Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine à partir, notamment, des idées de Jean-Pierre Chevènement, l'un de ses fondateurs, qui n'est plus membre du MRC depuis 2015. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens (MDC) après les élections de 2002. En 2022, le MRC est devenu membre de la Fédération de la Gauche Républicaine avec quatre autres organisations politiques.
Par SORIN Michel
Le PS s’est figé sur une ligne politique qui a échoué
En restant figés sur la ligne Jospin et en ne se préoccupant que d’eux-mêmes, les socialistes ne se sont pas donné les moyens de prendre le virage stratégique qui s’imposait après la crise financière de 2008. Leur programme, tourné vers une alliance avec les écologistes, n’est pas fait pour faire face à la crise du capitalisme financier et remédier à l’affaiblissement de la France et de l’Europe.
Cette gauche social-écologiste-libérale n’a rien à dire sur l’essentiel : la politique économique, industrielle et monétaire, qui suppose une réorientation des règles européennes. Elle parle peu (ou mal) de l’école, de la sécurité, du patriotisme, du civisme, de la politique des flux migratoires. Pire, elle fait fausse route sur la politique énergétique en prétendant vouloir sortir du nucléaire.
Jean-Pierre Chevènement était jeudi 28 avril l’invité de l’émission « Face aux chrétiens » animée par Dominique Gerbaud sur Radio Notre Dame. Il répondait aux questions de Louis Daufresne (Radio Notre-Dame), Romain Mazenod (RCF) et Bernard Gorce (« La Croix »). L’émission est podcastée en trois parties.
Je recommande, plus particulièrement, la 3ème partie, notamment à partir de la 16ème minute quand Jean-Pierre Chevènement dresse l’autoportrait du candidat qu’il faut pour la France à l’élection présidentielle.
Pourquoi les instituts de sondage refusent de prendre en compte la candidature possible de Chevènement ? On a, peut-être, la réponse avec le résultat du sondage « secrètement » réalisé les 7 et 8 avril 2011 par l’IFOP - à la demande du MRC - auprès d’un échantillon représentatif de 957 personnes (méthode des quotas).
Concernant la popularité, 56 % des personnes interrogées déclarent avoir une bonne opinion de Chevènement. Surtout, à la question « Quelle est la probabilité que vous votiez pour Jean-Pierre Chevènement s’il était candidat ? » 16 % répondent favorablement (dont 21 % des sympathisants de gauche). Certes, ce chiffre n’exprime pas des intentions de vote. Mais, se félicite Jean-Luc LAURENT, le président du MRC, « cela démontre que son socle électoral est prometteur » (…). Le Parisien, 29 avril.
L’élection présidentielle ne ressemble à aucune autre. Henri Guaino, conseiller spécial du président de la République, le rappelait ce 29 avril lors de ses échanges avec les internautes du quotidien Le Monde (extraits) :
Nous verrons bien qui, en définitive, sera réellement candidat au moment de l'élection, c'est-à-dire qui aura la volonté d'aller jusqu'au bout, qui obtiendra les parrainages nécessaires, qui sera réellement prêt à affronter l'épreuve très dure que constitue une campagne présidentielle. J'ai en tout cas une conviction, c'est que l'on ne gagne jamais une élection présidentielle en étant obsédé par ce genre de question. La seule question importante est de savoir pourquoi on est candidat, ce que l'on porte en soi, ce que l'on veut incarner.
Bref, il vaut mieux pour gagner une élection présidentielle, s'intéresser aux Français, à leurs besoins, à leurs aspirations, à leurs difficultés, et à la manière dont on veut y répondre plutôt que de s'intéresser à ce qui se passe dans le microcosme politique.
Le grand thème de l'élection de 2012, c'est : comment affronter la crise de société, la crise d'identité, la crise morale, la crise de civilisation que nous traversons. C'est de quelles qualités, de quel caractère faut-il être doté pour affronter le monde périlleux dans lequel nous entrons.
L'élection présidentielle n'est pas l'affaire des partis. Ce sont des hommes ou des femmes qui vont à la rencontre des Français. Je suis donc totalement opposé à toute idée de primaires, incompatibles à mes yeux avec l'esprit de la Ve République et avec l'idée que je me fais de la fonction présidentielle.
A l'élection présidentielle, encore une fois, ce n'est pas la droite qui se présente, ce n'est pas la gauche, ce n'est pas le centre, ce sont des personnalités. La France, ce n'est pas la droite, la France, ce n'est pas la gauche, la France, c'est tous les Français, disait le général de Gaulle. Pour ma part, je ne sortirai jamais de cette vision de la politique, en particulier s'agissant des élections présidentielles.
Voir "Le grand thème de la présidentielle sera comment affronter la crise de civilisation"
Dominique Rousseau, professeur de droit constitutionnel à l’université Paris-I Panthéon-Sorbonne, défend un renforcement des législatives pour éviter que les partis se «servent» de la présidentielle.
Cet article est le 6ème paru sur ce blog dans la catégorie Présidentielle 2012
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