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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine à partir, notamment, des idées de Jean-Pierre Chevènement, l'un de ses fondateurs (celui-ci a souhaité s'éloigner du MRC en 2015). Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens (MDC) après les élections de 2002. En février 2019, le MRC a co-fondé la Gauche Républicaine et Socialiste (GRS), en continuant d'exister, au moins jusqu'à son prochain congrès, en décembre 2020.
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21 novembre 2010 7 21 /11 /novembre /2010 23:49

Articuler l’écologie avec le développement économique et social

Le texte « L’écologie dans le débat politique » est un projet d’orientation politique sur les principes d’intégration des questions écologiques à une approche républicaine d’une société de progrès et de développement. Ce projet est soumis au débat interne au Mouvement Républicain et Citoyen. Il est appelé à être complété, une fois adopté dans sa forme définitive, par un volet propositionnel.
Seule la 3ème partie est ici reproduite. Pour voir l’ensemble du texte, cliquer sur le titre suivant :

L'écologie dans le débat politique : la nécessité d'une réponse républicaine

 

Ces quarante dernières années ont été marquées par la montée en puissance des thématiques écologiques, à la fois sur le plan « sociétal » avec l’omniprésence médiatique de questions environnementales, et sur le plan politique avec l’installation dans le paysage d’un courant dont l’identification se fond avec l’écologie pour déboucher sur « l’écologisme ».

 

  1.     1- De l’écologie sociétale à « l’écologisme » (…)
  2.     2- L’écologisme politique(…)
  3.     3- La réponse républicaine
    3.1. Jusqu’à présent, aucune réponse vraiment convaincante et efficace à l’installation de l’écologisme politique dans les dynamiques de la gauche française et européenne n’a été trouvée. La priorité doit être de construire une réponse crédible enracinée dans les valeurs républicaines, qui sont aux antipodes de la vulgate de l’écologisme puisque qu’elles reposent sur une mise en cause du mode de reproduction sociale du capitalisme mondialisé.

    La globalisation commerciale et financière des trente dernières années a provoqué des déséquilibres considérables, tant sur le plan social avec la levée massive d’une armée de réserve de travailleurs qu’a permise leur mise en concurrence mondialisée, que sur le plan financier avec l’explosion de l’endettement spéculatif. Mais les déséquilibres écologiques ne sont pas en reste avec une exploitation débridée des ressources ouverte à l’appropriation de profits à court terme par de grands groupes privés mondialisés, avec une utilisation intensive des transports à moindre coût générant des dégradations environnementales ou biologiques externalisées (socialisées) et avec la prohibition au nom de libre-échange de toute mesure de régulation sociale ou écologique des activités commerciales et mercantiles. La maîtrise politique des frontières est un préalable à la maîtrise politique des questions écologiques.

    La période qui s’ouvre est propice à une formulation des réponses républicaines : les compagnons de route sociaux-libéraux de l’écologisme politique sont mis à mal par la crise, la vulgate arrive aux bords de ses contradictions (rejet des contraintes sociales mais multiplication des contraintes environnementales, échecs de Copenhague et du projet fédéral européen en dépit d’une posture messianique, craintes liées au réchauffement de la planète mais rejet de l’énergie nucléaire, absence générale de réponses cohérentes et opérantes aux questions posées…).

    3.2. La réponse républicaine doit reconnaître aux questions écologiques leur pleine dimension scientifique et opposer le statut politique de l’écologie au statut idéologique de l’écologisme.

    i) La question écologique doit d’abord être prise pour elle-même, c’est son statut scientifique que le politique doit respecter en garantissant des moyens adaptés et l’intégrité des recherches vis-à-vis des différents lobbies. L’écologie est un objet de la science et du progrès. La maîtrise des questions écologiques est nécessaire au développement dans la durée. La réponse républicaine passe donc par la distinction entre « écologie », champ scientifique d’analyse objective et de recherche de réponses rigoureuses, et « écologisme », domaine de construction d’une vulgate métaphorique.

Mêler les deux revient à donner crédit à « l’écologisme » puisque l’écologie appelle une implication scientifique.

A cet égard, les prédictions erronées ou discutées doivent être prises comme telles et non comme la démonstration des conclusions opposées… L’incertitude ne vaut pas la certitude du contraire ! La dénonciation du catastrophisme hollywoodien de l’écologisme ne doit pas se confondre avec un négationnisme écologique et conduire à un déni des questions écologiques.

ii) Ensuite, l’écologie ne suffit pas à définir un projet politique : le statut idéologique de l’écologie, aujourd’hui établi par l’écologisme, doit être violemment contesté ; c’est l’enjeu de la période.

Il faut contester à l’écologisme le monopole des questions écologiques qu’il a confisquées. L’écologisme politique allié à des personnalités de la société civile s’est érigé en clergé du nouveau culte païen et s’est arrogé le monopole de la représentation des intérêts de la planète. Ce monopole doit s’effacer devant une démarche de confrontation rigoureuse et responsable.

iii) L’écologie ne doit donc pas être réduite à une lubie de bobos. Mais elle doit être articulée avec les questions sociales.

Les modalités d’intégration des questions écologiques à un projet progressiste renvoient au statut politique de l’écologie. Ce statut politique s’oppose frontalement au statut idéologique de l’écologie.

Un projet politique ne peut qu’être global, c’est-à-dire apporter des réponses aux questions écologiques dans le cadre d’un projet de développement économique et social. La question n’est pas : « peut-on permettre aux pays émergents d’adopter notre mode de vie ? », ils le feront. La question est « quels axes de recherche développement doit-on privilégier pour arriver tous à un mode vie à la fois élevé et durable ? ».

Le développement durable est indissociable d’une croissance offrant des emplois à tous et d’une amélioration durable des conditions de vie matérielles du plus grand nombre. La question du développement durable doit être intégrée à la question du développement humain, dont elle est une des composantes, lequel constitue le défi clef du XXIème siècle.

Cet article est le 79ème paru sur ce blog dans la catégorie MRC national.

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