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Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine à partir, notamment, des idées de Jean-Pierre Chevènement, l'un de ses fondateurs, qui n'est plus membre du MRC depuis 2015. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens (MDC) après les élections de 2002. En 2022, le MRC est devenu membre de la Fédération de la Gauche Républicaine avec quatre autres organisations politiques.

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Contre les franchises médicales, un débat public le 8 octobre à Laval


Une politique de la santé et de soins pour tous

 

De nombreuses organisations politiques et syndicales se sont engagées dans la riposte au gouvernement sur le thème des franchises médicales.

 

Une réunion d’information et de débat aura lieu lundi 8 octobre à 20h, salle de la FAL (Foyer culturel), rue du Vieux-St-Louis, à Laval.

 

Trois intervenants : Marie-Paule Poussier (CGT Laval), Loïc Bedouet (PS, Conseil Régional) et Raymond Mari*, spécialiste de l’économie de la santé, au niveau national.

 

* Voir, catégorie « santé et sécurité sociale », l’article paru sur ce blog le 28 février 2007, qui reprend un texte de Raymond Mari concernant la politique de la santé « La santé, capital individuel et collectif ». Voir aussi d’autres articles sur les franchises médicales, la santé et la protection sociale (18 articles).

 

Voici le texte de la pétition nationale, à l’appel des organisations mayennaises suivantes : AIDES ; ATTAC ; Confédération paysanne ; CGT ; FSU ; Les Verts ; MRC ; PCF ; PRS ; PS ; Solidaires. 

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« Plus ça va, plus on fait payer les malades.

D’abord présentées pour combler le déficit de la Sécu, aujourd’hui proposées pour financer le plan Alzheimer, les franchises se rajouteraient à ce que les assurés sociaux doivent déjà payer. De lois en décrets, sous des prétextes variables – responsabilisation, trou de la sécu…- les assurés sociaux doivent payer toujours plus pour se soigner. 1967 déjà : le ticket modérateur – partie non remboursée par la sécurité sociale – devait diminuer la surconsommation médicale. Depuis, du forfait hospitalier au forfait par consultation, en passant par les dépassements, ce qui reste à payer pour se soigner est de 240 euros en moyenne par personne et par an. Et, pour 900 000 personnes, cela atteint même 1 000 euros ! Pour beaucoup, c’est impossible. De plus, les franchises pourraient remettre en cause la prise en charge à 100% dont bénéficient les personnes atteintes de pathologies graves.

 

Avec les franchises, les malades paient pour les malades.

Les gens qui n'ont pas les moyens renonceront à certains soins comme c'est déjà le cas pour les lunettes et pour les dents. Nous refusons l'instauration de telles franchises, socialement injustes, économiquement inefficaces et dangereuses pour la santé publique. Pour ceux qui ont une mutuelle, le ticket modérateur et le forfait hospitalier peuvent, dans certaines limites, être pris en charge. Mais les franchises ne le seront pas.

La franchise, au début c'est 50 euros, mais après… On voit ce qui ce passe : le forfait de 1 € par consultation qui – promis juré – ne devait pas augmenter et était plafonné à 1 € par jour quel que soit le nombre d'actes, peut aller depuis le 1er août jusqu'à 4 € par jour. Les dépassements d'honoraires, ces franchises occultes, devaient rester « raisonnables », mais aujourd'hui, elles peuvent atteindre plusieurs milliers d'euros pour une opération. Peu à peu, les dépenses non remboursées augmentent.

 

Les franchises, c'est la fin de la solidarité et la remise en cause des principes fondateurs de la Sécu. Parce que – riche ou pauvre, jeune ou vieux… – nous devons tous être égaux dans l'accès aux soins, la France a créé la Sécurité sociale en 1945. Le principe en est simple : chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins. A l'opposé de ce système solidaire : celui des assurances. Selon le niveau – et donc le prix – du contrat, la couverture varie. Ainsi, se développe une médecine à plusieurs vitesses.

 

Le financement solidaire, condition indispensable pour améliorer notre système de santé.

Il faut d'abord améliorer la prévention des maladies. Transformer les conditions de vie, de travail, d'environnement, d'alimentation… autant de pistes pour réduire la venue des maladies, comme le cancer, le diabète, et peut être même l'Alzheimer. Notre pays n'a jamais été aussi riche. Il faut donc exiger un débat sur la part des richesses dévolue à la santé. C'est un choix de société.

Alors, il faut choisir. Soit, comme l'a fait Nicolas Sarkozy, multiplier les cadeaux fiscaux (13 milliards d'euros) aux plus favorisés et les exonérations de cotisations pour les employeurs, soit partager les richesses pour maintenir une Sécu fondée sur la solidarité. Là est le cœur du débat ».

A noter un commentaire de Lucette Guibert, responsable Santé et protection sociale à l’UFAL (Union des Familles laïques) dans le journal des Amis de ReSPUBLICA (562 de www.gaucherepublicaine.org) concernant la réunion qui a eu lieu à Paris le 3 octobre, gymnase Japy (là où s’était déroulé le congrès unificateur des socialistes en 1905).

« C’est la première fois que tous les partis politiques de gauche (oui, TOUTE la gauche !) se retrouvent pour dénoncer la dérive anglo-saxonne et réagir. Autre fait d'importance : outre les partis politiques, étaient présents nombre d'associations (associations de malades, associations familiales, associations d’éducation populaire, associations de retraités), de syndicats (salariés, étudiants, professionnels de santé) et même des mutuelles, chacun amenant ses arguments sur la nocivité des franchises sur la société et les individus.

Toutes les générations étaient présentes, depuis l’UNEF pour les plus jeunes, jusqu’aux retraités avec l’UNRPA et la CGT retraités. C’est la première concrétisation d’une stratégie à front large, tant sur le plan politique, qu’organisationnel et générationnel ; tous ensemble, enfin ! La prise de conscience d'un combat commun, d'un avenir commun, est une réalité qui doit être cultivée à gauche. Dans le respect des sensibilités de chacune des organisations, un véritable travail de mobilisation collective a été effectué.

De même, on constate une farouche volonté à amplifier et faire de cette mobilisation un exemple, contre les unions sporadiques sans lendemain, juste levées pour témoigner et pour s'éteindre. Fait important : des citoyens ont été capables de s'organiser contre le projet des franchises avant même qu’elles ne soient proposées et discutées à l’Assemblée Nationale. Pour une fois, depuis bien longtemps, le mouvement militant a de l’avance sur le pouvoir politique.

Enfin, pour aller au-delà du constat de l’efficacité de cette « stratégie à front large » dans la mobilisation, il est bon de rappeler que ce sont souvent les EGSAM (Etats Généraux de la Santé et de l’Assurance Maladie) qui ont servi, en province, d’embryon au « Collectif contre les Franchises médicales et pour l’accès aux soins pour tous ».

Nous avons appris des dernières batailles (contre la réforme de l’assurance maladie, contre le démantèlement de l’hôpital public, contre la privatisation des services publics…) d’autres manières de militer et de progresser. Les organisations membres des EGSAM ont maintenant un passé militant commun au cours duquel les personnes ont appris à agir et dénoncer ensemble, à confronter leurs analyses, à expliquer leurs différences toujours avec la volonté de les dépasser pour travailler ensemble à un avenir constructif (…) ».

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