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Présentation

  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine à partir, notamment, des idées de Jean-Pierre Chevènement, l'un de ses fondateurs, qui n'est plus membre du MRC depuis 2015. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens (MDC) après les élections de 2002. En 2022, le MRC est devenu membre de la Fédération de la Gauche Républicaine avec quatre autres organisations politiques.
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Articles RÉCents

21 mai 2023 7 21 /05 /mai /2023 22:47

Celles et ceux qui construisent la souveraineté agricole et industrielle du pays

 

L'ancien ministre du redressement productif s'est exprimé devant la commission d'enquête de l'Assemblée nationale, le 1er mars 2023. Cette commission a été créée afin d'établir "les raisons de la perte de souveraineté" de la France. Voir Arnaud Montebourg.

L'ancien député et président du département de Saône-et-Loire est l'auteur d'un livre édité chez Grasset (novembre 2020). Voir L'engagement. Un récit intime du pouvoir.

Arnaud Montebourg est président d'un mouvement politique L'Engagement, qui est membre de la Fédération de la Gauche Républicaine avec le Mouvement Républicain et Citoyen (MRC), la Gauche Républicaine et Socialiste (GRS), Les Radicaux de Gauche (LRDG), et la Nouvelle Gauche Socialiste.

 

Dans l'Infolettre de mai 2023 de L'Engagement, le président Montebourg écrit ceci :

 

J’ai décidé, dans une série de dix podcasts diffusée depuis ce mois de mai, de partir dans tous les recoins de notre France merveilleuse à la rencontre des « Vrais Souverains ».


Dans les tempêtes que nous traversons, il faut prendre le temps d’aller à la rencontre des syndicalistes engagés, des ingénieurs courageux, des agriculteurs lucides, des artisans passionnés, des techniciens qui font tourner les boîtes, des artisans et des artistes amoureux de la France, des élus de base et préfets créatifs, des entrepreneurs ou des patrons de toutes petites entreprises révoltés qui travaillent tous les jours à construire la souveraineté agricole et industrielle de la France.


Ils sont souvent seuls et incompris, et agissent parfois contre les pouvoirs publics. Il y a en eux les ingrédients d’une contre-société puissante qui se lève pour construire une France libre et souveraine, indépendante car elle prend son destin entre ses mains.


Ces Vrais Souverains se trouvent dans les plus petits recoins de cette France qui se réinvente, avec le cerveau et les mains dans la terre, la graisse et le cambouis. C’est donc à leur rencontre, sur leur terrain, que je suis allé donner la parole à ce qu’ils font, à ce qu’ils imaginent et à ce qu’ils concrétisent, dans une série de dix podcasts diffusés deux fois par mois à partir de ce 5 mai.

 

Dans le premier épisode "Retour à Belfort ", je suis retourné voir Belfort après l’humiliation de la vente à la découpe d’Alstom, auprès des syndicalistes Philippe Petitcolin et Alexis Sesmat, avec l’élue Samia Jaber Dormane et le préfet Raphaël Sodini. Ecouter le podcast


 

Dans le deuxième épisode "Magique bambou", vous allez découvrir qu'il existe une plante incroyable pour capter le carbone et produire la biomasse qui peut remplacer le pétrole comme matière première. C'est le bambou. Une plante magique. Le pépiniériste Stéphane Alzaix et nos amis d'Horizom | Le bambou au service de la transition 🌱 en parlent mieux que moi, ils sont de vrais souverains car ils défendent une stratégie d’indépendance de la France dans ses besoins en biomasse à laquelle la forêt française ne pourra pas pourvoir. Ecouter le podcast


 

Cet article est le 3295 ème sur le blog MRC 53 - le 186ème catégorie Gauche France

Arnaud Montebourg, à Clamecy (Saône-et-Loire), le 4 septembre 2021, après sa déclaration de candidature à l'élection présidentielle 2022.

Arnaud Montebourg, à Clamecy (Saône-et-Loire), le 4 septembre 2021, après sa déclaration de candidature à l'élection présidentielle 2022.

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4 avril 2023 2 04 /04 /avril /2023 21:39

La candidate du PS occitan est passée devant le RN au premier tour

 

L'élection législative partielle dans la 1ère circonscription de l'Ariège s'est jouée en fait au premier tour, le 26 mars 2023, quand Martine Froger, candidate du PS ariégeois et occitan - en désaccord avec la stratégie nationale du PS - a réussi à se glisser à la 2ème place, là où elle avait échoué en juin 2022.

 

Bénédicte Taurine, élue LFI dans cette circonscription en 2017, réélue en 2022 (LFI-NUPES) face au RN au second tour, a eu la malchance de voir son élection annulée par le Conseil constitutionnel, suite à un recours du candidat RN ayant constaté un mélange de bulletins dans les bureaux de vote de plusieurs communes.

 

Logiquement, le PS - lié par son accord électoral de 2022 dans le cadre de la Nouvelle union populaire, écologique et sociale (NUPES) - avait renouvelé son soutien à la candidate LFI, ce qui n'avait pas empêché le PS ariégeois et occitan de soutenir sa candidate de 2022, en affirmant bien fort son rejet de la stratégie NUPES d'union de la gauche sous tutelle LFI.

 

La situation de division interne du PS n'a pas permis le retrait de la candidate arrivée 2ème au 1er tour, pratique habituelle entre candidats de gauche.

 

Au contraire, les opposants à la stratégie NUPES ont saisi l'occasion de faire élire leur candidate en acceptant bien volontiers les soutiens de tous les électeurs opposés à LFI.

 

Ainsi, cette élection législative partielle, a priori de peu d'importance nationale, a mis en évidence l'urgence, pour le PS et pour la gauche, de repenser leur stratégie électorale.

 

Ce qui avait été considéré comme étant une habileté en 2022 est devenu un problème à résoudre dans la perspective des élections nationales futures, en 2027 ou avant.


 

Voir, d'abord, France Bleu, 26 mars : Législative partielle en Ariège : pro et anti-Nupes au second tour


 

Et puis, France 3 Régions, 2 avril : Législative partielle : guerre des gauches en Ariège, la NUPES perd une députée, succès des dissidents PS


 

Cet article est le 3260 ème sur le blog MRC 53 - le 185ème catégorie Gauche France

Sur le site de la ville de Foix (Ariège), à l'occasion de l'élection législative partielle des 26 mars et 2 avril 2023

Sur le site de la ville de Foix (Ariège), à l'occasion de l'élection législative partielle des 26 mars et 2 avril 2023

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29 janvier 2023 7 29 /01 /janvier /2023 17:18

Pour l'union démocratique des forces de gauche et écologistes

 

"Il faut ouvrir, et vite, le chantier de l’union politique des forces de gauche et écologistes. Ce chantier est à organiser au plus près des luttes dans un processus démocratique".

 

Alain Voisin, ancien syndicaliste à la CGT 53, militant pour les droits humains à la LDH en Mayenne, était présent à la réunion publique organisée par La France Insoumise le 24 janvier 2023 à Laval. Voir Retraites : trois femmes députées à la réunion publique LFI à Laval

 

Il était le dernier intervenant de la soirée, réagissant aux propos de la députée Rachel Keke qui avait évoqué la grève des femmes de chambre de l'hôtel Ibis Batignolles.

 

Elle constatait que l'Etat protège les riches et, à condition de s'unir et de se regrouper dans leurs syndicats, les salariés ont un pouvoir. Au bout de deux mois de luttes, de grèves et d'actions, les patrons ont fini par céder. L'union fait la force et nous devons nous intéresser à la politique. Nous pouvons faire reculer le gouvernement, qui a peur de la puissance du peuple. 

 

Alain Voisin avait alors parlé de l'unité syndicale qui est à l'origine de la mobilisation du 19 janvier (8500 personnes dans les rues à Laval). Comment traduire cela en mouvement politique ?

 

Il a prolongé cette intervention par un courrier adressé à Rachel Keke le 25 janvier (copie à LFI 53).

 

Madame la députée,
 

Vous êtes venue en Mayenne hier, 24 janvier à l’invitation du groupe local LFI pour une assemblée débat contribuant à la mobilisation contre le recul de l’âge de la retraite. Vous étiez accompagnée des deux collègues elles aussi députée LFI. Cette réunion publique aura été marquée par votre intervention, très écoutée par la salle. Vous vous êtes exprimée avec des mots simples, reflets de votre vécu et des luttes que vous avez menées. 
 

Vous avez souligné que le combat actuel sur la retraite devait aussi s’élargir à des sujets comme l’accès aux soins, l’hôpital public. C’était un moment fort et je tenais à vous le dire tant il est rare d’entendre une parole vraie, une parole ancrée sur le réel et le concret des luttes.

 

Alors, en fin de réunion, vous avez repris la parole pour souligner la force de l’union, « l’union fait la force » avez-vous rappelé. Cela a fait résonner en moi mes souvenirs d’ancien syndicaliste. Oui, il faut s’unir pour mener le combat, et oui, c’est en soit un combat de tout moment que de créer les conditions de l’union de salariés sur un même lieu de travail pour avancer ensemble et gagner sur les revendications. Ainsi votre vécu de lutte nous renvoie à ce dont nous avons besoin pour enfin gagner un avenir de progrès, de démocratie et de justice sociale. 

 

Car, le mouvement social contre le recul de l’âge de la retraite, quelque soit son issue, que nous voulons victorieuse bien sûr, et nous mobilisons pour cela, doit aussi pouvoir ouvrir des perspectives politiques nouvelles. C'est-à-dire qu’il faut avoir l’ambition d’une prise de pouvoir des forces de gauche pour mettre en œuvre une politique en rupture avec le néolibéralisme. 
Et comment faire cela ? Evidemment, il faut une union de la gauche et des écologistes. En mai juin 2022, une union électorale s’est formée et elle a permis une représentation à l’assemblée nationale solide, mais minoritaire et avec un bloc d’extrême droite fort. 

 

Et puis tous les partis qui forment la NUPES sont tour à tour traversés par des crises qui portent discrédit et éloignent les citoyens. En fait il apparaît de plus en plus clairement qu’un nouveau pas doit être franchi pour ouvrir une vraie perspective pour la gauche et l’écologie. 
Or, rien n’apparaît en ce sens. Les volontés hégémoniques, les fonctionnements internes non démocratiques, les raidissement identitaires, les affrontements stériles internes, mobilisent les énergies et occultent totalement la recherche d’une construction stratégique unitaire pour
prendre le pouvoir, condition nécessaire pour une autre politique.

 

Pourtant il y a urgence. Le danger d’une prise de pouvoir par l’extrême droite est bien réel.
Alors, oui l‘union fait la force et c’est vrai aussi en politique. C’est pourquoi, dans le prolongement de votre venue à Laval, je me permets de vous dire les attentes d’un citoyen aujourd’hui engagé dans le mouvement associatif pour les droits humains, préoccupé par la montée des idées d’extrême droite et des populismes. Il faut ouvrir, et vite, le chantier de l’union politique des forces de gauche et écologistes. Ce chantier est à organiser au plus près des luttes dans un processus démocratique. Je sais les difficultés d’un tel chantier et les obstacles à franchir. 

 

Je ne développerai pas ici plus avant ce qui me semble devoir être mis en débat. Il y a, il y aura des difficultés, des obstacles. Il faut d’abord une volonté commune, et si cette volonté s’appuie sur le mouvement populaire qui veut ardemment des changements profonds, tout comme il veut cette union, il est possible d’avancer, d’innover, de créer des pratiques politiques nouvelles et attractives pour emmener le plus grand nombre de citoyens, pour unir à tous les niveaux et dans toutes les diversités de ce qui fait le peuple et finalement aller vers les changements de société pour lesquels nous luttons.

 

Voila, Madame la députée, ce que je souhaitais vous dire en prolongement de votre venue et de notre bref échange en fin de réunion. En effet je vous ai perçu sensible aux attentes des citoyens ordinaires dont je suis. Peut-être pourrez-vous les partager auprès de vos collègues.
Merci encore pour votre présence, votre expression tonifiante et combative.
Solidairement.


Cet article est le 3206 ème sur le blog MRC 53 - le 184ème catégorie Gauche France

Lors de la réunion publique LFI à Laval, le 24 janvier 2023, les trois députées LFI (de gauche à droite) : Caroline Fiat, Elise Leboucher, Rachel Keke.

Lors de la réunion publique LFI à Laval, le 24 janvier 2023, les trois députées LFI (de gauche à droite) : Caroline Fiat, Elise Leboucher, Rachel Keke.

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30 décembre 2022 5 30 /12 /décembre /2022 16:49

Remplacer le capitalisme néolibéral par un contrôle démocratique de l'économie



David Cayla est professeur d'économie (voir david.cayla - Université Angers). A la fin de son livre le plus récent (Déclin et chute du néolibéralisme, De Boeck Supérieur, 2022), il a précisé son objectif.

 

"Dans cet ouvrage, comme dans le précédent (Populisme et néolibéralisme, De Boeck Supérieur, 2020), mon objectif était de gérer nos ressources et nos économies de manière durable.Pour cela, j'ai tenté de démontrer deux choses.

La première est que la gestion de l'économie à partir du paradigme néolibéral a abouti à des résultats qui ne se sont avérés ni efficaces ni acceptables socialement.

La seconde est qu'il existe d'autres manières de gérer l'économie que celles qui sont fondées sur les mécanismes des prix de marché.

Pour autant, il est important de garder en tête que ces autres façons de penser et de gérer l'économie ne sont pas nécessairement plus efficaces ni plus acceptables socialement que le néolibéralisme. La fin de l'ère néolibérale pourrait ainsi signifier la fin de l'Etat de droit ou de la démocratie.

A l'heure où les enjeux environnementaux, sociaux et géopolitiques, ont rarement été aussi importants, il serait temps de réfléchir collectivement à la manière de construire une société vraiment durable.

En proposant quatre grands principes à partir desquels organiser de nouveaux rapports entre société et marché, j'ai souhaité contribuer à cette réflexion en proposant un cadre très large au sein duquel il est possible de concevoir une pluralité de choix sociaux.

 

Les quatre grands principes proposés par David Cayla sont les suivants :

1- Répondre à l'urgence climatique et à la raréfaction des ressources naturelles

2- Déterminer le rôle du marché dans l'économie et la société

3- Repenser les fonctions économiques des Etats

4- Ré-encastrer l'économie dans la démocratie

 

Premier principe : La mise en oeuvre de la bifurcation écologique nécessite de réorienter en profondeur notre système productif. Cette réorientation ne sera possible que si elle s'appuie sur des moyens plus efficaces que le seul signal-prix. Les Etats devront investir massivement dans la recherche technologique pour trouver de nouvelles sources d'énergie décarbonée. Ils devront également réorienter l'économie sur le mode de l'économie de guerre, c'est-à-dire en prenant en compte les usages des ressources non renouvelables et de l'énergie dans les mécanismes d'allocation.

 

Deuxième principe : Le marché est un espace indispensable à toute société développée au sein duquel chacun peut entreprendre et commercer librement. Cet espace détermine la valeur des marchandises, c'est-à-dire la partie de la richesse qui a été produite dans le but d'être vendue. Les autres formes de richesses - la force de travail, les ressources naturelles, la monnaie et le capital, ainsi que toutes les productions de biens et services non marchands - ne relèvent pas du domaine du marché, et leur valeur ne peut pas procéder de mécanismes d'offre et de demande fondés sur la concurrence.

 

Troisième principe : L'Etat est l'institution qui permet à une nation de décider et d'accomplir des objectifs collectifs. Ces objectifs doivent préserver un espace de libertés individuelles qui inclue la possibilité de commercer et d'entreprendre de manière autonome. L'Etat a pour responsabilité de gérer les ressources qui ne sont pas des marchandises, selon des modalités décidées démocratiquement. Dans l'accomplissement de ses objectifs, ou pour préserver certains principes ou valeurs, il peut intervenir sur les règles et au sein des marchés, par exemple en limitant la concurrence ou en administrant des prix.

 

Quatrième principe : La démocratie* suppose de préserver le primat du politique sur l'économique. Pour ce faire, il est nécessaire de ré-encastrer les marchés et de gérer les richesses non marchandes au sein de l'espace où s'inscrivent la plupart des institutions sociales et qui permet d'organiser des débats et d'aboutir à des décisions qui bénéficient du plus haut degré de légitimité populaire**. Les objectifs liés à la préservation de l'environnement et du climat, ainsi que la gestion des matières premières, doivent être décidés à l'échelle internationale, dans le cadre de négociations multilatérales fondées sur le respect mutuel.

* La démocratie est un principe d'organisation sociale dont l'objectif est de permettre à tous les citoyens de participer aux décisions collectives.

** Dans la plupart des pays, en matière économique, les débats se tiennent et les décisions les plus importantes se prennent à l'échelle nationale.Mais cela n'est pas toujours le cas. Au sein de l'Union européenne, les questions qui relèvent des politiques économiques sont le plus souvent tranchées au sein des institutions communautaires. De même, dans certains Etats fédéraux, c'est à l'échelle des régions ou des Etats fédérés que se prennent les décisions les plus importantes (...).

Pour les Etats membres de l'Union européenne, il est probable que certaines politiques resteront gérées à l'échelle supranationale. Pour autant, la survie politique de l'UE nécessite davantage de subsidiarité démocratique. Les fondements du marché unique, la libre circulation sans contrôle du capital et du travail, le marché de l'électricité et la libéralisation de nombreux services publics ont profondément déstabilisé les institutions sociales des sociétés européennes et entamé la confiance des peuples. Si elle veut survivre à la fin de l'ère néolibérale, l'Union européenne devra se transformer en profondeur et remettre en question la voie qu'elle a suivie à partir des années 1980.

 

Cet article est le 3190 ème sur le blog MRC 53 - le 183ème catégorie Gauche France

David Cayla et Ingrid Degrott, à Angers, le 7 juin 2022. Ils étaient candidat et remplaçante (GRS, Fédération de la Gauche Républicaine) à l'élection législative 2022 dans la 1ère circonscription du Maine-et-Loire

David Cayla et Ingrid Degrott, à Angers, le 7 juin 2022. Ils étaient candidat et remplaçante (GRS, Fédération de la Gauche Républicaine) à l'élection législative 2022 dans la 1ère circonscription du Maine-et-Loire

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10 novembre 2022 4 10 /11 /novembre /2022 22:27

 

Sa priorité : donner du pouvoir aux salariés dans les entreprises

 

Le 7 novembre 2022, Fabien Roussel était en Mayenne "dans le cadre du Tour de France des régions et du monde du travail, qu’il a débuté cet automne". C'était la 3ème étape, après l'Isère - https://youtu.be/LTBl8gL2Vpk - et l'Ariège (comme on peut le voir sur le site Fabien Roussel 2022).

 

"Roussel avec vous sans tabou" - étape 3 en Mayenne

La présentation en avait été faite le 6 novembre sur le site du Courrier de la Mayenne. Voir Laval. La fédération du PCF en attente de la visite de Fabien Roussel

En soirée, à 19h, à Laval, auditorium de la Salle Polyvalente, les responsables et militants du PCF en Pays de la Loire étaient invités à s'exprimer "sans tabou" devant le responsable national du parti, député du Nord, ancien candidat à l'élection présidentielle 2022, lors d'une réunion publique, filmée pour diffusion sur les réseaux sociaux, en présence d'environ 200 personnes de tous âges, beaucoup de jeunes et de femmes, notamment.

 

Après une brève présentation de la soirée par l'animatrice de la soirée Camille Pétron, secrétaire départementale du PCF, adjointe au maire de Laval et membre du Conseil départemental de la Mayenne, Fabien Roussel se livrait au jeu des questions-réponses pendant deux heures, en intéressant son auditoire.

 

Sa première réponse l'amène à évoquer les débats à l'Assemblée nationale (transfert de la collecte des cotisations de retraite complémentaire de l’Agirc-Arrco aux URSSAF), la pauvreté aggravée par l'inflation (10 millions de français sous le seuil de pauvreté), la manifestation du 10 novembre pour les salaires et les retraites, et, plus longuement, la Nouvelle Union Populaire, Ecologique et Sociale (NUPES), cette stratégie électorale qui a permis aux partis de gauche signataires d'obtenir, globalement, une meilleure représentation à l'Assemblée nationale (151 députés, répartis en 4 groupes). Le débat porte sur le moyen à prendre par la NUPES pour devenir majoritaire à l'avenir, en s'adressant aux abstentionnistes, à ceux qui doutent.

 

Il a répondu ensuite à une question écrite, portant sur la nécessité d'augmenter les salaires. Les métiers du lien sont dévalorisés. Tout travail doit payer. Chacun doit vivre honorablement de son salaire, sans avoir besoin des compléments versés par les CAF pour le compte de l'Etat (primes d'activité, 12 milliards €). Une loi est nécessaire afin de revoir les salaires de toutes les branches professionnelles et respecter l'égalité salariale entre les hommes et les femmes.

 

Une autre question, portant sur la sécurité sociale et sa gestion par les partenaires sociaux (pas d'élections depuis 1987) l'amène à proposer de supprimer la CSG sur les retraites.

 

En réponse à un bénévole d'une association, il s'est exprimé en faveur de la régularisation des travailleurs sans papiers qui paient des cotisations sociales et sont des nouveaux esclaves. Le ministre de l'Intérieur veut régulariser ceux qui sont dans des métiers difficiles et mal rémunérés. Ce n'est pas par humanité, c'est pour les payer peu, par utilité.

 

A un autre bénévole dans une association du Trégor (22), qui s'occupe des sans papiers, il le félicite pour son engagement associatif et déplore la honte des délits de solidarité dans notre pays, évoquant le cas de son arrière-grand-père espagnol sur la plage d'Argelès dans un camp de concentration tenu par la police de Vichy. Pour des députés RN, l'ennemi, c'est l'étranger. "Qu'ils retournent en Afrique" pour ne pas les accueillir sur le sol français.

La question de la délinquance, produite pour partie par les étrangers, est liée principalement au trafic de drogue et il y a trop peu de moyens pour s'y opposer. Il faut s'attaquer à la racine du mal. La sécurité publique est une priorité nationale.

 

A la question d'une militante contre les violences sexistes et sexuelles, Fabien Roussel répond en proposant qu'il y ait un administrateur judiciaire dans l'entreprise et que toute femme qui porte plainte soit accompagnée d'un avocat.

 

Un jeune intervenant exprime son point de vue sur l'utilité des vers de terre dans le sol et l'importance d'avoir des pratiques agricoles en leur faveur. Fabien Roussel les considère aussi importants que les abeilles et il faut éviter tout ce qui les fait disparaître, notamment les intrants. La terre est trop exploitée. Il faut changer les pratiques agricoles, produire en France ce que nous consommons, diminuer les importations. Consommer moins de viande mais de la bonne viande, produite en France. Changer de modèle agricole. Pour les fermes et pour les usines, mais contre les fermes-usines ! Réduire les intrants, sortir de l'ère des pesticides.

Non au dénigrement de l'agriculture (agribashing) mais changer les façons de consommer et de produire est une nécessité. Cela ne se fera pas dans le cadre du marché capitaliste. Les règles libérales de l'Union européenne sont à remettre en cause.

Le jeune intervenant a repris la parole, insatisfait sur la question des sols, considérant que c'est le labour qui tue les vers de terre. "Vous êtes hors-sol", a-t-il reproché au député...

 

Sans que la question lui soit posée, Fabien Roussel a parlé de l'élection présidentielle et du programme "Les jours heureux". Il est fier d'avoir présenté une vision de la France et de la République française, de valeurs (travail, terre, laïcité) qui sont des valeurs de gauche perdues.

Le vote Roussel ne se serait pas porté, de toute façon, sur le vote Mélenchon, s'il n'avait pas été présent. Celui-ci n'a pas su rassembler suffisamment pour être au second tour, c'est cela le problème.

 

Répondant à une autre question, il a affirmé la nécessité de donner du pouvoir aux salariés dans les entreprises, notre outil de production. Le débat sur le sens du travail relève du projet de société. Il faut être heureux au travail. Pour cela, il fait confiance à tous les syndicats. La 6ème République devra avoir comme priorité de donner du pouvoir aux salariés.

 

Parmi les autre questions abordées :

- La gratuité de la cantine pour les enfants. Il propose que les devoirs à la maison soient faits dans l'école de la République.

- La grande loi sur la dépendance des personnes âgées. Il propose d'élargir le champ de la sécurité sociale au vieillissement et à la dépendance (suppression du secteur privé lucratif).

- Les bassines. Il faut changer le mode gestion de l'eau et le mode de production agricole.

 

Cet article est le 3188 ème sur le blog MRC 53 - le 182ème catégorie Gauche France

Fabien Roussel, à Laval (Mayenne), en réunion publique organisée par le PCF, le 7 novembre 2022

Fabien Roussel, à Laval (Mayenne), en réunion publique organisée par le PCF, le 7 novembre 2022

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19 janvier 2022 3 19 /01 /janvier /2022 23:28

 

Pourtant, la France a besoin de son projet de reconstruction


 

A regret, le candidat s'en est allé, mais l'homme politique ne quittera pas la scène. Il nous a dit "à bientôt", à la fin d'une très belle vidéo, à voir ici : Arnaud Montebourg annonce qu'il retire sa candidature à la présidentielle.

Pour sa part, le Mouvement Républicain et Citoyen comprend la décision d’Arnaud Montebourg et le remercie chaleureusement d’avoir porté le projet pour fédérer le bloc populaire.

 Voir le communiqué de presse, signé du président Jean-Luc Laurent ;

Le MRC comprend la décision d’Arnaud Montebourg

Arnaud Montebourg a annoncé son retrait de la course présidentielle. En homme libre, il a constaté que les conditions n’étaient pas aujourd’hui réunies pour poursuivre sa candidature.

 Le MRC regrette qu’Arnaud Montebourg n’ait pas été en situation d’ouvrir une alternative républicaine et populaire pourtant nécessaire pour sortir la France de l’ornière et que les candidats de gauche préfèrent la multiplication des candidatures à un rassemblement autour d’un projet républicain et social.

Face aux distorsions de l’Histoire et aux mensonges présentés par l’extrême-droite, mais aussi face à la destruction des services publics et aux inégalités qu’engendrent la politique conduite par le gouvernement, notre responsabilité est en effet immense.

Le projet politique porté par la candidature d’Arnaud Montebourg correspond aux aspirations des couches populaires et des classes moyennes. C’est en défendant le made in France, la relocalisation de notre industrie, l’autorité de l’État et une République laïque et sociale forte que la gauche pourra de nouveau convaincre les citoyens et gouverner le pays.

En l’état, aucun candidat à la présidentielle ne porte un tel projet politique et n’est en situation d’incarner une gauche fidèle au monde du travail et qui aime la France, seule perspective de reconstruction de la gauche.

Le MRC poursuit son engagement pour bâtir une maison commune de la gauche républicaine avec toutes les forces qui se sont unies dans la Fédération autour d’Arnaud Montebourg pour permettre le rassemblement de ceux qui ont à cœur la justice sociale, la République universaliste et une France puissante.

 

Cet article est le 3179 ème sur le blog MRC 53 - le 181ème catégorie Gauche France

Arnaud Montebourg, le 4 septembre 2021, à Clamecy, sa ville natale dans la Nièvre, après sa déclaration de candidature

Arnaud Montebourg, le 4 septembre 2021, à Clamecy, sa ville natale dans la Nièvre, après sa déclaration de candidature

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10 janvier 2022 1 10 /01 /janvier /2022 23:46

 

Un vote d'investiture populaire aura lieu du 27 au 30 janvier

 

"La Primaire Populaire" sera présente samedi 15 janvier 2022 devant la mairie de Laval (Mayenne), de 15h à 17h, afin d'inciter à s'inscrire au vote entre les 27 et 30 janvier.

Voir https://www.laprimairepopulaire.fr/99_jours_pour_gagner avec la Primaire Populaire

 

Le but est d'aboutir à une seule candidature à gauche à l'élection présidentielle des 10 et 24 avril.

 

Plus de 300 000 personnes avaient signé l'appel à La Primaire Populaire. A ce jour, il y a 110 000 inscrits au vote d'investiture populaire. La date limite pour s'inscrire est le 23 janvier à minuit. La liste des candidats sera communiquée le 15 janvier à 15h30.

 

La procédure de vote est une première en France. C'est un vote à jugement majoritaire. Chaque votant, âgé d'au moins 16 ans, a le choix entre 5 mentions (de très bien à insuffisant) et il doit obligatoirement en choisir une pour chaque candidat. Le résultat sera le vote médian.

 

Le vote sera uniquement par Internet (de manière très sécurisée). Il est prévu d'installer des points d'inscription au vote pour les personnes ne disposant pas personnellement d'Internet.

 

Les candidats portent le "socle commun", défini préalablement et depuis longtemps, avec les partis politiques.

 

Pour info (Le Monde, 9 janvier) : Christiane Taubira annonce qu'elle sera candidate à l'élection présidentielle si elle ... remporte la Primaire populaire à la fin janvier


 

Cet article est le 3178 ème sur le blog MRC 53 - le 180ème catégorie Gauche France

 

 

Arnaud Montebourg, le 25 septembre 2021, à Frangy-en-Bresse, présentait son programme en vue de l'élection présidentielle

Arnaud Montebourg, le 25 septembre 2021, à Frangy-en-Bresse, présentait son programme en vue de l'élection présidentielle

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19 décembre 2021 7 19 /12 /décembre /2021 19:09

 

Laurence Rossignol : montrer qu'il y a une voie socialiste pour la France

 

A quatre mois de l'élection présidentielle 2022, le centre a son candidat - ce sera Emmanuel Macron - et la droite a voté - c'est Valérie Pécresse. La gauche des partis cultive la division, au grand dam de son électorat. Voir (1er novembre 2021) : Face à Macron et à l'extrême droite, la gauche républicaine au combat

La confusion est à son comble avec la candidature "envisagée" de Christiane Taubira.

Voici les réponses de Laurence Rossignol à France Info vendredi matin 17 décembre 2021

 

Laurence Rossignol, porte-parole d'Arnaud Montebourg, appelle à un "projet commun" de la gauche en 2022

 

Après l’annonce de l’éventuelle candidature de Christiane Taubira à l’élection présidentielle de 2022 vendredi 17 décembre, Laurence Rossignol, vice-présidente socialiste du Sénat et porte-parole d’Arnaud Montebourg, a appellé sur franceinfo les candidats de la gauche à un "projet commun"

Elle estime qu’"aucun n’est en situation de gouverner seul", et prévient que s'il y a une "compétition des individus""il ne restera que nos yeux pour pleurer" après l'élection

 

franceinfo : Arnaud Montebourg pourrait-il se retirer de la course à l'Elysée et se ranger derrière Christiane Taubira ?

 

Laurence Rossignol : La proposition d'Arnaud Montebourg n'est pas de soustraire un candidat, surtout s'il y en a un autre qui arrive à la place. Il y a toujours le même nombre à la fin. Et ça ne fait pas l'union. Non, la proposition d'Arnaud Montebourg est d'ouvrir le débat avec les candidats.

 

"Pourquoi sommes-nous candidats ? Pourquoi tous ces candidats ? Pourquoi la gauche représente-t-elle autant de projets ? Et surtout, est-ce que ces candidats peuvent gouverner ? Pour quoi faire et avec qui ?" Il faut voir si la candidature de Christiane Taubira contribue à cette réponse-là. Une élection présidentielle ne consiste pas simplement à témoigner de ses idées, les faire progresser un petit peu ou montrer qu'on est un demi-point ou un point de plus devant son concurrent le plus proche.

 

Parce que c'est ça, aujourd'hui, l'enjeu de la présidentielle, avec un grave danger. Si les écologistes, par exemple, qui veulent absolument continuer tout seuls, ont un score trop bas, ce n'est pas bon pour la prise en charge de l'écologie par les éventuels gagnants de l'élection présidentielle. Si Jean-Luc Mélenchon veut aussi continuer tout seul, ce n'est pas non plus bon, demain, pour résister aux offensives qui seraient menées contre des retraites, contre le Code du travail. Donc aucun n'est en situation aujourd'hui de gagner seul. Aucun n’est en situation de gouverner seul. Et nous pouvons gouverner ensemble, mais pour ça, il faut se mettre d'accord sur un projet, et je crois qu’on peut le faire.

 

Cette éventuelle candidature de Christiane Taubira est-elle une chance pour la gauche ou rajoute-t-elle au contraire de la complexité ?

 

Ce que j'observe, c'est qu’elle est la troisième personnalité de gauche, candidate ou pas, à poser la question de la disparité des candidats, de la division du trop grand nombre et des risques à l'arrivée. Arnaud Montebourg le fait. Anne Hidalgo le fait. Christiane Taubira le fait. Chacun avec sa méthode. Mais à un moment donné, ce qui compte, c'est qu'on parle effectivement du risque de la désunion et de l'enjeu de l'union. Il faut voir si Christiane Taubira réussit à mettre tout le monde autour de la table et à produire, ce qui me paraît le plus important, un projet de gouvernement commun.

Une élection, ce n'est pas fait pour présenter une alternative au président sortant, mais dire qu'il y a une autre possibilité, une autre voie pour la France, une voie socialiste.

 

N'est-il pas trop tard, à quatre mois de l'élection présidentielle ?

 

Bien sûr que ça aurait pu arriver plutôt. Mais il y a quelques mois, chacun était convaincu qu'il y aurait une espèce de primaire des sondages, que les sondages allaient dire quel est celui qui est en tête à gauche et qui serait en situation de prendre le leadership. Ce n'est pas le cas. Les sondages ne départagent personne parce que les électeurs de gauche ne veulent pas participer à cette histoire de désunion et ne veulent pas trier entre les candidats.

 

Moi, je crois que l'union est encore possible. Un projet commun est possible. Tous les gens dont on parle ont été dans les mêmes partis à un moment donné, dans les mêmes coalitions, dans les mêmes gouvernements. Ils ont tous une histoire commune. Il suffit de retrouver cette histoire commune et de cesser de tomber dans le piège du présidentialisme qui amène chaque formation politique à essayer de trouver une incarnation et de rentrer dans cette compétition des individus.

 

En tout cas, il ne faut pas commencer à le faire, parce qu’après l’élection présidentielle, il ne restera que nos yeux pour pleurer. Et chacun comptera ses points et s'apercevra qu'il n'a pas beaucoup de points, que personne n'a gagné, qu'il n'y a que des perdants à gauche dans cette affaire. Et franchement, à quoi ça sert d'être le premier dans une course où personne n'est à 10% ? Rien.
 

Cet article est le 3177 ème sur le blog MRC 53 - le 179ème catégorie Gauche France

Laurence Rossignol, le 25 septembre 2021 à Frangy-en-Bresse, au côté d'Arnaud Montebourg

Laurence Rossignol, le 25 septembre 2021 à Frangy-en-Bresse, au côté d'Arnaud Montebourg

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22 septembre 2019 7 22 /09 /septembre /2019 20:57

 

Participation significative des autres organisations de gauche

 

La Gauche républicaine et socialiste (GRS) est née à Valence le 3 février 2019 de militants issus de deux organisations différentes, le Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) d'une part et APRéS (ex-PS) d'autre part.

En quelques mois, c'est un nouveau parti qui s'est positionné au coeur de la gauche, avec l'objectif de contribuer à rapprocher ses différentes composantes sur des bases renouvelées d'ici l'élection présidentielle de 2022.

L'université de rentrée à Rochefort, dont Le programme * avait été conçu dans cette perspective, a très bien joué ce rôle. Presque tous les partis de gauche étaient représentés dans les tables rondes, certains par leurs dirigeants. C'était, notamment,le cas des Verts (David Cormand) et de La France Insoumise (Adrien Quatennens). Voir les vidéos des tables rondes et des discours d'ouverture et de clôture sur le site de la Gauche Républicaine et Socialiste.

Dans son discours de clôture, Emmanuel Maurel a tenu, notamment, ces propos :

Notre programme est celui d'une reconquête républicaine. Travaillons avec méthode à un programme d'intérêt général. Nous avons six propositions.

La 1ère est le partage des richesses. Nous voulons un impôt juste, l'augmentation du SMIC et des salaires.

La 2ème est la transition écologique. Nous voulons une planification, une véritable politique industrielle.

La 3ème est de vivre dignement de son travail. On ne peut se dire progressiste si on contribue à diminuer les protections des gens au travail. Nous voulons abolir les funestes lois travail de Valls et les ordonnances travail de Macron.

Notre 4ème proposition est, face à la crise économique, de restaurer l'Etat. Les services publics lutteront contre la désertification et la relégation territoriales.

Notre 5ème proposition : une école publique, gratuite et laïque, émancipatrice. Pas de grande nation sans université digne de ce nom. Nous défendrons la formation, pas seulement professionnelle, pour toute la vie.

Notre 6ème proposition est de défendre le produire en France, pour démondialiser, pour l'agriculture, des fruits de saison de qualité, pour une industrie écologique.

Nous prônons des changements institutionnels majeurs. Il faudra discuter d'une 6ème République qui respectera le Parlement et mettra fin au régime monarchique présidentiel.

Nous voulons un programme d'intérêt général, à construire avec les autres partis, mais aussi les associations, les syndicats, les intellectuels, c'est le nouveau Front Populaire.

Pour rapprocher la gauche du peuple, il faut une gauche authentique, une gauche qui transgresse, une gauche de combat.

Notre proposition de nouveau Front Populaire est la synthèse d'une référence à la mythologie nationale et de la dynamique qui ne se fera pas seulement en rabibochant les différentes organisations de gauche.

Il serait totalement irresponsable que l'on contribue à donner des villes à la droite LR, LREM, ou à l'extrême droite RN. C'est une ligne rouge infranchissable pour nous.

* Voir aussi le Programme de l'université de rentrée de la GRS les 7 et 8 sept. 2019

 

Cet article est le 3140 ème sur le blog MRC 53 -  le 178ème catégorie Gauche France

Emmanuel Maurel, le 8 septembre 2019, à Rochefort, en clôture de l'université de rentrée de la GRS et de Nos Causes Communes.

Emmanuel Maurel, le 8 septembre 2019, à Rochefort, en clôture de l'université de rentrée de la GRS et de Nos Causes Communes.

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21 septembre 2019 6 21 /09 /septembre /2019 22:24

 

Pour une agriculture plus respectueuse du vivant

 

L'information est diffusée par Facebook. "Le pôle thématique agriculture de la Gauche Républicaine & Socialiste est lancé ! Suivez la Gauche Républicaine et Socialiste - pôle thématique agriculture et rejoignez-nous pour construire ensemble nos propositions pour une agriculture plus respectueuse du vivant, autour de Michel Sorin , coordinateur du pôle thématique agriculture".

Gauche Républicaine et Socialiste - pôle thématique agriculture

Retrouvez le texte fondateur du pôle thématique agriculture de la Gauche Républicaine & Socialiste https://g-r-s.fr/pour-une-agriculture-plus-respectueuse-du vivant

 

POUR UNE AGRICULTURE PLUS RESPECTUEUSE DU VIVANT

 

L’agriculture s’inscrit dans une évolution de la société et des choix politiques. L’ordre actuel du monde entraîne l’humanité sur une voie dangereuse, car il pervertit les bases même de la politique, qui sont de définir des orientations d’intérêt général.

 

Tout concourt – dans la mondialisation financière – pour ne pas tenir compte du parti du vivant. C’est l’inverse qu’il faut faire. Il faut changer l’ordre du monde, prendre le parti du vivant, mettre sous contrôle les puissances économiques et financières, en faisant en sorte que la société soit plus sobre, plus harmonieuse et mieux intégrée dans son environnement.

Changer l’ordre du monde en agriculture, c’est engager une transformation profonde du mode de production actuel, trop soumis à la pression des marchés mondiaux, trop tourné vers des objectifs de productivité du travail et de rentabilité du capital.

 

Livrer l’agriculture au libre-échange mondial et au marché, c’est la mettre dans la main des entreprises multinationales et de la grande distribution. Le revenu des agriculteurs et leur santé ainsi que celle des consommateurs, la pérennité des terres agricoles, sont autant de problèmes qui semblent de plus en plus insolubles. 

 

Depuis le traité de Rome, en 1957, et les accords européens créant la Politique Agricole Commune (PAC) au début des années 1960, l’agriculture française est placée sous gestion européenne. Elle en a bénéficié, ainsi que l’industrie en amont et en aval, mais la PAC se réduit aujourd’hui à des mécanismes, ce n’est plus une politique, en dehors de servir les intérêts des firmes multinationales.

 

Les objectifs initiaux du traité de Rome ont été perdus de vue. Les responsables des Etats se sont privé volontairement des outils de régulation des productions agricoles, de manière à satisfaire l’idéologie libérale des dirigeants institutionnels européens. C’est ainsi que l’agriculture a été livrée au libre-échange et au marché mondial sans protection, avec l’objectif premier de conquérir des parts de marché à l’export, face à la concurrence des marchés américains. 

 

Les conséquences ont été, notamment :

la concentration excessive des moyens de production et des fermes,

la recherche d’une productivité toujours plus grande, délaissant les principes de base de l’agronomie, utilisant à l’excès les produits chimiques,

la tendance généralisée à la baisse et à la variation des revenus agricoles, entraînant de trop nombreuses cessations d’activité et suicides d’agriculteurs,

la dégradation de la capacité de production des sols,

les risques croissants pour la santé des producteurs et des consommateurs. 

 

Ce constat rassemble les différents courants politiques de gauche mais c’est au niveau des moyens à prendre qu’il faudra approfondir les réflexions et les discussions.                                     

Nous affirmons, dans le texte d’orientation de la Gauche Républicaine et Socialiste, intitulé “La grande bifurcation”, qu’il faut “engager la révolution agricole”, en sachant que cela ne concerne pas que l’agriculture, mais aussi les politiques liées à l’alimentation, à la santé, à l’environnement, à la ruralité. 

 

La révolution agricole nécessite de mobiliser l’ensemble des citoyens, concernés en tant que consommateurs de produits alimentaires et au niveau de leur santé. Elle exige une cohérence globale, intégrant les modifications climatiques, le mode de production agricole et la réorientation des aides européennes.

 

La révolution agricole conduit à respecter le principe de la souveraineté alimentaire au niveau le plus approprié, par pays ou par groupe de pays, ou les deux à la fois, la question alimentaire et l’agriculture étant traitées aux deux niveaux, de l’Union européenne et des Etats. 

 

La politique agricole est organiquement liée à la politique alimentaire :

Les consommateurs doivent avoir confiance dans les produits alimentaires.

Les agriculteurs doivent avoir des revenus suffisants pour produire dans des conditions satisfaisantes (qualité, environnement).

 

Il faut donc tirer vers le haut à la fois la qualité de l’alimentation et la qualité des revenus agricoles :

Tenir compte de ce qu’attendent les consommateurs.

Réguler l’offre de produits alimentaires aux niveaux national et européen. 

 

L’assiette du consommateur doit être de meilleure qualité, pas seulement de produits issus de l’agriculture biologique. Il faut une politique publique d’offre alimentaire, sachant que les liens entre aliments et maladies sont très importants (cancers, maladies cardio-vasculaires, notamment). Les aliments ultra-transformés, avec additifs et conservateurs alimentaires, ont des effets sur la santé.

Et il faut agir sur la demande alimentaire :

informer le consommateur, encadrer la publicité,

agir sur les conditions de la production agricole,

faire en sorte que l’Etat ait des moyens de contrôle suffisants.

La question alimentaire a un lien direct avec les conditions sociales (précarité et obésité, mal bouffe). C’est pourquoi il faut une politique agricole et alimentaire, à la fois cohérente et volontariste.

Sur ces bases, il est certainement possible de nouer des accords au sein de la gauche. L’agriculture pourrait être le fer de lance du rapprochement nécessaire des forces de gauche lors des prochaines échéances électorales.

 

Cet article est le 3139 ème sur le blog MRC 53 -  le 177ème catégorie Gauche France

GRS : le pôle thématique Agriculture est lancé depuis le 18 septembre
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