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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine autour des idées de Jean-Pierre Chevènement. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens après les élections de 2002.
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29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 13:15

Un choix d’avenir pour Belfort face à un sortant ex-MRC

 

C’est peut-être une surprise à Belfort (voir France Bleu, 15 novembre 2013 : Municipales Belfort : un candidat surprise pour le MRC), mais pas pour moi car j’ai vu Bastien, originaire de Belfort, se réinstaller dans cette ville après avoir travaillé au contact de Jean-Luc Laurent dans le Val-de-Marne. Il était candidat à la candidature MRC aux élections législatives dans le Territoire de Belfort en 2012 mais devancé par le maire de Belfort, lui-même successeur de JP Chevènement dans cette fonction. Etienne Butzbach n’avait pas été élu député et, en rupture avec le MRC, s’était ensuite engagé avec le PS, au grand dam du sénateur du Territoire de Belfort, Jean-Pierre Chevènement.

 

Conseil national MRC 240313 015 TBastien Faudot a été élu par les militants MRC de Belfort pour conduire une liste aux élections municipales de mars 2014. Voir l’article paru le 27 novembre 2013, signé Jérémy Chevreuil, journaliste à France3 : Bastien Faudot, candidat du MRC à Belfort: « Jamais la ville n'a été socialiste.

Il aura 35 ans en mars, quelques jours seulement avant le premier tour des élections municipales. Bastien Faudot a été choisi par les militants du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) pour mener la liste chevènementiste à Belfort. La tête de liste initiale, Christian Proust, a jeté l’éponge, craignant « l’échec de la gauche ». Bastien Faudot, qui travaille au SMTC présidé par… Christian Proust, entend « renouer avec le fil d’une histoire interrompue avec le départ d’Etienne Butzbach (élu sous l’étiquette MRC) au PS », certain que « les Belfortains savent ce qu’ils doivent » à Jean-Pierre Chevènement et Christian Proust. Interview.

Que va faire un trentenaire comme vous dans la pétaudière politique belfortaine ?

« On peut retourner la question. Je parle souvent de guerre des mémoires. Dans ce contexte national et local difficile, et la donne n’est pas simple non plus de l’autre côté de l’échiquier politique, il faut renouer avec le fil d’une histoire interrompue avec le départ d’Etienne Butzbach au PS. L’attaque n’est pas personnelle, mais concerne la signification politique de ce départ ».

Justement, le MRC a perdu la ville de Belfort, son fief historique, avec le ralliement du maire sortant Etienne Butzbach au PS. Quelles sont les ambitions de votre parti pour ces municipales ?

 « Reconquérir la ville. Nous ne sommes pas dans une logique d’étiquette. C’est le projet républicain qui nous tient à cœur. Nous avons fait des propositions au PS, conscients du risque considérable de partir divisés. Mais l’on ne peut pas succomber en permanence à l’argument d’autorité selon lequel le PS doit conduire la liste. Belfort a une histoire particulière. Jamais la ville n’a été socialiste. Ce n’est pas un hasard de la carte électorale. Belfort a une double tradition, industrielle et militaire, ce qui peut sembler contradictoire. Le MRC fait la synthèse entre le patriotisme républicain et le souci de la justice sociale. »

Vous envisagez donc de devenir le prochain maire ? 

« Bien sûr, sinon je n’irai pas. L’enjeu dépasse d’ailleurs les municipales. Il faut reprendre l’initiative. Je parle souvent des 4R: renouvellement des personnels et des pratiques politiques, face à un système qui verrouille le débat et l’absence totale de la génération des moins de 50 ans; rupture avec la ligne sociale-libérale du PS qui a des conséquences directes sur le fonctionnement des collectivités; rassemblement, tel que l’a toujours fait Jean-Pierre Chevènement, des communistes aux gaullistes; républicain, car les partis politiques sont confrontés à une défiance généralisée. Un tiers de notre liste sera composée de membres de la société civile et du monde économique. »

Écartez-vous toute alliance avec le PS ? Avec d’autres partis ?

« Pour le PS, l’affaire est réglée. Nous ne ferons pas d’accord avec le PS. Nous souhaitons une liste d’ouverture républicaine. Nous l’avons fait savoir à plusieurs partenaires potentiels, un certain nombre d’organisations politiques. Nous discutons avec plusieurs politiques locaux, des Verts ou du Front de Gauche. Pour l’instant le Front de Gauche semble plutôt vouloir constituer sa propre liste. J’espère pouvoir les convaincre de la nécessité politique de l’union. »

Le risque n’est-il pas de mener la campagne de trop pour le MRC ?

« Je ne propose pas aux militants, aux sympathisants, de livrer un dernier combat. Si on l’aborde comme le premier, je suis sûr qu’il y en aura beaucoup d’autres. Les Belfortains connaissent le capital politique légué par Jean-Pierre Chevènement. Sans lui, sans Christian Proust, il n’y aurait pas la gare TGV ou les Eurockéennes par exemple. Les Belfortains savent à qui ils doivent tout cela. Ils sont attachés au MRC. »

Rappel : Avec Chevènement, le MRC propose de construire l'Europe des réalités - 7 novembre 2013 

Municipales 2014 : le MRC expose au PS sa vision du rassemblement - 14 juillet 2013

Alsace : le détricotage institutionnel de la Nation, repoussé (B Faudot) - 9 avril 2013

 

Cet article est le 25ème paru sur ce blog dans la catégorie Municipales et intercommunalité

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14 juillet 2013 7 14 /07 /juillet /2013 22:33

Listes communes dès le 1er tour, en respectant les partenaires

 

La préparation des élections municipales a commencé depuis longtemps. Voir Le PS précise sa stratégie pour les municipales de 2014 (Le Monde, 27 mars 2013). Les inquiétudes liées à la conjoncture électorale justifient des listes de rassemblement de la gauche dès le 1er tour. Voir Municipales 2014: le Parti socialiste craint le bouillon (l’Humanité, 2 juillet 2013).

 

Le mouvement Républicain et Citoyen (MRC) est favorable à des listes de gauche dès le 1er tour, à condition que le PS respecte ses partenaires et accepte de leur accorder la tête de liste là où ils ont fait leurs preuves, localement (le cas de Belfort est emblématique).

 

Conseil national MRC 240313 015 TVoici le point de vue du MRC, exprimé par Bastien Faudot, secrétaire national chargé des élections, le 12 juillet 2013.

Municipales : le rassemblement de tous suppose la considération de chacun

 

Harlem Désir, premier secrétaire du Parti Socialiste appelle les forces de gauche à se rassembler dès le premier tour aux élections municipales.
Dans un esprit de responsabilité et de solidarité entre les composantes de la majorité, nous partageons cet impératif. Mais il reste à préciser ce que rassemblement veut dire pour le premier secrétaire du Parti Socialiste. S’il s’agit de bâtir ensemble des listes qui représentent la diversité de la gauche dans toutes ses composantes, le MRC y est naturellement favorable. S’il s’agit dans son esprit que les partenaires du PS se rangent systématiquement derrière ce dernier pour apporter l’appoint nécessaire des voix, ce n’est ni soutenable, ni praticable.

La France est composée de 36.000 communes et le Parti Socialiste représente selon les scrutins entre 50 et 60% des voix des électeurs de gauche. Il ne peut donc à lui seul prétendre imposer une hégémonie sur l’ensemble du territoire. Le PS doit donc consentir à permettre à ses partenaires de conduire les listes là où il y a une implantation, une légitimité historique ou une pratique des responsabilités qui ont permis à des sensibilités différentes de s’exprimer. EELV, le PRG, le PCF ont, au même titre que le MRC, la légitimité nécessaire et les personnes compétentes pour prétendre construire des listes de rassemblement et permettre la victoire de la gauche dans de nombreuses villes. Ce geste d’ouverture s’avère aujourd’hui vital après l’épisode de Villeneuve-sur-Lot et l’épilogue que l’on sait.

Il ne serait pas acceptable que le PS se contente de proposer aux partenaires quelques strapontins, puis, au lendemain de la défaite, de leur faire porter la responsabilité de la division. D'une part, cet appel au rassemblement serait un voeu pieu, ensuite la logique de primaire au premier tour, où chaque formation politique se combat pendant de longs mois pour finir par fusionner des listes en catimini dans l’entre-deux tours n’est pas compréhensible par les électeurs, et s’avère donc inefficace au plan électoral.


Le MRC répond donc favorablement à l’appel de Harlem Désir, pour autant que sa proposition de rassemblement soit respectueuse de l’identité des partenaires et de leur représentativité.
Le MRC propose une réunion nationale des partis de la majorité pour préparer ensemble les élections municipales. La logique du rapport de force majoritaire crée une situation de monopole qui est mortelle pour la démocratie car si le PS est en capacité d'arriver la plupart du temps en tête de la gauche au premier tour, il y a à l'inverse très peu d'endroits où sa base électorale suffit pour éviter le retour de la droite dans les exécutifs locaux.
 

 

Cet article est le 24ème paru sur ce blog dans la catégorie Municipales et intercommunalité

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21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 21:41

Eiffage (filiales) et Réseau Ferré de France à la manœuvre

 

C’est un très important chantier qui a été ouvert en 2012 à Saint-Berthevin à l’initiative du groupe de travaux publics Eiffage, dans le cadre de la maîtrise d’ouvrage qui a été déléguée à ce groupe par Réseau Ferré de France.

Voir Ligne à Grande VITESSE - Bretagne Pays de la Loire

 

Réseau Ferré de France (RFF) propriétaire et gestionnaire du réseau ferré national, assure la maîtrise d'ouvrage des 8 jonctions de la LGV au réseau ferré existant et des dispositifs de gestion centralisée pour l'exploitation et l'alimentation électrique de la ligne.

Eiffage Rail Express (ERE) assure la conception, la construction, le financement et la maintenance de la LGV et de la Virgule de Sablé-sur-Sarthe, pour une durée de 25 ans à compter du 3 août 2011.

 

Réseau ferré de France (RFF) et le groupe Eiffage ont signé le premier contrat de partenariat dans la grande vitesse ferroviaire pour la réalisation de la LGV entre Le Mans et Rennes, dès l’accord de financement entre l’Etat et les collectivités territoriales (13 juillet 2011). Voir l’article du Moniteur, publié le 28 juillet 2011 :

 

LGV Bretagne-Pays de la Loire: Eiffage signe le plus important contrat de son histoire

 

Paris-Rennes en moins d'1h30. C'est le temps qu'il faudra en 2016 pour réaliser ce parcours quand la ligne Paris-Le Mans construite en 1989 sera prolongée jusqu'en Bretagne (…).

Titulaire d'un contrat de 25 ans, le n°3 français du BTP sera maître d'ouvrage de la ligne nouvelle (80% du coût du projet). A ce titre, il mettra au point définitivement le projet technique et accomplira les procédures complémentaires à mener après les études détaillées (loi sur l'eau, espèces protégées, enquêtes parcellaires, acquisitions foncières restantes...), construira et gérera l'infrastructure qui sera ensuite exploitée par la SNCF (…).

Un montage financier complexe

Les 3,3 milliards d'euros nécessaires au projet sont financés aux deux tiers par les collectivités territoriales et RFF. Le tiers restant (qui correspond à la part de l'Etat) est pré-financé par Eiffage sous forme de fonds propres complétés par une dette bancaire contractée auprès de douze établissements commerciaux. A la mise en service de la ligne, les trois quarts de cette dette seront refinancés par la Caisse des Dépôts et par la Banque Européenne d'Investissement. Ensuite, en phase d'exploitation, Eiffage percevra deux loyers : un premier pour le remboursement de la part préfinancée ; un second pour la maintenance et le renouvellement de la ligne. RFF, qui percevra les péages, assume le «risque commercial» du projet. Par ailleurs, l'établissement public conserve la maîtrise d'ouvrage des raccordements au réseau national classique existant et rappelle que près d'un milliard d'euros sera investi d'ici à 2015 dans la rénovation du réseau existant en Bretagne et Pays de la Loire.

A noter que s'ajoute au contrat de partenariat proprement dit la réalisation de la virgule de Sablé sur Sarthe (3,6 km) pour 36,3 millions d'euros (financés par les collectivités, l'Etat et RFF), qui permettra de faire rouler du matériel TER sur une LGV, une grande première. Ce qu'explique Hubert Du Mesnil, président de RFF : «l'intérêt public supplémentaire que représentait cette virgule et la rapidité avec laquelle les études et la DUP ont été réalisées ont permis d'intégrer cette tranche conditionnelle dans le contrat».

Pour voir les communes concernées par le tracé, cliquez-ici.

 

Ce rappel étant fait, venons-en aux chantiers qui concernent plus particulièrement Saint-Berthevin. Voir La Ligne à Grande Vitesse Le Mans-Rennes fait du bruit à St-Berthevin - 20 novembre 2012.

 

En ouvrant la réunion publique, le 19 novembre, en présence d’une assistance fournie, Yannick Borde, maire de Saint-Berthevin et conseiller général de la Mayenne, a tenu à préciser quelques points. Il s’agit d’un projet structurant pour le département, qui va occasionner des troubles pendant 3 ou 4 ans sur toutes les communes concernées.

A Saint-Berthevin, c’est une superficie très importante (117 hectares) qui est concernée, de trois façons :

- la Ligne à Grande vitesse (LGV) elle-même qui contourne Laval et touche le nord de Saint-Berthevin,

- le raccordement à la gare de Laval, qui partira de l’Aulne, traversera les vergers et rejoindra la ligne existante à la Rouairie,

- la base des travaux située entre la rocade nord de Saint-Berthevin et la ligne existante (36 à 37 ha au début, dont 7 ha seront conservés pour assurer la maintenance de la ligne - 50 emplois - les 30 ha restants revenant à Laval Agglo, en zone d’activité économique à proximité de la ligne ferroviaire).

 

Au cours du débat, le maire a insisté sur un point important du projet : la réouverture de la route de Changé (qui était coupée depuis la fermeture du passage à niveau), grâce à la création d’un pont rail au niveau de la Rouairie (la route passera sous la ligne de raccordement à la gare de Laval).

 

Le représentant de Réseau Ferré de France, Laurent Desvignes, a présenté ce qui est de la responsabilité directe de RFF, notamment la jonction Laval Ouest, les travaux se faisant actuellement la nuit en raison des contraintes de circulation ferroviaire. Les aiguillages seront prêts en septembre 2013 et la mise en service de la jonction se fera un an plus tard.2 20 /11

 

Les représentants du groupe Eiffage (sociétés ERE et CLERE), Florent Janssen et Olivier Prinet, ont ensuite présenté les travaux de leur ressort (maîtrise d’œuvre). On a beaucoup entendu parler de TOARC B ou C. Il faut comprendre «Terrassements, Ouvrages d'Art et Rétablissements de Communication ».

A signaler, parmi les nombreux ouvrages d’art, l’estacade (viaduc) du Vicoin (260 m), dont la construction commencera en janvier 2013. La RD 57 sera déviée à partir de décembre 2012 pendant la construction des deux ponts rails qui durera un an.

 

Les travaux de réalisation de la « base de travaux », à hauteur de l’Eglanière, des Mesliers et de la Servinière, ont commencé en août 2012. Face à l’existence de rochers plus importants que prévu, il a fallu « miner sous contraintes » (la voie ferrée étant à moins de 200 m, les tirs devaient éviter le passage des trains), des arrêtés préfectoraux étant nécessaires pour des tirs de nuit (entre 23h et 1h du matin).

 

Le responsable de ces opérations de minage, représentant de la société spécialisée Alpharoc, a expliqué les mesures prises auprès des installations existantes dans un rayon de 200 mètres (proximité du Centre de secours, de l’espace sportif de l’Eglanière et des lotissements). Des capteurs mesurant la vitesse des vibrations ont été placés en de nombreux endroits afin de vérifier l’absence de risque de « désordres » dans les habitations. Le bureau d’études Géoarmor environnement a été sollicité pour vérifier les mesures de vibrations. En fait, au moment des tirs de mine, le plus gênant n’était pas le niveau sonore. C’était l’onde (déplacement d’air) qui était ressentie dans les maisons. En cas de « désordre » préjudiciable constaté pouvant être en relation avec les tirs de mine, il faut prendre contact avec le cabinet d’assurance, qui s’expliquera avec celui d’Alpharoc.

 

Peu d’information avait été faite avant, car « on ne voulait pas inquiéter tout le monde ». Certes, mais les riverains auraient souhaité être mieux informés, de façon à prendre des dispositions de contrôle. Pendant les opérations, le représentant de la société Alpharoc a répondu aux questions, placé des capteurs chez ceux qui exprimaient des inquiétudes. Tous les résultats de ces mesures sont dans les normes admissibles.

 

Il y eut 26 tirs répartis sur 21 nuits, entre le 26 septembre et le 30 octobre, 170 000 m3 de rocher miné.

23:50

 

Cet article est le 23ème paru sur ce blog dans la catégorie Municipales et intercommunalité

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20 novembre 2012 2 20 /11 /novembre /2012 23:50

Les tirs de mine de nuit ont préoccupé les Berthevinois

 

Une réunion publique a eu lieu au Centre de Rencontres de Saint-Berthevin le 19 novembre 2012, à l’initiative des responsables de la construction de la Ligne à Grande Vitesse (LGV) ferroviaire Le Mans-Rennes. Les organisateurs sont Réseau Ferré de France (RFF) et la filiale d’Eiffage qui a la maîtrise d’ouvrage de l’opération qui va durer jusqu’à la mise en service de la ligne en 2017. Le maire, Yannick Borde, est également intervenu lors de cette réunion.

 

Voir Eiffage construira la ligne TGV entre Le Mans et Rennes (Ouest-France, 19 janvier 2011) et la présentation Wikipédia LGV Bretagne-Pays de la Loire

 

(…) La ligne à grande vitesse vers la Bretagne constitue le prolongement de la branche ouest de la LGV Atlantique, qui se termine à Connerré (72) où elle rejoint la ligne venant de Chartres. Elle passera au nord du Mans pour plonger dans le sud-ouest vers Sablé-sur-Sarthe (72), où un barreau permettra de rejoindre la ligne classique en direction d'Angers et Nantes. Elle poursuivra en remontant au nord-ouest pour passer au nord de Laval, qu'elle desservira par deux raccordements sur la ligne classique. Elle se raccordera finalement à la ligne classique Paris - Brest à Cesson-Sévigné (35) dans la banlieue rennaise afin d'y rejoindre la gare de Rennes. Aucune gare nouvelle n'est prévue sur le parcours. En complément, la "virgule de Sablé", un barreau permettant des liaisons régionales rapides entre Angers et Laval/Rennes en passant par la LGV, a été déclarée d'utilité publique par arrêté du 12 mai 2011. Il est prévu quelque 200 ouvrages d'art sur l’ensemble (…).

 

Voir aussi le bulletin Info Saint-Berthevin n° 54 Novembre-décembre 2012 (voir Mairie de Saint Berthevin)

 

Les phases décisives

1997 : décision de construire la ligne sans faire de nouvelle gare à Laval

2004 : tracé définitif présenté par RFF, avec les axes de raccordement à la gare de Laval, qui impactent particulièrement la commune de Saint-Berthevin.

2011 : contrat de partenariat public-privé avec RFF et Eiffage Rail Express (ERE, filiale Eiffage), maître d’ouvrage de la ligne (financement, conception, construction et entretien pendant 25 ans).

2012 : début des grands travaux.

 

Le projet en chiffres

182 km de ligne, dont 59 en Mayenne (5,63 à Saint-Berthevin, dont 2,43 en ligne LGV et 3,20 en raccordement).

3,4 milliards d’euros de travaux.

Paris-Laval en 1h10 à partir de 2016 ou 2017.

 

La construction de la LGV

 

Le paysage berthevinois a changé ces dernières semaines, notamment en périphérie de la commune au niveau du giratoire de la Provostière. D’énormes engins de travaux publics ont investi les lieux et modifié les lignes du paysage. La construction de la LGV (Ligne à Grande Vitesse) est entrée dans sa phase opérationnelle.

 

Le projet de la LGV Bretagne-Pays de la Loire s’inscrit dans le prolongement de la LGV Paris-Le Mans mise en service en 1989. Il engendrera un gain de temps de 22 minutes entre Paris et Laval et 37 minutes entre Paris et Rennes.

A ce projet, s’est greffée la « virgule de Sablé », longue de 3,6 km qui permettra d’améliorer de façon importante le trajet entre Nantes, Angers et Laval, de 45 minutes environ pour les liaisons de type TER.

Mais, avant la mise en service en 2016, des travaux considérables vont être engagés, créateurs d’emplois.

L’aménagement de la base de travaux est aujourd’hui ce qui paraît le plus spectaculaire. Les travaux d’aplanissement au niveau de la ligne actuelle ont rencontré des rochers qui ont nécessité des tirs de mine tout le mois d’octobre. Cette base sera aménagée à partir de fin 2013 en gare de triage le temps des travaux et une partie (5 à 11 ha) en unité de maintenance pour la durée du contrat, soit 25 ans.

 

Deux ponts rails* seront réalisés sur la RD 57 au niveau de l’Aulne : un pour la LGV et un pour la voie de raccordement à la gare de Laval. La construction de ces deux ouvrages nécessite un détournement de la RD 57 en cours d’aménagement.

Deux giratoires provisoires situés à l’Aulne et au niveau de la route de Saint-Isle, seront mis en service courant novembre. Les travaux de rétablissement effectués par Eiffage seront complétés par un aménagement à 4 voies entre ces deux giratoires, réalisé par le Conseil général.

Sur la RD 576 (route du Genest) seront aménagés un pont route** au niveau des lieux-dits « les Marionnettes » et « les Coquelinières » ainsi qu’un pont rail au niveau du lieu-dit « la Perrière », avec une rectification du virage. La préparation de ces deux ouvrages va engendrer le transfert de 150 000 m3 de la zone de déblai des « Graviers » à la zone de remblai de la sortie de l’autoroute à « la Perrière ». Ce transfert est prévu de s’effectuer d’avril à octobre 2013 par camions, d’où une circulation difficile prévisible pendant cette période.

 

Deux viaducs seront aménagés sur la vallée du Vicoin : le premier sur la ligne LGV au niveau de « Painchaud » (337 m), le 2ème sur l’axe de raccordement au niveau de « la Tabonderie » (260m) juste avant la jonction avec l’actuelle ligne SNCF. Les remblais techniques commenceront fin 2012 pour un démarrage des fondations début 2014.

 

Un pont rail sera aménagé sur l’ancienne route de Changé au niveau de la Rouairie. Cet ouvrage est très défendu par la commune car il permettra de rouvrir une route coupée depuis la fermeture du passage à niveau. Les travaux sont en cours et devront être terminés en 2013 avant la fermeture du PN 158 de « la Tabonderie ».

 

* Pont rail : la route passe sous la ligne

** Pont route : la route passe au-dessus de la ligne.

 

Les préoccupations d’une partie du public présent concernaient principalement les conséquences des tirs de mine (170 000 m3 de rochers minés) qui avaient eu lieu du 26 septembre au 30 octobre (26 tirs réalisés sur 21 nuits).

 

Voir sur le site relatif à la construction de la LGV Bretagne – Pays de la Loire (Nicolas Le Guillou) : Base travaux SAINT-BERTHEVIN

SAINT-BERTHEVIN Novembre 2012 :

Du côté de la plateforme de la base travaux, les tirs de mine sont définitivement arrêtés depuis la fin du mois d’octobre. Depuis juillet, ERE et RFF ont bougé 560 000 m3 de terre et brisé 150 000 m3 de roches sur ce site. L’opération a consisté à déblayer le terrain naturel de 6-7m au droit de l’ouvrage ferroviaire sur la rocade de LAVAL, sur une grande surface et de remblayer en allant vers le PN 157 afin d’obtenir une plateforme bien plate.

SAINT-BERTHEVIN octobre 2012

Petites actualités de la plateforme travaux de SAINT-BERHEVIN où les terrassements le long de la voie ferrée sont terminés. Ces travaux ont été réalisés de nuits après le dernier train (entre 22h30 et 4h00). Le reste de la base travaux est en cours de terrassement par ERE depuis juillet, avec plusieurs pelles, tombereaux, dumpers, pour abaisser le niveau du terrain naturel. En ce moment et jusqu’à fin novembre, des tirs de mine sont réalisés afin de briser la roche, omniprésente sur les lieux.

Cet article est le 22ème paru sur ce blog dans la catégorie Municipales et intercommunalité

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6 juillet 2009 1 06 /07 /juillet /2009 23:40

Reconstruire la maison républicaine sur des bases solides

 

Les tribulations de la gestion municipale socialiste, qui ont conduit à une élection un an après le scrutin de mars 2008, ont permis de faire connaître cette ville (26 000 habitants) de l’ancien bassin minier du Pas-de-Calais, proche de Lens et de Lille, résultat de la fusion entre Hénin-Liétard et Beaumont-en-Artois (voir Hénin-Beaumont - Wikipédia). Elle aurait sûrement préféré éviter une telle publicité.

 

Les Héninois et les Beaumontois ont voté, les 28 juin et 5 juillet, pour élire ceux qui les représenteront au Conseil municipal. Les deux équipes finalistes avaient un point commun, celui d’avoir éliminé les ténors de la politique au niveau national, l’UMP et le PS.

 

En fait, les deux listes présentes au second tour ont, toutes les deux, gagné :

 

-          l’Alliance républicaine (Daniel Duquenne) a sauvé l’honneur de la gauche et de la République en l’emportant de peu mais de manière significative (52,4%),

-          le Front national (Steeve Briois et Marine Le Pen) a mobilisé les forces populaires de droite et d’extrême droite (47,6%) dans une ville traditionnellement acquise à la gauche.

 

Il est clair que l’enjeu dépassait la gestion locale.

 

-          Pour Marine Le Pen, son implantation dans la région Nord est un succès, qui renforce ses chances de conquérir la présidence du Front national.

-          Pour les partis de gauche, il fallait éviter à tout prix la conquête de cette mairie par le Front national, afin de commencer la reconstruction de la gauche dans cette ville où le PS est honni, comme l’a reconnu Marie-Noëlle Lienemann.

 

L’UMP, qui était quasiment hors jeu dans cette élection, a donné de la voix pour montrer qu’elle se situe du bon côté, c’est-à-dire du côté républicain, et pour enfoncer un peu plus le PS. C’est oublier sa part de responsabilité dans cette affaire : si la droite locale avait joué son rôle, la liste du Front national n’aurait pas pu rassembler près d’un électeur sur deux le 5 juillet.

 

 

Pour illustrer mes propos, voici une revue de presse, avant et après cette élection :

 

Le FN d'Hénin-Beaumont, « pas des voyous au crâne rasé » (Rue89, 2 juillet)

Hénin-Beaumont : Le Pen perd son pari, la gauche soulagée
(Pierre Haski, Rue89, 5 juillet),

 

Le front républicain soulagé après la défaite du FN à Hénin-Beaumont (Le Monde, 6 juillet),

 

"Un petit goût de victoire" malgré la défaite, pour Marine Le Pen (Le Monde, 6 juillet)

 

 

Cet article est le 21ème paru sur ce blog dans la catégorie Municipales 2008 et intercommunalité

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18 avril 2008 5 18 /04 /avril /2008 19:54

Une intercommunalité renforcée par la loi Chevènement

 

La coopération intercommunale entre Laval et les communes voisines a commencé en 1963, à l’initiative du Docteur Le Basser. C’était le District Urbain de Laval. Les lois Joxe et Chevènement l’ont fait évoluer vers une Communauté de Communes, en 1993, puis une Communauté d’Agglomération, en 2001.

Les maires de Laval ont toujours présidé la structure intercommunale : Francis Le Basser (1964), Robert Buron (1971), André Pinçon (1973), François d’Aubert (1995) et Guillaume Garot, depuis le 10 avril 2008.

Laval Agglo, c’est 20 communes qui ont décidé de s’associer et d’exercer ensemble certaines compétences, selon les dispositions prévues par la loi Chevènement (1999). Voir, plus loin, des informations, qui sont sur le site http://www.agglo-laval.fr.

Après les élections municipales, les 9 et 16 mars, la structure communautaire réunissait, le 10 avril,  les 91 délégués des conseils municipaux afin d’élire le président et les vice-présidents de la communauté d’agglomération.

Par rapport aux élections municipales 2001, le seul changement politique, mais il est de taille, concerne Laval. La victoire de la gauche, dès le premier tour, le 9 mars, a fait du député-maire (PS), Guillaume Garot, le président de Laval Agglo. Il était le seul candidat (Laval n’est pas Marseille !), car il avait pris soin de proposer aux 19 autres maires un partage équilibré des responsabilités et la plus grande transparence dans la gestion pendant les six années de mandat.

A y regarder de près, en dehors de Laval, les 19 autres communes ont connu une grande stabilité politique. Les nouveaux maires sont dans la continuité de leurs prédécesseurs : Pierre-Yves Mardelé après Henri Houdouin à Bonchamp, Olivier Richefou après Georges Heuveline à Changé, Alain Boisbouvier après Victor Landais à Louverné, Elisabeth Pannard après Daniel Guérin à Parné-sur-Roc, Michel Desprez après Dominique Delaunay à Nuillé-sur-Vicoin, Jean Brault après Patrick Réautez, Jean Bodin après Hubert Lardeux à Entrammes.

Le chef de file de l’opposition lavalloise, François Zocchetto, sénateur UDF (qui devait prendre la présidence de Laval Agglo si François d’Aubert - UMP- avait été réélu maire de Laval), est isolé au Conseil communautaire, seul représentant de la minorité lavalloise. C’est la conséquence des décisions des conseils municipaux de St-Berthevin, Bonchamp et Changé, qui ont refusé de désigner des délégués de leur opposition.

Sur ce point, la législation est en cause. Les délégués communautaires devraient être élus au scrutin proportionnel dans les villes de plus de 3 500 habitants (qui élisent les conseillers sur des listes, selon la représentation proportionnelle, avec prime à la liste majoritaire).

En résumé, le départ de Laval Agglo 2008 est réussi. Chaque vice-président a des responsabilités. En voici la liste (selon Ouest-France, 11 avril 2008).

Bureau de Laval Agglo (président et 27 vice-présidents)

 

Laval : Guillaume Garot, président de Laval Agglomération,

 

Montflours : Annick Ragaru, 1ère vice-présidente (environnement),

St-Berthevin : Yannick Borde, 2ème vp (emploi et développement économique),

L’Huisserie : Christian Briand, 3ème vp (aménagement),

Laval : Jean-Christophe Boyer, 4ème vp (ressources et finances),

Argentré : Christian Lefort, 5ème vp (prospective),

Laval : Idir Aït-Arkoub, 6ème vp (innovation),

Bonchamp : Pierre-Yves Mardelé, 7ème vp (loisirs),

Changé : Olivier Richefou, 8ème vp (administration générale),

Laval : Nicole Peu, 9ème vp (habitat et logement),

Ahuillé : Pierre-Marie Ledauphin, 10ème vp (zones d’activité),

Laval : Yan Kiessling, 11ème vp (développement social),

Louvigné : Jean-Bernard Le Galliot, 12ème vp (plan de déplacement urbain),

Laval : Claude Gourvil, 13ème vp (politique des déchets),

St-Germain-le-Fouilloux : Marcel Blanchet, 14ème vp (relations institutionnelles),

Louverné : Alain Boisbouvier, 15ème vp (contrôle de gestion),

Forcé : Annette Chesnel, 16ème vp (équilibre du territoire),

Laval : Françoise Ergan, 17ème vp (transports),

Parné-sur-Roc : Elisabeth Pannard, 18ème vp (réflexion sur les nouveaux transferts),

Laval : Gisèle Chauveau, 19ème vp (enfance et jeunesse),

Nuillé-sur-Vicoin : Michel Desprez, 20ème vp (nouvelles technologies information et communication),

La Chapelle-Anthenaise : Jean Brault, 21ème vp (recherche),

Soulgé-sur-Ouette : Jean-Michel Faguer, 22ème vp (culture),

Châlons-du-Maine : René Landais, 23ème vp (tourisme),

Entrammes : Jean Bodin, 24ème vp (personnel),

Laval : Catherine Romagné, 25ème vp (qualité des services publics),

Montigné-le-Brillant : Michel Peigner, 26ème vp (cadre de vie),

St-Jean-sur-Mayenne : Maurice Duval, 27ème vp (politique de l’habitat).


Pour information, voici des éléments que l’on peut retrouver sur http://www.agglo-laval.fr

Conseil communautaire 

A l'occasion des élections municipales, les Conseillers Municipaux sont élus pour 6 ans dans les communes. Les Conseillers Municipaux désignent parmi eux les Conseillers Communautaires qui les représentent à Laval Agglomération.

Leur nombre par commune dépend de la population sur cette même commune : 2 pour moins de 2 000 habitants, un Conseiller en plus par tranche de 1 000 habitants supplémentaires, 30 pour la ville-centre de Laval.

Bureau communautaire : 28 membres (le président et 27 vice-présidents), qui sont issus de : Laval (9), 1ère couronne* (5), 2ème couronne** (14).

* 1ère couronne de Laval (54 000 habitants) : St-Berthevin (7 000), Bonchamp-lès-Laval (5 300), Changé (5 200), L’Huisserie (4 000), Louverné (3 500).

** 2ème couronne : Argentré (2 500), Entrammes (2 000), Ahuillé (1 700), Montigné-le-Brillant (1 300), Parné-sur-Roc (1 200), St-Jean-sur-Mayenne (1 200), Nuillé-sur-Vicoin (1 100), Soulgé-sur-Ouette (1 000), Forcé (900), La Chapelle-Anthenaise (900), Louvigné (800), St-Germain-le-Fouilloux (700), Châlons-du-Maine (400), Montflours (200).

Laval Agglomération est le résultat de 45 ans d'intercommunalité... Du District urbain de Laval à Laval agglomération (1963-2008)

 Décembre 1963 : création du District Urbain de Laval. Il est composé au départ de 9 communes : Bonchamp, Changé, Entrammes, Forcé, Laval, L'Huisserie, Louverné, Montigné-le-Brillant, St-Berthevin.

1964 : Francis Le Basser est élu Président du District.

1965 : Nuillé-sur-Vicoin, puis 8 nouvelles communes, rejoignent le District : Argentré, Châlons-du-Maine, La Chapelle-Anthenaise, Louvigné, Parné-sur-Roc, St-Germain-le-Fouilloux, St-Jean-sur-Mayenne et Soulgé-le-Bruant (qui fusionnera en 1978 avec Nuillé-sur-Ouette pour former Soulgé-sur-Ouette). En 1966, ce sera le tour de Ahuillé.

1971 : Robert Buron est élu Président du District, puis André Pinçon en 1973.

1989 et 1990 : création du Seal, Syndicat d'études de l'agglomération lavalloise, puis du Siacl, Syndicat intercommunal de l'aménagement de Changé-Laval.

Novembre 1993 : création de la Communauté de Communes du Pays de Laval. Composée de 19 communes, la CCPL remplace à la fois le District, le Seal et le Siacl.

1994 : Montflours rejoint la CCPL, qui compte désormais 20 communes.

1995 : François d'Aubert est élu Président de la CCPL.

Janvier 2001 : création de la Communauté d'Agglomération de Laval. Composée de 20 communes, elle remplace la CCPL. F d'Aubert est élu Président de la Communauté d'Agglomération de Laval.

2002 : adoption du "nom de marque" Laval Agglomération (ou Laval Agglo).

2008 : Guillaume Garot est élu président de Laval Agglo

Chiffres clés

20 communes ; 100 180 habitants ; 43 152 hectares ; 4 124 entreprises, dont 861 de plus de 5 salariés ; 31 623 emplois salariés dans le secteur privé ; plus de 3 700 étudiants sur Laval C@mpus; budget Laval Agglomération : 126 M€ ; taxe professionnelle : 13,9% (taux inchangé depuis 1999).

Laval Agglo : 160 salariés (7 à « Laval Développement », 54 à « Services au public », 40 à « Sports-culture-loisirs », 16 à « Social », 43 à « Organisation des services »).

Compétences

Développement économique ; Enseignement Supérieur et Recherche ; Grands équipements communautaires ; Tourisme fluvial et loisirs ; Habitat ; Développement Social ; Transports urbains ; Déchets, Environnement et espaces verts

Loi et statuts

La loi Chevènement du 12 juillet 1999 a renforcé et simplifié l'intercommunalité.

Depuis cette date, il existe en France 3 types de communautés : communauté urbaine,  communauté d'agglomération, communauté de communes.

Toutes sont des Etablissements Publics de Coopération Intercommunale (E.P.C.I.). Un E.P.C.I. est une association de plusieurs communes au sein d'un espace de solidarité pour élaborer et conduire ensemble un projet commun de développement et d'aménagement de leur territoire.

Les 3 types d'E.P.C.I. : la communauté urbaine : un groupement de communes de plus de 500 000 habitants, sur un territoire d'un seul tenant et sans enclave. Exemple : la communauté urbaine de Nantes ; la communauté d'agglomération : un groupement de communes constitué d'un ensemble d'un seul tenant et sans enclave, de plus de 50 000 habitants avec une ville-centre de plus de 15 000 habitants. Exemple : Laval Agglomération, la seule communauté d'agglomération du Département de la Mayenne ; la communauté de communes : l'outil de coopération intercommunale du secteur rural. Exemple : la communauté de communes du Pays de Loiron, avec laquelle Laval Agglomération a réalisé un Schéma de Cohérence Territoriale (SCOT).

Voir le territoire de Laval Agglo sur http://www.agglo-laval.fr/utile/decouverte-du-territoire

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18 mars 2008 2 18 /03 /mars /2008 19:08

L’électorat populaire ne s’est pas mobilisé

 

Ces élections municipales et cantonales sont un succès incontestable pour la gauche. Sans être à la hauteur des élections régionales de 2004, elles permettent de prolonger la progression dans les conseils généraux et d’effacer la contre-performance de 2001 dans les villes (en dehors de Paris, Lyon et Dijon).

 

En fait, ces 9 et 16 mars, la gauche a bénéficié de la moindre mobilisation de l’électorat de droite, qui s’explique par plusieurs raisons négatives : baisse de popularité de Sarkozy, inquiétudes en ce qui concerne le pouvoir d’achat et la capacité du pouvoir à faire face aux problèmes économiques.

La qualité de ses candidats et de ses équipes, dans de nombreuses villes, a souvent fait la différence, mais la gauche n’a pas bénéficié d’un effet positif national.

 

Au contraire, on a pu constater le retour de la démobilisation civique de l’électorat populaire, le reflux ayant commencé avec les élections législatives de juin 2007.

L’élection présidentielle 2007, très médiatisée, avait mobilisé des électeurs qui s’intéressent très peu à la politique habituellement et, lors du référendum européen de mai 2005, la mobilisation électorale s’était faite autour de refus (Constitution, Europe libérale).

 

Ces points marqués par la gauche ont été principalement engrangés par le PS, les autres formations s’étant maintenues tant bien que mal. C’est, notamment, le cas à Paris, où le PS approche, à lui seul, de la majorité absolue.

 

Dans ce contexte, le MRC a préservé ses positions, à Belfort (90) avec Etienne Butzbach, au Kremlin-Bicêtre (94) avec Jean-Luc Laurent, à St-Pol-sur-Mer (59) avec Christian Hutin, mais n’a pu le faire aux Ulis (91) avec Paul Loridant.

A Paris, Georges Sarre ne sera plus maire du 11ème arrondissement mais le groupe de 5 conseillers MRC de Paris est préservé, avec une délégation d’adjoint au maire de Paris pour Georges Sarre.

 

Nous ferons le point plus précisément, au niveau national, de l’ensemble des résultats de ces élections, municipales et départementales.

 

Ces succès doivent inciter tous les partenaires de la gauche à réfléchir concrètement à la stratégie qui permettra d’associer les citoyens, y compris des milieux populaires, à l’élaboration d’un projet qui soit vraiment une alternative aux politiques néolibérales qui mènent le monde actuellement.

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17 mars 2008 1 17 /03 /mars /2008 22:23

A Renazé, le maire sortant UMP cède la place

 

Les résultats du second tour des élections municipales en Mayenne, le 16 mars, sont plutôt positifs pour les forces de la démocratie et du progrès social (je renvoie aux articles parus les 10 et 12 mars sur ce blog, qui traitent des résultats du premier tour).

 

Ainsi, à Evron, où le sortant UMP sera remplacé par Joël Bedouet, qui entraîne dans son sillage des conseillers municipaux sortants de gauche, notamment Michel Soto, ce qui confère une tonalité de centre gauche à cette liste, même si elle ne le revendique pas. Les trois listes s’étaient maintenues au second tour. Le résultat est le suivant.

« Evron autrement » (Joël Bedouet) : 47,88%, 22 sièges ; « Ensemble pour Evron » (André Rocton) : 37,51%, 5 sièges ; « Evron, c’est vous » (Benoît Pernin) : 14,61%, 2 sièges.

 

Ainsi, à Renazé, ville de tradition ouvrière (il y en a peu en Mayenne), le sortant UMP laissera la place à Patrick Gaultier, paysan progressiste, qui a eu l’habileté de rassembler, entre les deux tours, les deux listes minoritaires conduites par Patrick Bruand et Marcel Guioullier et d’en prendre la tête. Conseiller sortant, ancien adjoint d’un maire de gauche, militant connu et apprécié, il saura faire le lien entre la ville et la campagne, entre monde agricole et ouvrier. C’est, avec Evron, la nouvelle la plus importante de ce second tour.

La liste « Ensemble pour Renazé », conduite par Patrick Gaultier est nettement majoritaire (20 élus sur 23). Marcel Guioullier et Marcel Paillard sont élus (ce qui n’est pas le cas de Patrick Bruand et de Richard Flament, maire sortant).

 

Le cas d’Ernée est différent. Le maire sortant, Gérard Heude, républicain de centre droit, a bien résisté face aux deux listes d’opposition, qui, entre les deux tours, avaient uni leurs forces, pourtant de sensibilités différentes. Cela leur donnait une chance de battre le maire sortant, mais certains des colistiers de Sylvie Ruamps, proches du PCF et de la gauche, n’avaient pas cautionné ce rapprochement avec une liste plutôt de droite (comprenant, notamment, Gilbert Dutertre, ancien maire).

La question importante désormais pour la gauche et les républicains de progrès, dans cette ville de tradition républicaine, c’est de préparer l’échéance 2014, en vue de prendre la succession de Gérard Heude.

« Agir pour de nouveaux défis » (Gérard Heude) : 52,3%, 22 sièges.

« Ernée ensemble et pour tous » (Odile Rebourcier) : 47,7%, 7 sièges.

 

Parmi les changements les plus significatifs, citons la commune de Bais, qui voit l’éviction (elle n’est pas élue) de Marie-Cécile Morice adjointe sortante et réélue au Conseil général, mais surtout ancienne collaboratrice de François d’Aubert, quand il était député et maire de Laval. C’est Sylvie Pichot qui va succéder à Daniel Desmots. Au premier tour, chacune des deux listes avait 4 élus.

« Pour Bais, avec vous, autrement » (Sylvie Pichot) : 6 élus au second tour (dont Nicole Poupinet et Maryvonne Sourty).

« Un nouvel élan pour Bais » (Marie-Cécile Morice) : une élue au second tour.

 

Citons aussi La Baconnière (1 027 inscrits, 15 sièges), où le maire sortant, Eugène Coquemont, sera remplacé par Martine Duval, qui a exercé la fonction de secrétaire de mairie de 1974 à 2003 sur la commune.

« La Baconnière autrement » (Martine Duval) : 5 élus au premier tour et 5 élus au second tour.

« Ensemble pour La Baconnière de demain » (Eugène Coquemont) : 2 élus le 9 mars et 3 le 16 mars.

 

Le cas de Ruillé-Froid-Fonds est différent (voir article du 12 mars), puisque le maire sortant, André Rocton, qui donnait l’impression d’être très menacé au premier tour par la liste de Georgette Rousselet (un élu pour chaque liste) ne l’est plus après le second tour.

« Ruillé-Froid-Fonds, votre commune, son avenir » (André Rocton) : 7 élus au second tour.

« Ensemble pour une nouvelle dynamique » (Georgette Rousselet) : 2 élus le 16 mars.

 

Vautorte, près d’Ernée, a vu le maire sortant, Jean Derenne, sanctionné par les électeurs (il n’est pas élu au Conseil municipal) pour mauvais traitement à l’égard d’un de ses adjoints, Gilles Ligot, à qui il n’avait pas proposé de place sur sa liste. Celui-ci a décidé d’en faire une et elle a supplanté celle du maire, lors du second tour. Il le remplacera comme maire.

« Liste d’ouverture » (Jean Derenne) : 5 élus au 1er tour, 2 élus au second tour.

« Ensemble pour Vautorte » (Gilles Ligot) : 3 élus au 1er tour, 5 élus au second tour.

 

A Fougerolles-du-Plessis, il y avait plusieurs listes, incomplètes et ouvertes, au premier tour. L’une, qui avait 9 élus, était bien placée pour être majoritaire, mais il restait 8 sièges à pourvoir. Le second tour a maintenu les écarts du 9 mars. Selon mon informateur local, Stéphane Sicot aurait de bonnes chances d’être élu maire, s’il est candidat.

« Liste Agir ensemble » (Stéphane Sicot) : 9 + 4 élus.

« Liste Ensemble pour Fougerolles » (Isabelle Lemée) : 2 + 4 élus.

 

Vieuvy, près de Gorron, était dans une situation originale. Pas de liste, pas de candidat, pas d’élu, au premier tour. Mais un homme a pris contact avec ceux de ses concitoyens qui, comme lui, avaient obtenu le plus de voix le 9 mars. Et, pour le second tour, il a pu présenter une liste aux électeurs. Ils ont tous été élus le 16 mars.

« Liste menée par Henri Durand » : 11 élus.

 

Bazougers, près de Meslay-du-Maine, a confirmé ses résultats du 9 mars. Le maire sortant, Gérard Lochu, n’a pas été élu au conseil municipal (mais il a eu la satisfaction d’être élu hier conseiller général de la Mayenne). Son adjointe, Yveline Rapin, a raflé avec ses colistiers la totalité des sièges.

« Une équipe à votre écoute » (Yveline Rapin) : 12 élus au 1er tour, 3 élus au second.

« Ensemble continuons le développement de Bazougers » (Gérard Lochu) : 0 siège.

 

Villaines-la-Juhel a perdu son maire sortant, Michel Chenon, au second tour. Celui-ci n’a pas été élu alors que 18 de ses colistiers avaient été élus le 9 mars. Les 5 sièges restant à pourvoir ont été attribués à Daniel Lenoir, conseiller général, et à ses colistiers.

« Tous pour Villaines » (Michel Chenon) : 18 élus.

« Avec Daniel Lenoir et son équipe, une nouvelle impulsion pour Villaines-la-Juhel » : 5 élus.

 

Pré-en-Pail avait élu son maire sortant, Yves Cortès, dès le 1er tour, mais il restait 5 sièges à attribuer. Les électeurs ont voulu rééquilibrer le conseil municipal en permettant à Joël Thireau, élu le 9 mars, d’être accompagné de 5 colistiers au sein du Conseil.

« Tous ensemble pour l’avenir de Pré-en-Pail » (Yves Cortès) : 13 élus au 1er tour.

« Pré-en-Pail autrement » (Joël Thireau) : 1 élu au premier tour, 5 élus au second.

 

Pour terminer, je vais citer deux communes, pour des raisons différentes.

 

Saint-Georges-le-Fléchard, à l’est de Laval (209 inscrits, 11 sièges), est une commune qui a fait parler d’elle récemment en raison d’un projet de carrière lié à la construction de la nouvelle ligne TGV qui est prévu à proximité d’un lotissement communal. Le maire, Francis Daligault, avait essuyé des reproches de la part de ses concitoyens concernés par ce projet.

Le 9 mars, sa liste était passée sauf lui. Difficile de ne pas y voir un lien avec la carrière.

Gisèle Lemoine, candidate de la gauche aux élections cantonales (canton de Meslay-du-Maine), avait soutenu les riverains de la carrière. Elle avait été adjointe au maire, puis avait démissionné. Elle présentait une liste municipale et se retrouvait face à lui au second tour. Il a été élu avec 20 voix d’écart.

« Renouvelée, motivée et solidaire » (Francis Daligault) : 10 élus au premier tour, 1 élu au second.

« Ma vie à St-Georges-le-Fléchard » (Gisèle Lemoine) : 0 élu.

 

Montjean, au sud-ouest de Laval (672 inscrits, 15 sièges), avait une seconde liste qui ne prétendait pas rivaliser avec celle des élus sortants (le maire, Jean-Claude Roué, ne se représentait pas) mais voulait « offrir aux Montjeannais la possibilité d’élargir leur choix ».

Alain Cadieu, à la tête de la liste « Avancer avec vous » avait été élu au premier tour, mais seul. Il restait deux sièges à attribuer au second tour. Ils l’ont été de façon surprenante, à Abdellatif Masmoudi (liste Cadieu) et à un nouveau venu, hors liste, non candidat le 9 mars, Franck Lochin.

Je parie que ces trois conseillers contribueront à faire vivre la démocratie au sein du conseil municipal et dans la commune.

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12 mars 2008 3 12 /03 /mars /2008 23:38

La démocratie locale dans tous ses états

 

Selon Ouest-France, hier, 72 communes, dont deux de plus de 3 500 habitants (Evron et Ernée - voir sur ce blog l’article paru le 10 mars) devront organiser un second tour dimanche 16 mars.

Parmi les 70 de moins de 3 500 habitants, qui se situent plutôt au nord-ouest, au nord-est et au sud-ouest du département, j’en ai choisi 9, qui se signalent à divers titres.

 

Bais (nord-est de la Mayenne) - 977 inscrits, 15 sièges, 7 restent à attribuer ; deux listes à quasi égalité de voix, 4 élus chacune ; le maire sortant, Daniel Desmots, ne se représente pas.

 

« Un nouvel élan pour Bais » - 5 femmes et 10 hommes.

Marie-Cécile Morice, adjointe sortante, ex suppléante et collaboratrice de l’ancien député François d’Aubert, non élue le 9 mars (312 voix), réélue (UMP) au Conseil général (56%) sur le canton de Bais.

 

« Pour Bais, avec nous, autrement » - 8 femmes et 7 hommes.

Sylvie Pichot, conseillère sortante, élue le 9 mars (381 voix), candidate de la gauche unie (44%) aux élections cantonales. Maryvonne Sourty et Nicole Poupinet sont sur cette liste.

 

 

Bazougers (sud-est de la Mayenne) - 749 inscrits, 15 sièges, 3 restent à pourvoir ; deux listes en présence, dont celle du maire sortant, Gérard Lochu.

 

« Ensemble continuons le développement de Bazougers » - 7 femmes et 8 hommes. Pas d’élus le 9 mars

Gérard Lochu, maire sortant, candidat en ballottage favorable aux élections cantonales (canton de Meslay-du-Maine), non élu au premier tour des municipales (243 voix).

 

« Une équipe à votre écoute » - 5 femmes et 10 hommes ; 12 élus le 9 mars.

Yveline Rapin, adjointe sortante, élue (301 voix).

 

 

Fougerolles-du-Plessis (nord-ouest de la Mayenne) – 1 152 inscrits, 19 sièges, 8 restent à pourvoir ; plusieurs listes, incomplètes ou ouvertes, et des candidatures hors liste. Le maire sortant, Roger Lestas, ancien député, ne se représente pas.

 

La Liste ouverte a 9 élus et la liste « Ensemble pour Fougerolles » 2 élus.

 

 

Pré-en-Pail (nord-est de la Mayenne) – 1 642 inscrits, 19 sièges à pourvoir, 5 restent à pourvoir ; deux listes en présence, dont celle du maire sortant, Yves Cortès.

 

« Tous ensemble pour l’avenir de Pré-en-Pail » - 8 femmes et 11 hommes ; 13 élus le 9 mars.

Yves Cortès, maire sortant, réélu conseiller général (UMP) du canton de Pré-en-Pail, réélu (680voix).

 

« Pré-en-Pail autrement » - 4 femmes et 15 hommes ; 1 élu le 9 mars (Joël Thireau, 570 voix).

 

 

Renazé (sud-ouest de la Mayenne) – 2003 inscrits, 23 sièges, 22 restent à pourvoir ; trois listes en présence au premier tour, dont celle du maire sortant, Richard Flament ; deux listes ont fusionné entre les deux tours, celles des opposants au maire sortant.

 

« Renazé Avenir, cap sur l’efficacité » - 10 femmes et 13 hommes ; une élue le 9 mars.

Richard Flament, maire sortant (UMP), non élu (734 voix).

 

« Agir ensemble pour le changement » - 7 femmes et 16 hommes ; pas d’élu le 9 mars.

Patrick Gaultier, ancien adjoint au maire, responsable d’organisation agricole, tendance Confédération paysanne (581 voix).

 

« Renazé autrement » - 10 femmes et 13 hommes ; pas d’élu le 9 mars.

Marcel Guioullier, ancien responsable d’organisation agricole, tendance FNSEA (482 voix).

 

En vue du second tour, ces deux dernières listes ont fusionné dans une nouvelle liste « Ensemble pour Renazé », conduite par Patrick Gaultier (7 femmes et 15 hommes).

 

Renazé, qui est de tradition ouvrière (les ardoisières), pourrait bien changer de maire et d’équipe municipale.

 

 

Ruillé-Froid-Fonds (sud-est de la Mayenne) – 350 inscrits, 11 sièges, 9 restent à pourvoir ; deux listes en présence, dont celle du maire sortant, André Rocton.

 

« Ruillé-Froid-Fonds, votre commune, son avenir » - 4 femmes et 7 hommes ; un élu le 9 mars.

André Rocton, maire sortant (137 voix) et des conseillers sortants.

 

« Ensemble pour une nouvelle dynamique » - 5 femmes et 6 hommes ; une élue le 9 mars (Clarisse Houdu, conseillère à la Chambre d’agriculture).

Georgette Rousselet, présidente MSA régionale (132 voix) et un conseiller sortant, Daniel Tatin.

 

 

Vautorte (nord-ouest de la Mayenne) – 465 inscrits, 15 sièges, 7 sièges restent à pourvoir ; deux listes en présence, dont celle du maire sortant.

 

« Liste d’ouverture » - 5 femmes et 10 hommes ; 5 élus le 9 mars.

Jean Derenne, maire sortant (170 voix), non élu.

 

« Ensemble pour Vautorte » - 4 femmes et 7 hommes ; 3 élus le 9 mars.

Gilles Ligot, adjoint sortant (174 voix, non élu), présente une liste ouverte et incomplète, suite au refus du maire sortant de le reprendre sur sa liste, pour des raisons qu’il juge non fondées.

 

Les deux listes étaient presque à égalité au premier tour. Qui l’emportera dimanche ?

 

 

Vieuvy (nord-ouest de la Mayenne) – 107 inscrits, 11 sièges, 11 restent à pourvoir ; pas de liste, pas de candidats au premier tour. Le maire sortant, René Charlot, ne se représente pas.

 

La participation électorale a été forte (83% de votants). Les votes se sont répartis sur 25 personnes (entre 11 et 41 voix chacune). Personne n’a obtenu la majorité absolue. La décision se fera le 16 mars.

 

 

Villaines-la-Juhel (nord-est de la Mayenne) – 2 292 inscrits, 23 sièges, 5 restent à pourvoir ; deux listes en présence, celles du maire sortant et celle du conseiller général réélu facilement conseiller général du canton de Villaines-la-Juhel.

 

« Tous pour Villaines » - 11 femmes et 12 hommes ; 18 élus le 9 mars.

Michel Chenon, maire sortant, non élu (793 voix). Alain Schmitt, ancien maire, conseiller municipal d’opposition est sur cette liste, ainsi que de nombreux adjoints et conseillers sortants

 

« Avec Daniel Lenoir et son équipe, une nouvelle impulsion pour Villaines-la-Juhel » - 11 femmes et 12 hommes ; pas d’élu le 9 mars.

Daniel Lenoir, conseiller général (Majorité départementale divers droite) – 803 voix ; Le premier adjoint sortant, René Geslin, et deux conseillers sortants, dont Daniel Morin, sont sur cette liste.

 

La liste de Michel Chenon est, donc, majoritaire mais ni lui-même, ni Daniel Lenoir, ne sont sûrs de siéger au Conseil municipal.

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11 mars 2008 2 11 /03 /mars /2008 20:57

Non, non, non, le MRC n’est pas mort ! Car il bouge encore…

 

Quand on est militant du Mouvement Républicain et Citoyen, il faut savoir conserver le sens de l’humour, sinon la survie n’est pas possible. Depuis l’élection présidentielle de 2002, à chaque nouvelle échéance électorale, les difficultés sont immenses. Les occasions de se réjouir ne sont pas fréquentes. Nous en avons une, avec le résultat au premier tour des élections municipales à Belfort.

 

Belfort : la liste conduite par le MRC est en tête du ballottage

« Avec 33,04 % des suffrages, Étienne Butzbach , successeur MRC de Jean-Pierre Chevènement, est en bonne position pour conserver la ville. Mais le maire sortant ne devance que de moins d'un point l'UMP Damien Meslot (32,34 %). Si le candidat socialiste, Bruno Kern (13,20 %), a fait le choix de la fusion de sa liste avec celle du MRC au second tour faisant fi des querelles fratricides, le candidat du MoDem, Christophe Grudler (16,91 %), a, pour sa part, décidé de se maintenir au second tour. La triangulaire envisagée devrait favoriser le MRC » (selon www.lefigaro.fr ce jour dans « Les 24 points chauds du second tour »).  

Jean-Pierre Chevènement avait démissionné à la suite de sa défaite aux élections législatives de 2007, après avoir été maire pendant 24 ans. Le vent de la division de la gauche risquait de favoriser le retour de la droite le 16 mars dans cette ville qui avait donné la majorité à Sarkozy au premier tour de l’élection présidentielle 2007.

Le PS national soutenait la liste Butzbach « Unis pour Belfort » (MRC-PS-PCF-Lutte ouvrière, Ecologistes indépendants-Républicains de progrès) mais, localement, une liste Kern « L’alliance pour Belfort » (PS-Verts-PRG) s’était constituée dans le but de devancer la liste conduite par le maire MRC sortant.

Il est clair que cette division de la gauche à Belfort traduit une divergence politique. On voit que le PS est gêné quand il doit choisir entre deux orientations stratégiques. En l’occurrence, il a pris la bonne position, et les électeurs de gauche de Belfort, en se portant deux fois plus nombreux sur la liste Butzbach le 9 mars, ont décidé de la tête de liste de la gauche pour le second tour et, espérons-le, du maire dimanche soir. C’est un signe qui annonce (peut-être…) des lendemains meilleurs.

Résultats du premier tour à Belfort (27 017 inscrits ; 59,81% de votants) :

Butzbach (MRC - 33,04%) ; Meslot (UMP - 32,34%) ; Grudier (Divers Droite - 16,91%) ; Kern (PS - 13,2%) ; Clerc (Extrême gauche - 4,51%). 

La liste soutenue par le maire sortant en tête à Allonnes (72)

La liste de rassemblement de la gauche, écologique et citoyenne, conduite par Gilles Leproust (PCF) - voir l’article paru sur ce blog le 16 février dernier – a gagné le premier tour, face à la liste de Pascal Liteau (PS). La liste Leproust, soutenue par le maire sortant, Yvon Luby, avait le soutien des Verts et du MRC (Vladimir Gestkoff, qui avait rejoint le MRC, est décédé en cours de campagne).

Résultats du premier tour à Allonnes (7 849 inscrits ; 56,53% de votants) :

Leproust (PCF - 44,27%) ; Liteau (PS - 31,04%) ; Guillois (Divers Droite - 24,69%).

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