Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine à partir, notamment, des idées de Jean-Pierre Chevènement, l'un de ses fondateurs, qui n'est plus membre du MRC depuis 2015. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens (MDC) après les élections de 2002. En 2022, le MRC est devenu membre de la Fédération de la Gauche Républicaine avec quatre autres organisations politiques.

Publicité

Hier, Jean-Pierre Chevènement a déclaré sa candidature à l'élection présidentielle 2007

 

Chevènement candidat pour gagner, faire rebondir la France et redresser la construction européenne

 

Il avait annoncé qu’il déciderait avant la fin de l’année, probablement en décembre. Puis, à plusieurs reprises, il a fait savoir que sa candidature était de plus en plus probable. Comme s’il ne pouvait plus attendre, il a saisi l’opportunité d’une présence au journal de 20 heures de TF1, hier, pour dire « Oui, j’ai pris la décision d’être candidat à la présidence de la République. Cette décision s’est imposée à moi progressivement et avec la force de l’évidence ».

 SA MOTIVATION PRINCIPALE

 Elle tient dans une formule « Notre pays va mal, on a l’impression que la France fout le camp » et il évoque des groupes industriels qu’il avait contribué à nationaliser et redresser en 1981 et 1982 « Thomson, Péchiney, Arcelor ». Il n’a pas le temps de dire à quel point il est ulcéré de voir ce qu’ils sont devenus, il parle des « délocalisations industrielles, avec ces employés qu’on licencie ».

 L’ESSENTIEL EST DIT

 Il n’accepte pas la déliquescence de la France et de son industrie, le mépris du peuple et des travailleurs, la résignation des élites politiques et l’incapacité de la gauche à redresser la barre. Il est sans illusion sur le PS, dont il a été le co-fondateur au congrès d’Epinay-sur-Seine en 1971, après avoir adhéré en 1964 à la SFIO avec la ferme intention de rénover la vieille maison du socialisme français.

 METTRE LA GAUCHE à HAUTEUR DE SES RESPONSABILITES

 En 2007, après 25 années de soumission du PS aux sirènes libérales, le constat est fait que la gauche est incapable de se rassembler. Il en conclut qu’il « faut redresser les choses, mettre la gauche à hauteur de ses responsabilités, pour lui éviter de nouvelles déconvenues ».

 Il reconnaît volontiers la difficulté de la tache, mais il semble avoir en tête un chemin possible, puisqu’il affirme « Je conquerrai mon espace. Je ferai en sorte que la gauche soit en mesure de répondre aux attentes, qui sont immenses dans le pays ». Il sait ce qu’il faut faire, les moyens qu’il faut prendre, pour « faire entendre la voix de la France, à Bruxelles, auprès des capitales européennes ».

 TROIS CHANTIERS, VINGT PROPOSITIONS

 Il a des propositions à faire et en dira davantage lundi 13 novembre à 10h45 au théâtre Dejazet dans le 3ème arrondissement de Paris, où il tiendra une conférence de presse afin de présenter « trois chantiers, vingt propositions, notamment  la manière de renégocier les traités européens, de relancer l’économie », ce qui sera la priorité « d’un gouvernement républicain énergique, appuyé sur la volonté populaire ».

 CHEVENEMENT : UN HOMME D’ETAT QUI A FAIT SES PREUVES

 Aussitôt, sur France 2, la probable future candidate du PS disait tout le bien qu’elle pensait de Jean-Pierre Chevènement et ne cachait pas son souhait qu’il la rejoigne quand elle sera officiellement candidate. Ces propos élogieux allaient visiblement dans le même sens que ceux de son porte-parole Arnaud Montebourg qui, dans Le Figaro, hier, classait Jean-Pierre Chevènement parmi « les meilleurs dirigeants de gauche dans l’Histoire, ceux qui ont eu le caractère nécessaire pour oser affronter le tumulte et imposer des idées audacieuses et nouvelles ». 

 Ces belles paroles ne sauraient effacer le fait que les prétendants à la candidature socialiste sont tous liés par le projet socialiste, que le candidat républicain juge « sur bien des points, ambigu, insuffisant, voire dangereux ». C’est pourquoi il part en campagne avec l’idée qu’il ira « jusqu’au bout », c’est-à-dire, jusqu’à la présidence de la République.

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article