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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine autour des idées de Jean-Pierre Chevènement. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens après les élections de 2002.
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5 octobre 2016 3 05 /10 /octobre /2016 23:07

 

Le candidat propose 15 idées neuves pour redresser la France

 

En présentant son projet le 24 septembre à Malakoff, Bastien Faudot est entré dans la seconde phase de sa campagne - commencée le 7 février 2016 - en vue de l'élection présidentielle, dont le premier tour aura lieu le 23 avril 2017. Il est le candidat du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC).

Voir le texte (DISCOURS DE MALAKOFF) et la vidéo du discours de Malakoff

 

Le projet que j’entends présenter aux Français repose sur cinq piliers, cinq orientations majeures pour aborder les temps qui viennent. Ces piliers incarnent la gauche républicaine que nous représentons : notre ambition, notre belle ambition, c’est la reconquête de la souveraineté populaire et nationale pour réussir la transformation sociale !

Le premier pilier, c'est la démocratie. Le deuxième, c'est l'Europe. Le troisième pilier, c'est le travail. Le quatrième pilier, c'est l'Etat. Le cinquième pilier, c'est l'école.

Voici le texte en cours de diffusion par l'équipe de Bastien Faudot, qui met en avant 15 idées neuves pour redresser la France.

 

1 NOUVEAU VISAGE ET 15 IDÉES NEUVES POUR REDRESSER LA FRANCE

 

La France est un grand pays qui a le malheur de posséder l’une des pires classes politiques au monde. Voilà trente années que les mêmes têtes se perdent dans des jeux d’appareils et un spectacle médiatique totalement coupé des réalités quotidiennes. Ils ont toujours trahi tous leurs engagements. Ils défendent leurs intérêts plutôt que les nôtres. Et le pire, c’est qu’ils n’ont pas la moindre idée neuve pour sortir le pays de l’impasse dont ils sont responsables !

 

Depuis ma déclaration de candidature à la présidence de la République, j’ai passé six mois à sillonner la France, six mois à rencontrer la France d’en haut et la France d’en bas, des Français de droite, des Français de gauche, des Français des villes, des Français des champs.

 

Je suis candidat à l’élection présidentielle pour faire du neuf. Je propose un projet pour reconquérir notre souveraineté, construire une France patriote et retrouver le plein emploi. Je propose des idées neuves pour redresser la France.

 

UN RENOUVEAU DÉMOCRATIQUE

1- JOURNÉE RÉFÉRENDAIRE ANNUELLE

Voie référendaire obligatoire pour les traités européens, la révision de la Constitution et les grands traités commerciaux. Chaque année, plusieurs questions posées aux Français par les représentants élus et par les citoyens.

2- SEPTENNAT

Pour redonner de la hauteur et du temps long au président de la République, revaloriser le rôle du Gouvernement et libérer le Parlement. Sans changer de république, faire le choix de la souveraineté populaire et de la responsabilité. Décider ensemble, anticiper, choisir : la politique doit cesser d’être un théâtre.

3- ENA ET OLIGARCHIE

Supprimer l’École Nationale d’Administration pour diversifier la haute fonction publique et limiter l’emprise des technocrates. Interdire le pantouflage dans le privé et encadrer le rôle de tous les lobbys qui court-circuitent les citoyens.

 

UNE COOPÉRATIVE DES NATIONS EN EUROPE

4- EURO

L’euro a échoué et n’est pas réparable. Sans drame, négocier la fin de l’euro dont plus personne ne veut en Europe. Déménager la Banque Centrale de Francfort à Paris pour renationaliser la politique monétaire. Choisir la coopération monétaire plutôt que la fusion forcée.

5- FRONTIÈRES

La crise migratoire a fait exploser Schengen. La libre-circulation doit être limitée aux résidents de l’Union. La frontière extérieure doit être renforcée et la circulation intérieure contrôlée par chaque État membre afin de réussir l’intégration.

6- SOUVERAINETÉ ET DÉMOCRATIE

Il faut en finir avec le projet fédéral qui étrangle les démocraties en Europe. Pour révolutionner l’Union européenne , il faut supprimer la Commission de Bruxelles. Choisir une Nouvelle Europe des projets, des solidarités choisies et du concret contre la super administration européenne, la contrainte libérale et le pouvoir des eurocrates.

 

TOUS AU TRAVAIL !

7- PRODUISONS CHEZ NOUS

Collectivement, travaillons plus en favorisant l’économie de production contre les rentiers. Individuellement, travaillons tous en réduisant le temps de travail à l’échelle de la vie (durée hebdomadaire, départ à la retraite, formation et éducation).

8- PROTECTION

Le système est globalement défavorable au travail. Sortons de l’impasse en abrogeant la Loi El Khomri. La richesse collective doit être mobilisée de manière plus intelligente (succession des grandes fortunes, fiscalité sur les entreprises, impôt universel sur les revenus).

9- DÉCOUPER LES BANQUES

La grande crise de 2008 n’a rien changé. Découpons les banques pour réduire la spéculation et augmenter le financement de l’économie réelle. Taxons l’ensemble des transactions financières et luttons contre l’évasion fiscale des multinationales.

 

L’AUTORITÉ DE L’ÉTAT

10- SERVICE NATIONAL

Donnons du sens à la citoyenneté en créant un nouveau service national mixte et obligatoire pour permettre à tous les Français et les Françaises de consacrer une année au service de la Nation pour des tâches civiles, sécuritaires et militaires.

11- SÉCURITÉ - JUSTICE

Recruter 25 000 policiers et gendarmes sur un mandat. Donnons des moyens à la Justice pour lui permettre de juger dans un délai d’un an et rendre les peines de prison effectives.

12- LAÏCITÉ

Trop de défense des intérêts particuliers, de priorité donnée aux différences, d’affirmations identitaires et de revendications religieuses ! La loi de la République est supérieure aux dogmes religieux et s’applique à tous, c’est elle qui permet de créer du commun. La religion doit rester une affaire privée.

 

L’ÉCOLE, PILIER DE LA RÉUSSITE

13- PROFESSEURS

La République attend tout d’eux sans les rémunérer correctement. En 5 ans, le salaire des enseignants sera augmenté de 25 %. Limiter la bureaucratie et bâillonner les idéologues de la pédagogie pour revaloriser l’apprentissage des savoirs.

14- UNIFORME

L’École n’est pas la rue : elle doit être protégée de la société de consommation et du séparatisme social. L’uniforme doit redonner du sens à une École du travail et de l’exigence qui apprenne à être libre.

15- LIRE, ÉCRIRE, COMPTER

En voulant faire beaucoup, l’École s’est perdue. Il faut la recentrer sur ses missions en se donnant d’abord les moyens pour lire, écrire et compter. À tous les niveaux, ouvrir sur les savoirs, la culture et les arts dans le cadre de disciplines structurées.

 

Cet article est le 2935ème sur le blog MRC 53 - le 158ème catégorie Gauche France

Bastien FAUDOT, le 24 septembre 2016, à Malakoff, lors de la présentation de son projet pour la France

Bastien FAUDOT, le 24 septembre 2016, à Malakoff, lors de la présentation de son projet pour la France

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Published by Michel SORIN - dans Gauche France
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30 septembre 2016 5 30 /09 /septembre /2016 18:25

 

L'école est le principal vecteur d'intégration et d'émancipation

 

 

En présentant son projet le 24 septembre à Malakoff, Bastien Faudot est entré dans la seconde phase de sa campagne - commencée le 7 février 2016 - en vue de l'élection présidentielle, dont le premier tour aura lieu le 23 avril 2017. Il est le candidat du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC).

Voir le texte (DISCOURS DE MALAKOFF) et la vidéo du discours de Malakoff

 

Dans son introduction, le candidat a précisé ceci :

La France, notre Nation, est indissociablement un modèle politique, culturel et social. Ce modèle est aujourd’hui percuté par les dérèglements du monde auxquels il est temps d’apporter une réponse. Cette réponse a une dimension défensive car nous avons un patrimoine commun à préserver, une identité collective qui repose très largement sur l’idéal républicain. Cette réponse doit aussi être offensive. J’invite les citoyens à se rassembler pour penser, imaginer et promouvoir une République qui parle au monde, mais une République qui ne renonce pas à elle-même.

Le projet que j’entends présenter aux Français repose sur cinq piliers, cinq orientations majeures pour aborder les temps qui viennent. Ces piliers incarnent la gauche républicaine que nous représentons : notre ambition, notre belle ambition, c’est la reconquête de la souveraineté populaire et nationale pour réussir la transformation sociale !

Le premier pilier, c'est la démocratie. Le deuxième, c'est l'Europe. Le troisième pilier, c'est le travail. Le quatrième pilier, c'est l'Etat. Le cinquième pilier, c'est l'école. Voici ce qu'il en a dit.

Le dernier pilier, c’est bien sûr l’école, cette institution qui est la clef de voûte de la République.

 

Elle est le coeur de la République réelle : c’est l’école publique, laïque et nationale qui est le premier vecteur de l’intégration et d’émancipation. Elle est cette chance offerte à chaque enfant de s’arracher aux conditions de sa naissance. Par l’école, on devient citoyen. Par l’école, on a accès au monde.

L’empilement de réformes démagogiques, fussent-elles motivées par les meilleures intentions, laisse aujourd’hui l’école publique en crise. De fait, chaque année, le départ de nombreux enfants vers l’enseignement privé traduit ce malaise. La suppression du redoublement, la remise en cause des notes, l’abaissement de l’exigence au baccalauréat, la multiplication des enseignements périphériques dès le primaire, l’absence de continuité de la politique éducative avec 21 ministres qui se sont succédé en 20 ans : voilà ce qui déstabilise une institution qui a besoin de sérénité, et j’ose dire, de lenteur.

Le problème de l’école ne se résume pas à des questions de moyens. C’est toute l’approche qui doit être radicalement réorientée. A force de refuser d’organiser la sélection par le mérite, nous sommes arrivés au bout du cycle avec des étudiants qui obtiennent aujourd’hui leur inscription en master sur décision du tribunal administratif ! Nous devons dire la vérité, même si elle n’est pas agréable à entendre : tous les enfants de maternelle ne pourront pas faire un master “Finance et spéculation” ! Il s’agit, par la sélection, d’orienter chacun en raison de ses facultés et de ses goûts et de garantir la qualité des enseignements.

Beaucoup se joue dès les premières années, en maternelle et à l’école élémentaire. Pour reconstruire cette grande et belle institution, il faudra d’abord concentrer l’effort pour les plus petits et favoriser la scolarisation dès l’âge de 2 ans. Lors de la mise en œuvre de la semaine de 4 jours – sans doute pour réduire les coûts, la droite trouve toujours que l’école coûte trop cher – le gouvernement de François Fillon avait réduit l’enseignement au primaire de 2H par semaine. Je proposerai de revenir à la semaine de 26 heures sur 4 journées et demi. 

Ces deux heures supplémentaires serviront à renforcer l’enseignement du Français parce que l’enseignement de la langue est LA priorité. Ma rencontre en mars dernier avec des professeurs du quartier de l’Ariane à Nice a achevé de m’en convaincre car dans certaines classes, la moitié des enfants ne parlent pas la langue de la République. La langue n’est pas seulement un moyen de communication. C’est le support de la pensée. C’est le vecteur de la culture. La maîtrise du Français est un prérequis pour fabriquer une Nation.

 

L’organisation actuelle du collège aggrave encore les inégalités constatées à la sortie du primaire. La réforme du collège, mise en oeuvre à la rentrée 2016, n’a pas même été débattue à l’Assemblée Nationale. Cette réforme est un fourre-tout idéologique qui combine égalitarisme compassionnel, misérabilisme social et bougisme sociétal.

Les enseignements pluridisciplinaires, l’abandon des langues anciennes, l’enseignement territorialisé sont autant de dispositions auxquelles il faut mettre un terme sans délais. J’entends donc abroger purement et simplement cette réforme. J’entends aussi fermer la centaine d’établissements répertoriés comme “ghetto” par le Conseil National d’Evaluation du Système Scolaire (CNESCO), redessiner la carte scolaire et je n’hésite pas à le dire, à affermir son application. Les assouplissements depuis de nombreuses années ont conduit à l’intensification de la ségrégation sociale.

La concurrence déloyale de l’enseignement privé sévit aujourd’hui car il n’a aucune contrainte de mixité sociale. Le privé sous convention avec l’Etat ne peut pas faire son marché parmi les élèves sans contrepartie. Le conventionnement doit donc être conditionné à des obligations d’accueil des élèves boursiers dans l’école privée afin que l’effort soit partagé.

L’environnement social est la première des inégalités. En développant les internats d’excellence, nous donnons une chance aux enfants des milieux défavorisés. Il existe 45 établissements de ce type aujourd’hui. C’est très insuffisant. Il en faut au moins 1 par département et je proposerai à cet effet de construire 10.000 places d’internat d’excellence sur un mandat.

 

L’éducation nationale repose pour beaucoup sur les compétences et le dévouement des professeurs. Savez-vous que la rémunération des enseignants en France est de 50% inférieure à celles de leurs collègues allemands ? Savez-vous qu’un professeur d’école débute sa carrière avec un salaire mensuel de l’ordre de 1350 euros nets par mois ? La République que nous défendons assigne à l’école un rôle prépondérant. La rémunération des enseignants doit donc suivre cette exigence. Je proposerai d’augmenter de 25% la rémunération des professeurs afin que le salaire en début de carrière ne puisse être inférieur au salaire moyen des Français.

 

Enfin, parce que l’école n’est pas la rue, je suggère d’instaurer le port de l’uniforme pour les élèves de l’école primaire jusqu’au lycée. Je ne méconnais pas la dimension controversée de cette mesure qui est souvent interprétée comme un archaïsme. Je veux la défendre devant vous. Il n’y a aucune nostalgie de ma part et si on accepte de regarder autour de nous, on constate qu’une majorité d’enfants dans le monde portent l’uniforme à l’école. Le port de l’uniforme à l’école permet une meilleure inclusion, atténue les différences sociales et règle définitivement la question des signes vestimentaires d’appartenance religieuse.

Cet article est le 2933ème paru sur le blog MRC 53 - le 157ème catégorie Gauche France

Bastien Faudot, avant de présenter son projet pour la France, à Malakoff le 24 septembre 2016.

Bastien Faudot, avant de présenter son projet pour la France, à Malakoff le 24 septembre 2016.

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30 septembre 2016 5 30 /09 /septembre /2016 17:30

Rétablir l'autorité de l’État et assurer la sécurité des citoyens

 

En présentant son projet le 24 septembre à Malakoff, Bastien Faudot est entré dans la seconde phase de sa campagne - commencée le 7 février 2016 - en vue de l'élection présidentielle, dont le premier tour aura lieu le 23 avril 2017. Il est le candidat du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC).

Voir le texte (DISCOURS DE MALAKOFF) et la vidéo du discours de Malakoff

 

Dans son introduction, le candidat a précisé ceci :

La France, notre Nation, est indissociablement un modèle politique, culturel et social. Ce modèle est aujourd’hui percuté par les dérèglements du monde auxquels il est temps d’apporter une réponse. Cette réponse a une dimension défensive car nous avons un patrimoine commun à préserver, une identité collective qui repose très largement sur l’idéal républicain. Cette réponse doit aussi être offensive. J’invite les citoyens à se rassembler pour penser, imaginer et promouvoir une République qui parle au monde, mais une République qui ne renonce pas à elle-même.

Le projet que j’entends présenter aux Français repose sur cinq piliers, cinq orientations majeures pour aborder les temps qui viennent. Ces piliers incarnent la gauche républicaine que nous représentons : notre ambition, notre belle ambition, c’est la reconquête de la souveraineté populaire et nationale pour réussir la transformation sociale !

Le premier pilier, c'est la démocratie. Le deuxième, c'est l'Europe. Le troisième pilier, c'est le travail. Le quatrième pilier, c'est l’État. Voici ce qu'il en a dit.

 

Nous pensons que l’Etat est un opérateur stratégique face au marché et qu’il est le seul à pouvoir protéger la multitude des hommes de la rapacité d’une infime minorité.

La loi, l’autorité de l’Etat est nécessaire pour protéger les faibles contres les forts dans la jungle du marché. La loi, l’autorité de l’Etat est tout aussi nécessaire pour protéger les faibles contres les forts dans la jungle sociale où triomphent parfois les violences les plus inouïes.

 

Le quatrième pilier du projet consiste à rétablir l’autorité de l’Etat et à assurer la sécurité de nos concitoyens, qui demeure la première des libertés.

Depuis mars 2012 en France, plus de 240 personnes sont mortes, victimes d’actes terroristes dont la plupart ont été, sinon revendiqués, du moins motivés par l’action de groupes islamistes. Depuis mars 2012, le rythme s’accélère, les modes opératoires, les cibles et les lieux se diversifient. Le phénomène du terrorisme au XXIe siècle est mondial.

Face au terrorisme, nous devons d’abord assurer les Français de la mobilisation des moyens de l’Etat. Il faut une réponse adaptée à l’Etat de droit que certains esprits faibles entendent remettre en cause. La virilité de circonstance ne trompe plus personne. Ceux qui ont réussi en quelques années à liquider la police de proximité, à supprimer 12 000 postes dans la gendarmerie et la police et à démanteler les services de renseignements devraient avoir au moins la décence de se taire !

Nous rétablirons la police de proximité qui n’aurait jamais dû être démantelée. Les services de police sont aujourd’hui amputés d’un outil de terrain qui permettait d’une part, de prévenir la délinquance quotidienne, mais qui aussi assurait une fonction de renseignement. Cela implique aussi nécessairement d’abandonner enfin la logique du chiffre qui n’a jamais été autre chose qu’une opération de communication politique qui contraint chaque jour davantage le travail des forces de l’ordre. L’efficacité de la police suppose d’abord une présence au cœur de la société plutôt que de la paperasserie administrative dévolue aux statistiques.

 

Pour compenser les pertes d’effectifs, le recrutement de 25 000 policiers et gendarmes est aujourd’hui nécessaire. Cela doit être accompagné d’une clarification des missions avec les polices municipales que je propose de transformer en gardes civiques communales dotées de missions complémentaires. Les fonctions régaliennes de sécurité des biens et des personnes doivent être réservées à l’Etat. On ne garantira pas la sécurité des Français en laissant faire la surenchère de certains élus locaux. Il y avait 400 policiers municipaux armés à Nice. Cela a-t-il empêché le massacre du 14 juillet ?

 

Par ailleurs, il faut mobiliser des moyens extraordinaires pour la Justice. L’état de nos prisons n’est pas digne d’une grande république. Je propose de construire 15 000 places nouvelles places de prison pour faire face à la surpopulation carcérale, et proposerai un grand plan de rénovation des prisons existantes. La peine, c’est la privation de liberté, ce n’est pas le cachot ! J’entends également instituer une obligation de formation et d’activité pour les prisonniers en vue de leur réinsertion.

La Justice, c’est aussi la Justice ordinaire. La France compte seulement 10 000 magistrats en exercice. Je propose de recruter 5 000 nouveaux magistrats, mais aussi donner des moyens supplémentaires pour assurer à chaque justiciable un jugement équitable dans un délai maximum d’un an, et la capacité pour les magistrats de faire exécuter les peines telles qu’elles sont prévues par la loi.

Cet article est le 2932ème paru sur le blog MRC 53 - le 156ème catégorie Gauche France

Bastien Faudot, présentant son projet pour la France, le 24 septembre 2016 à Malakoff (92)

Bastien Faudot, présentant son projet pour la France, le 24 septembre 2016 à Malakoff (92)

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30 septembre 2016 5 30 /09 /septembre /2016 16:21

 

Vaincre le chômage en rééquilibrant la répartition du travail

 

En présentant son projet le 24 septembre à Malakoff, Bastien Faudot est entré dans la seconde phase de sa campagne - commencée le 7 février 2016 - en vue de l'élection présidentielle, dont le premier tour aura lieu le 23 avril 2017. Il est le candidat du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC).

Voir le texte (DISCOURS DE MALAKOFF) et la vidéo du discours de Malakoff

 

Dans son introduction, le candidat a précisé ceci :

La France, notre Nation, est indissociablement un modèle politique, culturel et social. Ce modèle est aujourd’hui percuté par les dérèglements du monde auxquels il est temps d’apporter une réponse. Cette réponse a une dimension défensive car nous avons un patrimoine commun à préserver, une identité collective qui repose très largement sur l’idéal républicain. Cette réponse doit aussi être offensive. J’invite les citoyens à se rassembler pour penser, imaginer et promouvoir une République qui parle au monde, mais une République qui ne renonce pas à elle-même.

Le projet que j’entends présenter aux Français repose sur cinq piliers, cinq orientations majeures pour aborder les temps qui viennent. Ces piliers incarnent la gauche républicaine que nous représentons : notre ambition, notre belle ambition, c’est la reconquête de la souveraineté populaire et nationale pour réussir la transformation sociale !

Le premier pilier, c'est la démocratie. Le deuxième, c'est l'Europe. Le troisième pilier, c'est le travail. Voici ce qu'il en a dit.

Le travail, l’organisation du travail est au coeur de cette ambition.

La reconquête des instruments de la souveraineté politique permettra enfin d’engager une politique économique et sociale audacieuse. Le travail, l’organisation du travail, est au coeur de cette ambition.

Le troisième pilier de mon projet consiste à vaincre le chômage et à retrouver enfin le plein emploi. Oui, vous m’avez bien entendu, j’ai dit : le plein emploi. C’est une exigence parce que rien n’est plus protecteur pour les salariés que le plein emploi. Le chômage est une calamité pour les chômeurs, mais il pèse aussi sur ceux qui travaillent. Le chantage à l’emploi, la peur du déclassement sont omniprésents dans le quotidien de nos compatriotes.

Ma génération est née avec le chômage et a vécu avec l’inexorable montée de la courbe du chômage. Jusqu’ici, personne ne l’a vue s’inverser, malgré les promesses et les prophéties que les responsables politiques ont multipliées depuis quarante ans. Les libéraux abordent la question du travail par un biais individuel qui consiste à renforcer la concurrence de tous contre tous. Cela peut être vrai, mais pour une minorité. Je propose une approche diamétralement opposée.

Dans les faits, 6 à 7 millions de Français sont aujourd’hui en dehors du marché de l’emploi. La raréfaction du travail connaît des causes multiples : le progrès technologique a détruit davantage d’emplois qu’il n’en a créés, la mondialisation organise un système de concurrence parfaitement déloyal, et la pression exercée par les exigences de rendement du capital encourage la productivité qui repose sur un nombre de plus en plus réduit de salariés.

Il faut d’abord comprendre d’où l’on part. La France est un pays très actif. Sur ce point, il convient de combattre les mensonges des libéraux qui ont pour effet de culpabiliser la France qui se lève tôt et celle qui n’a pas la chance de se lever tôt. D’abord les Français travaillent : 37 heures et demie par semaine en moyenne, davantage que la plupart de nos voisins. Non seulement les Français travaillent, mais en plus ils sont productifs : 50 % de plus que la moyenne européenne, et 25 % de plus que la moyenne de la zone euro, devant l’Allemagne.

Alors, quel est le problème du marché du travail en France ? Au fond il est simple : la répartition du travail est l’une des plus déséquilibrées du continent. D’un côté nous disposons d’un réservoir de cadres moyens et supérieurs qui travaillent souvent plus de 50 heures chaque semaine, de l’autre, une masse considérable d’actifs inoccupés. Ce déséquilibre est au principe de la violence des relations sociales entre « assistés » et « assistants », entre ceux qui perçoivent les politiques de solidarité et ceux qui les financent. Ce déséquilibre est mortel pour le contrat social. Il entame le consentement à l’impôt et fracture la société. Cette réalité n’est pas un accident : les libéraux organisent l’affrontement entre les classes populaires et les classes moyennes. Nous devons donc agir pour les rassembler car leurs intérêts sont les mêmes.

Les progrès de l’intelligence humaine ont permis des révolutions technologiques considérables depuis la vapeur, l’électricité, l’industrie à la chaîne, l’informatique et désormais la robotique et les nanotechnologies. Ces révolutions techniques ont eu un double effet : elles ont simultanément détruit du travail humain et renforcé considérablement la productivité. Les Français travaillaient 3700 heures par an au XIXe siècle contre 1500 aujourd’hui. Ce mouvement est mondial : aucun pays n’a augmenté la durée du travail à moyen et long terme.

Bâtir une société de plein emploi implique donc de faire un effort massif de répartition du travail pour assurer à chacun des citoyens un rôle et une utilité sociale. La justice sociale, ce n’est pas seulement la répartition des richesses. C’est d’abord la répartition de la production des richesses. Cette logique doit permettre à la France de travailler davantage, de développer la production, de relancer la demande au service d’une politique de croissance.

Les actifs occupés travaillent en moyenne 60 000 heures dans une vie. L’enjeu est de faire baisser la moyenne d’environ 15 %, à 50 000 heures pour permettre à tous de produire, de contribuer et de participer au pacte social.

Il y a deux grands leviers à notre disposition : la durée légale hebdomadaire et l’âge de départ à la retraite. Il convient de les moduler pour permettre à chacun de prendre sa part. La désindustrialisation ne procède pas des 35 heures. Elle résulte de la financiarisation de l’économie. Mais la répartition du travail et de la production nous impose de restaurer l’équilibre entre les revenus du travail et ceux du capital pour desserrer l’étau.

Naturellement, cette répartition du travail suppose d’être financée sans pénaliser la compétitivité de nos entreprises qui sont soumises à une féroce concurrence mondiale. J’irais plus loin, il faut se saisir de cette grande réforme pour renforcer la compétitivité de nos entreprises. Je ne suis pas un décroissant. Je veux une France qui produit, une France qui investit, une France qui innove.

Ma proposition consiste à assortir la réduction individuelle du temps de travail à un transfert massif des cotisations sociales vers un impôt universel sur le revenu qui fusionne l’impôt sur le revenu actuel et la CSG. Je propose aussi de créer un véritable impôt sur les successions des grandes fortunes.

La revalorisation du travail, qui passe aussi par une lutte sans merci contre la concentration vertigineuse du capital, implique donc une révolution fiscale. Cette révolution ne doit pas être confiscatoire, mais elle requiert que chacun contribue, à proportion de ses facultés, au financement de la solidarité nationale.

Par ailleurs, cette nouvelle organisation du travail devra être accompagnée d’une politique volontariste en matière de réindustrialisation du pays. Le développement de la croissance et de l’économie de production passe par une loi de séparation bancaire stricte entre les banques de dépôt et les banques de financement pour nous prémunir d’une nouvelle crise financière, bien sûr, mais aussi pour canaliser les financements vers l’économie de production.

La politique monétaire devra accompagner ce mouvement : je proposerai d’introduire dans les statuts de la nouvelle Banque de France un objectif de croissance et de plein emploi aux côtés d’un objectif d’inflation relevé à 4 %, comme le recommande d’ailleurs déjà le FMI. Enfin, la politique monétaire devra favoriser une dépréciation du nouvel euro franc de l’ordre de 20% pour soutenir la compétitivité de nos entreprises à l’exportation et résoudre enfin le déficit de notre balance commerciale.

J’ai conscience que ce projet constitue une véritable révolution. Je l’assume pleinement car nous n’avons plus le temps d’amuser les Français avec des mesurettes prétendument modernes. Quelqu’un de sérieux peut-il nous dire combien de croissance supplémentaire, combien d’emplois ont été générés par les bus Macron ?

J’entends déjà les cris d’orfraie des libéraux qui proposent aux Français de la sueur et des larmes. Ce n’est pas difficile de les repérer, ils disent tous la même chose : Macron, Juppé, Le Maire, Sarkozy, Fillon, et demain peut-être aussi le président sortant. Les libéraux de 7 à 77 ans croient, comme ils ont toujours cru, à l’infaillibilité du marché. Ils veulent remettre en cause les 35 heures, réduire la “pression fiscale”, défaire le droit du travail. Grand bien leur fasse ! Je regardais récemment une affiche de propagande des années 30 contre la loi des 40 heures. On y voit un ouvrier poussé par les syndicats dans le précipice des 40 heures hebdomadaires. Au fond du ravin, il y a des mots, toujours les mêmes : “misère, chômage, prix de revient majoré, vie plus chère”. En bas de l’affiche, il y a une légende : “Une fois de plus trompé par l’Internationale, le travailleur français se laissera-t-il prendre au mirage ?”. Cette affiche était éditée par une organisation de droite qui s’appelait “Ordre et bon sens”. La droite ne change pas de langage. Elle ne change pas tout court. Elle ne changera jamais.

Cet article est le 2931ème paru sur le blog MRC 53 - le 155ème catégorie Gauche France

Bastien Faudot, le 24 septembre 2016, à Malakoff, lors de la présentation de son projet pour la France

Bastien Faudot, le 24 septembre 2016, à Malakoff, lors de la présentation de son projet pour la France

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29 septembre 2016 4 29 /09 /septembre /2016 18:40

 

Modifier la Constitution pour y retirer la référence au traité de Lisbonne

 

En présentant son projet le 24 septembre à Malakoff, Bastien Faudot est entré dans la seconde phase de sa campagne - commencée le 7 février 2016 - en vue de l'élection présidentielle, dont le premier tour aura lieu le 23 avril 2017. Il est le candidat du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC).

Voir le texte (DISCOURS DE MALAKOFF) et la vidéo du discours de Malakoff

 

Dans son introduction, le candidat a précisé ceci :

La France, notre Nation, est indissociablement un modèle politique, culturel et social. Ce modèle est aujourd’hui percuté par les dérèglements du monde auxquels il est temps d’apporter une réponse. Cette réponse a une dimension défensive car nous avons un patrimoine commun à préserver, une identité collective qui repose très largement sur l’idéal républicain. Cette réponse doit aussi être offensive. J’invite les citoyens à se rassembler pour penser, imaginer et promouvoir une République qui parle au monde, mais une République qui ne renonce pas à elle-même.

Le projet que j’entends présenter aux Français repose sur cinq piliers, cinq orientations majeures pour aborder les temps qui viennent. Ces piliers incarnent la gauche républicaine que nous représentons : notre ambition, notre belle ambition, c’est la reconquête de la souveraineté populaire et nationale pour réussir la transformation sociale !

Concernant le premier pilier, voir Projet présidentiel de Bastien FAUDOT : la démocratie, premier pilier

 

Concernant le deuxième pilier, l'Europe, voici ce qu'il a dit.

Le deuxième pilier de mon projet, c’est la réponse à la crise de l’Europe.

L’Europe taille unique – celle de la monnaie unique, du budget unique et des frontières uniques, mène le continent au désastre. Cette Europe unique procède de la stratégie de l’intégration forcée pour imposer le modèle fédéral. Mais il y a un petit caillou dans la chaussure : les peuples n’en veulent pas. L’inexorable montée du Front National, le Brexit, le mouvement 5 étoiles en Italie, les succès de l’AfD en Allemagne et des mouvements d’extrême droite en Autriche ou aux Pays-Bas ne suffisent-ils pas à nos dirigeants pour qu’ils retrouvent la vue ?

Pour sauver l’Europe aujourd’hui, il faut la délivrer du fédéralisme rampant qui est vécu comme un système disciplinaire. Je propose donc de défédéraliser l’Europe pour bâtir une grande coopérative des Nations et des peuples.

Je propose d’affranchir la France de la tutelle des traités européens en modifiant le titre XV de la Constitution pour y retirer toute référence au traité de Lisbonne.Un traité rejeté par les Français n’a rien à faire dans notre constitution !

Je propose de reconquérir notre souveraineté monétaire en sortant de l’Union économique et monétaire et en nationalisant l’euro. Il n’y a aucun endroit dans le monde où l’on pense qu’il est pertinent de transférer le pouvoir monétaire à une instance supranationale qui n’a de comptes à rendre ni aux Etats, ni aux peuples !

La monnaie unique n’est pas une simple devise inoffensive et pratique qui nous permettrait de traverser les frontières sans tracas. C’est un système de gouvernement qui piétine les démocraties – nous l’avons vu en Grèce l’an dernier. C’est une monnaie qui installe la stagnation à perpétuité et laisse se développer le cancer du chômage de masse.

Il n’y aura pas de croissance et de redressement productif avec une monnaie surévaluée, obsédée par l’inflation et indépendante des décisions politiques. L’alternative est simple : ce sera le progrès social ou la monnaie unique ! Ce sera l’emploi ou la monnaie unique ! Ce sera la démocratie ou la monnaie unique ! Que les libéraux continuent de la défendre, cela me paraît parfaitement logique, mais la gauche est désormais sommée de choisir, sauf à continuer de mentir à son électorat.

Je sais que l’orientation de la nationalisation de l’euro fait grincer les dents de celles et ceux qui voyaient dans la monnaie unique le symbole du rapprochement des peuples. Mais ils doivent se rendre à l’évidence : tous les économistes disent que l’euro produit de la divergence, et à terme, l’éclatement entre les nations européennes. C’est le sens du réquisitoire que vient de publier le prix noble d’économie Joseph Stiglitz.

L’euro, dans son format actuel, n’est pas viable. Ceux qui partagent avec moi ce diagnostic doivent donc conclure avec moi qu’il est beaucoup plus sage d’organiser la sortie plutôt que de la subir ultérieurement dans les pires conditions. Et l’organiser, cela veut dire nationaliser l’euro.

Défédéraliser l’Europe exige ensuite de reconquérir notre souveraineté budgétaire. Je propose de nous affranchir des politiques d’austérité, de dénoncer unilatéralement le pacte budgétaire européen. La discipline des 3 % est une règle qui plombe notre économie, appauvrit nos territoires et détruit nos services publics. Le Parlement français doit retrouver sa liberté pour voter le budget de la Nation, c’est à dire programmer les dépenses qui traduisent les priorités politiques.

Parce qu’il n’y a pas de politique sans territoire politique, la France doit retrouver enfin le contrôle de ses frontières, notamment pour trouver des solutions pérennes à la crise migratoire. Le contrôle de nos frontières n’est pas un gros mot. Cela veut dire simplement que nous devons exercer un contrôle sur les entrées et les sorties pour appliquer une politique migratoire qui est la condition pour réussir l’intégration.

De fait, nous sommes à l’extrémité de l’espace Schengen : d’un côté nous ne contrôlons pas les entrées à Lesbos ou à Lampedusa et de l’autre côté, les Anglais appliquent leur politique migratoire sur notre sol, au point d’y financer la construction d’un mur ! La jungle de Calais résulte de cette situation. Il faudra donc dénoncer les accords du Touquet et faire comprendre à nos amis anglais qu’ils doivent traiter les demandeurs d’asile chez eux.

Enfin, défédéraliser l’Europe implique de supprimer la Commission européenne, ce super-gouvernement qui n’est responsable devant rien ni personne. Bruxelles est devenue la secte du Temple solaire : 28 gourous nous guident droit vers le suicide collectif !


 

L’Europe que j’appelle de mes voeux, c’est l’Europe du commun, l’Europe des projets mis en commun. Je propose de développer les projets de coopération scientifiques, industriels, culturels avec ceux de nos partenaires qui le souhaitent. On ne peut plus attendre l’improbable unanimité de sommets qui accouchent d’une souris ! L’unanimité nous conduit toujours à des logiques de plus petit dénominateur commun qui ne font pas une ambition pour l’Europe. Je préfère l’Europe de la preuve à l’Europe des déclarations. Airbus, Erasmus, Ariane sont nés d’initiatives légères et consenties, et c’est pour cela qu’ils réussissent.


 

Cet article est le 2930ème paru sur le blog MRC 53 - le 154ème catégorie Gauche France

Bastien FAUDOT, à Malakoff le 24 septembre 2016, lors de la présentation de son projet pour l'élection présidentielle 2017

Bastien FAUDOT, à Malakoff le 24 septembre 2016, lors de la présentation de son projet pour l'élection présidentielle 2017

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29 septembre 2016 4 29 /09 /septembre /2016 17:00

 

Faire entrer le peuple dans les rouages de la Vème République

 

 

En présentant son projet le 24 septembre à Malakoff, Bastien Faudot est entré dans la seconde phase de sa campagne - commencée le 7 février 2016 - en vue de l'élection présidentielle, dont le premier tour aura lieu le 23 avril 2017. Il est le candidat du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC).

Voir le texte (DISCOURS DE MALAKOFF) et la vidéo du discours de Malakoff

 

Dans son introduction, le candidat a précisé ceci :

La France, notre Nation, est indissociablement un modèle politique, culturel et social. Ce modèle est aujourd’hui percuté par les dérèglements du monde auxquels il est temps d’apporter une réponse. Cette réponse a une dimension défensive car nous avons un patrimoine commun à préserver, une identité collective qui repose très largement sur l’idéal républicain. Cette réponse doit aussi être offensive. J’invite les citoyens à se rassembler pour penser, imaginer et promouvoir une République qui parle au monde, mais une République qui ne renonce pas à elle-même.

Le projet que j’entends présenter aux Français repose sur cinq piliers, cinq orientations majeures pour aborder les temps qui viennent. Ces piliers incarnent la gauche républicaine que nous représentons : notre ambition, notre belle ambition, c’est la reconquête de la souveraineté populaire et nationale pour réussir la transformation sociale !

Concernant le premier pilier, la démocratie, voici ce qu'il a dit.

La première priorité, c’est la réponse à la crise démocratique que nous traversons.

L’impuissance du politique et l’effondrement de la parole publique mettent en évidence les carences de nos institutions. La priorité absolue, c’est de rétablir une meilleure articulation entre les aspirations des Français et les décisions qui sont prises en leur nom, c’est de promouvoir des dirigeants qui servent les intérêts de la Nation plutôt que les leurs, c’est de rétablir l’équilibre des pouvoirs entre le législatif et l’exécutif. Il ne s’agit pas de céder à la mode d’une VIème République démagogique et suspicieuse, mais de proposer une mise à jour de la Vème République.

Cette mise à jour passe par le retour au peuple qui est aujourd’hui tenu à bonne distance des grandes décisions. Et y-a-t-il un meilleur moyen de s’en remettre aux citoyens que de développer l’usage du référendum ?

Je propose donc d’instituer une journée référendaire annuelle au cours de laquelle plusieurs grandes questions seraient soumises à la souveraineté populaire. En concentrant les questions une journée par an, je veux débarrasser le référendum de sa dimension plébiscitaire. Ce référendum élargi et régulier est l’élément qui manque aujourd’hui à notre régime : s’il avait existé, il nous aurait sans doute épargné l’adoption du Traité budgétaire européen, le débat sur la déchéance de nationalité ou encore la maudite loi El Khomri. Le pouvoir de convocation d’un référendum ne doit plus être le privilège du Président de la République. Je propose de créer un droit d’initiative populaire pour inscrire automatiquement à l’ordre du jour toute question qui recueillerait plus d’un million de signatures. Je propose également d’inscrire à l’ordre du jour toute question qui recueillerait la signature d’un certain nombre des parlementaires. Cette journée référendaire annuelle doit permettre à nos concitoyens de retrouver confiance dans nos institutions. Je ne veux plus jamais que nos compatriotes puissent légitimement penser que les décisions se prennent sans eux ou pire, contre eux.

Je propose par ailleurs de rendre obligatoire l’usage du référendum pour toute réforme de la Constitution, pour la ratification des traités européens et des grands traités commerciaux. L’intolérable forfaiture des candidats qui s’engagent le temps d’une campagne à renégocier un traité, et qui rendent les armes une fois qu’ils sont élus, ne doit plus être possible. Le respect de la volonté populaire n’est pas une option. C’est une obligation.

Je crois aux vertus du système représentatif, ce qui ne signifie pas que les élus disposent d’un chèque blanc. C’est la raison pour laquelle je préfère dédramatiser l’usage du référendum plutôt que de tomber dans le piège du mandat impératif ou de la démocratie directe qui généralise la présomption de culpabilité pour les représentants du peuple.

La mise à jour de notre démocratie représentative est nécessaire. Dans les faits, le parlement est aujourd’hui muselé. J’entends donc mettre fin à l’ensemble des dispositions dites de « parlementarisme rationalisé » qui permettent à l’exécutif de brider la représentation nationale. Il faut supprimer toutes ces astuces : vote bloqué, vote réservé, procédure accélérée, nouvelle délibération, ordre du jour cadenassé par le gouvernement. Je proposerai enfin de maintenir l’article 49.3 exclusivement pour le vote du budget. Les parlementaires sont des citoyens majeurs et il n’est plus supportable d’assister au spectacle d’une représentation nationale infantilisée.

Il me paraît également nécessaire de déconnecter l’exécutif et le législatif. A l’usage, le quinquennat s’avère être une erreur : il a rétrogradé le chef de l’Etat en chef de sa majorité. Je propose donc le retour au septennat renouvelable. Sept ans, parce que la politique de la Nation a besoin de durée. Renouvelable, parce que c’est le meilleur moyen pour contraindre un Président élu de rester connecté aux citoyens – s’il veut avoir une chance être réélu.

En 1967, un certain Jacques Mandrin proposait une réforme vigoureuse de l’ENA dans son livre L’énarchie ou les mandarins de la société bourgeoise. Un demi-siècle plus tard, l’ENA demeure une tour d’ivoire au coeur de la République. Nous avons naturellement besoin de former des hauts fonctionnaires et des grands serviteurs de l’Etat. Malheureusement, cette grande école de sélection est devenue un système de reproduction idéologique et sociale qui nourrit le divorce entre les élites et le peuple. Je proposerai donc de supprimer l’ENA, et de la remplacer par un système de promotion interne au sein de la fonction publique.

Cette réforme implique de mettre un terme au pantouflage qui n’est rien d’autre que le mercato des élites : des cabinets ministériels aux grands groupes privés, des grands groupes privés aux lobbys, des lobbys à la finance, de la finance aux mandats électifs et des mandats électifs aux cabinets ministériels : cette République de l’entre-soi finit par ressembler à une République bananière. Quand on voit le transfert de l’ancien directeur du Trésor dans un fond d’investissement chinois, je me demande si ça ne peut pas être qualifié d’intelligence avec l’ennemi. Je n’ai rien contre les Chinois mais dans la mondialisation, la Chine nous mène une guerre économique impitoyable !

Concernant le Parlement, voir cet article publié le 28 septembre 2016 sur le site du Huffingtonpost : Libérons, délivrons le Parlement !

Cet article est le 2929ème paru sur le blog MRC 53 - le 153ème catégorie Gauche France

Bastien Faudot, le 25 septembre 2016, à Malakoff

Bastien Faudot, le 25 septembre 2016, à Malakoff

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27 septembre 2016 2 27 /09 /septembre /2016 17:04

 

Un projet cohérent et neuf pour l'élection présidentielle 2017

 

 

Voici un jeune, Bastien Faudot (38 ans, comme Macron) - qui est à certains égards l'anti-Macron. Son projet politique est cohérent et neuf. Des jeunes et de moins jeunes le soutiennent. Aimer la France, c'est aimer la liberté du monde. Cela nous parle.

"Je suis candidat à la présidence de la République pour proposer aux Français une autre voie, celle de la gauche souverainiste, patriote et sociale. Démocratie, Europe, travail, sécurité, éducation... Vous trouverez ici mon projet pour la France".

 

Découvrez-le dans cette vidéo : Bastien Faudot : discours de Malakoff le 24 septembre 2016

 

Voici un résumé (Nicolas Gonzales) des cinq piliers de son projet.

Voir DISCOURS DE MALAKOFF : « L’ESPACE EXISTE DANS LE CŒUR DE NOS CONCITOYENS POUR DU NEUF. »

 

- Pour sortir de la crise politique et démocratique, Bastien propose de créer un référendum d'initiative populaire, une journée référendaire annuelle, revenir au septennat renouvelable, renforcer les pouvoirs du Parlement, modifier le mode de financement des partis politiques et encadrer très durement l'action des lobbys.
 

- Pour reconquérir notre souveraineté nationale et populaire, Bastien propose de nous affranchir des traités européens en retirant toute mention au traité de Lisbonne dans le titre XV de la construction européenne, sortir de l'union économique et monétaire, dénoncer les règles budgétaires austéritaires, de supprimer la Commission européenne.
 

- Pour parvenir au plein emploi, Bastien propose de répartir le temps de travail, favoriser la dépréciation de l'euro de 20% et instaurer enfin une vraie et stricte séparation bancaire afin de retrouver le temps long du développement et de l'industrie.
 

- Pour rétablir l'autorité de l'Etat, Bastien propose de rétablir la police de proximité et d'embaucher les policiers et les juges qui nous manquent.
 

- Pour restaurer l'école de la République, Bastien propose l'augmentation de 25% en 5 ans du traitement des professeurs, l'abrogation des rythmes scolaires et de la réforme du collège, la priorité donnée à la maîtrise du Français et à la maternelle, la multiplication par deux du budget des universités.

 

Rappel : - (21 sept. 2016) : Malakoff (92) - 24 et 25 septembre - avec Bastien Faudot et le MRC

- (9 sept. 2016) : Présidentielle : intervention de Bastien Faudot pour produire en France

 

Cet article est le 2928ème paru sur le blog MRC 53, le 152ème catégorie Gauche France

Bastien Faudot, le 24 septembre 2016 à Malakoff, lors de la présentation de son projet pour 2017.

Bastien Faudot, le 24 septembre 2016 à Malakoff, lors de la présentation de son projet pour 2017.

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21 septembre 2016 3 21 /09 /septembre /2016 18:33

 

Le candidat présentera ses propositions pour l'élection présidentielle 2017

 

Sans attendre une clarification des candidatures à gauche, dans le cadre de primaires ou en dehors, le Mouvement Républicain et Citoyen organise son week-end de rentrée les 24 et 25 septembre 2016 à Malakoff (92). Voir MEETING DE RENTRÉE !

 

Lors de son discours, samedi en fin d'après-midi, Bastien FAUDOT indiquera les axes principaux de son projet. Dimanche matin, des ateliers thématiques auront pour mission d'affiner les choix à opérer, avant l'intervention du candidat dimanche midi. A ce stade, il ne s'agit pas d'un programme détaillé pour l'élection présidentielle.

Comme l'indique le titre de son site FAUDOT 2017, la gauche avec le peuple, il s'agit de réconcilier la gauche avec le peuple et avec la nation, ce qui est le combat d'une génération après plus de trois décennies d'accompagnement du néolibéralisme européiste (et cela continue avec les représentants actuels de la gauche au pouvoir).

 

Il faut mettre fin à cette dérive des partis de la gauche de gouvernement, qui s'est accentuée sous le mandat de l'actuel président de la République. La gauche a vocation à servir le peuple et la nation, pas les forces obscures du capitalisme financier mondialisé. Donc, tout est à reconstruire avec celles et ceux qui concentreront leurs efforts pour affirmer une politique volontariste de redressement national et européen. Dans ces conditions, il ne faut pas s'étonner que le candidat du MRC ne figure pas parmi ceux qui sont mis en avant par les médias. Nous ne devons pas nous décourager pour autant, car la tache est lourde et le travail devant nous. C'est pour cela que vous êtes invités à vous inscrire pour participer au week-end de Malakoff.

 

Rappel :

- Bastien Faudot (MRC) aux Assises du Produire en France 2016

Discours de Bastien Faudot aux Assises du Produire en France, à Reims, le 9 septembre. Extrait.

Je proposerai l’abrogation pure et simple de la loi El Khomri

Enfin, je proposerai un changement radical de l’organisation du travail et de la fiscalité dans le pays. Made in France, Faire en France, c’est d’abord Faire France. Le plein emploi est vital pour le corps social et pour la Nation. Il est plus protecteur que tous les codes du travail et autres règlementations. Il est temps enfin de sortir de l’opposition stérile entre compétitivité et protection sociale. Je veux croire que la seconde est la vraie condition de réalisation de la première. Construire l’alliance des productifs, c’est proposer un nouveau compromis social qui implique :
– le transfert de la moitié des cotisations sociales patronales et salariales vers un impôt universel sur le revenu pour ne plus pénaliser la création de richesse et renforcer la compétitivité de nos entreprises. Cela permet de réduire le coût du travail d’environ 20 %. L’idée est simple : ne sont prélevés sur les salaires que les cotisations qui ont un lien direct avec l’activité économique : le financement des retraites, la maladie professionnelle, l’assurance chômage. Le reste, c’est à la solidarité nationale de l’assumer.
– une baisse de la durée légale du travail de 15 % pour mettre tout le monde au travail, pour faire de la place aux plus de 5 millions de Français qui sont aujourd’hui en dehors du marché de l’emploi. Je sais combien cette idée semble hérétique à certains, notamment pour ceux qui s’autoproclament les réalistes, les pragmatiques. S’ils sont attachés au réel, ils constatent avec moi que depuis le XIXème siècle, la durée hebdomadaire de travail n’a cessé de diminuer partout dans le monde. Ce mouvement inéluctable se poursuit. Depuis 2000, malgré la crise, la richesse des pays de l’OCDE a augmenté de 20 % tandis que la durée hebdomadaire du travail à diminué de 6 %, soit une cinquantaine d’heures par an. En réalité, les Français travaillent, mais la répartition horizontale du travail est très inégalitaire, déséquilibrée. Qui rappellera que les Allemands travaillent en moyenne 130 heures de moins que nous chaque année ? Est-ce que cela les empêche d’avoir une industrie vivante, une balance commerciale excédentaire et un taux de chômage inférieur ? Baisser la durée légale du travail peut se faire en renforçant la compétitivité des entreprises françaises.

La question du Made in France est une question immensément, intensément politique. C’est la raison pour laquelle l’enjeu de la restauration de la souveraineté est au cœur de mon projet. Si l’on prend le risque de poursuivre la déconnexion entre la démocratie et les choix économiques, cela finira très mal.

- (10 septembre) L’EUROPE EST MORTE, VIVE L’EUROPE !

Extrait. L’euro est une arme de destruction massive : il faudra choisir, ce sera la monnaie unique ou le progrès social.

L’euro est une arme de destruction massive : c’est un succès technique indiscutable, mais économiquement et politiquement, son bilan est calamiteux. Pour « sauver l’Euro », on essore les peuples et on piétine les démocraties. Plus qu’une monnaie, c’est une méthode de gouvernement pour discipliner le salariat et domestiquer les peuples.

Comment voulez-vous mettre en oeuvre une politique de transformation sociale sans disposer du pouvoir monétaire ? Pourquoi sommes-nous les seuls bisounours de la planète à imaginer qu’il est possible d’avoir une politique économique et sociale sans disposer de l’instrument monétaire ?

Je ne fais pas d’obsession sur la monnaie : la monnaie unique n’est pas l’unique question. C’est un élément de la mécanique fédérale à l’oeuvre.

Il faut avoir le courage d’énoncer une réalité : il n’y aura pas de gauche de transformation sans reconquête de la souveraineté populaire et nationale. Et il n’appartient pas aux autres de nous la rendre, mais à nous de la récupérer. Et pour cela, il nous faudra désobéir, prendre des décisions unilatérales qui reposent tout entières sur l’expression de la volonté populaire. La France doit prendre la responsabilité de créer une crise salutaire en Europe : De Gaulle n’avait pas hésité à faire la politique de la chaise vide. Ou bien nous assumons le rapport de force ou bien nous le perdrons, il n’y aura pas d’autre alternative. Et c’est à ça que doit servir le débat de l’élection présidentielle qui vient, et à laquelle je suis candidat : déterminer ce qui dépend de nous, plutôt que de faire des paris sur ce que pourraient accepter nos partenaires.

- (15 septembre) ALSTOM, CAUSE BELFORTAINE, CAUSE NATIONALE

Extrait. Le 7 septembre à Belfort, nous avons pris le plafond sur la tête, mais cette décision ne tombe pas du ciel. Elle s’inscrit dans un vaste mouvement de désindustrialisation du pays. Certains fins observateurs comme Jean-Michel Quatrepoint, auteur de Alstom scandale d’État, avaient anticipé les difficultés de la branche Transport après le protocole de rachat par General Electric. Je le cite : « l’équation d’Alstom transport est donc la même qu’avant l’opération avec GE. Seule, l’entreprise n’est pas viable à terme. Déjà, le groupe serre les boulons dans l’usine de Belfort dont l’avenir est incertain. »

La désindustrialisation n’est pas une catastrophe naturelle. La désindustrialisation, c’est le revers d’une mondialisation financière qui est en train d’essorer les forces productives de notre pays et de nombreux autres pays européens. La mondialisation, c’est une série de choix politiques qui ont conduit progressivement à déréglementer tous les systèmes de protection. Elle expose notre modèle social et notre outil de production à un système de concurrence parfaitement déloyal. Face à ce phénomène, il y a deux grands types de réponses. Il y a les libéraux qui voient notre modèle social comme un handicap – et qu’il convient de remettre en question, et ceux, dont je fais partie, qui considèrent qu’il est un élément essentiel du pacte républicain.

- (20 septembre) DOCTEUR STIGLITZ : LE LIVRE QUE TOUS LES CANDIDATS DEVRAIENT LIRE

Extrait. Le Docteur Stiglitz pointe sereinement et solidement les vices de formes initiaux de la monnaie unique, les erreurs répétées de politiques économiques décidées par les fondamentalistes des marchés, le creusement des divergences économiques et politiques entre différents pays européens. L’euro, projet politique conçu pour assurer la paix et la prospérité en Europe, n’a au contraire apporté que le ressentiment et la colère, l’échec économique et la montée du chômage.

Le terrible diagnostic ne vient pas des marges des marges de la politique française et est prononcé par un économiste raisonnable, généralement classé au centre-gauche, que l’on ne peut pas facilement caricaturer comme un partisan du repli frileux sur soi, ou comme un anticapitaliste ne comprenant rien aux soi-disant réalités d’une économie mondiale complexe… Les affreux économistes Cahuc et Zylberberg pourront difficilement accuser Stiglitz de « négationnisme économique ».

Au-delà de l’échec économique, l’auteur démontre très bien la menace que l’euro fait peser à la fois sur le projet européen et sur la démocratie. Il est entièrement exact que l’euro est moins une monnaie qu’une méthode de gouvernement, et qu’entre la démocratie et l’euro, il faudra choisir.

Cet article est le 2927ème paru sur le blog MRC 53, le 151ème catégorie Gauche France

Bastien Faudot avec Thomas Diemer, alors président de Jeunes Agriculteurs (JA), au Salon de l'agriculture à Paris le 29 février 2016

Bastien Faudot avec Thomas Diemer, alors président de Jeunes Agriculteurs (JA), au Salon de l'agriculture à Paris le 29 février 2016

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11 mai 2016 3 11 /05 /mai /2016 23:35

 

Pour le retrait du texte, lançons des comités locaux de citoyens

 

On se souviendra de ce 11 mai 2016 pour le coup de semonce donné par 56 députés de gauche au gouvernement Valls, suite au 49-3 décidé la veille, mettant fin à l'examen du projet de loi travail.

Il aurait fallu deux députés de plus (58, soit 10 % de l'hémicycle) pour qu'ils puissent déposer une motion de censure.

Pas de regret car, même s'ils avaient pu en déposer une, elle n'aurait pas été votée par une majorité de députés.

L'essentiel est que ces députés (PS, MRC, Front de gauche, écologistes, non inscrits) ont jeté les fondations de ce qui pourrait être un rassemblement de gauche dans la perspective des échéances électorales 2017 et au-delà.

 

Car le combat pour le retrait du projet de loi travail ne s'arrête pas là. Parmi les actions qui pourraient être conduites, il y a la mise en place de comités locaux de citoyens. Je vais le proposer en Mayenne à ceux qui partagent cet objectif. Voir la liste et la Motion de Censure Des Gauches Et Écologistes.

 

Voici le texte du projet de motion de censure des gauches et écologistes.

 

Nous, parlementaires de plusieurs groupes et partis des gauches et écologistes à l'Assemblée nationale, considérons que l'utilisation, par un gouvernement issu de la gauche, de l'article 49-3 de la Constitution, sur un texte portant réforme du Code du Travail, est un acte politique d'une extrême gravité.

 

Le projet de loi « Travail » comporte un risque grave d'atteintes aux droits des salariés et à notre modèle social. La consécration de l'inversion des normes en droit du travail, qui généralisera la possibilité pour une entreprise de pratiquer le moins-disant social (par exemple, en diminuant la majoration des heures supplémentaires) constitue une régression historique. Elle s'ajoute à d'autres mesures dangereuses, celles qui facilitent les licenciements, ou l'ensemble des mesures incitant à l'augmentation du temps de travail. Plus largement, ce projet de loi, et la philosophie qui a présidé à sa conception, participent à l'idée fausse selon laquelle la diminution des protections des salariés favoriserait les créations d'emplois, dans une période où la transition écologique et la transformation numérique doivent inspirer un nouveau mode développement.

 

Cette loi ouvre une brèche dans laquelle s'apprêtent à s'engouffrer tous les partis et les programmes de la droite, rêvant déjà d'une dérégulation encore plus forte du droit du travail.

Reconnaissant le fait qu'il ne dispose pas de majorité pour voter ce projet, le gouvernement bafoue les droits essentiels du Parlement et fait aussi violence à des millions de citoyens qui, en majorité, rejettent ce projet de loi. Leurs représentant-es sont désormais privés de toute possibilité de s'exprimer dans l'hémicycle sur ce texte. Le gouvernement veut ainsi imposer, sans débat, l'adoption par l'Assemblée d'un texte qui aura pourtant des conséquences très concrètes et quotidiennes pour nos concitoyens.

 

A situation exceptionnelle, réponse exceptionnelle. Le gouvernement doit accepter le débat de fond sur sa politique et cesser d'empêcher le Parlement de jouer pleinement son rôle d'assemblée délibérante. Afin d'obtenir le rejet de ce texte, nous appelons l'Assemblée nationale à adopter cette motion de censure.

 

Rappel (10 mai 2016) : Le 49-3 du 10 mai 2016 pour fêter le 10 mai 1981 et le Front populaire

 

Cet article est le 150ème paru sur ce blog dans la catégorie Gauche France

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10 mai 2016 2 10 /05 /mai /2016 23:44

 

Le gouvernement Valls sous la menace d'une motion de censure à gauche

 

Le président de la République, François Hollande, avait nommé, en 2014, Manuel Valls à la tête du gouvernement de la France. C'était une manière de refuser le rassemblement de la gauche qui l'avait élu en mai 2012. Manuel Valls était connu pour ses options libérales qui lui avaient valu d'être très minoritaire lors des primaires du PS. De plus, il a déclaré que les deux gauches sont irréconciliables, ce qui laisse entendre qu'il va rechercher des alliances à droite et au centre. L'option Valls Premier ministre comportait de sérieux risques d'échec.

 

Un an avant l'échéance des élections présidentielle et législatives, ce gouvernement d'orientation social-libérale (d'accompagnement et non de résistance au capitalisme absolu qui domine le monde) a été contraint ce 10 mai 2016 d'utiliser la procédure du 49-3 contre sa propre majorité pour faire adopter sans vote le projet de loi travail à l'Assemblée nationale, un projet qui répond aux injonctions de l'Union européenne (le 14 juillet 2015, celle-ci envoyait à la France une recommandation ordonnant au gouvernement de « réformer le droit du travail » afin de faciliter les accords d’entreprises pour déroger au droit du travail et faciliter les licenciements).

 

Trente-cinq ans après le 10 mai 1981, c'est l'aboutissement d'une dérive libérale de la gauche, comme le signale cet article du Monde Diplomatique, ce 10 mai 2016.

Triste anniversaire pour la gauche au pouvoir

Le 10 mai 1981, l’élection du premier président de gauche de la Ve République, qui avait précédemment dirigé le Parti socialiste pendant dix ans, fut acquise grâce au vote massif de la jeunesse et des catégories populaires. François Mitterrand était alors un partisan déclaré de la « rupture avec le capitalisme »Trente cinq ans plus tard, un autre président socialiste, qui avait dirigé son parti pendant onze ans, suscite le rejet massif de la jeunesse et des catégories populaires. Son gouvernement n’a cessé decélébrer les « entrepreneurs »et de les abreuver de faveurs ; il s’emploie en ce moment à restreindre le droit du travail. Un triste anniversaire, même si l’histoire de la gauche au pouvoir, qui comporte aussi des pages de gloire, dont le Front populaire, est devenue riche en revirements de ce genre. Lesquels contribuent au discrédit des grands partis politiques qui décennie après décennie se succèdent sans satisfaire l’aspiration au changement de ceux qui les élisent.

Voir aussi (10 mai 2011, blog MRC 53) : 10 mai 1981 : victoire de la gauche rassemblée autour de F Mitterrand

 

 

C'est aussi une bien curieuse façon de fêter le 80ème anniversaire de la victoire du Front populaire (1936-2016 : il y a 80 ans, le Front populaire).

Si le Front populaire incarne d’importantes conquêtes sociales et évoque les images connues d’ouvriers en grève et de départs en congés payés, il est d’abord la victoire électorale de l’union de la gauche aux élections législatives des 26 avril et 3 mai 1936.

Suite à cette victoire, Léon Blum prend la tête du Gouvernement et nomme trois femmes ministres alors qu’elles ne sont, à l’époque, ni électrices ni éligibles.

Cette victoire électorale suivie de grandes grèves aboutit aux accords de Matignon, signés le 7 juin 1936, qui se concrétisent par trois lois sociales emblématiques qui vont être votées dès la fin juin : instauration des congés payés, de la semaine de travail de 40 heures et extension des conventions collectives.

L’Assemblée nationale commémore les 80 ans de cette victoire en présentant la Chambre des députés élue en mai 1936, le Gouvernement de Léon Blum et les lois votées en juin 1936.

Ce que fait le gouvernement Valls est contraire à la démocratie. Il veut faire adopter une loi qui va à l'encontre de ses engagements devant les électeurs. Il y a tromperie et le devoir des représentants du peuple est de refuser cette tromperie, sans craindre de faire tomber ce gouvernement. Le président de la République en nommera un autre qui devra avoir la confiance des députés. Sinon, il dissoudra l'Assemblée nationale et le peuple décidera de la politique qu'il souhaite pour la France.

 

Ce soir, après la décision du gouvernement Valls de faire passer sans vote une loi contraire à ce qui a fait la gauche, les députés qui veulent maintenir la gauche en France doivent se rassembler et préparer un vote de censure afin de faire chuter ce gouvernement néolibéral.

 

Les organisations syndicales opposées à la loi travail sont d'autant plus mobilisées pour obtenir le retrait de ce projet qu'il ne reste qu'un mois avant le début de l'euro foot en France. On voit mal le président de la République ne rien faire pour éviter la chienlit durant cette compétition très médiatisée dans le monde entier. Voir (Le Monde, 10 mai 2016) : Loi travail : nouvelles manifestations

 

Rappel :

- (19 mai 2015) : Nous, citoyens, pouvons faire émerger un rassemblement politique

- (13 décembre 2014) : Crise politique française. Pour une alternative républicaine et citoyenne

 

Cet article est le 149 ème paru sur ce blog dans la catégorie Gauche France

Le 49-3 du 10 mai 2016 pour fêter le 10 mai 1981 et le Front populaire
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Published by Michel SORIN - dans Gauche France
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