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Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine à partir, notamment, des idées de Jean-Pierre Chevènement, l'un de ses fondateurs, qui n'est plus membre du MRC depuis 2015. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens (MDC) après les élections de 2002. En 2022, le MRC est devenu membre de la Fédération de la Gauche Républicaine avec quatre autres organisations politiques.

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Crise alimentaire non résolue mais production de blé en hausse


La Commission européenne comme si de rien n’était

 

Je ferai un point complet début septembre sur les questions de politique agricole et alimentaire. La crise alimentaire va faire sentir ses effets durablement sur les pays pauvres.

 

Voir, à ce sujet, l’article paru le 23 juillet 2008 sur le site du quotidien Le Monde La famine menace 14 millions de personnes

 

La Commission européenne, on l’a vu lors des négociations de l’OMC à Genève (voir OMC : les pays en développement en froid avec le libre-échange - 30 juillet 2008), n’a pas pris en compte la nouvelle donne mondiale liée à la crise alimentaire.

 

Les matières premières ont amorcé une baisse de leurs prix. Voir l’article paru le 7 août dernier sur le site du même quotidien Le prix des matières premières se replie.

 

La récolte 2008 de céréales est en hausse en France et dans le monde, ce qui va permettre de reconstituer les stocks. Patrick Gaudin (MRC 17) m’a signalé cet article paru dans L’Humanité (www.humanite.fr) le 24 juillet 2008, signé Gérard Le Puill.

Récolte céréalière en hausse

Céréales. Pour cette année, la récolte de blé tendre devrait progresser de 20 % en France. Reste l’inconnue des prix.

 

Les moissons sont déjà bien entamées dans plusieurs régions de France et, selon les derniers chiffres fournis par l’Office national interprofessionnel des grandes cultures (ONIGC), la récolte française de blé tendre devrait progresser de près de 20 % en 2008 par rapport à l’an dernier. Elle atteindrait plus de 36 millions de tonnes. À condition que le climat soit favorable à une récolte de qualité durant toutes les semaines qui nous séparent de la seconde moitié du mois d’août.

 

Pour le blé dur, destiné aux pâtes alimentaires et autres produits de semoulerie, la hausse de la production serait de 10 % et la récolte atteindrait 2,2 millions de tonnes. L’orge ne serait pas en reste avec 11,3 millions de tonnes, contre 9,6 millions de tonnes en 2007 et le maïs suivrait la même tendance.

 

Comme l’abondance concerne aussi les autres pays de l’Union européenne et les pays concurrents du pourtour de la mer Noire, il est possible que la flambée des cours constatée à partir de l’été 2007 ne soit pas au rendez-vous à la fin de cet été. Quoique.

 

La production mondiale de maïs sera en recul d’environ 5 % en 2008 par rapport à 2007 en raison des inondations qui ont affecté les semis de printemps au États-Unis.

 

De plus, la montée continuelle du prix du pétrole pourrait conduire les distilleries américaines à produire plus d’agrocarburants que l’an passé et à renchérir le prix des aliments à base de maïs au Mexique et ailleurs.

 

Au terme d’une année 2007 caractérisée par une faible récolte et des prix élevés, la France termine l’année céréalière avec un stock de report supérieur à celui de l’an dernier. L’explication est simple.

 

En janvier dernier, la Commission européenne avait décidé d’importer des céréales fourragères des pays tiers sans le moindre tarif douanier dans le but affiché de faire baisser les cours sur le marché intérieur de l’Union. Faute d’y parvenir vraiment, sa décision a entretenu des tensions et des prix élevés sur le marché mondial.

 

Ainsi, les licences d’importations de maïs délivrées par l’Union européenne au cours de la campagne qui s’achève se sont élevées à 14,6 millions de tonnes contre 5,5 millions de tonnes durant la campagne 2006-2007.

 

Des pays importateurs net comme l’Italie et l’Espagne ont couvert pratiquement tous leurs besoins en nutrition animale par des importations en provenance des pays tiers. La conjonction d’un euro fort avec la suppression de toute taxe aux frontières de l’Europe rendait plus intéressant le maïs ukrainien libellé en dollars. Et quid de la préférence communautaire.

 

Sans même attendre de connaître le volume et la qualité de la récolte de cet été, la Commission a prolongé d’un an la possibilité d’importer des céréales à droit nul. C’est bien la preuve que le marché intérieur européen n’est plus un marché commun régional, mais une zone de libre-échange qui accorde des concessions sans réciprocité.

S’agissant des céréales, cela peut conduire à terminer la campagne 2008-2009 avec des stocks pléthoriques en raison de la surévaluation de l’euro par rapport au dollar.

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