Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine à partir, notamment, des idées de Jean-Pierre Chevènement, l'un de ses fondateurs, qui n'est plus membre du MRC depuis 2015. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens (MDC) après les élections de 2002. En 2022, le MRC est devenu membre de la Fédération de la Gauche Républicaine avec quatre autres organisations politiques.
Par SORIN Michel
De Thomson à Flextronics en passant par Alcatel : l’itinéraire d’une usine lavalloise Les anciens salariés se souviennent de leur embauche au début des années 1970, dans cette usine Thomson CSF (devenu Thalès) qui, sur 30 000 m², fabriquait du matériel militaire. C’était l’époque des embauches massives dans les usines du grand ouest qui produisaient du matériel électronique. Marcel Chesnay, syndicaliste CGT, a présenté son témoignage dans Ouest-France (2 juin 2005). Après les nationalisations de 1981-82, il y eut des transferts d’activité. C’est ainsi que cette usine et ses 600 salariés ont été transférés dans le giron d’Alcatel et des télécommunications en 1984. Production de télécopieurs, de gros téléphones de voiture, de bips… En 1991-92, un plan de suppression de 246 emplois provoque la stupeur et un conflit social dur (retenue de dirigeants pendant trois jours) et long (trois mois). Il y avait des commandes. Personne ne comprenait. Après coup, cette décision a été interprétée comme le moyen de préparer à la transition vers la fabrication de téléphones mobiles. Certaines personnes licenciées ont créé leur entreprise. Pendant plusieurs années, à la fin des années 1990, les effectifs ont fortement augmenté (avec des intérimaires) avec le développement de la téléphonie mobile (GSM). L’usine est refaite à neuf. L’électronique et ses sous-traitants représentent environ 3 000 emplois à Laval. En 2001, l’éclatement de la bulle Internet et dans les télécommunications, l’arrivée de l’écran couleur sur les téléphones portables, ont pris à contre-pied Alcatel, confronté à une grave crise financière. Le PDG, Serge Tchuruk, parle aux USA « d’entreprise sans usine ». Le site de Laval (830 salariés) est vendu à Flextronics, société américaine, n° 1 de la sous-traitance mondialisée, spécialisée dans la reprise d’unités de fabrication de téléphonie et de composants électroniques en Europe et en Amérique (le siège est à Singapour). Ce groupe s’est développé par achat de sites délaissés par les grands opérateurs électroniques mondiaux (plus d’une centaine). Il achète les marchés, puis met les sites en concurrence. Pour des raisons de coût de main-d’œuvre, il réduit les effectifs et ferme des sites en France au profit de nouvelles unités en Europe de l’Est ou en Asie (articles de Libération et du Monde en juin 2005). En avril 2004, une centaine de salariés ont négocié leur départ volontaire. Quelques mois plus tard, Flextronics annonce la suppression de 150 emplois. En 2005, c’est la fermeture totale et la recherche d’emploi pour les 503 salariés de l’entreprise. Cette décision menace plus de mille emplois de sous-traitants, selon la CGT et la CFDT. Début octobre 2006, un bilan établi par la CFDT concernant la situation des personnes licenciées fait état de 13 salariés restés dans l’entreprise. 243 ont retrouvé un emploi, dont 94 repris par le groupe Cofidur, sous-traitant électronique.
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