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Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine à partir, notamment, des idées de Jean-Pierre Chevènement, l'un de ses fondateurs, qui n'est plus membre du MRC depuis 2015. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens (MDC) après les élections de 2002. En 2022, le MRC est devenu membre de la Fédération de la Gauche Républicaine avec quatre autres organisations politiques.

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Le revenu 2006 des agriculteurs français en hausse pour la première fois depuis 1998

 

Après sept années de baisses successives

 Le revenu agricole en forte hausse en 2006

 Le Service des études économiques et de prospective de l’Assemblée Permanente des Chambres d’Agriculture (APCA) communique chaque trimestre des informations sur l’évolution de l’agriculture. Je vais reprendre des éléments contenus dans les bulletins de septembre et, surtout, décembre 2006, de « L’agriculture en chiffres ».

 En 2006, l’agriculture a été au cœur des débats internationaux et des articles de presse après l’échec des négociations à l’OMC, dans un contexte international caractérisé par la hausse des prix du pétrole et des matières premières.

 Les produits agricoles ont suivi le mouvement. Les cours mondiaux (et français) du blé ont augmenté de 30% entre mai et septembre 2006.

 + 15% en moyenne en 2006 (après -13% en 2005)

 Pas étonnant que le revenu des agriculteurs ait suivi à la hausse (environ 15%, selon les estimations que l’INSEE a publiées le 20 décembre dernier), après des baisses successives chaque année depuis 1998 (environ 30% sur 7 ans, dont 13% pour la seule année 2005).

 Cette année agricole 2006 a été marquée en France par une baisse de production (-2,6% en volume) liée à la sécheresse estivale, mais compensée par une forte hausse des prix (+6%).

 Une bonne année mais de fortes différences selon les productions

 Il faut distinguer, selon les productions, celles qui ont bénéficié d’une conjoncture favorable de prix (céréales*, produits oléoprotéagineux, fruits, maraîchage, ainsi que l’élevage bovin qui a continué sa remontée des prix) de celles qui ont fait face à des problèmes de débouchés (lait, volailles, vins*).

 Les agriculteurs ont atténué les effets des hausses du pétrole sur les carburants et les engrais par une réduction de leurs achats (-10% en volume d’engrais pour une surface cultivée équivalente).

 Les DPU sont des subventions d’exploitation

 En 2006, l’économie agricole a été marquée par la mise en application de la réforme de la PAC (Droits à paiement unique – DPU – et dissociation des aides de l’acte de production – découplage**).

 Auparavant, les aides publiques étaient comptabilisées et enregistrées en même temps que les productions. A partir de 2006, elles sont dans le poste des subventions d’exploitation. C’est sans incidence sur le revenu des agriculteurs mais cela ampute la valeur ajoutée de l’agriculture de 5 milliards €.

 Les aides font 80% du revenu agricole

 A noter que ces subventions (DPU + aides à l’investissement et à l’installation) font environ 80% du revenu net agricole (un peu moins qu’en 2005). Le revenu net moyen d’une entreprise agricole par actif non salarié (inflation comprise) s’élève à 22 500 € en 2006, selon Eliane Le Rey du service statistique du Ministère de l’Agriculture (propos rapportés par Le Monde, 22 décembre).

 * Les hausses les plus fortes de revenu sont enregistrées dans le secteur des grandes cultures céréalières. Par contre, la situation ne s’améliore pas dans la viticulture.

 ** Le découplage des aides directes n’est pas complet : 25% des aides aux grandes cultures céréalières et 100% des aides PMTVA (vaches allaitantes) restent liées à la production.

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