Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine à partir, notamment, des idées de Jean-Pierre Chevènement, l'un de ses fondateurs, qui n'est plus membre du MRC depuis 2015. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens (MDC) après les élections de 2002. En 2022, le MRC est devenu membre de la Fédération de la Gauche Républicaine avec quatre autres organisations politiques.
Par SORIN Michel
Présidentielle: Chevènement pose ses conditions au PS
LES ULIS (AP) - Jean-Pierre Chevènement laisse planer le suspense sur son éventuelle candidature à l'élection présidentielle. Le président d'honneur du Mouvement républicain et citoyen (MRC) a expliqué dimanche qu'il se présenterait si le candidat socialiste ne prenait pas en compte ses orientations sur l'Europe.
"Nous ne pourrions soutenir qu'un candidat socialiste qui prendrait en compte le vote du 29 mai 2005 qui a conduit au rejet de la Constitution européenne par 55 % des voix. C'est une question de principe", a averti l'ancien ministre de l'Intérieur dans son discours de clôture de l'université d'été du MRC aux Ulis (Essonne).
Regrettant que le vote de mai 2005 n'ait pas débouché sur une "dynamique du 'non'" au sein du PS depuis la "synthèse molle" du Mans, M. Chevènement, marginalisé depuis la déroute de son "pôle républicain" aux législatives de 2002, n'a pas exclu de soutenir Ségolène Royal. La présidente de la région Poitou-Charentes "paraît symboliser un changement, en tout cas un renouvellement qui peut permettre de sortir des blocages anciens", a-t-il observé.
Mais il a dit "attendre les prises de position sur l'Europe" de la favorite des sondages au PS, qui doit s'exprimer sur le sujet le 13 septembre devant les Amis de l'Europe et la Fondation Robert Schumann.
Jean-Pierre Chevènement, partisan d'une "Confédération de nations républicaines à géométrie variable, partageant un même socle de valeurs et capable de s'unir sur des projets communs", a réaffirmé son refus d'une Europe "postnationale qui déconnecte la démocratie de la nation".
Le président d'honneur du MRC a dit "privilégier la voie d'une contribution positive au redressement de la gauche".
Mais celui qui avait recueilli 5,33% des voix en 2002 -et que beaucoup au Parti socialiste tiennent pour responsable de la défaite de Lionel Jospin- n'exclut pas d'être à nouveau candidat si ses orientations ne sont pas prises en compte par le PS. Il a répété à cet égard que le MRC prendrait sa décision en décembre, après la désignation du candidat socialiste "sur une équation globale, en fonction bien entendu de la place qu'il fera à (ses) préoccupations".
"S'il apparaissait que nous ne puissions pas apporter une contribution positive et que le candidat du PS ne répondait pas aux questions majeures que nous lui posons du point de vue de l'intérêt national, alors il faudrait, si bien sûr les circonstances le permettaient et si un espace stratégique s'ouvrait, que nous l'occupions", a dit M. Chevènement.
Le président d'honneur du MRC entendrait alors être un candidat de "rassemblement de tous les républicains" sur un "projet clair" de "réorientation de la construction européenne au service de l'emploi".
"Nous devons être prêts à ne pas soutenir le candidat socialiste si son orientation devait ouvrir la voie à de nouvelles déconvenues", a lancé M. Chevènement. AP
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