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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine à partir, notamment, des idées de Jean-Pierre Chevènement, l'un de ses fondateurs (celui-ci a souhaité s'éloigner du MRC en 2015). Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens (MDC) après les élections de 2002. En février 2019, le MRC a co-fondé la Gauche Républicaine et Socialiste (GRS), en continuant d'exister, au moins jusqu'à son prochain congrès, en décembre 2020.
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4 mars 2020 3 04 /03 /mars /2020 16:58

 

Le recours à la procédure du 49.3 galvanise les forces syndicales


 

L'intersyndicale a été surprise par la façon dont le Premier Ministre, le 29 février, a dégainé le 49.3 afin de faire adopter, sans vote des députés, le projet de loi réformant profondément les retraites, mais elle n'a pas tardé à réagir. Voir (Ouest-France, 3 mars 2020) : Contre le recours au 49-3, 20 000 manifestants à Paris.

En Mayenne, les syndicats opposés à ce projet de loi avaient donné rendez-vous devant la préfecture le 3 mars à 18h. Voir À Laval, 250 personnes manifestent contre la réforme des retraites et le 49.3.


 

Il faut souligner les enjeux liés à cette réforme. Voir La réforme des retraites, analysée par JC Chailley (Résistance sociale).

Le pouvoir politique français, qui n'a pas bien préparé son texte malgré deux années de consultations des organisations représentatives, se fait fort d'aller au bout de son engagement car il veut montrer à l'Union européenne qu'il est dans la ligne politique néolibérale imposée au niveau européen.

Le président de la République a des comptes à rendre aux forces financières qui ont contribué à sa candidature présidentielle en 2017 (ces forces se sont accaparé le pouvoir qui, en démocratie, revient normalement au peuple) et il mise sur les institutions de la Vème République et sur son puissant réseau de soutien parmi les dirigeants des grands médias capitalistes pour mener à bien ce projet de loi.

Comment l'en empêcher ?

En mettant sur pied un puissant mouvement populaire - non violent et citoyen - ancré dans chaque commune de France, avec un seul slogan "NON au projet Macron de réforme des retraites".

 

Cet article est le 3153 ème sur le blog MRC 53 - le 60ème sur ce blog dans la catégorie Les retraites

Rassemblement populaire, le 3 mars 2020 à Laval, devant la préfecture de la Mayenne.

Rassemblement populaire, le 3 mars 2020 à Laval, devant la préfecture de la Mayenne.

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29 février 2020 6 29 /02 /février /2020 15:40

 

C'est la clé de voûte des réformes Macron

 

Le bulletin de REsistance SOciale est l'ami des militants de la République sociale.

Dans le Bulletin RESO - février 2020 - Résistance Sociale, on trouve des articles de fond sur la réforme des retraites, dont celui-ci de Jean-Claude Chailley.

 

LA REFORME DES RETRAITES, CLE DE VOUTE DES REFORMES MACRON

Les réformes de Macron sont convergentes, complémentaires.

La réforme des retraites n’a pas seulement pour buts de réduire les « dépenses publiques », de travailler de plus en plus vieux pour une pension de plus en plus faible, de développer la capitalisation : nos gouvernements ont amplement montré qu’ils savent le faire par des réformes paramétriques.

La raison de ce conflit majeur est plus profonde : la réforme des retraites non seulement complète l’ensemble des réformes public – privé, mais elle est nécessaire à leur mise en œuvre intégrale.

Les retraites, composante de la baisse des « dépenses publiques ».

Les « dépenses publiques »(*) ,1 320 milliards en 2018, représentent 56 % du montant du PIB en France contre 46,8 % dans la zone euro, 45,6 % dans l’UE.

Elles vont de 26 % en Irlande à 56 % en France en passant par 43,9 % en Allemagne (Eurostat).

Les retraites avec 325 milliards représentent le quart des « dépenses publiques ». Les dépenses publiques ont baissé de 4,4 points depuis 2009 dans l’UE, mais de 1,2 point en France. Elles sont 10 points au-dessus de la moyenne européenne, soit 250 milliards (PIB 2020 : 2 480 milliards).

2 points de vue opposés :

Pour le mouvement social :

C’est grâce aux luttes que malgré les contre-réformes la régression n’a pas été encore plus importante. Aucun peuple ne doit se voir imposer la régression (cf. la Grèce). L’harmonisation européenne ou mondiale, c’est par le haut.

Pour l’UE, notamment la zone euro, les gouvernements, le MEDEF :

- L’euro, une monnaie unique, ne peut se perpétuer durablement avec de telles inégalités, dont le SMIC qui va de 286 € à 2071 €. Il faut réduire les écarts, « converger », pour l’essentiel à la baisse.

- Il faut achever le marché intérieur : compétitivité, baisse du « cout du travail », privatisations, externalisations, réduction du rôle des Etats vers l’Europe des régions - L’égalité républicaine est menacée : réforme du bac, projet de loi 3D (Décentraliser /Différencier / Déconcentrer)… - Le périmètre de l’Etat, des services publics, de la Sécu, doit donc être drastiquement réduit. Ils doivent être orientés vers les besoins des entreprises, du « marché », au lieu des besoins fondamentaux de la population.

Les gouvernants français, le MEDEF, s’inscrivent dans cette logique libérale. Les 56 % de dépenses publiques doivent être sévèrement rabotés, dont les 14 % des retraites.

Plusieurs axes :

Baisser le « coût du travail » dans le privé comme le public : les effectifs, les salaires dont les cotisations sociales – même insuffisants - sont une composante importante des budgets. D’où pour rester dans une actualité récente :

- Dans le privé, au nom de la « compétitivité », les lois El Khomri, les ordonnances Pénicaud…

- Dans le public, le gel du point d’indice des fonctionnaires, la privatisation – destruction de la SNCF, la loi de transformation de la fonction publique,…

- La mise à mort du SMIC avance discrètement (remplacement du salaire minimum par revenu minimum,…)

De nouveau, 2 points de vue sur le « coût du travail ».

- Pour les gouvernements et le MEDEF, les salaires, les cotisations sociales, le SMIC, sont trop élevés.

- Pour le mouvement social, le travail est le seul producteur de richesses. Il faut augmenter les salaires et le SMIC. L’insuffisance des salaires et des effectifs détruit les services publics, la protection sociale. Les étudiants s’en détournent, par exemple dans l’enseignement. Les professionnels démissionnent, par exemple dans l’hôpital public.

Baisser les « dépenses publiques ».

o La réforme des retraites permettrait à l’Etat de faire des dizaines de Md d’économies sur les cotisations et pensions des fonctionnaires.

o Coupes dans le budget de la Sécu (branches santé – ONDAM, fermetures de lits,,..-, retraites,…), coupes brutales de l’assurance chômage,

o La plupart des privatisations de grandes entreprises a déjà eu lieu: Renault, les PTT, Saint-Gobain, Elf Aquitaine, Air France, EDF – GDF, la SNCF, les banques,…

o Maintenant la pression s’accentue sur la fonction publique de plus en plus gérée sur le modèle de la SNCF devenue « société anonyme à capitaux publics » ou La Poste.

- Transferts au privé de missions, services,,..: lois Bachelot, Touraine, Buzyn, (la majorité des actes chirurgicaux a lieu dans le privé lucratif), loi de transformation de la fonction publique, enseignement privé,…

- 100 % des actes administratifs par Internet, poursuite des fermetures (trésoreries, lignes et gares, guichets SNCF, Postes, centres de Sécu, hôpitaux et maternités, tribunaux,..)

- 120 000 suppressions de postes d’ici 2022 (Macron est en retard sur son plan mais tous les éléments sont en place pour rattraper et poursuivre après 2022, – sauf si… -). Fillon 500 000.

Ce sont les décisions politiques qui déterminent les budgets et non l’inverse.

La lettre dite de compromis d’Édouard Philippe sur les retraites ne nie pas qu’il y a des alternatives pour le financement des retraites. Édouard Philippe ne nie pas qu’on peut faire autrement. Il est imperméable aux propositions des opposants par décision politique non soumise au débat : maintien de la réforme à points, refus de tout ce qui augmente le « coût du travail ».

Disciples de Kessler, Macron et LRem (+ des soutiens indirects) ont décidé la rupture définitive avec notre modèle social :

Emmanuel Macron et Agnès Buzyn :

« Le progrès social, c’est celui qu’on se paie soi-même » -> La retraite à points a pour principe la seule capitalisation de ses points. Elle n’a aucune solidarité dans son principe. De même pour les services publics de plus en plus marchandisés : on a les services qu’on peut se payer, sinon on s’en passe.

« Il faut mettre la protection sociale au service des entreprises » -> l’opposé de la Sécu d’Ambroise Croizat : « Garantir les travailleurs et leurs familles contre les risques de toute nature ».

« Un système de santé à bout de souffle, pensé à la sortie de la 2ème guerre mondiale…Nous sommes arrivés au bout». -> Nous étions classés 1ers par l’OMS en 2000. Si on est au bout, c’est d’une destruction inouïe en une vingtaine d’années.

Agnès Buzyn lors du lancement de la réforme des retraites au Sénat: «la réforme des retraites ce n’est pas un problème technique, c’est un choix de société». Le projet de loi sur les retraites a pour objectif de « contribuer à la construction de la protection sociale du XXIe siècle ».

Agnès Buzyn: « Il faut construire autrement notre protection sociale»….« Aller vers un filet de sécurité sociale » -> C’est le modèle Banque mondiale, UE, France, généralisant celui des Etats-Unis.

Gérald Darmanin :

« Nous allons interroger en profondeur le périmètre de l’action publique »…


 

Cet article est le 3152 ème sur le blog MRC 53 - le 59ème sur ce blog dans la catégorie Les retraites

Le 24 janvier 2020, manifestation à Laval (Mayenne) contre la réforme Macron des retraites.

Le 24 janvier 2020, manifestation à Laval (Mayenne) contre la réforme Macron des retraites.

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24 janvier 2020 5 24 /01 /janvier /2020 18:04

 

Belle ambiance et dynamisme de l'intersyndicale FO, CGT, FSU et Solidaires

 

Le département de la Mayenne se signale par la bonne entente et le dynamisme de l'intersyndicale qui organise les manifestations contre le projet de loi de réforme des retraites.

Ce vendredi 24 janvier, à Laval, le moral des manifestants et leur volonté de faire échec au projet du gouvernement étaient évidents. Ils se battront jusqu'au retrait du projet.

France Bleu Mayenne, ce jour : Réforme des retraites : un millier de personnes défile dans les rues de Laval

Environ mille personnes ont défilé dans les rues de Laval pour demander une nouvelle fois l'abandon du projet de réforme des retraites. Un rassemblement à l'appel de l'intersyndicale.

Le jour même où le projet de loi sur la réforme des retraites est présenté en Conseil des ministres, les opposants à la cette réforme sont descendus dans la rue. A Laval, c'est un lieu symbolique qui a été choisi pour le rassemblement : le centre hospitalier.

Environ un millier de personnes (1200 selon les syndicats, 1050 selon la Police) ont défilé entre l'hôpital de Laval et la Préfecture, place Jean Moulin. Il y avait des ouvriers, des enseignants, du personnel hospitalier, des retraités, des demandeurs d'emploi, etc.

Pour Sébastien Lardeux, secrétaire départemental Force ouvrière, "c'est une bonne mobilisation. On se sent soutenu par la population. Nous ne lâchons rien." La manifestation s'est achevée peu avant 14 heures.

Articles précédents sur ce blog (9 et 17 janvier) :

- La lutte déterminée du monde du travail contre la réforme des retraites

- Le point de vue de Gérard Beillard sur le projet de réforme des retraites

 

Et cet article très complet le 23 janvier sur le site Leglob-journal (journal électronique mayennais) : Retraites : Pourquoi faut-il ne pas laisser passer la réforme – par Henri Boudin

Voir aussi (La Croix) : Retraites: la réforme adoptée en Conseil des ministres

 

Cet article est le 3147 ème sur le blog MRC 53 - le 58ème sur ce blog dans la catégorie Les retraites

Isabelle Vitry-Brochard et Sébastien Lardeux, responsables départementaux de la CGT et de FO, ici en avant de la manifestation près de l'hôtel de ville de Laval, le 24 janvier 2020.

Isabelle Vitry-Brochard et Sébastien Lardeux, responsables départementaux de la CGT et de FO, ici en avant de la manifestation près de l'hôtel de ville de Laval, le 24 janvier 2020.

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17 janvier 2020 5 17 /01 /janvier /2020 21:38

 

Un projet contraire aux principes fondateurs de la Sécurité sociale

 

A la suite d'une discussion au sein de la Gauche Républicaine et Socialiste à Laval sur le sujet d'actualité qu'est le projet de réforme des retraites, Gérard Beillard * a souhaité rassembler ses idées sur cette question qui est à l'origine de mouvements sociaux importants. Voir La lutte déterminée du monde du travail contre la réforme des retraites. Voici le texte qu'il m'a transmis hier.

 

Mobilisons-nous pour nos retraites. Exigeons le retrait du projet de loi

 

 

Combattre pour nos retraites, dans le privé comme dans le public, n'est pas illusoire car c'est combattre aussi pour nos enfants et petits-enfants afin qu'ils aient aussi une retraite décente. Nous sommes en fait devant le même combat qu'ont mené et gagné dans des conditions autrement plus dures et dramatiques nos parents et grands-parents.

 

L'attaque contre nos régimes de retraite est une attaque des milieux financiers contre notre système de solidarité fondé sur la répartition et la redistribution, le plus juste socialement. Dans ce monde où il n'y a que le profit qui compte et l'idéologie néolibérale, le gouvernement déroule le tapis rouge aux fonds de pension.

 

La première étape a été franchie en privatisant la retraite des hauts cadres gagnant plus de 10 000 € par mois, ce qui va engendrer une perte d'argent pour notre régime et profiter évidemment aux multinationales des fonds de pension. Le but du gouvernement, même s'il s'en défend, est sa généralisation.

 

Le gouvernement s'en prend ainsi frontalement à notre modèle social issu du Conseil National de la Résistance. Une grande faute et la remise en cause de notre philosophie républicaine, sociale et laïque. Ce gouvernement aura à rendre des comptes devant l'histoire. Il stigmatise les salariés et monte les Français les uns contre les autres, comme si les salariés étaient des privilégiés.

 

Les 42 régimes qui seraient détruits (80 % dans le privé) sont le fruit des luttes et revendications liées à la réalité d'exercice des métiers. Cette diversité sert de prétexte à Monsieur Macron pour diminuer les retraites de toutes et tous. Au nom de l'uniformisation (l'universel), il a déjà supprimé quatre des principales sources de pénibilité et, en plus aujourd'hui, il fait des spécificités pour certains métiers. Cela n'est fait que pour imposer une retraite par points et satisfaire les fonds de pension.

 

La règle d'or de cette réforme est de s'en prendre dans l'immédiat aux retraités actuels. Elle vise les futures retraités de tous les régimes, privés et publics, et les générations futures. Travailler plus tard, quand bien même l'âge de la retraite est prévu à 64 ans, plus deux ans de surcote, sera très souvent indispensable. Travailler jusqu'à 66 ans, voire 70 ans pour cause de pension trop faible (cumul emploi-retraite), ce qui sera le cas du plus grand nombre de nos concitoyens.

 

Le résultat sera la baisse des pensions, quelles que soient les promesses. L'Etat, via sa nouvelle "gouvernance innovante", aura tout pouvoir pour baisser les pensions à tout moment. La stratégie de Monsieur Macron et du néolibéralisme sera de diminuer le nombre de points obtenus pour un même salaire et de limiter la revalorisation du point ou même de la baisser. Ils veulent en arriver là et ont l'appui du patronat, des banques et de la finance pour cela.

 

Les nombreux dispositifs de solidarité de la Sécurité sociale qui compensent les aléas de la vie (maladie, accident, maternité, réversion, chômage et autres) devraient théoriquement disparaître et, lorsqu'il n'y aura pas de travail, il n'y aura pas de point. C'est cela la justice sociale !

 

Ce que veut mettre en place ce gouvernement, c'est donner aux spéculateurs notre trésor de la solidarité liée à la répartition et à la redistribution selon nos moyens. Il veut transformer en assistance (qui "coûte un pognon de dingue" et sera donc rabotée sans fin), comme en Suède, où il n'y a plus aucune réversion, et même en Allemagne, où de plus en plus de retraités vivent sous le seuil de pauvreté.

 

Cette réforme va accélérer à la retraite les inégalités salariales entre les femmes et les hommes. Ainsi, les retraitées salariées, dont la retraite n'est pas digne de leur vie de labeur, seront en plus pénalisées.

 

Ce gouvernement Macron s'inscrit dans un projet ultralibéral de l'avenir. L'humanité se perd. Il est temps d'ouvrir les yeux et de dire non à cette réforme des retraites.


 

* Gérard Beillard est retraité à Saint-Berthevin, ancien ouvrier du textile lavallois, syndiqué à la CGT, militant dans des associations citoyennes (Résistance sociale, Réseau CiViQ).

 

Cet article est le 3146 ème sur le blog MRC 53 - le 57ème sur ce blog dans la catégorie Les retraites

Gérard Beillard

Gérard Beillard

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9 janvier 2020 4 09 /01 /janvier /2020 22:35

 

A Laval, ce 9 janvier, 1 500 personnes ont défilé derrière les syndicats


 

C'est un très grand mouvement social qui a commencé en France le 5 décembre 2019. Il n'a pas cessé pendant les fêtes de fin d'année et a repris de plus belle en janvier.
 

Selon Le Courrier de la Mayenne, il y avait 1 500 manifestants ce jeudi à Laval contre la réforme des retraites.

A l’appel de l’intersyndicale FOCGTSolidairesFSU, les manifestants contre la réforme des retraites se sont réunis à l’entrée de la zone des Touches à Laval. A midi, le cortège s’est dirigé vers les Vignes et a occupé le rond-point du Theil dit “du Zoom”. Les manifestants se sont dispersés en début d’après-midi.

« 1 500 personnes, c’est très bien, ça montre que la mobilisation est toujours là », se réjouit Sébastien Lardeux, secrétaire départemental de FO.
« On est prêt à continuer »

« Macron se dit prêt à négocier alors que le projet est déjà écrit. Ses négociations, c’est concéder quelques exceptions à tout le monde. C’est n’importe quoi. Le retrait du projet est le seul moyen de désamorcer le mouvement, car nous, on est prêt à continuer ».

Parmi les manifestants, un quart représentait le secteur privé. Des salariés du Joint français, de Gévelot, de la Socopa, de la Sécurité sociale ou encore de Seb-Moulinex Mayenne étaient présents.

Une autre manif samedi

Afin de mobiliser davantage encore le secteur privé, une autre manifestation est prévue ce samedi 11 janvier à 10h30 au square de Boston à Laval.

 

Voir aussi (5 décembre 2019) : Nous étions environ 4 000 à Laval contre la réforme Macron des retraites.

 

Cet article est le 3145 ème sur le blog MRC 53 - le 56ème sur ce blog dans la catégorie Les retraites

C'est sur un parcours inédit, l'avenue de Mayenne à Laval, que nous avons manifesté contre la réforme gouvernementale des retraites ce 9 janvier 2020.

C'est sur un parcours inédit, l'avenue de Mayenne à Laval, que nous avons manifesté contre la réforme gouvernementale des retraites ce 9 janvier 2020.

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5 décembre 2019 4 05 /12 /décembre /2019 16:36

 

Un affrontement social de grande ampleur commence le 5 décembre 2019

 

En Mayenne, en fin de matinée, ce 5 décembre, les militants se montraient calmes et déterminés. Parmi les trois à quatre milliers de personnes qui défilaient à Laval, il y avait beaucoup de grévistes, femmes et hommes, dont certains avec leurs enfants. Les slogans étaient volontaristes.

"Tous ensemble, rassemblement interprofessionnel, travailleurs du public et du privé,

en grève reconductible jusqu'au retrait de la réforme des retraites".

Voir Ouest-France : Grève du 5 décembre à Laval

Rappel : Le 5 décembre 2019, début d'un grand mouvement social en France


 

A l'heure du déjeuner, plus de 180 000 manifestants avaient été recensés dans une trentaine de villes. Voir (Le Monde) : Grève du 5 décembre

  • La Direction générale de l’aviation civile (DGAC) demande aux compagnies aériennes de réduire de 20 % leur programme de vols pour vendredi. Air France a annulé 30 % de ses vols intérieurs et 10 % de ses vols moyen-courrier.

  • Les syndicats de la SNCF et la RATP ont reconduit la grève, jusqu’au 6 et au 9 décembre respectivement. A la SNCF, 90 % des TGV, 70 % des TER, 85 % des Transilien seront annulés, le trafic à l’international sera aussi très perturbé.

  • La mobilisation contre la réforme des retraites, jeudi 5 décembre, s’annonce massive. Quelque 245 rassemblements et manifestations ont été déclarés, selon le ministre de l’intérieur. A la mi-journée, plus de 180 000 manifestants ont été recensés dans une trentaine de villes dont Toulouse, Le Mans, Grenoble, Marseille, Rennes ou Rouen.

  • Selon le ministère de l’éducation nationale, le taux de grève dans les écoles maternelles et élémentaires atteint 51,15 % dans le primaire et 42,32 % dans le secondaire. Un taux de 78 % de grévistes dans le premier degré était attendu à Paris.

Cet article est le 3144 ème sur le blog MRC 53 - le 55ème sur ce blog dans la catégorie Les retraites

Le 5 décembre 2019 à Laval (Mayenne), vers midi, le défilé arrive sur le pont d'Avesnières.

Le 5 décembre 2019 à Laval (Mayenne), vers midi, le défilé arrive sur le pont d'Avesnières.

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4 décembre 2019 3 04 /12 /décembre /2019 16:10

 

Refuser la réforme des retraites, repousser l'asservissement néolibéral

 

Le 5 décembre 2019, on verra la confluence des mouvements sociaux refusant les réformes néolibérales du pouvoir en place, dont l'origine se situe à Bruxelles.
 

Voir le communiqué de la Gauche Républicaine et Socialiste (GRS) :

Le 5 décembre, tous ensemble

Privatisations d’Aéroports de Paris, de la Française des Jeux, des barrages hydroélectriques, gel des salaires, casse de la sécurité sociale, casse des retraites, abandon des hôpitaux en crise, liquidation du service public ferroviaire, abandon des enseignants et précarisation des étudiants, la situation de notre pays exige de réussir la mobilisation du 5 décembre.

La force du mouvement social peut et doit changer la donne.

Le gouvernement s’attaque aujourd’hui aux retraites dans une logique purement comptable, entretenant le flou sur le niveau des pensions et la répartition des prétendus efforts.

Un régime ne peut pas être équitable quand il appauvrit la majorité des travailleurs, encore plus durement les jeunes et les femmes.

La gauche républicaine et Socialiste rappelle son attachement à un régime de retraite par répartition qui tient compte de la pénibilité au travail, des carrières longues , des accidents de la vie et de la justice sociale. Nous nous opposons au recul de l’âge de départ à la retraite et à l’allongement injuste de la durée de cotisations.

Nous refusons l’opposition des pauvres aux misérables et la culpabilisation des travailleurs.

Le 5 décembre les grandes organisations syndicales appellent à une large mobilisation populaire. La GRS soutient les grèves, participera aux rassemblements le 5 décembre et appelle tous ses militants et sympathisants à s’y joindre.

En Mayenne :

- Grève du 5 décembre : les syndicats de la Mayenne appellent à manifester à Laval

- Grève du 5 décembre. À quoi faut-il s'attendre à Laval ?
 

Rappel (26 février 2017) : Réflexions de Gérard Beillard (MRC 53) en lien avec des retraités

 

Cet article est le 3143 ème sur le blog MRC 53 - le 54ème sur ce blog dans la catégorie Les retraites

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26 février 2017 7 26 /02 /février /2017 21:55

 

Agir pour l’émancipation, la santé et l’autonomie des retraités

 

Gérard Beillard m’a transmis un texte de réflexion concernant les retraités. Il l’a rédigé après concertation avec les membres du groupe CGT 53 de retraités.

 

Voici ce texte, avec les titres suivants :

1- Agir pour développer les capacités humaines induites par l’allongement de la vie

2- Agir pour l’émancipation des travailleurs et des retraités

3- Agir pour de nouvelles solidarités contre les campagnes d’opposition entre générations

4- Agir pour le droit à la santé et à l’autonomie des retraités, actuels et futurs

5- Agir pour une bonne utilisation du numérique

 

1- Agir pour développer les capacités humaines induites par l’allongement de la vie

 

Face à cette situation inédite - trois groupes, à peu près égaux : les jeunes en formations, la population engagée dans une activité professionnelle, les retraités - la société doit trouver le chemin solidaire, permettant le mieux être de tous. Elle doit agir pour permettre à chacun de pouvoir rester citoyen, de bâtir un projet de vie, jusqu’aux âges les plus avancés, et de s’engager dans des activités, sociales, culturelles et loisirs, contribuant ainsi à développer l’économie.

 

2- Agir pour l’émancipation des travailleurs et des retraités

 

Eviter la rupture lors du départ en retraite, en anticipant la transformation du rapport au travail et en permettant de se projeter vers d’autres formes de vie possibles.

 

3- Agir pour de nouvelles solidarités contre les campagnes d’opposition entre les générations

 

Des campagnes médiatiques et politiques visent à opposer les générations. Elles veulent faire porter en partie par les retraités la responsabilité de la crise économique et du financement des régimes sociaux.

La réalité est tout autre. Environ 800.000 retraités vivent sous le seuil de pauvreté, 17% des retraités perçoivent moins de 650 euros par mois, 500.000 retraités n’ont que l’allocation aux personnes âgées (ex minimum vieillesse).

La moyenne des pensions pour l’ensemble des retraités en 2013 était de 1300 euros (900 euros pour les femmes et 1640 euros pour les hommes). En incluant les majorations de pension pour 3 enfants et les droits dérivés qui concernent essentiellement les femmes, on parvient à un total de 1450 euros par mois (1280 pour les femmes, 1710 pour les hommes).

De nombreux retraités, particulièrement des femmes, se situent en dessous de ces montants.

Le coût d’hébergement des maisons de retraite, du maintien à domicile ou des établissements d’hébergement pour personnes âgées en perte d’autonomie, dépasse largement le niveau des pensions perçues, obligeant à des hypothèques sur les résidences ou leur vente ou souvent l’activation de l’obligation alimentaire et financières auprès des descendants qui eux peinent aussi à cause du chômage et des situations précaires.

 

Ce sont les choix économiques libéraux privilégiant la recherche de profits immédiats qui provoquent le chômage, la précarité galopante, les bas salaires, et qui amputent les recettes de la sécurité sociale et des régimes de retraite complémentaire, et rognent significativement les pensions de retraite.

 

Le coût du capital pèse trop lourd sur l’ensemble du salariat, que ce soient les actifs ou les retraités.

Les retraités ont acquis des droits au prix d’engagement et de luttes sociales souvent éprouvantes. Ils ont droit à la reconnaissance. Leur pension de retraite est aussi le fruit de leur travail. Ils ont des droits que les jeunes générations devront défendre à leur tour dans un contexte lui aussi difficile s’il n’y a pas un parti politique qui prend cela en considération.

 

4- Agir pour le droit à la santé et à l’autonomie des retraités actuels et futurs

 

Depuis les années 1980 puis 1993, la liquidation des retraites s’opère sur la moyenne des 25 dernières années avec, pour conséquence, une forte dégradation du rapport entre la pension et le dernier salaire. En 2003, le gouvernement Fillon a décidé d’attaquer les régimes spéciaux et ceux de la fonction publique. A titre d’exemple, de 2003 à 2014, alors que le salaire moyen augmentait de 24,8 %, le SMIC de 32,6 %, les pensions n’ont progressé que de 17,9%. Les chiffres parlent d’eux mêmes.

 

La perte constante du pouvoir d’achat des pensions, entamée depuis bientôt plus de deux décennies, le blocage de toutes revalorisations de celles-ci au cours de ces dernières années, sont lourds de conséquences pour l’ensemble des retraités. Ils conduisent à une précarité accrue, voire à des drames dans certains cas.

 

La garantie d’une retraite égale, au moins, à 75 % du salaire de la meilleure période d’activité professionnelle, devient aujourd’hui une exigence incontournable. Cela éviterait d’inventer des aides pour cacher la réalité !

 

Loin de répondre à la gravité de cette situation et à cette légitime demande, les différents systèmes d’épargne retraite et autres placements financiers conduisent, à travers l’individualisation, à une rupture de la solidarité intergénérationnelle, à une marginalisation de la population retraitée.

Ces systèmes ne servent qu’à alimenter encore plus la sphère financière et boursière, tout comme les aides publiques données aux entreprises, dont 80 % vont dans les poches des actionnaires. Il devrait y avoir un suivi plus strict et des conditions à respecter.

 

Régimes complémentaires

Les retraites complémentaires Arrco et Agirc constituent une part importante et indispensable s’ajoutant au régime de base de la sécurité sociale. Aujourd’hui, cet ensemble est menacé. Il est mis en péril à court terme si vraiment rien ne change, notamment en raison d’un taux de chômage élevé, d’une précarité toujours plus grande et d’une politique des bas salaires privant le système de ressources. Pour les retraités, l’augmentation positive de la durée de la vie, l’aspiration légitime à obtenir une pension conforme à leurs besoins, imposent un prolongement, un financement à la hauteur de ces réalités.

 

L’indexation sur le prix rogne le pouvoir d’achat

Avec les réformes Balladur et Fillon, les pensions du public comme du privé sont indexées sur l’indice des prix à la consommation. Ce nouveau mode des pensions était censé garantir le pouvoir d’achat sur le long terme. Il n’en est rien, bien au contraire. Les dépenses contraintes (alimentation, logement, transport, santé, énergie, etc) pèsent de plus en plus lourd et concernent les augmentations de prix les plus importantes, ce qui rend l’indice INSEE inapproprié pour la revalorisation des pensions.

De plus, les structures de consommation ne sont pas les mêmes pour tous les retraités. Pour les pensions les plus faibles, les dépenses contraintes représentent 75 % du budget. Comment ces retraités peuvent-ils s’en sortir ? L’indexation des pensions sur l’indice des prix à la consommation ne garantit pas le niveau de vie des retraités. Face à la richesse produite, les retraités voient régulièrement leur pouvoir d’achat reculer.

 

Baisse du niveau de vie des retraités

Un grand nombre de retraités, surtout des femmes, sont durement touchés par les mesures d’austérité. Ils sont de plus en plus nombreux à solliciter des aides et à se retourner vers les association caritatives, ne pouvant plus se nourrir, se soigner, se loger décemment.

Quant à ceux qui touchent des retraites plus correctes, ils voient avec inquiétude leur pouvoir d’achat décliner d’année en année. Le niveau de vie des retraités baisse alors qu’il constitue une condition essentielle de leur bien-être économique et social. Ils participent à l’économie du pays.

 

La santé, notre bien le plus précieux

Le niveau des retraites, la baisse des remboursements de la sécurité sociale, les déserts médicaux, la réduction du nombre d’hôpitaux publics, le transfert d’activités lucratives au privé, les dépassements d’honoraires, éloignent les retraités de l’accès aux soins.

 

Les HPST (hôpital, patient, santé, territoire) de “ modernisation “ du système de santé et de financement de la sécurité sociale se traduisent par des suppressions de postes et fermetures de lits, de maternités et centres hospitaliers, et diminuent l’offre de soins en territoires de proximité.

 

L’ANI (accord national interprofessionnel) inscrit dans la loi de sécurisation de l’emploi, qui institue les contrats d’entreprise, a exclu les retraites et cassé la solidarité intergénérationnelle des complémentaires santé . Cela se traduit par une forte augmentation des cotisations, que certains retraités ne peuvent plus payer. L’objectif national de dépenses d’assurance maladie affaiblit considérablement l’offre de soins et les réponses aux besoins de santé des citoyens et, notamment, des salariés.

 

Cadre de vie : logement et transport

Le logement représente une dépense de plus en plus importante des revenus, que l’on soit locataire ou propriétaire. La garantie de disposer d’un logement est un droit fondamental, un élément majeur du bien-être et du vivre ensemble, de l’intégration et de la cohésion sociale dans notre société. Hélas, ce droit est bafoué comme tant d’autres. La loi de financement 2016 a modifié les conditions pour être bénéficiaire de l’APL (aide personnalisée au logement).

Auparavant, le calcul était fait en fonction des cotisations de ressources ou du montant du loyer. A partir du 1er octobre 2017, la modification prévoit en plus pour l’attribution des aides, la prise en compte de la valeur du patrimoine. Le coût du transport et, parfois, l’inadaptation du réseau, peuvent constituer également un obstacle pour permettre aux retraités d’accéder à une vie sociale, aux services publics, à la santé, aux loisirs.

 

5- Agir pour une bonne utilisation du numérique

 

Le numérique investit le monde du travail pour être appliqué dans l’objectif principal de rentabilité. Il a très vite débordé ce champ pour envahir le sphère privée. Il représente environ 5,5% du PIB. 1,5 million d’emplois sont liés à ce secteur. L’Etat a laissé le développement du numérique au secteur privé !

Actuellement, 51 % de la population possède un accès Internet contre 22 % en 2002. Dans ses débuts, il a été accepté comme un moyen facile, permettant un accès rapide à des services. Aujourd’hui, il a envahi notre quotidien dans tous les domaines. D’usagers nous devenons proactifs, nous effectuons les gestes et les missions à la place des salariés.

La Loi pour l’adaptation de la société au vieillissement a introduit la notion de Silver économie (économie liée au vieillissement). Cette économie investit tous les domaines : la sécurité des personnes (télé alarme, géolocalisation, etc), l’habitat (la maison intelligente), la santé (pilulier électronique, surveillance médicale à domicile), les loisirs, la culture, le lien social (visiophonie, télévision connectée).

Ceci dit, chaque technologie amène des questionnements, à savoir comment permettre à tous les retraités d’accéder à cette technologie quels que soient leurs finances et le territoire où ils habitent ?

Comment protéger les personnes âgées contre les agressions commerciales ?

Pour le bien de tous, le numérique doit apporter des réponses à des besoins spécifiques en matière d’habitat, santé, transports, loisirs. Il ne doit pas se substituer au lien social qui doit être préservé.

Les guichets physiques des administrations ou autres (transports) doivent être maintenus et développés. Des emplois qualifiés, de proximité (aides à domicile, soignants), doivent être créés.

Enfin le numérique doit être une réponse à des besoins réels, en qualité de service et de coût, et doit être accessible à tous pour ne pas concourir aux inégalités. Des inégalités qui grandissent de plus en plus.

 

Cet article est le 2980ème sur le blog MRC 53 - le 53ème sur ce blog dans la catégorie Les retraites

Gérard Beillard, avant la journée de Bastien Faudot (MRC) en Mayenne, le 8 novembre 2016

Gérard Beillard, avant la journée de Bastien Faudot (MRC) en Mayenne, le 8 novembre 2016

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18 octobre 2013 5 18 /10 /octobre /2013 21:09

La vraie question, c’est l’Europe qu’il faut réorienter

 

La réforme des retraites ne fait pas l’unanimité des organisations syndicales de salariés (voir Journée de mobilisation pour les salaires, emplois et droits à la retraite - 9 septembre 2013). Pas plus au niveau des partis politiques. Toutefois, la majorité a voté le texte en première lecture à l’Assemblée nationale, le 15 octobre 2013. Voir le dossier et les votes en Scrutin public.

Voir aussi les commentaires du quotidien Le Monde : La réforme des retraites adoptée de justesse à l'Assemblée nationale (JB Chastand, 15 octobre 2013).

 

Les trois députés MRC (apparentés au groupe socialiste, républicain et citoyen) ont voté le texte et expliqué leur vote.

 

Christian Hutin, Député du Nord et Vice-Président du Mouvement Républicain et Citoyen, s'exprimait à la tribune de l'Assemblée nationale dans le cadre de la discussion générale du projet de loi "Avenir et justice du système de retraites", lundi 7 octobre 2013. Voir la vidéo ainsi que le texte de son intervention. Retraites: "une réforme réaliste et progressiste"

 

Jean-Luc Laurent, député du Val-de-Marne et président du MRC, s’est exprimé sur son blog le 15 octobre 2013. Voir Projet de loi retraite: explication de vote. « C’est sans enthousiasme que j’ai voté en première lecture le projet de loi sur l’avenir des retraites ».

 

Université d'été MRC Belfort 15 et 16 09 12 022 TMarie-Françoise Bechtel, députée de l'Aisne et vice-présidente du MRC - ici (photo), avec Jean-Pierre Chevènement, à l'université d'été MRC à Belfort, le 16 septembre 2012 - a exprimé, le 17 octobre 2013, la position du MRC.
 

La question des retraites pose encore une fois celle de l’Europe

 

Une réforme des retraites juste et efficace ne devrait pas se faire dans un contexte d’austérité et de régression de l’emploi. D’abord parce que l’alourdissement des cotisations ajoute aux charges des salariés, même si la loi de finances prévoit de prendre certaines mesures en faveur du pouvoir d’achat : augmentation du point de la catégorie C de la fonction publique, dégel du barème, décote, hausse du revenu fiscal de référence qui permet l’exonération des contributions locales, contrats aidés, contrats d’avenir.

Ensuite et surtout parce qu’une réforme digne de ce nom devrait se faire dans un contexte économique plus favorable puisque c’est l’augmentation de l’activité qui génère des cotisations supplémentaires.

Le MRC et ce, dès l’époque de la gauche « plurielle », s’est prononcé pour une relance de l’activité économique, notamment industrielle, et contre l’euro qui pénalise notre compétitivité, donc nos emplois et nos retraites.

Dans le contexte de la crise économique et des mesures injustes prises sous le quinquennat Sarkozy, nous avons décidé d’apporter notre soutien « les yeux ouverts » à la nouvelle majorité présidentielle pour essayer d’aider à un redressement du pays sans lequel rien ne peut se faire : ni emploi, ni protection sociale, ni maintien des services publics.

Je me félicite que le gouvernement ait renoncé à certaines propositions désastreuses du rapport Moreau en ayant le courage de maintenir les régimes spéciaux, le système de retraite des fonctionnaires, et de prévoir des mesures en faveur des femmes, qui pourront valider plus facilement leur tiers-temps annuel et voir intégrés aux cotisations les trimestres d’interruption dus aux congés maternité. De plus, avec d’autres parlementaires de gauche, nous avons soutenu des amendements élargissant la pénibilité et prévoyant la prise en compte des stages pour les cotisations des jeunes.

 

Mais nous avons conscience que les mesures prises sont loin du compte.

La vraie question, c’est l’activité économique et donc l’Europe. Plus que jamais en effet, une négociation rude et franche avec les autres pays européens et notamment l’Allemagne, qui bloque la sortie de l’Europe de l’austérité programmée, est à nos yeux le préalable indispensable de toute politique économique et sociale. Nous le disons aussi fort que nous le pouvons, dans la mesure de nos moyens, et nous avons fait le pari, chacun s’en souvient, de pousser le gouvernement vers cette réorientation fondamentale de la construction européenne. Pour nous, la seule réponse à la hauteur de la crise financière dont les travailleurs ne sont pas responsables est là.

Renégocier la construction européenne est la condition absolue pour répondre à la crise financière, sortir de l’austérité imposée par l’Europe et maintenir notre modèle social, qui devrait constituer un exemple au lieu d’être montré du doigt par le patronat et les élites bruxelloises.

 

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9 septembre 2013 1 09 /09 /septembre /2013 20:06

La réforme des retraites ne provoque pas de rejet frontal

 

La journée d’action du 10 septembre ne semble pas donner lieu à une forte mobilisation. Il est vrai que le Premier ministre a tout fait pour désamorcer toute opposition frontale au « projet de loi garantissant l’avenir et la justice du système des retraites » qui a été transmis aux caisses de sécurité sociale. Voir Réforme des retraites : ce que dit le projet de loi (Les Echos, Vincent Collen, 5 septembre 2013).

 

L’initiative de cette journée d’action revient aux organisations syndicales qui s’opposent au projet de loi. Voir Retraites 2013 : Communiqué de CGT, FO, FSU, SOLIDAIRES en Ile-de-France (3 septembre 2013). En Mayenne : Appel CGT, FSU, FO et Solidaires à manifestation à Laval à 10h30, place du jet d’eau.

 

La CGT (Thierry Lepaon) a lancé à Nantes la mobilisation pour les manifs du 10 septembre (Le Parisien, 3 septembre 2013) en étendant le thème de la journée aux salaires et emplois, en plus des droits à la retraite. Voir Faisons du 10 septembre une réussite !

 

Pour avoir une vue globale au niveau national, voir Retraites : quelle mobilisation pour la manif du 10 septembre ? (Nouvel Observateur, 9 septembre 2013).

 

Le Collectif retraites 2013, rassemblant - à l’initiative d’Attac et de la Fondation Copernic - des forces de gauche, des associations et des syndicats, s’est exprimé devant la presse à Paris le 4 septembre 2013. Voir La gauche radicale tente de mobiliser contre la réforme des retraites (Le Monde, Raphaëlle Besse Desmoulières, 4 septembre 2013).

(…) Tous critiquent une réforme "injuste", eux qui militent pour le retour de la retraite à 60 ans. "Nous récusons le point de départ du raisonnement du gouvernement, a poursuivi M. Mélenchon. Nous ne sommes pas d'accord pour dire que le problème c'est le coût du travail : le problème ce n'est pas le coût de travail mais le coût du capital." La principale mesure de la réforme – l'allongement de la durée de cotisation à 43 ans à partir de 2035 – est pilonnée sans ménagement. "Cette réforme sacrifie les jeunes générations, a jugé M. Laurent. Avec 43 ans, ce sera impossible à un nombre croissant de jeunes d'accéder à une retraite à taux plein." L'annonce que les cotisations patronales pour la vieillesse seront intégralement compensées ne passe pas non plus. "Il y a des tiroirs dans le tiroir, a dénoncé M. Mélenchon. Pour la première fois, les cotisations familiales – jusque-là uniquement à la charge du patronat – vont passer sur la charge commune, c'est-à-dire sur la CSG."

De leur côté, les « Economistes Atterrés » organisaient une conférence-débat sur les retraites, le 4 septembre 2013. Voir la tribune de Henri Sterdyniak publiée sur le site de Marianne le 2 septembre 2013, sous le titre Retraites 2013 : les injustices de la réforme

Ce sont surtout les retraités qui seront mis à contribution. En raison de l’accord AGIRC-ARRCO de mars 2013, les retraites des régimes complémentaires devaient déjà perdre 2,5 à 2,8% de pouvoir d’achat. S’y ajoutait la hausse des cotisations pour la dépendance (0,3%) en avril ; puis, maintenant, le report d’avril à octobre de l’indexation des retraites (une perte de 0,9% de pouvoir d’achat en moyenne annuelle). Enfin, une fois de plus, les parents de familles nombreuses sont frappés : leurs majorations de retraite, qui récompense leur contribution au renouvellement des générations et donc au financement des retraites, deviennent imposables. Au total, les retraités perdent 2,3% de pouvoir d’achat contre 0,3% pour les actifs.

 

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