Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine à partir, notamment, des idées de Jean-Pierre Chevènement, l'un de ses fondateurs, qui n'est plus membre du MRC depuis 2015. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens (MDC) après les élections de 2002. En 2022, le MRC est devenu membre de la Fédération de la Gauche Républicaine avec quatre autres organisations politiques.
Par SORIN Michel
L’idéologie libérale européenne appliquée à l’électricité Le blog de Christine Tasin est fort bien alimenté en articles intéressants (voir christinetasin.over-blog.fr). J’y reviendrai prochainement. Le 2 juillet, elle a rédigé un résumé (voir ci-après) du rapport de Marcel Boiteux (ancien directeur et actuel président d’honneur d’EDF) sur l’ouverture du marché de l’électricité à la concurrence. Elle renvoie à l’ensemble du rapport, qui peut être lu sur http://partisocialisterepublicain.unblog.fr/. « EDF et l'ouverture du marché » « Marcel Boiteux, président d'honneur d'EDF, a écrit pour le numéro du 25 mai 2007 de Futurible un rapport fort intéressant, je vous en résume ci-dessous les principaux arguments. A la création d'EDF, le but était de vendre au prix de revient, ce qui nous a permis, longtemps, d'avoir l'électricité la moins chère d'Europe. Or, l'ouverture à la concurrence a généré des augmentations considérables, et on les explique à présent en disant que le but n'était pas de faire baisser les prix mais de développer la qualité des conseils et des services.... Ainsi va-t-on absurdement soumettre à la concurrence ce qui fonctionne bien, grâce à une bonne gestion et des prix régulés ! Il y a peu d'échanges à l'intérieur de l'Europe, les populations s'étant mobilisées contre le passage des lignes électriques ; donc ne reste globalement qu'un secteur couvrant France, Allemagne et Bénélux. Dans le système concurrentiel, le prix est fixé, automatiquement, par le fournisseur auquel il est fait appel pour répondre à la demande, donc le plus cher, donc allemand, d'où la hausse des prix. Le rôle actif de Bruxelles : aucune entreprise ne peut soutenir la concurrence de tarifs régulés, très bas ; c'est pourquoi Bruxelles veut les faire disparaître et, pour cela, il faut qu'EDF augmente ses prix. D'ailleurs, EDF a paradoxalement incité une partie de ses clients à la quitter pour éviter l'accusation de Bruxelles "d'abus de positions dominante" avec la nécessité de se démanteler davantage (le découplage EDF-GDF coûte un milliard d'euros par an pour que le client ait la liberté de changer de fournisseur, c'est cher payé !). Enfin, grâce à son parc nucléaire, les prix de revient d'EDF sont inférieurs à ceux des entreprises allemandes, ce qui, dorénavant, ne bénéficiera plus au consommateur, mais à ses actionnaires (l'Etat pour 90 % ), ce qui explique aussi la lutte actuelle des concurrents pour récupérer le parc nucléaire. Bref, peu d'espoirs en perspective, puisqu'à Bruxelles, le pouvoir appartient aux lobbies, ceux des plus riches, soutenus par avocats et personnalités, sauf sur le long terme : M. Boiteux n'exclut pas qu'un jour, des entreprises publiques chargées de missions que le système du marché permet mal de remplir réapparaissent .. ».
L'ouverture à la concurrence ne concerne pas la gestion des réseaux, mais uniquement la production et la vente, moyennant un péage pour l'emploi des réseaux car il est impossible de prévoir suffisamment de moyens de production pour faire face aux pics de la demande. Aucun industriel n'accepterait d'investir dans une installation qui ne serait utile que de temps en temps, donc c'est le régulateur national, EDF, qui va gérer cela.
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