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Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine à partir, notamment, des idées de Jean-Pierre Chevènement, l'un de ses fondateurs, qui n'est plus membre du MRC depuis 2015. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens (MDC) après les élections de 2002. En 2022, le MRC est devenu membre de la Fédération de la Gauche Républicaine avec quatre autres organisations politiques.

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Dans La Chronique Agora, Bill Bonner évoque la folie financière ordinaire

 

Le monde capitaliste, plus intelligent qu’en 1929 ? 

 Je ne sais pas qui m’a orienté vers La Chronique Agora. Elle met à la portée de tous, apprentis capitalistes ou non, des informations sur le monde de la finance mondialisée. Elle se présente elle-même sur son site http://www.la-chronique-agora.com.

 « Voici La Chronique Agora -- une lettre e-mail quotidienne unique en son genre, mêlant informations sur la finance et l'économie, conseils d'investissement, réflexions sur la marche du monde -- et bien d'autres choses encore !

 Rédigée par Philippe Béchade, Bill Bonner (auteur des best-sellers L'Inéluctable faillite de l'économie américaine et L'Empire des dettes) et toute leur équipe, La Chronique Agora distrait et passionne ses lecteurs depuis 2002. 80 000 investisseurs profitent déjà de nos conseils tous les jours : pourquoi ne pas les rejoindre dès aujourd'hui ?

 Et n'oubliez pas : La Chronique Agora est entièrement et complètement gratuite ! »

 Ce jour, Bill Bonner, co-fondateur de La Chronique Agora, signe une chronique intitulée « L’économiste le plus important de la planète »

  Qui est l'économiste le plus important de la planète ?

 « La réponse à cette question était simple, autrefois : Alan Greenspan. Dieu a créé le ciel et la terre, mais Greenspan a créé les Grandes Bulles -- pour les actions d'abord... puis l'immobilier... et désormais l'art, les montres, les jets privés, les yachts, l'immobilier commercial, les marchés émergents, les fonds de couverture, les produits dérivés, le private equity... et bien d'autres choses encore.

 Mais à présent, Greenspan se contente de prononcer des discours... tandis que Ben Bernanke doit entretenir les bulles, se donnant beaucoup de mal pour les empêcher d'exploser. Alors qui est l'économiste le plus puissant actuellement ?

 Nous ne connaissons pas son nom. Nous ne savons même pas s'il est économiste. Mais quiconque gère la politique financière chinoise -- peut-être le chef de la Banque populaire de Chine -- est à surveiller de près. La Chine est l'économie qui se développe le plus rapidement au monde. Elle possède le plus gros tas de dollars de la planète -- plus de 1 000 milliards de billets verts. Elle a également le marché boursier le plus cinglé du moment.

 La bourse chinoise a encore chuté. La Banque de Chine a averti le peuple que les choses étaient allées un peu trop loin. Il règne une telle fièvre spéculative, dans l'Empire du Milieu, que sur les forums en ligne, les messages donnant des tuyaux boursiers poussent des millions d'investisseurs individuels à investir. La banque centrale a essayé de mettre en place plusieurs mesures destinées à les calmer. Rien ne semblait marcher -- jusqu'à la semaine dernière. Lorsque la Banque a imposé quelques restrictions supplémentaires sur les transactions boursières, les Chinois se sont soudain refroidis. L'indice CSI 300 a atteint un sommet historique le 29 mai -- 200% plus haut qu'il ne l'était il y a 10 mois de cela. Depuis, il a chuté de 15%.

 Regardant 80 ans en arrière, nous nous interrogeons sur les similitudes. A l'époque, les Etats-Unis étaient l'économie la plus dynamique au monde. Et c'était eux qui avaient le plus gros tas d'argent ; ils possédaient la moitié de tout l'or des banques centrales de la planète. C'était également l'Amérique qui cherchait à soutenir la devise de la puissance impériale vieillissante, la Grande-Bretagne, en ajoutant des liquidités supplémentaires en dollars. Et c'est cette même liquidité, que le banquier central américain Ben Strong a appelé "un petit coup de whiskey", qui a envoyé les places américains dans la stratosphère. La banque centrale US a alors essayé de donner un coup de frein... et le système tout entier a dérapé... ce qui s'est soldé par le Krach de 1929 et la Grande dépression.

 A présent, nous sommes absolument certain -- après avoir passé toute la nuit en méditation sur le sujet -- que l'économiste le plus important du monde, quel qu'il soit, est intelligent. Il ne va rien faire de stupide. Après tout, il n'est pas arrivé là où il en est en étant idiot. C'est vrai que Ben Strong n'était pas franchement bête non plus. Et celui qui gérait la politique financière britannique dans les années 20 n'était autre que Winston Churchill.

 Mais nous sommes tellement plus intelligents que nos ancêtres ! Les pauvres vieux pensaient que pour s'enrichir, il faut travailler dur et épargner son argent. Aujourd'hui, on sait que seuls des attardés essaieraient de s'enrichir de la sorte. Non, on en sait bien plus long, actuellement. On sait que pour devenir riche, il faut acheter quelque chose. Une action chinoise, par exemple. Ou un tableau de Francis Bacon. Ou à peu près n'importe quoi. La chose en question voit inévitablement son prix grimper -- de 100%... 200%... 300%... et hop ! On a gagné de l'argent. Et tant qu'à faire, il faut le savoir : le moyen le plus intelligent de devenir riche, c'est de faire jouer l'effet de levier sur votre achat. N'investissez pas tout votre capital pour l'acquérir. Ne mettez que 10%, par exemple. Empruntez le reste. Ainsi, lorsque votre action chinoise triple, vous ne gagnez pas 200% sur votre investissement... mais bien 2 900% ! Voilà, ça commence à devenir intéressant !

 Alors que nous méditions sur tout cela, une sombre pensée a traversé notre esprit. Comment avons-nous fait pour devenir plus intelligents que nos pères et grands-pères ? Comment se fait-il qu'ils n'aient pas inventé les choses qui rendent notre civilisation si confortable et productive -- les automobiles... le moteur à explosion... les télécommunications... les avions... les anti-douleurs... la mondialisation... l'électricité... la climatisation... les banques centrales... les armes nucléaires... les gratte-ciel... la télévision... le canard laqué... le whisky vieilli en fût de chêne... le point-virgule... les sous-vêtements de coton... ou la pénicilline ? Oh... ils ont inventé tout ça ?

 Bon d'accord, peut-être ont-ils inventé les ingrédients de base de la vie moderne... mais ils n'ont pas inventé YouTube ! C'est qu'ils devaient être bien bêtes, quand même.

 Puis une autre sombre pensée est venue nous assaillir. Si nous sommes tous si intelligents... qui s'occupe de VENDRE ? Vous voyez ce que je veux dire, cher lecteur ? Si les gens intelligents s'enrichissent tous en achetant des choses... à qui les achètent-ils ? Les vendeurs ne savent-ils pas ce qui est en train de se passer ?

 Nous lisons dans les journaux qu'un autre gigantesque fonds de couverture est en train de mordre la poussière. L'article comportait bien trop de détails, mais nous avons réussi à comprendre qu'UBS a investi quelques milliards de dollars pour monter un groupe appelé Dillon Read, comptant 250 employés occupés à réaliser les transactions. Ce fonds demandait à ses clients 3% du capital, plus 35% de la performance. En général, les hedge funds demandent "2 et 20", pour ce genre de services. Mais ces tarifs surélevés ont permis à la société de distribuer des primes annuelles moyennes de plus d'un million de dollars par employé.

 Le fonds est en train de fermer... après qu'un mauvais mois ait provoqué plusieurs millions de dollars de pertes pour le groupe. Lorsqu'on a 250 personnes en train de faire du trading... il y aura des pertes. Des pertes substantielles, parfois. Même le plus grand des fonds de couverture -- le Alpha Fund, de Goldman -- a perdu de l'argent au premier trimestre de cette année, avec une baisse de 3,4%.

 Mais que doivent penser les investisseurs ? Ils doivent croire que ces nouveaux brasseurs d'argent sont plus intelligents que leurs aïeux. A l'époque de nos grands-parents, une personne gérant l'argent des autres pouvait s'attendre à gagner un bon salaire, et peut-être même une petite prime d'objectif. Mais nous sommes tous bien plus intelligents, aujourd'hui. Nous savons gérer l'argent des autres avec tellement plus d'efficacité... et nous savons aussi comment faire payer les clients. Le monde financier est désormais plein de gens intelligents travaillant dans les hedge funds... les fonds d'investissement... les comptes gérés... le private equity. Tous les bassins d'argent -- y compris le Yangtsé de cash de la Chine -- doivent être gérés. Et tous les gestionnaires sont désormais des génies, qui vendent, achètent et gagnent des fortunes. Mais qui se trouve de l'autre côté de ces transactions ? »

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