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Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine à partir, notamment, des idées de Jean-Pierre Chevènement, l'un de ses fondateurs, qui n'est plus membre du MRC depuis 2015. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens (MDC) après les élections de 2002. En 2022, le MRC est devenu membre de la Fédération de la Gauche Républicaine avec quatre autres organisations politiques.

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Michel Sorin : le président Sarkozy veut casser le système social et républicain français


Brouiller les cartes pour maîtriser le jeu politique

 

Au-delà du changement de style, l’essentiel du message diffusé par le président de la République lors de sa confrontation avec les cinq journalistes à l’Elysée, le 24 avril, est « Adaptez-vous au monde dans lequel vous vivez, travaillez plus en acceptant les conditions qui vous sont proposées ; il n’y a pas d’alternative à la mondialisation et à la logique libérale ».

 

Même s’il n’y avait pas ce « quadruple choc » économique (la hausse des prix du pétrole et des matières premières, la crise financière, la hausse de l’euro et la baisse du dollar), nous devrions faire des réformes et des changements. Si la France doit s’adapter, ce n’est pas en raison de la crise internationale.

 

Le président s’est arrêté là ; il s’est bien gardé d’indiquer pourquoi notre pays doit s’adapter. Mais c’était sous-entendu : il doit prendre sa place dans le dispositif néolibéral, afin de jouer la partition préparée par les maîtres anglo-saxons de la mondialisation.

 

Nicolas Sarkozy est à ce poste pour « moderniser » la France, ce qui signifie désarmer ce qui reste de social et républicain, de gaulliste et souverainiste, de volontariste et révolutionnaire, dans ce vieux pays de tradition démocratique où le politique s’impose à l’économie et à la finance.

 

Pendant sa campagne électorale, qui a commencé dès 2002, il a fait des discours et des promesses qui n’avaient qu’un seul but : la conquête du pouvoir.

Le but était, d’abord, de paralyser la composante chiraquienne de la droite, qui résistait à cette offensive libérale et proaméricaine. Il s’agissait, ensuite, de déstabiliser la gauche en occupant le terrain abandonné par elle (le monde du travail), brouillant ainsi les cartes politiques traditionnelles.

 

Ayant accédé au pouvoir, le but est de soumettre le système social (issu du programme du Conseil National de la Résistance, à la Libération) et institutionnel républicain (mis en place par le général de Gaulle en 1958) à des réformes tous azimuts de manière à le rendre compatible dans la durée avec les impératifs néolibéraux.

 

Le président n’exprime pas de vision économique cohérente ? Il ne répond pas au premier ministre, son « collaborateur », qui lui demande de fixer le cap ? Il ne veut pas avouer son échec sur la revalorisation du pouvoir d’achat, bien que ce soit la vraie raison de sa baisse dans les sondages ? Quoi de plus normal ! Il sait que ses réformes libérales sont impopulaires. Avec le temps, les gens s’adapteront… et en redemanderont ! Lui, au moins, sait où il va. Il fait le travail pour les hyper privilégiés, en espérant être payé, en nature, pour ses heures supplémentaires.

 

Merci, Monsieur le président, de vous tuer à la tâche pour mettre à mort ce qui fait l’honneur de la France : le « modèle » hérité des Lumières et de la Résistance. Continuez sur cette voie et le peuple français, qui est plus perspicace et lucide que vous ne le pensez, ne tardera pas à vous accorder le repos que vous aurez bien mérité.

 

Lire sur le blog de Jean-Pierre Chevènement www.chevenement.fr son commentaire après la prestation télévisée du président de la République :

Nicolas Sarkozy : le renoncement face à la mondialisation libérale

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B
Bravo, Michel Sorin !
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