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Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine à partir, notamment, des idées de Jean-Pierre Chevènement, l'un de ses fondateurs, qui n'est plus membre du MRC depuis 2015. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens (MDC) après les élections de 2002. En 2022, le MRC est devenu membre de la Fédération de la Gauche Républicaine avec quatre autres organisations politiques.

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Le logement social, défis et perspectives (1ère partie) par François Martot (MRC)

 

Une situation de crise qui a des causes précises

 Lors du Conseil national du Mouvement Républicain et Citoyen, hier,  François Martot s’est exprimé sur ce qu’il a appelé « le paradoxe du MRC » en prenant le cas de son département, la Seine-Maritime. Il est lui-même conseiller municipal d’Yvetot dans le pays de Caux et, sur le plan professionnel, directeur d’un organisme de logement social.

 En tant que délégué national MRC au logement, il avait écrit une bonne synthèse en novembre 2006 sur son thème de prédilection. Je vais publier ce texte assez long, en le découpant en huit parties. Voici la 1ère partie, introductive, qui pose la problématique.

 « En matière de logement, et notamment de logement social, 2006 est une année essentielle. Elle verra probablement battre le record, atteint en 2005, de 410 000 logements mis en chantier, après 360 000 en 2004, alors que l'INSEE situe à 320 000 le niveau de satisfaction des besoins (hors rattrapage des  déficits antérieurs).

 Pourtant, la perception d'une situation de crise grave ne cesse de progresser. En effet :

 - La part de constructions neuves dans des opérations d'urbanisme concerté (ZAC, lotissements) n'a cessé de baisser, ce qui illustre le triomphe du diffus et plus globalement du marché et la perte d'influence des décideurs publics sur la localisation des opérations.

 - La part du logement social ne suit pas la même courbe : 55 000 en 2005, peut-être 65 000 en 2006 dont une partie de PLS destinés à des ménages dépassant les plafonds de ressources HLM et une partie en remplacement de logement détruits dans le cadre du plan de cohésion sociale – c'est pour l'essentiel l'investissement privé placé dans une phase de cycle économique favorable (intérêts réels faibles) et dopé par la défiscalisation de Robien qui tire le marché – De même, en accession, la part des primo accédants diminue malgré le prêt à taux zéro.

 - Le coût du service logement est de plus en plus élevé et inadapté à la demande : explosion des loyers privés (reflet de la bulle immobilière), hausse des loyers sociaux, hausse des charges chauffage, non revalorisation des aides à la personne ; la part des dépenses liées au logement augmente dans le budget des ménages.

 La situation actuelle dans le secteur du logement résulte ainsi d'une double cause : 

- L'effondrement de la nouvelle économie en 2000 a généré, dans un contexte de faiblesse historique des taux d'intérêt longs, des arbitrages chez les investisseurs institutionnels et particuliers favorables à un important report de capitaux du marché des actions vers le marché immobilier.

 - La crise du logement et notamment du logement social résulte également d'une mauvaise anticipation des besoins. Par manque de volonté politique, l'Etat n'a pas rempli son rôle ».

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