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Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine à partir, notamment, des idées de Jean-Pierre Chevènement, l'un de ses fondateurs, qui n'est plus membre du MRC depuis 2015. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens (MDC) après les élections de 2002. En 2022, le MRC est devenu membre de la Fédération de la Gauche Républicaine avec quatre autres organisations politiques.

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Elections régionales en Allemagne : la gauche radicale entre au parlement de Hesse


Les sociaux démocrates : non à la gauche

 

Dimanche dernier, les élections aux parlements de Hesse (Francfort) et de Basse Saxe ont confirmé la progression de La Gauche (Die Linke) sur l’ensemble du territoire allemand, après le succès obtenu par ce nouveau parti lors des élections législatives en 2005 (voir, sur ce blog, l’article paru le 30 octobre 2007, catégorie « Etats Union européenne »).

 

Dans un contexte différent, la gauche française pourrait évoluer vers une situation comparable.

 

- En Allemagne, les sociaux démocrates (SPD) refusent de se tourner vers les élus Die Linke, sous prétexte que leur origine est, pour une part, néo-communiste (issue de l’ancien parti communiste de l’Allemagne de l’Est). Ils se disent contraints de faire alliance avec les chrétiens démocrates (ce qui est le cas du Parlement national et cela en prend le chemin en Hesse). Mais la réalité, c’est que les deux grands partis allemands ont des idées politiques très proches, notamment sur la construction européenne et sur l’économie libérale.

 

- En France, les socialistes (PS) partagent avec l’UMP les mêmes conceptions de l’Europe, ce qui les conduit à rejeter un référendum pour ratifier le traité de Lisbonne (l’abstention, le 4 février, au vote du Congrès à Versailles, a cette signification).

 

Voici des extraits d’articles parus sur les sites du Monde et de Libération. 
D’abord, une synthèse (28 janvier, www.lemonde.fr) :

 

« L'Allemagne à cinq »

 

(…) « Le résultat des deux élections régionales qui ont eu lieu dimanche 27 janvier en Allemagne reflète fidèlement le paysage politique tel qu'il est sorti du dernier scrutin national, en 2005. Et tel qu'il sera, selon toute vraisemblance, au cours des prochaines années. C'est surtout vrai de la Hesse (région de Francfort). Dans l'autre Land appelé aux urnes, la Basse-Saxe, la domination de la démocratie chrétienne n'a pas été contestée, même si elle a été entamée.

Le Parlement de Hesse, en revanche, va ressembler au Bundestag. Les deux partis de masse, l'Union chrétienne-démocrate (CDU) et le Parti social-démocrate (SPD), sont au coude-à-coude, avec un peu plus d'un tiers des suffrages. Les libéraux (FDP) et les Verts oscillent entre 7 % et 9 %. Mais, surtout, la gauche radicale - Die Linke - franchit le seuil des 5 % de voix (comme d'ailleurs en Basse-Saxe) ».

L’article de Libération, signé Nathalie Versieux, apporte des précisions fort intéressantes (29 janvier, sur www.liberation.fr) :

« La gauche radicale perce et dérange »

 

Die Linke (la Gauche) a réussi son pari : le jeune parti est parvenu à s’établir à l’ouest du pays, et même à y bouleverser le jeu jusqu’alors bien rodé des coalitions entre les quatre partis traditionnels : SPD, CDU, Verts et Libéraux du FDP.

Le parti de la gauche radicale fondé par Oskar Lafontaine et Gregor Gysi a dépassé dimanche la barre des 5 % en Hesse (5,1%) et en Basse Saxe (7,1%) et s’assure ainsi une entrée historique dans ces deux Parlements régionaux, avec respectivement 6 et 11 élus.

L’avancée de l’extrême gauche est surtout lourde de conséquences pour le SPD et les Verts. Elle obligera vraisemblablement les Sociaux démocrates à conclure en Hesse une alliance «contre-nature» avec les chrétiens-démocrates, comme cela avait déjà été le cas à Berlin en novembre 2005.

«Espace vide». Die Linke est née en juin 2007 de la fusion entre la WASG (les déçus de la sociale-démocratie autour d’Oskar Lafontaine) et die Linkspartei-PDS (héritier de l’ancien Parti communiste est-allemand dont l’avocat Gregor Gysi est la figure de proue).

Traditionnellement bien implantée en ex-RDA, die Linke avait réussi à entrer pour la première fois en avril 2007 dans un parlement régional ouest-allemand, à Brême. «Die Linke occupe de façon très intelligente l’espace laissé vide par le SPD sur sa gauche», constate le politologue Thorsten Faas de l’université de Duisbourg. Ex-sociaux-démocrates, abstentionnistes, altermondialistes, vote protestataire de gauche s’y retrouvent.

Le mouvement «profite» aussi de la paupérisation d’une frange de la société allemande depuis les réformes libérales du gouvernement Schröder. Et ce, même dans les régions où le parti était jusqu’alors quasi inexistant : en Hesse, die Linke comptait, avant les élections, 2 000 adhérents seulement; et 2 600 en Basse Saxe.

Mais les partis traditionnels, «toujours ancrés dans une logique de guerre froide»,  selon un sympathisant d’extrême-gauche, refusent toute idée d’une alliance avec ceux qu’ils considèrent comme les survivants de la dictature communiste. Or les alliances traditionnelles SPD-Verts ou CDU-FDP (Libéraux) ne sont plus possibles maintenant qu’il faut partager le gâteau du pouvoir en cinq.

«Créativité». Du coup, aucune majorité claire ne se dessine en Hesse. La percée de l’extrême gauche risque même de coûter au SPD une victoire qui lui semblait acquise : la tête de liste sociale -démocrate, Andraa Ypsilanti, refuse de gouverner avec le soutien de l’extrême gauche. Une coalition entre le SPD et la CDU semble inévitable.

Gerhard Schröder avait, de la même façon, perdu le pouvoir en novembre 2005, en refusant une alliance pourtant possible en théorie avec les Verts et les néo-communistes.

«Les partis traditionnels vont devoir faire preuve de créativité à l’avenir, prévient Thorsten Faas. La situation est tout à fait nouvelle en Allemagne. A plus ou moins long terme, on devra s’habituer à ce que désormais cinq partis et non plus quatre se partagent le pouvoir.»

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T
Le problème de la gauche radicale, c'est qu'elle est souvent peu disposé à s'allier si ce n'est pas à ses conditions ...Or il est rare que le courant majoritaire se rallie aux thèses du minoritaire ! Donc, j'ai l'impression qu'ils vont tout droit dans une impasse ...
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S
Merci, Christine, de ta contribution à la réflexion. Nous sommes le parti de l'alternative républicaine aux politiques néolibérales. Notre objectif est de rassembler l'ensemble de la gauche autour d'un projet républicain, à la fois réaliste et radical, qui réponde aux attentes populaires et organise la vie sociale dans le sens de l'intérêt général et avec le souci de réorienter la politique européenne, en tenant compte des effets négatifs de la mondialisation libérale.
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C
On assitse, je crois, à l'évolution inéluctable et historique d'un déplacement de tous les partis "de gauche" vers un déplacement ,léger ou pas, sur leur droite ; en France également, comme tu le dis, le P.S. par ses positions sur l'Europe, la mondialisation etc. est de moins en moins distincte de l'UMP, tandis que l'extrême-gauche tend à se dé-radicaliser pour devenir un parti de gauche... c'est long mais inéluctable ; question fondamentale : où les partis républicains vont-ils se retrouver ? Y a-t-il encore une place pour eux sur l'échiquier ?  
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