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Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine à partir, notamment, des idées de Jean-Pierre Chevènement, l'un de ses fondateurs, qui n'est plus membre du MRC depuis 2015. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens (MDC) après les élections de 2002. En 2022, le MRC est devenu membre de la Fédération de la Gauche Républicaine avec quatre autres organisations politiques.

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Les pratiques agricoles protectrices de la santé et de l'environnement sont aussi les plus rentables

 

Moins de pesticides, moins d’engrais azotés, pour cultiver le blé.

Avec un meilleur résultat économique !

  

 

Je viens de recevoir une information qui m’a été communiquée par l’un des abonnés à ce blog, Patrick Gaudin (Charente-Maritime). Celui-ci milite pour concilier agriculture, environnement et revenu des agriculteurs, et je le remercie de sa contribution.

 Cette information concerne les conclusions de l’expérimentation réalisée depuis quatre ans sur des cultures de blé, à l’initiative de l’Institut National de la Recherche Agronomique (INRA) en relation avec l’Institut du Végétal (ARVALIS), des Chambres d'agriculture et des sélectionneurs appartenant à un Groupement d’Intérêt Economique (GIE).

 

  Cette étude, dont l’objet était de vérifier si de nouvelles variétés plus rustiques (résistantes aux maladies tout en étant productives) associées à une moindre utilisation de produits chimiques et d'engrais, pouvaient conduire à des résultats économiques satisfaisants.

 

 La réponse est oui, ce qui est d’une grande importance, compte tenu de la baisse des prix de vente du blé (environ 40%, avant une remontée en cours), depuis les réformes de la Politique Agricole Commune (1992 et 1999). Même si des aides publiques compensatrices sont venues compléter le revenu des agriculteurs.

 

 L’INRA souligne qu’il s’agit d’une nouvelle approche, qui répond aux préoccupations des citoyens et des agriculteurs.

Les chercheurs parlent de « systèmes intégrés » car  correspondant à une approche globale de l’utilisation du sol pour la production agricole, à une consommation le moins possible d’énergie et de produits chimiques et à une valorisation au mieux des ressources naturelles.

 

  Autrement dit, une agriculture plus autonome, plus économe et plus respectueuse de l’environnement. Avec un souci de cohérence globale dans les décisions techniques. Il est tenu compte des facteurs limitants, ce qui n’est pas le cas dans les systèmes intensifs, dans lesquels le rendement est maximisé et les consommations d’énergie et de produits chimiques décidées en fonction du rendement.

 

  L’intérêt de cette étude est de confirmer aux pouvoirs publics ce qu’ils savent depuis longtemps mais ne veulent pas entendre, préférant continuer de soutenir l’agriculture intensive, et les grandes entreprises qui fournissent les pesticides.

 

  Il est temps de réorienter la politique agricole en fonction des priorités de santé publique et de protection de l’environnement. Il est prouvé que les systèmes de production intégrés et biologiques, non seulement sont les mieux adaptés à ces besoins au niveau de la société, mais ils permettent aux agriculteurs de vivre correctement de leur travail. 

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