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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine à partir, notamment, des idées de Jean-Pierre Chevènement, l'un de ses fondateurs (celui-ci a souhaité s'éloigner du MRC en 2015). Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens (MDC) après les élections de 2002. En février 2019, le MRC a co-fondé la Gauche Républicaine et Socialiste (GRS), en continuant d'exister, au moins jusqu'à son prochain congrès, en décembre 2020.
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22 septembre 2019 7 22 /09 /septembre /2019 20:57

 

Participation significative des autres organisations de gauche

 

La Gauche républicaine et socialiste (GRS) est née à Valence le 3 février 2019 de militants issus de deux organisations différentes, le Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) d'une part et APRéS (ex-PS) d'autre part.

En quelques mois, c'est un nouveau parti qui s'est positionné au coeur de la gauche, avec l'objectif de contribuer à rapprocher ses différentes composantes sur des bases renouvelées d'ici l'élection présidentielle de 2022.

L'université de rentrée à Rochefort, dont Le programme * avait été conçu dans cette perspective, a très bien joué ce rôle. Presque tous les partis de gauche étaient représentés dans les tables rondes, certains par leurs dirigeants. C'était, notamment,le cas des Verts (David Cormand) et de La France Insoumise (Adrien Quatennens). Voir les vidéos des tables rondes et des discours d'ouverture et de clôture sur le site de la Gauche Républicaine et Socialiste.

Dans son discours de clôture, Emmanuel Maurel a tenu, notamment, ces propos :

Notre programme est celui d'une reconquête républicaine. Travaillons avec méthode à un programme d'intérêt général. Nous avons six propositions.

La 1ère est le partage des richesses. Nous voulons un impôt juste, l'augmentation du SMIC et des salaires.

La 2ème est la transition écologique. Nous voulons une planification, une véritable politique industrielle.

La 3ème est de vivre dignement de son travail. On ne peut se dire progressiste si on contribue à diminuer les protections des gens au travail. Nous voulons abolir les funestes lois travail de Valls et les ordonnances travail de Macron.

Notre 4ème proposition est, face à la crise économique, de restaurer l'Etat. Les services publics lutteront contre la désertification et la relégation territoriales.

Notre 5ème proposition : une école publique, gratuite et laïque, émancipatrice. Pas de grande nation sans université digne de ce nom. Nous défendrons la formation, pas seulement professionnelle, pour toute la vie.

Notre 6ème proposition est de défendre le produire en France, pour démondialiser, pour l'agriculture, des fruits de saison de qualité, pour une industrie écologique.

Nous prônons des changements institutionnels majeurs. Il faudra discuter d'une 6ème République qui respectera le Parlement et mettra fin au régime monarchique présidentiel.

Nous voulons un programme d'intérêt général, à construire avec les autres partis, mais aussi les associations, les syndicats, les intellectuels, c'est le nouveau Front Populaire.

Pour rapprocher la gauche du peuple, il faut une gauche authentique, une gauche qui transgresse, une gauche de combat.

Notre proposition de nouveau Front Populaire est la synthèse d'une référence à la mythologie nationale et de la dynamique qui ne se fera pas seulement en rabibochant les différentes organisations de gauche.

Il serait totalement irresponsable que l'on contribue à donner des villes à la droite LR, LREM, ou à l'extrême droite RN. C'est une ligne rouge infranchissable pour nous.

* Voir aussi le Programme de l'université de rentrée de la GRS les 7 et 8 sept. 2019

 

Cet article est le 3140 ème sur le blog MRC 53 -  le 178ème catégorie Gauche France

Emmanuel Maurel, le 8 septembre 2019, à Rochefort, en clôture de l'université de rentrée de la GRS et de Nos Causes Communes.

Emmanuel Maurel, le 8 septembre 2019, à Rochefort, en clôture de l'université de rentrée de la GRS et de Nos Causes Communes.

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21 septembre 2019 6 21 /09 /septembre /2019 22:24

 

Pour une agriculture plus respectueuse du vivant

 

L'information est diffusée par Facebook. "Le pôle thématique agriculture de la Gauche Républicaine & Socialiste est lancé ! Suivez la Gauche Républicaine et Socialiste - pôle thématique agriculture et rejoignez-nous pour construire ensemble nos propositions pour une agriculture plus respectueuse du vivant, autour de Michel Sorin , coordinateur du pôle thématique agriculture".

Gauche Républicaine et Socialiste - pôle thématique agriculture

Retrouvez le texte fondateur du pôle thématique agriculture de la Gauche Républicaine & Socialiste https://g-r-s.fr/pour-une-agriculture-plus-respectueuse-du vivant

 

POUR UNE AGRICULTURE PLUS RESPECTUEUSE DU VIVANT

 

L’agriculture s’inscrit dans une évolution de la société et des choix politiques. L’ordre actuel du monde entraîne l’humanité sur une voie dangereuse, car il pervertit les bases même de la politique, qui sont de définir des orientations d’intérêt général.

 

Tout concourt – dans la mondialisation financière – pour ne pas tenir compte du parti du vivant. C’est l’inverse qu’il faut faire. Il faut changer l’ordre du monde, prendre le parti du vivant, mettre sous contrôle les puissances économiques et financières, en faisant en sorte que la société soit plus sobre, plus harmonieuse et mieux intégrée dans son environnement.

Changer l’ordre du monde en agriculture, c’est engager une transformation profonde du mode de production actuel, trop soumis à la pression des marchés mondiaux, trop tourné vers des objectifs de productivité du travail et de rentabilité du capital.

 

Livrer l’agriculture au libre-échange mondial et au marché, c’est la mettre dans la main des entreprises multinationales et de la grande distribution. Le revenu des agriculteurs et leur santé ainsi que celle des consommateurs, la pérennité des terres agricoles, sont autant de problèmes qui semblent de plus en plus insolubles. 

 

Depuis le traité de Rome, en 1957, et les accords européens créant la Politique Agricole Commune (PAC) au début des années 1960, l’agriculture française est placée sous gestion européenne. Elle en a bénéficié, ainsi que l’industrie en amont et en aval, mais la PAC se réduit aujourd’hui à des mécanismes, ce n’est plus une politique, en dehors de servir les intérêts des firmes multinationales.

 

Les objectifs initiaux du traité de Rome ont été perdus de vue. Les responsables des Etats se sont privé volontairement des outils de régulation des productions agricoles, de manière à satisfaire l’idéologie libérale des dirigeants institutionnels européens. C’est ainsi que l’agriculture a été livrée au libre-échange et au marché mondial sans protection, avec l’objectif premier de conquérir des parts de marché à l’export, face à la concurrence des marchés américains. 

 

Les conséquences ont été, notamment :

la concentration excessive des moyens de production et des fermes,

la recherche d’une productivité toujours plus grande, délaissant les principes de base de l’agronomie, utilisant à l’excès les produits chimiques,

la tendance généralisée à la baisse et à la variation des revenus agricoles, entraînant de trop nombreuses cessations d’activité et suicides d’agriculteurs,

la dégradation de la capacité de production des sols,

les risques croissants pour la santé des producteurs et des consommateurs. 

 

Ce constat rassemble les différents courants politiques de gauche mais c’est au niveau des moyens à prendre qu’il faudra approfondir les réflexions et les discussions.                                     

Nous affirmons, dans le texte d’orientation de la Gauche Républicaine et Socialiste, intitulé “La grande bifurcation”, qu’il faut “engager la révolution agricole”, en sachant que cela ne concerne pas que l’agriculture, mais aussi les politiques liées à l’alimentation, à la santé, à l’environnement, à la ruralité. 

 

La révolution agricole nécessite de mobiliser l’ensemble des citoyens, concernés en tant que consommateurs de produits alimentaires et au niveau de leur santé. Elle exige une cohérence globale, intégrant les modifications climatiques, le mode de production agricole et la réorientation des aides européennes.

 

La révolution agricole conduit à respecter le principe de la souveraineté alimentaire au niveau le plus approprié, par pays ou par groupe de pays, ou les deux à la fois, la question alimentaire et l’agriculture étant traitées aux deux niveaux, de l’Union européenne et des Etats. 

 

La politique agricole est organiquement liée à la politique alimentaire :

Les consommateurs doivent avoir confiance dans les produits alimentaires.

Les agriculteurs doivent avoir des revenus suffisants pour produire dans des conditions satisfaisantes (qualité, environnement).

 

Il faut donc tirer vers le haut à la fois la qualité de l’alimentation et la qualité des revenus agricoles :

Tenir compte de ce qu’attendent les consommateurs.

Réguler l’offre de produits alimentaires aux niveaux national et européen. 

 

L’assiette du consommateur doit être de meilleure qualité, pas seulement de produits issus de l’agriculture biologique. Il faut une politique publique d’offre alimentaire, sachant que les liens entre aliments et maladies sont très importants (cancers, maladies cardio-vasculaires, notamment). Les aliments ultra-transformés, avec additifs et conservateurs alimentaires, ont des effets sur la santé.

Et il faut agir sur la demande alimentaire :

informer le consommateur, encadrer la publicité,

agir sur les conditions de la production agricole,

faire en sorte que l’Etat ait des moyens de contrôle suffisants.

La question alimentaire a un lien direct avec les conditions sociales (précarité et obésité, mal bouffe). C’est pourquoi il faut une politique agricole et alimentaire, à la fois cohérente et volontariste.

Sur ces bases, il est certainement possible de nouer des accords au sein de la gauche. L’agriculture pourrait être le fer de lance du rapprochement nécessaire des forces de gauche lors des prochaines échéances électorales.

 

Cet article est le 3139 ème sur le blog MRC 53 -  le 177ème catégorie Gauche France

GRS : le pôle thématique Agriculture est lancé depuis le 18 septembre
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4 septembre 2019 3 04 /09 /septembre /2019 15:20

 

Un programme de transformation sociale et de mobilisation populaire

 

C'est au Palais des congrès de Rochefort, en Charente-Maritime, qu'aura lieu l'Université de rentrée de Nos Causes Communes (NCC) et de la Gauche Républicaine et Socialiste (GRS) les 6, 7 et 8 septembre 2019.

Lire ici LE PROGRAMME complet, dont voici un extrait concernant les séances plénières dans l'auditorium.

 

SAMEDI 7 SEPTEMBRE 2019

9h30 - Discours d’ouverture

Accueil des militants et des participants aux universités de rentrée de la Gauche Républicaine et socialiste par Bastien Faudot, animateur national de la GRS, et Mickaël Vallet, maire de Marennes (près de Rochefort).

10h30 - La clé internationale : comment changer le monde ?

L’ordre international forgé après la seconde guerre mondiale traverse une crise profonde. La globalisation financière, la montée en puissance de la Chine, la multiplication de zones de guerre, le dérèglement climatique, les migrations, la marginalisation des organisations internationales, la montée en puissance des nationalismes et des « tribalismes » font voler en éclat le multilatéralisme. La mondialisation sauvage génère partout de l’instabilité. Devant ces menaces, que peut-on faire en France ? En Europe ?

Intervenants : Pascal Brice, ancien directeur de l’OFPRA, auteur de “Sur le fil de l’asile”; Jean-Christophe Cambadélis, ancien 1er secrétaire du PS et ancien député; Gaëtan Gorce, ancien parlementaire, animateur de Nos Causes Communes; Zarina Khan, écrivaine, réalisatrice, nommée au prix Nobel de la Paix; Younous Omarjee, député européen LFI, président de la Commission du développement régional.

14h00 - La clé économique et sociale : répondre à l’urgence sociale

Depuis 40 ans la « politique de l’offre » domine sans partage. Mais ses restrictions budgétaires, sa flexibilisation du travail et sa fiscalité avantageuse pour les détenteurs de capitaux dépriment l’activité économique, maintiennent un fort chômage de masse et aggravent l’urgence sociale. Quelles nouvelles politiques publiques mettre en place pour changer cette donne en profondeur, remettre en cause la mondialisation néolibérale et répondre aux aspirations des peuples ?

Intervenants : Martine Billard, oratrice nationale de la France insoumise, ancienne députée; David Cayla, maître de conférence à l’université d’Angers, membre des économistes atterrés; Catherine Coutard, membre du Comité d’animation national de la GRS (CAN); Anne-Sophie Pelletier, députée européenne LFI; Jacques Rigaudiat, ancien conseiller social de Lionel Jospin et essayiste; un (e) représentant (e) de Génération.s.

15h45 - La clé politique : fédérer pour gagner

Face à la défiance populaire et après les mobilisations des gilets jaunes, quel rôle pour les partis politiques, les syndicats ? Quelle stratégie pour contrecarer les projets de Macron et contenir l’extrême droite ? Quelle méthode pour faire émerger un rassemblement populaire ? Quel programme de transformation sociale ?

Intervenants : Thomas Branthôme, historien, auteur de “L’histoire de la République en France”; David Cormand, secrétaire national d’EELV, député européen; Julien Dray, conseiller régional d’IDF (PS), ancien député; Marie-Noëlle Lienemann, ancienne ministre et sénatrice (GRS); Nathalie Perrin-Gilbert, maire du 1er arrondissement de Lyon, fondatrice du GRAM; Adrien Quatennens, coordinateur national LFI, député; Virginie Rozière, co-présidente des Radicaux de gauche, conseillère régionale Occitanie, ancienne députée européenne.

18h00 - Meeting sur le référendum d’initiative partagée : "Privatiser c’est voler tous les Français !"

La vente d’Aéroports de Paris décidée par l’actuel Gouvernement est devenue en quelques mois le symbole du renoncement à l’idée d’Etat stratège et plus généralement aux principes du service public. Le référendum d’initiative partagée (RIP) est une opportunité pour les Français de s’élever contre cette vision libérale et d’infliger un coup d’arrêt aux privatisations en série. Alors, pourquoi faut-il défendre ADP ? Comment mobiliser nos concitoyens pour obtenir les 4,75 millions de signatures nécessaires au déclenchement du RIP ?

Intervenants : Esther Benbassa, sénatrice EELV; Isabelle Bigand Viviani, syndicaliste CGT chez ADP; Luc Carvounas, fondateur de la gauche “arc-en-ciel”, député PS; Éric Coquerel, député LFI; Didier Dague, membre de la CAN de la GRS, syndicaliste FO Air France; Coralie Delaume, essayiste.

20h00 - Dîner et soirée : "Passons la soirée ensemble !"

Rendez-vous sur la Place Colbert à Rochefort pour un dîner militant.

 

DIMANCHE 8 SEPTEMBRE 2019

10h00 - Le “Produire en France” : l’avenir de notre pays

L’Etat a laissé nos agriculteurs et nos ouvriers seuls face à la concurrence mondiale de travaileurs sous-payés et de produits « low-cost » : abandon de toute souveraineté économique, refus catégorique du protectionnisme qu’il soit agricole ou industriel, abandon et délocalisations de nos usines, impuissance face aux multinationales et aux GAFAM... Le résultat est connu : un gâchis monumental de compétences et des territoires dévastés où l’extrême droite prospère. Face à un tel gâchis, nous devons renouer avec le volontarisme économique : quelles décisions politiques et économiques pour faire du « Produire en France » le cœur de nos politiques industrielle, agricole, économique et environnementale ? Quelles filières d’avenir pour le « Produire en France » ? Le « Produire en France » suppose-t-il le protectionnisme ? La politique commerciale de l’UE est-elle compatible avec l’idée de « Produire en France » ?

Intervenants : Benoît Biteau, député européen EELV, auteur de “Paysan résistant !”; Marie-Claire Cailletaud, responsable industrie à la CGT; Gabriel Colletis, économiste auteur de “L’urgence industrielle”; Thierry Cotelle, chef d’entreprise, conseiller régional membre de la CAN de la GRS; Caroline Fiat, députée LFI; Sébastien Laborde, membre du comité exécutif du PCF; Adel Qalai, cadre chez Sanof.

 

11h30 - Discours Clôture : Emmanuel Maurel

 

Cet article est le 3138 ème sur le blog MRC 53 -  le 176ème catégorie Gauche France

Emmanuel Maurel, député européen, animateur de la GRS, en clôture des Rencontres fondatrices de Valence le 3 février 2019

Emmanuel Maurel, député européen, animateur de la GRS, en clôture des Rencontres fondatrices de Valence le 3 février 2019

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13 mai 2019 1 13 /05 /mai /2019 21:44

 

Pour une Europe respectant l'intérêt général et la souveraineté populaire

 

La Gauche Républicaine et Socialiste appelle les élus locaux à prendre position en faveur de la liste conduite par Manon Aubry et portée par La France insoumise, lors des élections européennes du 26 mai 2019.

Européennes 2019 : Appel des élus locaux à voter pour la liste de la France Insoumise

Les traités européens qui se sont empilés depuis plus de 30 ans fonctionnent exclusivement selon une logique libérale et austéritaire. Cette orientation impacte lourdement nos collectivités et leurs habitants.

Le carcan des 3% de déficit a entraîné des baisses drastiques de dotations de l’Etat pour les collectivités (moins 10 milliards entre 2012 et 2017 !), réduisant considérablement leurs budgets au détriment des habitants, des investissements d’avenir et de l’entretien des équipements et infrastructures de proximité.

La « concurrence libre et non faussée » a affaibli les services publics et rompu l’égalité républicaine dans de nombreux territoires. Partout la compétition accroît les inégalités, particulièrement dans les banlieues et les territoires ruraux.
Le dumping fiscal et social a favorisé les délocalisations qui privent nos concitoyens de leurs emplois et contribuent à désindustrialiser et dévitaliser notre pays.

L’injonction des institutions européennes à la constitution des grandes régions et des métropoles a éloigné les habitants de leurs élus et affaibli leurs capacités à agir dans les territoires ruraux et périurbains.

Alors que nous aurions pu attendre des politiques fortes pour la transition écologique et un nouveau mode de développement, l’Union européenne maintient une politique agricole productiviste et chimique. Elle reste inféodée au capitalisme financier qui mène l’humanité à la catastrophe écologique et sociale.

Il est désormais clair que nous ne répondrons pas aux attentes de nos concitoyens sans rompre avec les traités de l’Union Européenne.

Face aux lobbies, aux multinationales et à la technostructure euro-libérale, nous avons besoin d’eurodéputés de combat au Parlement européen, pour défendre l’intérêt général, la souveraineté populaire, le progrès social et la transition écologique.
C’est pourquoi nous, élus locaux, appelons à voter aux élections européennes du 26 mai 2019 pour une Europe enfin au service des peuples !

 

SIGNEZ L'APPEL DES ÉLUS LOCAUX POUR LES EUROPÉENNES
 

Rappel : Européennes : appel d'anciens élus à voter pour la liste Manon Aubry

Cet article est le 3128 ème sur le blog MRC 53 -  le 175ème catégorie Gauche France

Marc Vuillemot, maire GRS de La Seyne-sur-Mer (Var), le 1er février 2019 à Valence, est signataire de cet appel

Marc Vuillemot, maire GRS de La Seyne-sur-Mer (Var), le 1er février 2019 à Valence, est signataire de cet appel

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13 mai 2019 1 13 /05 /mai /2019 15:51

 

Construire un meilleur avenir pour la France et pour l'Europe

 

Juste avant le début de la campagne officielle des élections européennes en France, nos amis de Saint-Lô (Manche), Michèle Lemaux et Jacques Declosmenil (voir le livre qui retrace l'itinéraire de Jacques Declosmenil), ont rédigé cet appel à voter pour la liste de la France insoumise, ouverte à des candidats venant de divers horizons, dont celui de la Gauche Républicaine et Socialiste.

Elections européennes du 26 mai 2019

APPEL A VOTER POUR LA LISTE CONDUITE PAR MANON AUBRY

Manon AUBRY, 29 ans, a d'abord été une militante associative qui participe depuis longtemps aux combats pour la justice sociale et l'égalité fiscale (l'évasion fiscale en France est de 60 à 80 milliards d'euros par an ! C'est le budget de l’Éducation nationale !). Manon AUBRY est une des rares femmes à être tête de liste pour le scrutin européen du 26 mai.

 

Ce jour-là, en réponse à un gouvernement qui applique la feuille de route du capitalisme financier et mondialisé, il convient d'envoyer un message très clair d'opposition aux politiques antisociales et en faveur des plus riches. L'UE a une immense influence sur notre vie quotidienne.

 

Aujourd'hui, le rêve européen nous a été volé. L'UE va tout droit vers sa destruction ou sa dislocation tant le rejet populaire de ses politiques est fort, tant la déception existe ouvrant un boulevard aux populismes. L'UE renforce la fracture entre peuples et élites.

 

Une plus grande démocratisation d'une Europe, machine complexe, technocratique et insuffisamment transparente est indispensable. L'UE n'a de sens que si elle est un outil du progrès.

 

Elle doit être un instrument efficace au service des peuples et à la pointe de la lutte pour préserver l'écosystème. La course au moins disant fiscal et social ne peut plus être le fondement d'une Europe ouverte à tous les vents de la mondialisation. L'UE doit également combattre les forces politiques qui font des migrants des boucs émissaires.

 

Beaucoup de ceux qui se disent attachés à l'idée européenne ne sont en réalité que les défenseurs du libéralisme devant lequel capitulent des États de moins en moins indépendants. L'Europe sociale de ces défenseurs est une duperie. Il faut donc s'acharner à changer les règles du jeu de l'UE.

 

La question essentielle est de savoir comment la réformer, comment sortir de l'impasse politique, historique, économique, sociale, culturelle ? Pour y parvenir, il faut être capable de désobéir aux règles européennes en contradiction avec notre politique nationale. Parce que la France représente 18% de l'économie européenne, cette désobéissance créera un rapport de force capital, essentiel pour changer la donne.

 

Dans le cadre d'une liste d'union France Insoumise et Gauche Républicaine et Socialiste, participant à la construction d'une nouvelle maison de la gauche, ces ambitions et ces combats sont ceux que portent avec conviction et détermination Manon AUBRY et ses colistiers.

 

Alors, oui, pour dépasser un sentiment d’inutilité ou de désespérance, nous faisons appel à votre soutien, à votre indignation et à votre révolte. En votant pour la liste conduite par Manon AUBRY, nous construirons ensemble un meilleur avenir pour la France et pour l'Europe.

 

A Saint-Lô le 10 mai 2019, 

-Michèle LEMAUX ancienne conseillère régionale de Basse-Normandie, ancienne maire-adjointe de Saint-Lô, militante associative,

- Jacques DECLOSMENIL ancien maire-adjoint de Saint-Lô, militant associatif, politique et syndical.

 

Cet article est le 3127 ème sur le blog MRC 53 -  le 174ème catégorie Gauche France

Michèle Lemaux, le 17 octobre 2009, sous les yeux de Pascal Blanchetier, actuel conseiller municipal de Caen.

Michèle Lemaux, le 17 octobre 2009, sous les yeux de Pascal Blanchetier, actuel conseiller municipal de Caen.

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11 mai 2019 6 11 /05 /mai /2019 22:38

 

Emmanuel Maurel (GRS, candidat sur la liste de LFI) : le temps des ruptures

 

Emmanuel MAUREL est député européen depuis 2014, élu sur la liste PS dans le Grand Ouest. En 2018, il a considéré que le projet européen du PS n'était pas en rupture avec les pratiques et alliances habituelles et a choisi de fonder un nouveau parti, la Gauche Républicaine et Socialiste, et de rejoindre le groupe de la Gauche unitaire européenne.

5 ans de combat contre les traités de libre-échange

Engagé contre les méga-accords commerciaux qui vont à l'encontre des intérêts des salariés, des consommateurs et du respect de la planète (TAFTA, CETA, JEFTA...), il se mobilise également en faveur du protectionnisme solidaire et pour une fiscalité plus juste.

Durant 5 ans, il a tenu un blog www.emmanuelmaurel.eu sur lequel il a publié ses analyses, ses explications de vote et ses opinions sur les traités européens que le Parlement était amené à discuter et à voter.

Cinq ans de combat contre les traités de libre-échange pour celui qui a toujours affirmé sa défense de la souveraineté populaire, son refus des politiques d'austérité et du saccage industriel organisé en Europe.

Dans le livre "Europe : le temps des ruptures", on trouve une sélection de ses publications entre 2015 et 2019, classées en trois grands chapitres : 1- Défendre la souveraineté populaire, 2- Reprendre le contrôle sur la mondialisation, 3- Pour le protectionnisme solidaire.

S'évertuant à expliquer le contenu des politiques découlant des traités, relevant leurs (rares) avancées et dénonçant leurs dérives ordo-libérales, Emmanuel Maurel est un témoin direct mais aussi un militant en première ligne contre des traités commerciaux, facteurs aggravant des inégalités sociales et des urgences écologiques.
 

Emmanuel Maurel sera le grand témoin mardi 14 mai lors de la réunion publique à Laval. Voir Européennes Laval : réunion publique de la liste Manon Aubry le 14 mai.
 

Emmanuel Maurel a été l'un des fondateurs - avec Marie-Noëlle Lienemann et le Mouvement Républicain et Citoyen - du nouveau parti qu'est la Gauche Républicaine et Socialiste. Nous venons d'en effectuer le lancement en Mayenne. Voir :

- La Gauche Républicaine et Socialiste existe désormais en Mayenne

- La Gauche Républicaine et Socialiste en Mayenne est dans la presse


 

Cet article est le 3126 ème sur le blog MRC 53 -  le 173ème catégorie Gauche France

Clôture le 3 février 2019 des Rencontres Fondatrices de Valence. La Gauche Républicaine et Socialiste, co-présidée par Emmanuel Maurel et Bastien Faudot, est née.

Clôture le 3 février 2019 des Rencontres Fondatrices de Valence. La Gauche Républicaine et Socialiste, co-présidée par Emmanuel Maurel et Bastien Faudot, est née.

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11 septembre 2018 2 11 /09 /septembre /2018 22:39

 

Les 7, 8 et 9 septembre 2018, une belle rencontre pour un nouveau cycle

 

Le parc Chanot de Marseille était inondé de lumière pour accueillir les participants à l’université de rentrée de Nos causes communes pour l'alternative populaire dont la France a besoin.

Voir le Programme de l'Université de rentrée "Nos Causes Communes".

Jean-Luc Laurent, président du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) avait ouvert les débats vendredi en soirée, au côté de Nora Mebarek, responsable PS des Bouches-du-Rhône. Il en a tiré les conclusions dans cette note publiée ce mardi 11 septembre.

Après le succès des Universités de rentrée « Nos Causes Communes »,

poursuivons le travail pour bâtir une alternative et reconstruire la gauche

Ce dernier week-end se sont tenues les Universités de rentrée « Nos Causes Communes » que nous avons eu le plaisir d’organiser avec nos partenaires de « l’Union & l’espoir », courant porté par Emmanuel Maurel et Marie-Noëlle Lienemann et auxquelles étaient présentes l’ensemble des forces de gauche (PCF, PS, France Insoumise, République & Socialisme, EELV, Génération.s, Radicaux de Gauche).
De l'avis général des participants, ce fut une belle université politique et une belle rentrée politique qui fera date et j'espère comme Bernard Thibault qu'à l'issue de ces journées, il y aura moins d'orphelins de la gauche !

Face à la politique mortifère menée par Emmanuel Macron et son Gouvernement, le rassemblement de la gauche est plus que jamais une nécessité à laquelle nous devons nous employer afin d’opposer à celui-ci un front uni lors des prochaines élections nationales et locales ! Le succès de nos Universités de rentrée et le travail accompli avec nos partenaires donne désormais une base solide à la gauche républicaine sur laquelle nous pouvons nous appuyer afin de poursuivre le travail.

D’autres initiatives seront organisées et je vous invite à prendre une part active dans la construction de la plateforme « Nos Causes Communes ».
Ne nous y trompons pas, c’est une tâche difficile qui s’ouvre et nous devons nous mobiliser afin de prendre pleinement part au processus de reconstruction de la gauche.

Quarante ans après le cycle d’Épinay c’est un nouveau cycle qui doit s’ouvrir pour la gauche et nous avons la charge d’y participer pleinement pour nous inscrire dans ce mouvement qui commence. Cette nouvelle période qui s'ouvre, s'annonce passionnante. Il s'agit de donner de l'espoir aux citoyens qui attendent une alternative à la politique libérale (...)

 

Pour ma part, je retiens quelques temps forts :

- L’intervention de Bernard Thibault, membre du bureau de l’OIT, vendredi 7 septembre,

- L’intervention de Henri Pena Ruiz sur le thème de la laïcité, samedi 8 septembre,

- Les interventions de Aminata Traoré (Mali) et de Kako Nubukpo (Togo), samedi 8 septembre,

- Les invités de Thierry Cotelle pour parler de l’industrie, samedi 8 septembre,

- La projection-débat de Baron noir avec les commentaires de Eric Benzekri, samedi soir 8 septembre,

- Le débat sur l’économie avec David Cayla et Frédéric Farah, dimanche 9 septembre,

- Tous les intervenants sur le thème de la souveraineté populaire face au marché : Catherine Coutard, Coralie Delaume, Marie-Noëlle Lienemann et Jean-Luc Mélenchon, dimanche 9 septembre.

Voir (YOUTUBE) : La souveraineté populaire face aux marchés

Ces rencontres militantes ont été fort utiles pour amorcer le rapprochement des gauches.

 

Cet article est le 3087 ème sur le blog MRC 53 - le 172ème catégorie Gauche France

Jean-Luc Mélenchon, Catherine Coutard, Marie-Noëlle Lienemann et Coralie Delaume, le 9 septembre 2018 à Marseille

Jean-Luc Mélenchon, Catherine Coutard, Marie-Noëlle Lienemann et Coralie Delaume, le 9 septembre 2018 à Marseille

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4 septembre 2018 2 04 /09 /septembre /2018 21:51

 

Un laboratoire de recherche pour mettre la gauche dans le sens de la marche

Comment la gauche pourrait-elle redonner espoir au peuple français ? C’est pour esquisser une réponse à cette question que le Mouvement Républicain (MRC) et les militants de la sensibilité socialiste « L’Union et l’Espoir » organisent l'université de rentrée "Nos Causes Communes" au palais des Congrès de Marseille les 7, 8 et 9 septembre 2018

Voir le Programme de l'Université de rentrée "Nos Causes Communes".

Voir aussi, pour s’inscrire, https://noscausescommunes.fr/

Le programme est attractif. C'est là que se retrouveront toutes les forces de gauche pour débattre et réfléchir à l'avenir : LFI, PCF, PS, Radicaux de Gauche, EELV, République & Socialisme seront présents.  
  
Le MRC qui a inscrit son action après l'élection d'Emmanuel Macron dans la reconstruction de gauche participe avec "l'Union et l'Espoir" d'Emmanuel Maurel et Marie-Noëlle Lienemann à la plateforme "Nos Causes Communes". Ensemble nous organisons cette Université de rentrée. 
  
Les intervenants de qualité venant d'horizon divers et la présence de représentants de toute la gauche font de cette Université l'évènement politique de la rentrée.  

Jean-Luc Laurent, président du MRC, 31 août 2018

 

Rappel : Appel du 9 juin pour commencer à rassembler la gauche républicaine

 

Cet article est le 3084 ème sur le blog MRC 53 - le 171ème catégorie Gauche France

Bastien Faudot (MRC) le 9 juin 2018 au Sénat. Il a préparé avec Emmanuel Maurel l'université de rentrée "Nos causes communes" à Marseille les 7, 8 et 9 septembre 2018.

Bastien Faudot (MRC) le 9 juin 2018 au Sénat. Il a préparé avec Emmanuel Maurel l'université de rentrée "Nos causes communes" à Marseille les 7, 8 et 9 septembre 2018.

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30 juillet 2018 1 30 /07 /juillet /2018 18:10

 

Derrière l’affaire Benalla, la remise en cause des institutions républicaines

 

La crise des institutions républicaines existait avant le déclenchement de l’affaire Benalla, suite aux révélations de la presse. Mais, comme l’affirmait Christian Hutin, député du Nord et vice-président du Mouvement Républicain et Citoyen, le 24 juillet 2018 : plus que la faute d'un homme, la découverte d'un système.

L’avenir dira s’il s’agit bien d’une affaire d’État, comme le pensent les groupes de gauche à l’Assemblée nationale qui se sont accordés sur le dépôt d’une motion de censure, afin de contraindre le Premier ministre à débattre de la crise politique révélée par cette affaire Benalla. Voir (Le Monde, 28 juillet 2018) : Affaire Benalla : les trois groupes de gauche déposent une motion de censure commune.

Une première depuis 2017 ! C’est une excellente nouvelle qui réjouit les citoyens qui ne veulent pas être condamnés à un deuxième quinquennat d’Emmanuel Macron et ceux qui aspirent comme le MRC à une politique alternative avec une gauche reconstruite et rassemblée. Voir Affaire Benalla : Toute la gauche est rassemblée dans une motion de censure du gouvernement

Les groupes parlementaires Nouvelle gauche, La France insoumise, Gauche Démocratique et Républicaine qui rassemblent les députés de la LFI, du PCF, du PS et DVG, et le MRC avec Christian Hutin, ont déposé une motion de censure dont voici le texte :

« Notre pays traverse une crise politique qui révèle des dysfonctionnements graves au sommet de l’État et au cœur des institutions républicaines. Les auditions des commissions parlementaires et les révélations de la presse attestent de la dérive autocratique et du sentiment d’impunité qui prévalent au plus haut sommet de l’État.

Des employés de l’Élysée, collaborateurs de la Présidence de la République, ont participé à des opérations de police le 1er mai 2018, indépendamment de la hiérarchie préfectorale et policière, en usurpant insignes et fonctions et en faisant preuve d’une violence intolérable à l’égard de citoyens.

Malgré l’illégalité de ces actes, les responsables informés n’ont pas jugé bon d’en référer au procureur de la République comme le leur impose pourtant l’article 40 du Code de procédure pénale. Il apparaît donc que plusieurs responsables au plus haut niveau de l’État ont tenté de dissimuler volontairement des faits qui auraient dû être signalés à l’autorité judiciaire. Ces faits ne peuvent laisser le Parlement indifférent, au moment où le pouvoir exécutif entend de surcroît diminuer ses capacités d’initiative, d’évaluation et de contrôle. Ces circonstances exceptionnelles soulignent combien la teneur du projet de réforme constitutionnelle défendu par la majorité n’est pas à la hauteur de la crise des institutions de la Ve République.

Ces faits interrogent les habitudes du président de la République en matière de sécurité, la pratique gouvernementale en matière d’ordre public, et plus généralement une pratique du pouvoir et des institutions. Ils fragilisent l’autorité de l’État. Ils expriment une irresponsabilité assumée du pouvoir alors que le Premier ministre, selon l’article 21 de la Constitution, assure l’exécution des lois et dirige l’action d’un Gouvernement qui comprend le ministre de l’Intérieur.

Pendant une semaine, le Premier ministre a refusé de s’exprimer devant l’Assemblée nationale, alors qu’il est responsable devant elle selon l’article 20 de la Constitution. Il a notamment décliné les sollicitations émanant des groupes parlementaires, en vertu de l’article 50-1 de la Constitution.

Enfin, cette crise au sommet de l’Etat a atteint l’Assemblée nationale au lendemain de l’intervention du Président de la République devant sa majorité. Depuis, les députés de la République en Marche ont fait obstruction au bon fonctionnement de la commission d’enquête parlementaire, mise en place grâce au volontarisme des groupes d’opposition. Cette commission d’enquête a été verrouillée de telle manière que ses travaux ne permettent pas de faire émerger la vérité.

La confiance que le peuple doit accorder au Gouvernement et dans ses institutions est donc compromise. L’Assemblée nationale doit pouvoir s’exprimer sur la responsabilité du gouvernement et lui retirer la confiance que son comportement a rompue.

Ils ont menti pour se protéger, nous avons cherché la vérité, ils ont refusé de s’expliquer, il ne nous reste plus qu’un moyen : la motion de censure que nous déposons en vertu de l’article 49-2 ».

Les signataires :

André Chassaigne, Jean-Luc Mélenchon, Valérie Rabault, Clémentine Autain, Joël Aviragnet, Ericka Bareigts, Marie-Noëlle Battistel, Huguette Bello, Ugo Bernalicis, Gisèle Biémouret, Christophe Bouillon, Jean-Louis Bricout, Moetai Brotherson, Alain Bruneel, Marie-George Buffet, Luc Carvounas, Éric Coquerel, Alexis Corbière, Alain David, Pierre Dharréville, Jean-Paul Dufrègne, Laurence Dumont, Elsa Faucillon, Olivier Faure, Caroline Fiat, Guillaume Garot, David Habib, Christian Hutin, Régis Juanico, Sébastien Jumel, Marietta Karamanli, Bastien Lachaud, Jérôme Lambert, Michel Larive, Jean-Paul Lecoq, Serge Letchimy, Josette Manin, Jean-Philippe Nilor, Danièle Obono, Mathilde Panot, George Pau-Langevin, Stéphane Peu, Christine Pires Beaune, Dominique Potier, Loïc Prud’homme, Joaquim Pueyo, François Pupponi, Adrien Quatennens, Jean-Hugues Ratenon, Muriel Ressiguier, Fabien Roussel, Sabine Rubin, François Ruffin, Hervé Saulignac, Gabriel Serville, Bénédicte Taurine, Sylvie Tolmont, Cécile Untermaier, Hélène Vainqueur-Christophe, Boris Vallaud, Michèle Victory, Hubert Wulfranc.


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Affaire Benalla-Macron : une motion de censure déposée par la gauche
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11 juin 2018 1 11 /06 /juin /2018 17:48

 

Une plate-forme « Nos causes communes » pour l’accueil des militants

 

La salle Médicis du Palais du Luxembourg accueillait samedi 9 juin 2018 la réunion-débat organisée par le Mouvement Républicain et Citoyen, République et Socialisme et « L’Union et l’Espoir ». Voir :

- Le MRC partie prenante de la rencontre-débat du 9 juin 2018

- Samedi 9 juin : Initiative commune "Gauche, année zéro"

A l’issue de cette rencontre fondatrice qui a occupé notre après-midi, cet appel du 9 Juin a été proclamé en conclusion des débats.

Appel du 9 juin de nos "causes communes"

Les forces de gauche et, au-delà, l’idée même de progrès, connaissent un reflux à travers le monde entier : la social-démocratie en Europe, les démocrates en Amérique du Nord, l’expérience bolivarienne en Amérique du Sud, la fin de l’illusion et la chute du bloc soviétique à l’est, les expressions socialistes et laïques dans le monde arabe, sans même parler d’un continent africain passé en un demi-siècle de la cause indépendantiste à la tutelle des marchés.

En France, cela s’est traduit par l’achèvement d’un cycle commencé avec Epinay, qui offrait à la fois une matrice au plan idéologique et un débouché politique à travers la stratégie de l’union des gauches qui a permis la victoire de 1981 et les grandes transformations qui l’ont suivie.

Après 30 années d’offensive des Libéraux, d’affaissement du débat et d’affaiblissement continu de la puissance publique, les forces progressistes sont aujourd’hui marginalisées et « éparpillées façon puzzle ». Les raisons de fond qui nous ont collectivement conduit à l’échec viennent de loin et l’inventaire des carences du mandat de François Hollande ne suffit pas à expliquer la situation actuelle.

La mondialisation n’est pas une catastrophe naturelle. Elle procède de choix délibérés, et de décisions politiques qui ont fait quatre victimes principales :

  • la souveraineté populaire, autre nom de la démocratie, aujourd’hui sous contrôle des oligarchies, de la finance et des multinationales ;

  • la planète et ses ressources, objets d’une prédation qui met en péril la biodiversité et les conditions de vie et de survie de l’humanité avec le changement climatique;

  • le travail et l’économie réelle, soumis aux exigences exorbitantes de la spéculation, de l’appropriation des richesses par une infime minorité ;

  • la laïcité face au retour en force des réflexes identitaires, encouragé par l’affaissement des nations, des valeurs universalistes et le démantèlement des solidarités.

Face à ces désordres majeurs, le vieux monde politique, auquel Emmanuel Macron a donné sa forme la plus aboutie, passe son temps à commenter les conséquences de ce grand déséquilibre (dette, crises migratoires, insécurité, précarité, pauvreté) en prenant soin de ne jamais s’attaquer aux racines du mal : l’explosion des inégalités à l’échelle mondiale.

Nous appelons nos militants et sympathisants, et au-delà, à participer à la plate-forme « Nos causes communes » pour rassembler la gauche républicaine, anti-libérale et écologique. Notre ambition consiste d’abord à réfléchir ensemble, à produire des idées, à provoquer le débat et à contribuer au rassemblement de toutes les forces de progrès qui entendent faire vivre la souveraineté populaire, valoriser le travail et ceux qui travaillent, agir pour un nouveau modèle de développement et défendre une République émancipatrice débarrassée de ses complexes.

Cette gauche a une histoire – le front populaire, le conseil national de la résistance, 1981. Elle a surtout un bel avenir si elle le décide.

Voir aussi : Colloque "Gauche année 0" : discours introductif du Président du MRC

Cet article est le 3078 ème sur le blog MRC 53 - le 169ème catégorie Gauche France

Salle Médicis du Palais du Luxembourg, débat "Gauche, année zéro", 9 juin 2018

Salle Médicis du Palais du Luxembourg, débat "Gauche, année zéro", 9 juin 2018

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