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Présentation

  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine à partir, notamment, des idées de Jean-Pierre Chevènement, l'un de ses fondateurs, qui n'est plus membre du MRC depuis 2015. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens (MDC) après les élections de 2002. En 2022, le MRC est devenu membre de la Fédération de la Gauche Républicaine avec quatre autres organisations politiques.
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Articles RÉCents

14 août 2006 1 14 /08 /août /2006 14:50

 

Pour gagner, la gauche doit créer une dynamique populaire

 

Les grands enjeux de 2007 :

 Le message des Français (21 avril 2002, 29 mai 2005) est clair : la conduite du pays doit être assurée par ses élus et non par une technostructure européenne et nationale qui échappe à tout contrôle démocratique. C’est une exigence démocratique et patriotique. En 2007, le nouveau président de la République devra proposer des réformes engageant de vrais changements dans la construction européenne.

 La mondialisation :

 On ne peut se résigner à la domination du monde par la finance mondiale et les intérêts nord-américains, laquelle se traduit par une économie sans règles, une concurrence exacerbée qui conduit au nivellement social et environnemental par le bas, une dilution des pouvoirs et des responsabilités, une citoyenneté qui cède le pas à l’identitarisme et au communautarisme. Il faut mettre de l’ordre et de la justice dans tout cela, instaurer des clauses sociales et environnementales à l’OMC ou protéger le marché européen, organiser des coopérations européennes et internationales.

 La relance de la construction européenne :

 La priorité est économique et sociale : revenir sur les statuts de la Banque Centrale Européenne et remettre la monnaie entre les mains des gouvernants, réformer le pacte de stabilité budgétaire, changer cette politique libre-échangiste stupide qui ouvre l’Europe à tous les courants d’air et provoque les délocalisations.

 L’immigration :

 Il faut revenir à l’immigration maîtrisée avec des critères de régularisation fondés sur la capacité d’intégration, en mettant en place des mesures de coopération et de co-développement avec les pays du sud, pour agir sur les causes de l’immigration.

 La crainte d’un nouveau 21 avril :

 C’est une manœuvre qui cache mal l’absence de dynamique de rassemblement sur des bases politiques nouvelles. Une réorientation du PS est nécessaire. Or, jusqu’à présent, sur le fond et sur les questions électorales, il semble plus soucieux de maintenir le statu quo que de créer les conditions du rassemblement et du succès.

 Le parrainage du candidat socialiste :

François Hollande doit comprendre que, pour gagner, la gauche doit être capable de créer une dynamique. Prendre une mesure administrative ne résout rien.

 En cas de second tour Sarkozy-Royal :

La discipline républicaine devrait jouer. Mais, pour que le courant républicain se mobilise, il serait préférable que les conditions politiques soient réunies en amont.

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31 juillet 2006 1 31 /07 /juillet /2006 10:38

 

Reconstruire la gauche

 Réflexions de Michel Sorin                                                                      

 Reconstruire une gauche capable de se rassembler autour d’un projet.                          

 La responsabilité de la gauche est de proposer une alternative réaliste et crédible au « modèle néo-libéral ».                                                                                   

 Propositions de Jean-Pierre Chevènement                                                       

  Remettre la construction européenne à l’endroit.                                                         

 Remettre la France dans le sens de la marche… républicaine.                          

 Réaffirmer les principes républicains.                                                                

 Rééquilibrer les institutions républicaines.                                                   

 Mobiliser les atouts de la France.                                                            

 Revaloriser les services publics et redéfinir leurs missions.                                 

 La France a besoin d’un projet national pour donner des orientations et des impulsions en Europe et dans le monde.                                                          

 En Europe, le NON du 29 mai n’a pas réduit l’influence de la France !                       

 La mondialisation est présentée par la pensée dominante comme un fait, ou une nécessité, auxquels on ne peut que se conformer.                   

 La gauche doit prendre conscience de ce qu’est la mondialisation pour opérer sur des bases solides les redressements qui s’imposent.             

 Reconstruire la gauche 

 

 Comme l’Allemagne, la France hésite dans le choix de son avenir. Dans le tourbillon de la mondialisation libérale, les deux pays réagissent, chacun à sa façon, mais de manière convergente, face au dilemme que l’on peut résumer ainsi : d’un côté, les principes sur lesquels ils ont fondé leur existence, de l’autre, les directives  d’une Europe qui détruit les protections et immerge dans un marché mondial sur lequel les nations (et, donc, la politique) n’ont pas prise.

 Les Français, consultés le 29 mai dernier, ont refusé de s’engager dans la voie tracée par le traité constitutionnel, qui conduisait à l’abandon des principes républicains.

 Ce vote est historique et le clivage apparu lors de cette campagne référendaire est fondateur. Le peuple français a tenu à conserver la maîtrise de son destin.

 Les Allemands, pour leur part, le 18 septembre dernier, ont voulu marquer leur opposition à la remise en cause de leur système social en donnant à la gauche, dans sa diversité, la majorité de leurs suffrages, empêchant ainsi la droite libérale et atlantiste de prendre, seule, les commandes du pays.

Comment ne pas ressentir la puissance de la mondialisation libérale, portée par un capitalisme financier en pleine évolution !

 Mais, dans nos « vieux » pays démocratiques, il nous reste des moyens de résister et de nous opposer à ce déferlement destructeur des cultures humaines et des solidarités sociales.

 En France, nous avons un moyen, c’est la République, à condition de vouloir s’en servir et en ayant une claire conscience des faiblesses, des failles et des contradictions de cette mondialisation qui n’a rien d’inéluctable et qui pourrait être rééquilibrée par les pouvoirs publics, aux niveaux national et européen.

 Le sens des votes du 21 avril 2002 et du 29 mai 2005 est clair. A deux reprises, le peuple français a défié les élites politiques du pays.

 En fait, c’est un appel de détresse qui s’adressait tout particulièrement à la gauche. Car la droite, n’ayant pas trouvé de successeur au général de Gaulle, est clairement engagée dans la voie libérale et ne résiste plus, ou si peu, à l’américanisation de la société française.

 La gauche ne peut esquiver ses responsabilités. Mais elle est émiettée, incapable de se rassembler tant que le Parti Socialiste reste sous l’emprise de l’idéologie européo-libérale de ses dirigeants.  Certes, l’issue du congrès du PS en novembre sera déterminante pour l’avenir de la gauche. Mais il y a urgence. Dès maintenant, jetons les bases d’un projet novateur et réaliste.  

 

     Préparons les conditions de la reconstruction d’une gauche capable de se rassembler et de gagner durablement la confiance des Français.                                          

 La responsabilité de la gauche est de proposer une alternative réaliste et crédible au « modèle néo-libéral »

 Au lieu de se perdre en se diluant dans une Europe attelée au cheval impérial nord-américain et drivée par un cavalier portant les couleurs du capitalisme financier, la France doit se donner les moyens de mettre en œuvre une politique réellement nouvelle et ambitieuse, suffisamment cohérente et compréhensible pour être approuvée et soutenue par les principales composantes du peuple français.  Une politique dont la pertinence serait perceptible et reconnue par les autres peuples européens et dans d’autres parties du monde.  Au lieu de persister à mettre en œuvre une vague copie du modèle anglo-saxon qui ne lui convient pas, notre pays a tout intérêt à réinventer son propre modèle social, en harmonie avec son histoire et en lien direct avec les attentes citoyennes.

 Un vrai modèle, qui soit attractif en Europe et dans le monde.  Réinventer le modèle social français… Cela suppose de proposer une démarche et des perspectives politiques que le peuple français sera en mesure de s’approprier dans la durée, au-delà des alternances électorales… C’est refonder la République, en l’adaptant aux conditions du 21ème siècle.

 Une France qui réinvente son modèle social et fait vivre sa République selon ses valeurs et ses principes, en prenant appui sur les citoyennes et les citoyens, actifs et responsables.

 Une Europe, protectrice de son économie et ouverte sur le monde, qui adopte une nouvelle approche fondée sur la démocratie, la coopération et la solidarité (à la place de l’approche néo-libérale fondée sur l’oligarchie, la concurrence et l’inégalité).

 Au lieu d’accroître les inégalités sociales, nous devons rétablir la cohésion sociale. Cela suppose de faire progresser les bas revenus et de prendre des dispositions pour encadrer les très hauts revenus dans des limites raisonnables.

 A l’initiative et à la liberté individuelles, qui sont indispensables au dynamisme de la société, il faut le complément tout aussi indispensable qu’est l’organisation de la vie sociale et collective. Ensemble, il faut avancer. Ensemble, il faut se protéger face aux aléas et aux duretés de la vie.

 La République doit proposer un mode d’organisation cohérent des pouvoirs publics entre les différents niveaux (Europe, nation et territoires), en précisant le rôle de chacun d’eux dans un souci d’efficacité et de complémentarité.

 L’Europe se construisant dans le prolongement des nations, la République pourra s’affirmer dans ses dimensions, française et européenne, sans déroger aux principes de la souveraineté populaire et de la démocratie.

 Remettre la construction européenne à l’endroit

 Les signes de la crise de confiance entre les peuples et leurs dirigeants ne manquent pas, surtout au niveau européen.  Le 29 mai, le peuple français a rejeté la manière dont l’Europe a été faite, dans son dos, en dehors de la démocratie. Le 1er juin, le peuple hollandais a refusé, lui aussi, de ratifier le traité constitutionnel européen, craignant la perte de son identité nationale. Les élections européennes 2004 ont été marquées par un taux d’abstention record, notamment dans les pays de l’est européen, mais aussi à l’ouest. Les gouvernements sortants sont le plus souvent désavoués par les électeurs et les majorités parlementaires nationales deviennent de plus en plus introuvables…

 L’Europe est au cœur du malaise politique actuel.  Les citoyens ne refusent pas l’Europe mais ils veulent mettre fin à la dérive libérale, libre-échangiste et bureaucratique de la construction européenne. Conscients que les grands problèmes actuels ne peuvent trouver de solutions au seul niveau national, ils souhaitent que l’Europe les défende, dans une compétition mondiale sans règles, et réduise les inégalités entre les peuples.

 L’Europe a échoué parce que ses dirigeants ont détourné les pouvoirs transférés à Bruxelles à des fins de mise en conformité avec les règles de la mondialisation libérale. Elle a échoué pour une seconde raison. Les conditions précipitées dans lesquelles a été  décidé l’élargissement  aux pays de l’Europe centrale et orientale ont résulté, pour une bonne part, de la soumission des institutions de Bruxelles à la volonté des USA de maîtriser l’avenir de l’Europe et, au-delà, du continent eurasiatique.

 Désormais, l’Europe doit se construire sur de nouvelles bases. 

 Après le vote du 29 mai, rien n’est plus comme avant. Désormais, construction européenne rime avec assentiment populaire. Un changement de méthode s’impose. L’Europe doit se construire dans le prolongement des nations, par délégation de compétences bien ciblées et démocratiquement contrôlées. Faut-il une constitution européenne ? Non, ce n’est pas nécessaire et ce n’est pas une bonne solution pour 25 peuples qui tiennent à vivre dans le cadre de leurs démocraties nationales et coopérer entre eux sur la base de projets clairement définis. Quelle est la solution ? Il faut partir des traités existants et les renégocier en fonction des priorités. La relance durable de l’économie de la zone euro est l’urgence absolue. Cette partie de l’Europe (zone euro : 300 millions d’habitants) est le centre vital de l’Europe, avec en son cœur les six pays fondateurs de la CEE (225 millions d’hab.). C’est la locomotive dont l’Europe entière a besoin. Il faut la doter des institutions et des politiques qui relanceront le développement économique sur tout le continent. 

 

  Un nouveau traité est nécessaire pour réformer les statuts de la Banque Centrale Européenne et attribuer de nouvelles compétences à l’Eurogroupe (élargi aux chefs d’Etat et de gouvernement) concernant la monnaie et la politique de change, la coordination budgétaire (au lieu du pacte de stabilité) et la convergence progressive sur les plans fiscal et social. Dès lors que les compétences de l’Eurogroupe et de la BCE auront été ciblées par la définition d’objectifs clairs (croissance, emploi, rôle international de l’euro), il pourra être admis que, sous le contrôle des Parlements nationaux, les décisions de l’Eurogroupe soient prises à la majorité qualifiée.  Ce traité devrait inclure la possibilité, pour un petit nombre de pays, d’opter pour des coopérations renforcées, sous réserve que celles-ci respectent les acquis communautaires et restent ouvertes aux autres pays. C’est le moyen d’aller vers « un acteur européen stratégique à l’échelle mondiale », qui serait indépendant.

 Cette réorientation de la construction européenne avec les partenaires qui le souhaiteront sera favorisée par l’inévitable distanciation des USA par rapport à l’Europe en raison de leurs engagements prioritaires ailleurs dans le monde.

 Remettre la France dans le sens de la marche… républicaine

Dans le désert des grandes ambitions collectives et la sécheresse des perspectives offertes par les grands partis politiques actuellement, il importe plus que jamais de faire retour à la République. Cette République qui, depuis deux siècles, donne sens à notre histoire et aux luttes pour la démocratie politique, le progrès social, l’indépendance nationale et la fraternité des peuples. Dans ce monde injuste et violent qui serait, dit-on, en train de glisser vers le « choc des civilisations », la voix de la République, qui est aussi celle de la France, doit parler pour l’humanité.

 Réaffirmer les principes républicains.

 Foi dans l’Homme et dans la raison humaine : c’est la base de la démocratie issue des Lumières. Cette confiance dans la capacité humaine à s’affranchir de l’ignorance et de la superstition constitue le socle de la République.

 Souveraineté populaire : le peuple est le creuset de la volonté générale. C’est lui qui tranche en dernier recours. En France, souveraineté nationale et souveraineté populaire sont indissociables. C’est pourquoi nous parlons de nation républicaine, qui peut agréger sans cesse de nouveaux citoyens. A ne pas confondre avec la nation ethnique ou culturelle, qui est tournée vers le passé et beaucoup plus fermée.

 La citoyenneté se déduit de la souveraineté populaire. Elle nourrit la démocratie, ce qui suppose une pleine liberté d’expression et, pour les citoyens, un bon équilibre de droits et de devoirs. Elle s’exerce dans un espace laïc, soustrait aux dogmes. La laïcité fait en sorte que tous les citoyens, au-delà de leur diversité (sociale, ethnique, religieuse, philosophique…), puissent se déterminer ensemble sur le contenu du « bien commun ». Tous les citoyens sont égaux devant la loi. L’autorité de la loi est la base même de la République .Celle-ci est un régime de liberté, qui comporte le droit à la sûreté. La sûreté est la condition de l’exercice de toutes les libertés. L’ordre républicain ne se confond ni avec l’idéologie sécuritaire ni avec le laisser-faire (« angélisme »). 

 L’école laïque est au cœur de la République, de la formation du citoyen et de son esprit critique. L’acquisition des savoirs fondamentaux ne se fait pas sans efforts, mais c’est dans l’intérêt des enfants, notamment ceux issus des milieux populaires. Se limiter à un « socle commun de connaissances » ne correspond pas à ce qu’on attend d’une école républicaine. L’instruction civique et morale sont parties intégrantes de l’école, les jeunes ayant besoin d’avoir à l’esprit les règles républicaines.

 L’égalité est au cœur de la devise républicaine. Dans la République sociale, l’égalité des chances est une réalité. Le droit au travail, à la formation, au logement, sont garantis.  La revalorisation du travail est la première priorité. Elle va de pair avec la revalorisation de l’économie. L’accroissement des salaires directs sera réalisé par le glissement des charges patronales et salariales vers la TVA et la CSG.

 Rééquilibrer les institutions républicaines.

 La Constitution de 1958 prétendait instaurer un « parlementarisme rationalisé ». La pratique a débouché sur un régime présidentiel déséquilibré, l’adoption du quinquennat ayant accru le déséquilibre et la concentration des pouvoirs.  Pour revaloriser le rôle du Parlement, il faut aller vers un régime présidentiel rationalisé, où le Premier Ministre et le gouvernement seront nommés par le Président de la République et ne procèderont plus de la majorité parlementaire. Quelques mesures complémentaires permettront d’équilibrer le dispositif : Suppression de l’article 49-3 de la Constitution qui permet l’adoption d’un projet de loi, sauf adoption d’une motion de censure par l’Assemblée Nationale. Maintien de deux « soupapes de sécurité » : Droit de dissolution (à la disposition du Président de la République face à l’Assemblée), motion de censure (à la disposition de l’Assemblée à l’égard du gouvernement). Mais la nouveauté serait, en cas de conflit, le renvoi simultané des belligérants devant le suffrage universel (élection présidentielle puis législative). En conséquence, le mode de scrutin pour les élections législatives pourrait être réformé afin que l’Assemblée Nationale soit plus représentative. Le maintien des circonscriptions territoriales est souhaitable pour ne pas faire des députés de simples délégués des partis politiques. La représentation proportionnelle serait présente dans le cadre d’un système à l’allemande (deux bulletins pour chaque électeur, l’un pour élire le député de la circonscription, l’autre pour choisir le parti à la proportionnelle).

 Commentaires : Le Président et le gouvernement  (installés à l’issue de l’élection présidentielle) et l’Assemblée Nationale (installée à l’issue des élections législatives qui suivent l’élection présidentielle) seraient placés dans des conditions qui les inciteraient fortement à coopérer. Le peuple serait assuré de trancher les conflits en dernier ressort. Les députés (pouvoir législatif) verraient leurs pouvoirs de contrôle renforcés, du fait de leur moindre dépendance vis-à-vis du pouvoir exécutif. On n’entre pas dans une VIème République. On reste dans une Vème rééquilibrée, après avoir admis qu’il n’est pas réaliste de revenir sur l’élection du Président de la République au suffrage universel, pas plus que sur son rôle majeur dans les institutions.                                 

 Mobiliser tous les atouts de la France.

 Limitons-nous à quelques-uns d’entre eux, plus importants. La réforme des prélèvements obligatoires doit servir un double objectif d’efficacité économique et de justice sociale. L’égalité homme-femme doit être promue systématiquement. L’épargne doit être détournée des placements spéculatifs et canalisée vers l’investissement productif. La hausse des taux d’activité sera encouragée par la mise en œuvre d’une retraite progressive et par une politique permettant aux femmes de mieux concilier une activité professionnelle avec leur désir d’enfants (crèches, assistantes maternelles, etc.). On sait que ce désir est aujourd’hui loin d’être satisfait. La politique industrielle sera relancée en prenant appui sur l’épargne collective et sur un secteur public revitalisé . La politique agricole commune sera maintenue et réformée, dans un sens favorable aux exploitations moyennes.

 Revaloriser les services publics et redéfinir leurs missions.

 Les services publics sont le socle de la compétitivité  d’un pays moderne. La priorité ira à l’éducation, à la formation continue, à l’université qui en a grand besoin, et à la recherche. Une politique énergétique répondant aux besoins du pays et respectueuse de l’environnement mettra l’accent sur les énergies nouvelles, y compris les réacteurs nucléaires de nouvelle génération (EPR, puis réacteurs hybrides), la biomasse, les économies d’énergie et la recherche concernant le traitement des déchets nucléaires ultimes et les énergies du futur (hydrogène, fusion). Une politique gazière sera élaborée à l’échelle européenne, en coopération avec la Russie et les pays du Maghreb. La priorité à la réduction des gaz à effet de serre doit également se décliner en matière de transports (nouvelles infrastructures fluviales et de chemins de fer, lignes à grande vitesse, développement du ferroutage). La politique de santé mettra l’accent sur la prévention et l’éducation à la santé. La retraite par répartition sera maintenue. L’immigration, quand elle est définitive, doit aller de pair avec l’intégration républicaine. Elle suppose l’accès égal à la citoyenneté et le respect de ses valeurs et de ses règles. Des migrations temporaires peuvent et doivent faire l’objet d’une politique de coopération avec les pays d’origine.

 La France a besoin d’un projet national pour donner des orientations et des impulsions en Europe et dans le monde.   

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