro trop cher qui, aidé par le dogme libre-échangiste, achève de sacrifier nos emplois industriels. 

 

Depuis vingt ans, la France a fait fausse route. L’Europe, telle qu’elle a été construite, de l’Acte unique en passant par Maastricht puis Lisbonne, ne donne pas les clés pour l’avenir de la France et de sa jeunesse. C’est dire si l’antisarkozysme est insuffisant. Les maux dont souffre la France sont beaucoup plus anciens.  

La gauche a besoin d’un projet qui ne reprenne pas les vieilles recettes du conformisme social-libéral qu’elle a pratiquées dans le passé. Sans craindre de fermer la parenthèse ouverte en 1983, lorsque la construction européenne devint l’idéologie de substitution d’une gauche qui renonçait à la nation et oubliait le peuple.  

A l’instar d’Hubert Védrine, tournant le dos à l’« irrealpolitik », la gauche doit rompre avec ses vieilles lunes eurobéates, qui l’ont conduite aux pires reniements – du Pacte de stabilité aux accords de Barcelone. Aux classes populaires – travailleurs pauvres, employés déclassés ou chômeurs - le mythe de l’Europe sociale ne saurait faire office de lot de consolation.

 

Pour se remettre au service du peuple français, la gauche a besoin de clarifier ses idées avant d’opérer les choix audacieux qui marqueraient son identité. Le MRC a accompli ce travail avec le Programme de Salut Public. A nos partenaires de définir leur projet, au lieu de consacrer leur énergie à la gestion des ambitions personnelles.  

Dans cette période charnière, le MRC doit pousser à la prise de conscience collective. A nos camarades, nous délivrons avec Jean-Pierre Chevènement un message limpide : il faut changer les règles du jeu et à défaut, sortir du système tel qu’il est pour prendre notre destin en main.

 

C’est dans cet état d’esprit que Jean-Pierre Chevènement s’adressera prochainement à la nation pour lui livrer son diagnostic sur la crise et les réponses (inter)nationales à lui apporter.  

Intensifiant ses efforts dans les prochains mois, le MRC présentera le Programme de Salut Public aux Français et poursuivra les discussions nationales sur le fond avec l’ensemble des partis de gauche. C’est à cette mobilisation et à ce travail auxquels je vous invite pour que surgisse la nécessité d’un candidat républicain.

 

Il est encore temps de s’inscrire (entrée gratuite) auprès de la Fondation Res Publica pour participer au prochain colloque (info@fondation-res-publica.org  

Poursuite du programme de colloques de la Fondation Res Publica lundi 13 décembre 2010 à 18h à la Maison de la Chimie (28, rue Saint Dominique 75007 Paris). Avec la participation de :
Eric Heyer, directeur adjoint au Département analyse et Prévision de l'OFCE
Jean-Luc Gréau, économiste, auteur de "La trahison des économistes" (Gallimard, 2008)
Hervé Juvin, président d'Eurogroup Institute, auteur de "Le Renversement du monde - Politique de la crise" (Gallimard, 2010)
Dominique Garabiol, conseiller à BPCE
Hakim El Karoui, banquier d'affaires, auteur de "Réinventer l'Occident" (Flammarion, 2010)
Jean-Pierre Chevènement, président de la Fondation Res Publica  

Cet article est le 83ème paru sur ce blog dans la catégorie MRC national.

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C
<br /> <br /> Franchement c'est dommage ...<br /> <br /> <br /> Chevénement doit se mettre avec Dupont Aignna<br /> <br /> <br /> A quand la fin des clivages politiques !!!<br /> <br /> <br /> Y en a marre de voir les républicains divisés ...<br /> <br /> <br /> A qui ça profite au final ? Aux mêmes : les fédéralistes, ultra-libéraux ...<br /> <br /> <br /> J'aime le MRC, j'aime DLR, j'aime le PG => mais si chacun reste dans son coin bêtement, tout le monde fera du 5-9% aux élections, pas plus de députés et un avenir qui nous condamne ...<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br />
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