Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine à partir, notamment, des idées de Jean-Pierre Chevènement, l'un de ses fondateurs, qui n'est plus membre du MRC depuis 2015. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens (MDC) après les élections de 2002. En 2022, le MRC est devenu membre de la Fédération de la Gauche Républicaine avec quatre autres organisations politiques.
Face au réchauffement climatique : informer les citoyens Le collectif «Sauvons le climat» fondé en mai 2004, association loi 1901 depuis décembre 2005, a pour ambition d’informer nos concitoyens, de manière indépendante de tout groupe de pression ou parti politique, sur les problèmes relatifs au réchauffement climatique et sur les solutions proposées pour le ralentir. Il est doté d’un comité scientifique, présidé par Michel Petit, ancien responsable du groupe français d’experts au GIEC. Son manifeste a été signé par plusieurs milliers de personnes (www.sauvonsleclimat.org ) Chacun se souvient de la panne électrique du 4 novembre 2006, où l’on avait frôlé la catastrophe (15 millions d’Européens avaient été privés d’électricité - voir sur ce blog l’article paru le 6 novembre). Le collectif « Sauvons le climat » avait publié un communiqué le 8 novembre (voir sur son site) dans lequel il laissait entendre qu’il pouvait y avoir une part de responsabilité à rechercher du côté du parc éolien européen, ce qui avait été démenti par le SER (Syndicat des Energies renouvelables). Le 8 janvier dernier, dans un nouveau communiqué, le collectif faisait le point sur cette question à partir du rapport publié le 30 novembre par la commission d’enquête internationale. Il précisait que la responsabilité directe de l’énergie éolienne n’était pas engagée mais, bien que le rapport ne l’affirme pas explicitement, « le constat suivant est plus que probable : la surcharge de la liaison Landesbergen-Wehrendorf provoquée par la coupure volontaire d’une ligne 400 kV enjambant la rivière Ems (pour qu’un bateau quitte son chantier naval) a sans doute été accentuée, dans la demi-heure qui suivit, par une hausse mal prévue de la production éolienne du Nord de l’Allemagne, comme le démontre l'étude circonstanciée (…) ». « Sauvons le climat » conclut : « Sans doute le SER ne tenait-il pas à ce qu'on sache que l'éolien industriel peut s'avérer nuisible pour la stabilité du réseau électrique, sans, pour autant, présenter d’avantages significatifs, en France, dans la lutte contre le réchauffement climatique ». Des précisions après les déclarations de Ségolène Royal Un autre communiqué (début février 2007) de « Sauvons le climat » évoquait les déclarations, jugées inexactes, de Ségolène Royal, à l’occasion de la signature de la charte Nicolas Hulot par les candidats à l’élection présidentielle le 31 janvier. Le collectif apportait des précisions importantes, d’abord à propos des panneaux solaires, puis de l’évolution des parts respectives d’énergies renouvelables et d’énergie nucléaire à l’horizon 2020. Les panneaux solaires « Le terme « panneaux solaires » recouvre sans doute, ici, aussi bien les capteurs thermiques, chauffant de l’eau, que les capteurs photovoltaïques produisant de l’électricité. Dans les deux cas, il existe un certain nombre de fabricants sur le territoire national. La France compte même un « pionnier » dans chacun des domaines : Giordano en thermique, à Aubagne, et Photowatt en photovoltaïque, établi aujourd’hui à Bourgoin Jallieu, et 11ème producteur mondial. Photowatt à Caen a racheté en 1979 à Philips RTC l’activité photovoltaïque qui a installé en 1968 les premiers générateurs photovoltaïques terrestres au monde. Photowatt a fourni ensuite les modules alimentant toutes les premières mondiales en applications photovoltaïques, anticipations quasiment toutes françaises. Si nous savons anticiper, peut-être oublions-nous ensuite de concrétiser ? La France accueille trois autres fabricants : Free Energy à Lens, Solems à Palaiseau, et surtout Tenesol à Toulouse. Tenesol, filiale d’EDF et Total, produit aussi en Afrique du Sud, et devrait dépasser Photowatt en 2007 ». Accroître les énergies renouvelables au détriment de l’énergie nucléaire ? La lutte contre le réchauffement climatique est une priorité absolue largement admise. Seules les énergies renouvelables et le nucléaire ne contribuent pratiquement pas à ce réchauffement. S’agissant de productions nationale et européenne d’électricité, l’hydraulique a peu de capacités supplémentaires (l’essentiel du potentiel français a été équipé et la nouvelle Loi sur l’eau et les milieux aquatiques entravera vraisemblablement l’exploitation des sites encore disponibles) et la biomasse n’a que des possibilités réduites pour la production d’électricité. Le solaire photovoltaïque comme l’éolien sont des énergies intermittentes. Les réseaux ne peuvent absorber une proportion d’énergies intermittentes importante, faute de moyens massifs de stockage d’électricité, moyens non envisageables sinon, peut-être, à très long terme. Par ailleurs, ces énergies ne produisent leur puissance maximale que pendant 20% du temps environ. La conjonction des ces deux facteurs limite, pour longtemps encore, à moins de 10% la contribution de ces énergies intermittentes dans le « mix » de production d’électricité européen. Dans ces conditions, la réduction de la part du nucléaire à 50 % ne pourra se réaliser sans recours aux énergies fossiles augmentant l’effet de serre. Les énergies renouvelables sont fortement subventionnées Cette excellente rentabilité a d’ailleurs l’effet pervers de décourager les investissements dans les économies d’énergie puisque le crédit d’impôt est calculé sur une période de 5 ans et porte indistinctement sur les dépenses d’économie d’énergie et les investissements dans les énergies renouvelables. Nous suggérons que les deux types de dépenses soient traités indépendamment. Concentrer les subventions sur les dépenses efficaces contre les gaz à effet de serre La question se pose d’ailleurs de savoir s’il ne vaudrait pas mieux subventionner davantage les dépenses ayant une efficacité certaine sur les émissions de gaz à effet de serre (comme l’isolation des logements, ou les installations solaires thermiques) que celles relatives au développement de la production d’électricité renouvelable, alors que le contraire est fait actuellement (crédit d’impôt de 25% pour les matériaux isolants contre 50% pour le solaire photovoltaïque). Ajoutons que : - le solaire photovoltaïque autonome, avec stockage sur batteries, a un brillant avenir dans les zones non reliées à un réseau électrique des pays en développement pour apporter, avec l’électricité, un confort minimum, la santé, l’éducation et une amorce de développement économique. De plus il y est, dès maintenant, économiquement rentable en se substituant à des équipements archaïques (bougies par exemple) ou polluants et onéreux (groupes électrogènes, piles). - le solaire thermique peut contribuer au chauffage partiel (50 à 75%) d’une maison et à la production d’eau chaude sanitaire. L’impact peut en être important, vu la place primordiale du chauffage dans le bilan énergétique national. Dans les conditions françaises, c’est une des formes d’énergie renouvelable à soutenir fortement.
L’énergie éolienne et la grande panne électrique du 4 novembre
Rappelons que, dès maintenant, les énergies renouvelables sont fortement subventionnées, soit directement, soit indirectement par la pratique de l’obligation d’achat. Nous avons déjà attiré l’attention sur la rente offerte par la construction d’éoliennes. Pour le photovoltaïque, les subventions (y compris un crédit d’impôt de 50% du prix du matériel) atteignent 75% dans certaines régions. Le prix de rachat de 55 c€ par kWh assure alors un retour sur investissement en 4 à 5 ans. Dans ces conditions, pour les particuliers c’est, de loin, l’investissement le plus rentable à la fois dans le domaine des économies d’énergie et dans celui des énergies renouvelables.