Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine à partir, notamment, des idées de Jean-Pierre Chevènement, l'un de ses fondateurs, qui n'est plus membre du MRC depuis 2015. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens (MDC) après les élections de 2002. En 2022, le MRC est devenu membre de la Fédération de la Gauche Républicaine avec quatre autres organisations politiques.
La retraite à taux plein, de moins en moins accessible
Ministre des affaires sociales à l’époque, et fier d’avoir attaché son nom à la loi réformant les retraites, adoptée par le parlement en juillet 2003, François Fillon, en tant que chef du gouvernement en 2008, veille à ce que son successeur à ce poste, Xavier Bertrand, continue dans le même sens. A-t-il raison d’être fier de son oeuvre ?
Dans un article paru le 29 mars 2008 sur www.marianne2.fr le rédacteur en chef Hervé Nathan répondait non, parce que cette réforme, depuis 2003, a manqué à tous ses engagements, en dehors de l’allongement de la durée de cotisation des fonctionnaires de 37,5 années à 40 années, comme pour le secteur privé.
« Le Premier secrétaire du PS François Hollande a estimé que le travail des plus de 55 ans était le "préalable" à l'allongement de la durée de cotisation, qu'il n'exclut pas, tout en demandant de "nouvelles ressources" pour le financement.
Interrogé sur le passage à 41 ans de cotisation, M. Hollande a déclaré: " Si on a du travail jusqu'à la période qui permet de partir en retraite avec ses droits pleins, alors oui pourquoi pas? Sauf que là, le préalable, c'est le travail des seniors". "C'est ce que disent la plupart des organisations syndicales", a justifié M. Hollande.
Le chiffre des seniors de plus de 55 ans au travail -38%- "n'a pas bougé depuis la réforme de 2003", a-t-il affirmé. "On peut allonger la durée de cotisation à 41 ans, 42 ans, mais si au-delà de 55 ans vous n'êtes pas en situation d'allonger vos droits, vous aurez une diminution de votre niveau de pension. C'est un marché de dupes", a-t-il argumenté.
Pour encourager le travail des jeunes et des seniors, M. Hollande a suggéré de "moduler les cotisations sociales tout au long de la vie sur l'âge du salarié". "Il faut trouver de nouvelles ressources" pour le financement des retraites, a-t-il ajouté, estimant que certains éléments de rémunération n'étaient pas soumis à cotisations.
"Tant qu'on a pas une assiette plus large pour le financement des retraites, il est difficile de demander des efforts supplémentaires pour le financement des retraites", selon M. Hollande.
Les partenaires sociaux étaient reçus par le ministre du Travail Xavier Bertrand qui se montre inflexible sur le passage à 41 ans de cotisation d'ici 2012 ».
François Hollande a raison. Les pouvoirs publics n’ont pas analysé à fond cette question du rejet, par les entreprises, des travailleurs ayant dépassé 55 ans.
La formation déficiente aux nouvelles technologies est une explication, mais la logique financière qui a pris le dessus dans la gestion des entreprises en est une autre, aussi importante. Dans les deux cas, la responsabilité des employeurs est engagée.
Les principales mesures programmées par le gouvernement sont présentées ces jours-ci aux « partenaires sociaux ».
Voici ces mesures, selon www.lefigaro.fr ce 29 avril.
Ce qui va changer pour les futurs retraités
« Durée de cotisation. Pour une pension à taux plein, il faudra cotiser un trimestre en plus par an dès 2009, pour arriver à 41 ans en 2012. La loi Fillon prévoyait cette prolongation de façon semi-automatique (changer le rythme aurait nécessité un décret).
Emploi des seniors. Les limites d'âge et les mises en retraite d'office seront supprimées. Le cumul emploi-retraite sera assoupli : dès lors que le salarié a droit à une pleine pension, tout plafond de revenu disparaîtra. La surcote pourrait être augmentée à 5 % dès la première année travaillée au-delà de 60 ans et de la durée pleine de cotisation. Plus délicat, l'indemnité de départ en retraite pourrait être réservée à ceux qui ont cotisé assez longtemps pour être à taux plein ; l'âge de dispense de recherche d'emploi (57,5 ans actuellement) sera peu à peu relevé. Enfin, faute de «résultats suffisants» d'ici à 2010, branches et entreprises n'ayant pas signé d'accord avec «engagement chiffré de progression sensible de la part des 55-64 ans dans les effectifs» seront pénalisées par un malus : une «cotisation retraite additionnelle».
Carrières longues. Le dispositif, qui permet aux personnes ayant commencé à travailler avant 18 ans, est maintenu. Néanmoins, le prix de rachat des anciens trimestres sera «réexaminé».
Pénibilité. Le gouvernement n'impose aucun dispositif de départ anticipé des salariés les plus usés. Il laisse place à la négociation qui patine depuis cinq ans !
Fonctionnaires. Les employeurs publics «devront faire preuve d'exemplarité» sur l'emploi des seniors, sans beaucoup plus de précisions. Les «surpensions» versées aux fonctionnaires prenant leur retraite outre-mer seront «réformées». L'Ircantec (retraite complémentaire des contractuels et des médecins hospitaliers), en difficulté financière, devra évoluer : un sujet hypersensible.
Petites retraites, Veufs. Confirmation des promesses de campagne de Nicolas Sarkozy : le minimum vieillesse sera revalorisé de 25 % d'ici à 2012, des mesures seront prises en faveur des retraites agricoles et la pension de réversion passera de 54 % à 60 % d'ici à 2011 (mais un âge minimum pour pouvoir en bénéficier sera rétabli).
Hausse des pensions. Simple rattrapage, compte tenu de la forte inflation : après la hausse de 1,1 % de janvier les pensions seront à nouveau relevées le 1er septembre. À l'avenir, les hausses du régime général interviendront le 1er avril.
Financement. Pour le gouvernement, «les excédents [de l'Unedic] liés au recul du chômage permettent de mettre en œuvre» le transfert de cotisations de l'assurance-chômage vers l'assurance-vieillesse. Le tandem Raffarin-Fillon avait en effet prévu, à terme, une «bascule» de 3 points de cotisation (environ 15 milliards d'euros par an). Mais c'est aux partenaires sociaux de fixer les cotisations chômage… Autre point, c'est la Caisse d'allocations familiales, tout juste redevenue excédentaire, qui pourrait financer les majorations de pension pour enfants, «qu'il peut sembler logique de prendre en charge dans le cadre de la politique familiale». Enfin, pas un mot sur le Fonds de réserve des retraites une cagnotte pour l'après-2020 , chère aux syndicats et au patronat mais dont Nicolas Sarkozy voulait s'emparer.
Point d'étape. Le prochain rendez-vous était prévu en 2012. Un point aura lieu dès 2010. Xavier Bertrand laisse entendre que deux sujets pourraient y être abordés : la retraite à 61 ans, réclamée par le Medef. Et le calcul des pensions du privé : prendre en compte les 25 meilleures années réduit les pensions, dénoncent les syndicats. Pour le moment, le gouvernement a simplement «pris acte» des avis exprimés ».