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Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine à partir, notamment, des idées de Jean-Pierre Chevènement, l'un de ses fondateurs, qui n'est plus membre du MRC depuis 2015. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens (MDC) après les élections de 2002. En 2022, le MRC est devenu membre de la Fédération de la Gauche Républicaine avec quatre autres organisations politiques.

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C. Tasin compare la France actuelle à la République romaine décadente

 

Sarkozy ne sera pas le sauveur de la République

 L’élection de Sarkozy ne doit rien au hasard. Elle est une fausse réponse à une situation de désarroi du peuple français. C’est une fuite en avant par opportunisme qui ne réglera pas les problèmes mais les mettra au grand jour. Le mérite de Sarkozy est de faire ce que lui demande l’élite du pays, c’est-à-dire une politique libérale conforme à la norme capitaliste. Cela convient à une partie de la gauche, celle qui s’est détachée de ses racines populaires à force de fréquenter les institutions européennes et mondiales.

 Les réflexions de Christine Tasin sur son blog christinetasin.over-blog.fr sont rafraîchissantes et percutantes. Elle a raison de penser que, dans ce monde dépourvu de sens, il ne faut pas avoir peur de pousser à fond les arguments en faveur des idées qu’on porte, mais aussi les critiques à l’encontre de ce qu’on rejette.

 Voici des extraits de son texte paru le 8 juillet dernier sur son blog, et qui a été publié également dans le journal des Amis de ReSPUBLICA.

 « La vie politique française est devenue un gigantesque cirque, qui nous ferait mourir de rire si le spectacle n’était pas si triste ! Pire encore, bien des Français se soucient davantage de leur dernier écran plat ou des histoires débiles de la télé-réalité !

 Tout cela me fait irrésistiblement penser aux derniers moments de la République romaine : cliques et factions au service d’un homme ( Clodius-Milon ; courants et clubs au sein du P.S., UMP …et on pourrait sans doute évoquer des morts suspectes, comme celle de Robert Boulin, en 1979 – c’était hier ) ; insécurité, cherté du logement, et pauvreté ( trop d’exemples à citer !) ; batailles de chefs ( César-Pompée ; Chirac-Balladur ; Villepin-Sarkozy ; Strauss-Kahn- Fabius… ) ; prises de pouvoirs démesurées associées à un ego surdimensionné ( César- Octave, Sarkozy-Royal …) ; distributions de blé ou organisation de jeux ( cadeaux fiscaux, télévision qui décervelle) ; captation progressive de tous les pouvoirs ( César, Octave ; Sarkozy, demeurant le patron sans titre de l’UMP, président ET chef de gouvernement , homme orchestre ) …

 Le résultat, à Rome, fut édifiant : un empereur qui améliora un peu les choses – pour les classes possédantes- pendant une génération puis beaucoup de dégénérés alternant avec un petit nombre de philosophes, des valeurs jetées aux orties, le refus de l’effort et du travail, le développement de l’individualisme à tout va, la recherche du divertissement et de l’amusement à tout prix …. Rome a été tout juste bonne à tomber toute cuite dans les mains des barbares. Vous avez dit « décadence » ?

 Quant à savoir quels sont les barbares prêtes à fondre sur nous, c’est facile : mise en concurrence des travailleurs du monde entier, disparition des protections sociales, intégrismes religieux … En ce qui concerne ce dernier point, qu’on ne vienne pas nous dire que c’est la misère qui les produit, les menaces d’attentats déjoués dernièrement en Grande-Bretagne sont le fait de gens cultivés et plutôt favorisés socialement …

 Il est plus que temps que chaque Républicain réagisse, s’engage dans la vie politique ou le monde associatif et essaie de convaincre, de changer les choses… il y a urgence ! ».

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C
Je ne veux pas non plus avoir le dernier mot ;-) mais mon expérience est totalement inverse de la tienne, beaucoup de gens dans mon entourage comme parmi ceux rencontrés sur les marchés pendant la campagne des législatives , m'ont avoué avoir voté Royal en reculant, parce qu'ils ne pouvaient pas voter Sarko et en souhaitant qu'elle ne soit pas élue. Les arguments donnés étaient toujours les mêmes : pas fiable, "gourdasse", incapable de donner un programme cohérent, ayant des positions ambigues sur l'international, régionaliste, imbue d'elle-même et autoritaire et j'en oublie !  
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S
Ce n\\\'est pas pour avoir le dernier mot sur ce point. Mais une précision : j\\\'ai observé en Mayenne que le soutien à la candidate ne provenait pas que des nouveaux adhérents du PS. Dans l\\\'ouest, elle avait un réel soutien populaire, au-delà des militants et sympathisants du PS. Les sondages auprès de l\\\'électorat socialiste traduisaient une adhésion, un attachement à sa personne, et aussi un espoir d\\\'une partie des électrices et électeurs, qui n\\\'a pu se concrétiser en raison de l\\\'impréparation de cette candiidature, de la votalitilité et du manque de consistance de ses propositions. Le PS en porte la responsabilité, comme il il était responsable de la mauvaise campagne de Jospin en 2002, point n\\\'était besoin de chercher de bouc émissaire !
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C
Il faut quand même dire que S.Royal a été choisie par les adhérents du P.S, dont un grand nombre de "récents", ayant peu de culture politique, sur la foi des sondages et des mises en scène médiatiques ... est-ce suffisant pour un candidat à la présidentielle ?
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S
Bonjour Christine et merci de ce commentaire. J'apprécie la clarté de tes propos. Tu apportes la contradiction en exposant tes arguments. Je partage une partie de tes critiques envers Ségolène Royal. Néanmoins, c'est elle qui avait été désignée très majoritairement par les adhérents du PS à la candidature à l'élection présidentielle. Laurent Fabius était rejeté par beaucoup car il n'avait pas respecté le vote interne en faveur de la ratification du traité constitutionnel européen. Et DSK n'était pas accepté car considéré, avec raison, comme étant trop proche du patronat et des forces liées à la mondialisation libérale. Inutile de se demander si d'autres auraient mieux fait qu'elle. L'échec est à porter au débit du PS dans son ensemble, en raison de son incapacité à se positionner à la fois près du peuple et pour une Europe à réorienter. La gauche, au-delà du seul PS, a aussi une responsabilité dans l'échec car, avec un total de voix autour de 36% au 1er tour, la gauche au second tour ne pouvait gagner, quelque soit le(la) candidat(e). Cherchons maintenant à créer les conditions qui permettront à la gauche de gagner la prochaine élection présidentielle.<br />  <br />
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C
Cher Michel, merci de me citer. J'ajouterai néanmoins que je ne sais pas si Sarkozy est ou n'est pas la solution pour la France, c'est, en tout cas, celui qu'elle s'est donné dans une situation de désarroi, face à une candidate qui n'a pas su être à la hauteur, qui a joué le mythe de la sauveuse magique au lieu de prendre à bras de corps les vrais problèmes (Europe, mondialisation ... ) . Je lui en veux beaucoup, la gauche, avec un véritable projet de gauche et un candidat à la hauteur aurait dû, aurait pu l'emporter. Hélas ! Sarkozy est un ultra-libéral et il faut le combattre à ce titre ; néanmoins, actuellement, il garde son sens et sa cohésion à l'idée de nation, il faut aussi le reconnaître..
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