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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine à partir, notamment, des idées de Jean-Pierre Chevènement, l'un de ses fondateurs (celui-ci a souhaité s'éloigner du MRC en 2015). Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens (MDC) après les élections de 2002. En février 2019, le MRC a co-fondé la Gauche Républicaine et Socialiste (GRS), en continuant d'exister, au moins jusqu'à son prochain congrès, en décembre 2020.
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6 mars 2020 5 06 /03 /mars /2020 22:36

 

Le Club Citoyen a donné naissance à "Saintes, écologique et solidaire"

 

Le 13 février, en ouverture de la réunion publique au théâtre Geoffroy Martel à Saintes, Serge Maupouet, animateur du Club Citoyen*, avait présenté les bases de la liste citoyenne, rassemblant la gauche, intitulée "Saintes, écologique et solidaire", en vue des élections municipales des 15 et 22 mars 2020.

* Voir (Le Littoral, 3 mai 2019) Club citoyen de Saintes : en route vers les prochaines municipales

Voici le texte de son intervention.

Merci de votre présence nombreuse ce soir pour cette réunion de présentation de la liste « Saintes, écologique et solidaire ».

 

Rémy CATROU a souhaité que je dise quelques mots en introduction de cette soirée. Aussi, je me présente dès maintenant à vous : Serge MAUPOUET, actuel Conseiller municipal d’opposition, et candidat sur cette liste « Saintes, écologique et solidaire ».

 

Comme l’intitulé de notre liste l’indique clairement, nos actions serons à la fois écologiques et solidaires. Notre société ne peut pas se passer de ces deux axes structurants des politiques publiques à mener. Oublier l’un, ou occulter l’autre, ce serait passer à côté des nécessités de notre temps.

Pour améliorer concrètement et durablement les conditions de vie quotidienne, ici, à Saintes, nous mènerons de concert l’action environnementale, la lutte contre les inégalités sociales, le développement économique local créateur d’emplois. Et nous le ferons en pleine concertation avec les Saintais. Le mieux-vivre à Saintes doit se construire avec vous !

 

Parmi les enjeux majeurs de cette campagne des municipales figure la capacité donnée aux Saintais, de reprendre la main sur les orientations politiques locales, de peser dans les choix de gestion municipale, au lieu d’en être tenus éloignés.

Nous devons collectivement nous réapproprier notre Ville et nos institutions locales. C’est ce que nous vous proposons de faire, ensemble.

 

Pour cela, nous avons mis en place une démarche originale, partant des habitants de Saintes et de son agglomération. Depuis 2015, un Club citoyen a été proposé pour construire collectivement le projet à porter à gauche pour les municipales 2020.

En réunissant des citoyens, en partant des constats des habitants, en permettant un travail collectif dans la durée, en proposant des débats sur le site Saint-Louis, en organisant des Ateliers d’Avenir ouverts à tous, l’effet d’entraînement créé a permis de construire un projet partagé et de rassembler les forces de la gauche.

Progressivement, les formations politiques de gauche ont pris acte de cette démarche, ont constaté le travail réalisé, et ont librement décidé de soutenir le projet issu du travail citoyen et la liste de candidats qui porte ce projet. Le temps que d’autres divisent, nous, l’esprit serein, et clairs dans nos objectifs, nous fédérons.

A une époque où beaucoup veulent masquer leur positionnement politique, nous affichons très simplement et explicitement ce que nous sommes : une liste citoyenne, 100 % à gauche, et qui, parce que son travail est reconnu, reçoit des soutiens politiques de toute la gauche. Cette liste affiche clairement ce qu’elle est, sur ses documents de campagne et devant vous : c’est la liste de rassemblement de la gauche, la liste écologique et solidaire, les deux ensemble « écologique » et

« solidaire » pour ces élections municipales à Saintes.

 

Notre liste porte un projet proposant des réponses concertées, adaptées, ouvertes, aux problèmes aujourd’hui posés à notre Ville, à notre collectivité.

Nombre de ces problèmes sont bien connus, comme les difficultés traversées par le monde du travail et l’économie locale, la privatisation engagée du site Saint-Louis, les aménagements déraisonnables initiés à La Palu, les restrictions d’investissements – par exemple dans les écoles et d’autres bâtiments publics –, les insuffisances dans les subventions au monde associatif ou au Centre Communal d’Action sociale, le manque d’écoute ou de concertation véritable avec des acteurs

locaux, des partenaires de la Ville, et bien d’autres choses.

Mais d’autres problèmes continuent à être révélés au public, il suffit de se référer à la presse régionale de cette semaine. Aussi, un audit des comptes municipaux sera indispensable pour savoir réellement où en est la Ville sur le plan financier.

 

Saintaises, Saintais, nous vous proposons de prendre à bras le corps les nécessités du temps présent, avec lucidité, volontarisme et efficacité, en nous appuyant sur les atouts nombreux mais insuffisamment exploités de notre Ville.

Ainsi, la politique de développement local sera concertée avec la Communauté d’Agglomération et la Région Nouvelle-Aquitaine, et fera l’objet de contacts avec les Villes de Saint-Jean-d’Angély, Rochefort et Cognac.

Cette politique sera pensée de manière à constituer des filières : une filière santé autour de notre Hôpital de référence et l’Institut de Formation en Soins Infirmiers, une filière agricole orientée production bio, appuyée sur l’enseignement agricole local, et associée à une école de l’alimentation, une filière technologique autour du Ferrocampus, des formations supérieures des lycées, d’une pépinière d’entreprises orientée Nouvelles Technologies, et du développement des énergies

renouvelables, une filière tourisme assise sur la mise en valeur raisonnée et la découverte de notre très riche patrimoine local, et sur un projet muséal ambitieux pour le site Saint-Louis.

Un Centre des Congrès répondant aux demandes des milieux économiques locaux, des espaces de travail abordables et flexibles, l’aménagement du Pôle d'échanges Multimodal de la Gare SNCF, sont des nécessités que nous actons.

Cette politique soutiendra les marchés et les commerces de proximité, acteurs et marqueurs du dynamisme économique, et qui apportent aux Saintais les services dont ils ont besoin dans leur vie quotidienne ; nous veillerons à ce que ce soutien concerne aussi bien le centre-ville que l’ensemble des quartiers de la Ville, à partir d’un diagnostic de l’existant et d’un projet de développement concerté avec les acteurs.

L'économie Sociale, fondée sur les principes de démocratie, de solidarité, de transparence, et l’économie Solidaire qui favorise notamment les circuits courts, les énergies renouvelables, un commerce équitable, l’insertion par l’emploi, seront soutenues en bonne intelligence avec la Communauté d’Agglomération.

Permettre de travailler ici, à Saintes, c'est aussi réduire le temps perdu dans les transports, la consommation énergétique liée aux déplacements, et favoriser la vie de famille.

 

Cette liste, et le projet citoyen qu’elle porte, sont une étape dans un processus démocratique qui se poursuivra après les élections. L’équipe municipale que nous vous présentons ce soir s’engage en effet à mettre en oeuvre les dispositifs permettant la concertation, des débats ouverts avec les habitants tout au long de la prochaine mandature sur les orientations, les choix, les réalisations, et la consultation directe sur des sujets majeurs. Notre volonté est de vous associer véritablement aux projets.

Nous veillerons aussi à ce que le fonctionnement de l’Intercommunalité, institution qui prend une importance grandissante, se fasse dans la plus grande clarté.

 

Saintaises, Saintais, dans tous les domaines, notre boussole est l’Intérêt général. Nos priorités sont clairement la transition écologique, la solidarité, la démocratie locale, la dynamisation de notre Ville, l’amélioration concrète de votre vie quotidienne. Notre liste citoyenne se présente aujourd’hui devant vous, dans un esprit de concertation, de dialogue et d’ouverture, pour vous représenter et vous servir dans la mandature qui s’ouvre, et construire avec vous la Ville vivante, dynamique et meilleure dont nous tous, Saintaises, Saintais, avons besoin. Ensemble, cultivons le mieux-vivre à Saintes !


 

Cet article est le 3154 ème sur le blog MRC 53 - le 31ème, catégorie Municipales et intercommunalité

Photo du journal Le Littoral. Le 3 mai 2019, le Club Citoyen à Saintes (Charente-Maritime)

Photo du journal Le Littoral. Le 3 mai 2019, le Club Citoyen à Saintes (Charente-Maritime)

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9 février 2020 7 09 /02 /février /2020 22:30

 

Réunion importante jeudi 13 février au Centre de Rencontres

 

Le 24 janvier 2020, l'association Réseau CiViQ décidait de ne pas aller plus loin dans son engagement en faveur d'une seconde liste aux élections municipales de Saint-Berthevin. Voir CiViQ.

En tant qu'ancien maire, j'ai continué de m'adresser aux Berthevinois. Voir Municipales Saint-Berthevin : appel aux citoyens lancé par Michel Sorin.

Je portais les réflexions menées depuis le 30 novembre 2019 par les membres de l'association. Voir la lettre de CiViQ aux Berthevinois.

Beaucoup de Berthevinois sont tout à fait favorables à ce qu'il y ait une seconde liste. La question démocratique est fondamentale dans notre pays.

La municipalité en place à Saint-Berthevin, candidate à se succéder à elle-même, porte sans réticence la politique néolibérale de l'actuel président de la République, qui organise la régression de la démocratie afin de maintenir durablement au pouvoir d'Etat la nouvelle aristocratie, constituée de très hauts membres de la finance et de la fonction publique. Dans ces conditions, nous devons être clairs en ce qui concerne notre soutien à la démocratie, qui est l'expression de la volonté de l'ensemble des citoyens.

 

Voici le texte que j'ai transmis aux Berthevinois par ma démarche. Il contient l'invitation à une réunion jeudi 13 février au Centre de Rencontres.


 

Pour une liste citoyenne de progrès pour Saint-Berthevin

 

 

Une évidence : il faut une seconde liste de candidats aux élections municipales de Saint-Berthevin.

 

L'association citoyenne "Réseau CiViQ (Citoyenneté et Vie Quotidienne) - dont je suis le président - a été lanceur d'alerte et a proposé un projet pouvant servir de base de réflexion à des candidats qui accepteraient de s'engager pour une alternative à la liste du maire. Voir sur le blog de Réseau CiViQ.

 

A titre personnel, ayant représenté pendant un temps (1983-2003) les électrices et électeurs au Conseil municipal de Saint-Berthevin - sur une liste minoritaire ou bien en tant que maire (de novembre 1990 à mars 2001) - je lance un appel chaleureux et humaniste à mes concitoyens berthevinois afin de réunir les conditions de réalisation de cette liste paritaire de 29 femmes et hommes.

 

Bien sûr, je suis un militant de gauche, à la fois républicain, écologiste et socialiste, mais l'enjeu de cette élection municipale ne porte pas sur le clivage entre la droite et la gauche.

 

Politiquement, nous repartons à zéro. Saint-Berthevin est un espace politique vierge dans le cadre d'une République qui n'a plus de boussole et avance sans savoir dans quel monde elle se situe. Rien n'est clair. Tout est à bâtir.

 

Mon objectif est de reconstituer les fondations de la République sur le territoire communal, sans oublier le niveau intercommunal qui rassemble Saint-Berthevin et 33 autres communes dans le cadre de la communauté d'agglomération Laval Agglo.

 

Je suis persuadé qu'il est possible, avant le 27 février, de mettre 29 noms de Berthevinois sur une liste de candidats à l'élection municipale du 15 mars 2020.

 

Des hommes et des femmes qui refusent d'entériner l'échec démocratique que serait la présence d'une seule liste. Et qui acceptent d'oeuvrer pour le bien de Saint-Berthevin dans le sens du progrès humain et social, en tenant compte des réalités de toutes sortes.

 

Retrouvons-nous jeudi 13 février 2020 à 18h30

Salle Primevère du Centre de Rencontres de Saint-Berthevin

Un seul but : rassembler les noms qui seront sur la liste de candidats.

 

 

Cet article est le 3150 ème sur le blog MRC 53 - le 30ème, catégorie Municipales et intercommunalité

Site de Coupeau à Saint-Berthevin

Site de Coupeau à Saint-Berthevin

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6 février 2020 4 06 /02 /février /2020 16:41

 

La Gauche Républicaine et Socialiste a une politique pour l'alimentation

 

 

Le Pôle thématique "Agriculture et Alimentation" de la Gauche Républicaine et Socialiste a adopté ce texte d'orientation en vue des élections municipales 2020.

Dans un contexte de crise sociale et environnementale, les élections municipales se présentent comme un véritable enjeu pour agir sur nos politiques alimentaires, agricoles et territoriales.

Mener des actions à l’échelle locale fait partie intégrante d’une politique de long terme en faveur d’une agriculture et d’une alimentation plus respectueuses des hommes et de la nature.

Attachée aux enjeux de santé, d’emploi et d’avenir pour l’agriculture et l’environnement, la Gauche Républicaine et Socialiste défend une politique locale ambitieuse. Celle-ci se traduit par des solutions concrètes pour une alimentation de qualité en lien avec les potentialités du territoire et protégeant la production de proximité (re-territorialisation), avec la préservation des terres agricoles et le soutien à une alimentation saine et de qualité pour tous.

Notre objectif doit être à terme que les repas servis dans les restaurants scolaires et publics soient 100% bio/local.

 

La relocalisation de l’alimentation est un levier d’action, direct et indirect, des collectivités pour développer le territoire. La re-territorialisation agricole et la consommation locale ont un effet direct sur le développement économique local avec la création d’emplois non délocalisables et sur le tourisme et l’attractivité du territoire par la valorisation des savoir-faire locaux et du patrimoine.

 

La santé des enfants et des seniors, par exemple, est directement concernée par la restauration collective mise en place par les municipalités. Celle-ci touche principalement les enfants en crèches ou scolarisés, et les personnes âgées. Les politiques publiques conduites dans ce domaine sont donc essentielles pour fournir une alimentation de qualité, lutter contre la malbouffe et contre l'obésité infantile, agir pour la santé des personnes à long terme et éduquer aux goûts et à la diversité.

Nous défendons une synergie des différentes politiques publiques concernant l’approvisionnement de la restauration collective pour répondre à ces enjeux. En faisant moins appel à la sous-traitance des grandes entreprises de restauration collective et en intégrant des critères d’“empreinte carbone” et de qualité des produits, nous cherchons à favoriser les circuits courts, de proximité et limitant bien sûr les intrants chimiques. Nos villes et intercommunalités devront privilégier :

  • Les groupements d’achats permettant une mutualisation des commandes entre plusieurs établissements et participant à structurer l’approvisionnement local, avec des clauses dans les marchés publics privilégiant le bio et le local.

  • Les plateformes collectives d’approvisionnement, majoritairement gérées par les producteurs.

  • Les légumeries - espaces de stockages et de préparation situés en amont des cuisines - permettant aux collectivités d’acheter des produits bruts.

  • Les régies agricoles - avec des exploitations communales ou intercommunales - pouvant répondre aux besoins de la restauration collective locale.

  • Les cuisines centrales publiques permettant aux collectivités de reprendre le contrôle des plats servis et de la qualité de l'approvisionnement.

  • Les ateliers de transformation et conserveries dédiés aux produits végétaux, qui recevraient et transformeraient la production locale ainsi que celle des agriculteurs locaux.

  • Les partenariats associatifs, de type jardins familiaux, partagés, ouvriers, etc.

- Une lutte systématique contre le gaspillage alimentaire.

 

D’autre part, la multifonctionnalité de l’agriculture (alimentation, environnement, emploi, paysages, loisirs, etc) est un enjeu pour le développement local du territoire.

 

La GRS défend des projets territoriaux pour la préservation de la nature et des espaces et activités agricoles. La re-territorialisation de l’agriculture permettrait de réaffirmer un élément clé de l’identité des villes, de leur qualité de vie et de leur attractivité.

La GRS promeut une agriculture durable, respectueuse de l’environnement, économiquement viable et génératrice de lien social. La relocalisation de la restauration collective est une voie de soutien pour les agriculteurs locaux et engagés dans des pratiques plus respectueuses de l’environnement. Mais la défense d’une agriculture locale et de qualité passe également par des politiques publiques orientées vers des projets agri-urbains basés sur :

  • La défense des terres agricoles, en luttant contre l’étalement urbain par la gestion des PLU, de l’acquisition foncière à destination agricole, des pépinières d’entreprise agricole et la reconquête des friches.

  • Une priorité envers les démarches agroécologiques d’installation ou reconversion des exploitations, en soutenant des débouchés locaux et une aide économique (subventions, déductions fiscales…)

  • Le soutien à l’expérimentation et l’innovation dans les pratiques agricoles.

  • La valorisation des boues et composts.

  • L’intégration de l’agriculture à la ville concrétisant le concept d'une agriculture urbaine. Il s’agit là d’utiliser les déchets urbains, de mettre en place des jardins productifs et écologiques en ville.

  • La promotion des produits locaux en créant du lien au territoire avec les marchés, la restauration collective locale, les manifestations agri-culturelles, le patrimoine culinaire...

  • Le soutien des AMAP (Associations pour le Maintien d'une Agriculture Paysanne) et des jardins partagés.

- Le développement d’un Projet Alimentaire Territorial.
  • Le soutien à l’emploi et l’insertion social liés à ce secteur dynamique et ses professionnels.

 

On peut citer comme exemple la commune de Mouans-Sartoux dans les Alpes-Maritimes, d’une population de 10 500 habitants, qui a mis en place une régie agricole communale en 2010. Les 4 ha de terres cultivables gérées par un agriculteur communal, couvrent l’ensemble de la consommation de légumes annuelle des cantines municipales scolaires. Cette initiative permet d’approvisionner les cantines en produits bio et de proximité, les groupes scolaires étant équipés de cuisines individuelles autonomes où sont confectionnés l'ensemble des repas des restaurants scolaires.


 

Cet article est le 3149 ème sur le blog MRC 53 - le 29ème, catégorie Municipales et intercommunalité

Capture de photo sur Internet dans un article concernant la ville de Douarnenez (Finistère)

Capture de photo sur Internet dans un article concernant la ville de Douarnenez (Finistère)

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27 janvier 2020 1 27 /01 /janvier /2020 19:43

 

Pour que les différentes sensibilités politiques puissent s'exprimer dans les urnes

 

 

Voici le texte adressé par Michel Sorin à la presse ce 27 janvier 2020.

 

Pour que la gauche soit présente au Conseil municipal de Saint-Berthevin

 

Avec l'association Réseau CiViQ, nous avons alerté les Berthevinois sur les inconvénients de n'être représentés au Conseil municipal que par une seule liste de candidats, celle de l'actuel maire. Les réponses ont été bienveillantes mais pas à la hauteur de ce qu'il faudrait pour construire une liste qui doit comporter 29 noms, respectant la parité femme-homme.

 

C'est maintenant à mon initiative personnelle - en tant qu'ancien conseiller municipal (1983-2003) et maire de Saint-Berthevin (1990-2001) ayant conduit une politique de gauche, le seul dans l'histoire de la commune - que je m'adresse aux citoyennes et aux citoyens refusant que la gauche ne soit pas représentée au sein du futur Conseil municipal qui sera élu le 15 mars 2020. Et cela pour la première fois depuis 1983, date de la mise en oeuvre du mode de scrutin proportionnel.

 

Vous devez savoir que l'actuel maire de Saint-Berthevin a placé sa candidature dans le sillage des élus locaux qui soutiennent la politique du président de la République. En l'absence d'une autre liste, ce sont les 29 noms de sa liste qui siégeront au Conseil municipal, alors que la loi électorale est faite pour que les différentes sensibilités politiques soient représentées dans les instances de la commune et de l'intercommunalité.

 

Cette élection municipale aura lieu dans un contexte social mouvementé en opposition à la politique du président de la République. La logique veut que cette opposition se traduise au moment du vote. Encore faut-il qu'il y ait un bulletin correspondant dans l'isoloir !

 

Soyons cohérents. Construisons cette liste qui permettra aux électrices et aux électeurs de voter selon leurs préférences électorales. La gauche doit revivre à Saint-Berthevin !

Je suis référent départemental et membre de la direction nationale (responsable du Pôle thématique "Agriculture et alimentation") d'un nouveau parti - la Gauche Républicaine et Socialiste - qui vise à refonder la gauche sur des bases républicaines, écologistes et socialistes.

Nous soutenons les luttes sociales, notamment celle contre le projet de réforme des retraites. Nous avons soutenu le mouvement des Gilets jaunes, tant qu'il s'est exprimé sans violence.

Nous sommes engagés à Laval au côté des écologistes et d'autres partis de gauche sur la liste Laval écologique et solidaire.

 

Dans le cadre de l'association citoyenne Réseau CiViQ, nous avons proposé les grandes lignes de ce que pourrait être une politique municipale pour Saint-Berthevin. Voir la lettre de CiViQ aux Berthevinois.

 

Construisons ensemble la liste citoyenne qui manque à Saint-Berthevin !

 

Michel Sorin - 06 23 18 05 55 - sorinmichel@wanadoo.fr

 

Cet article est le 3148 ème sur le blog MRC 53 -  le 28ème, catégorie Municipales et intercommunalité

Le site de Coupeau à Saint-Berthevin le 28 mai 2017, pendant le déroulement du Trail des Fous

Le site de Coupeau à Saint-Berthevin le 28 mai 2017, pendant le déroulement du Trail des Fous

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4 septembre 2019 3 04 /09 /septembre /2019 10:00

 

Jeter les fondements d'une liste de rassemblement à gauche

 

Une initiative citoyenne soutenue par des militants politiques a été engagée au coeur de l'été concernant Laval et les communes de l'agglomération lavalloise, dans la perspective des élections municipales qui auront lieu les 15 et 22 mars 2020.

La volonté des signataires est de regrouper les énergies militantes, populaires et sociales, en vue de constituer des listes de rassemblement de la gauche, ouvertes aux citoyennes et citoyens motivés par la gestion des collectivités locales - communales et intercommunales - dans le sens de l'écologie, de la solidarité et de la citoyenneté.

Après l'appel daté du 14 juillet (voir Municipales 2020 : des listes citoyennes de rassemblement de gauche), les citoyennes et citoyens concernés par les élections municipales 2020 dans les communes de Laval Agglomération sont invités à participer aux ateliers citoyens qui auront lieu le 6 septembre 2019 à 18h30 à la Maison de quartier 48 rue d'Hilard à Laval (Mayenne).

La lutte contre les inégalités, l'accès aux services publics locaux, le souci de la cohésion sociale, sont les principales préoccupations des signataires de cet appel, sans oublier l'urgence environnementale.


 

Cet article est le 3137 ème sur le blog MRC 53 - le 27ème, catégorie Municipales et intercommunalité

Manifestation à l'initiative des syndicats de travailleurs contre l'ordonnance travail - Laval, 12 septembre 2017

Manifestation à l'initiative des syndicats de travailleurs contre l'ordonnance travail - Laval, 12 septembre 2017

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23 juillet 2019 2 23 /07 /juillet /2019 15:24

 

Le 14 juillet, un appel a été lancé sur les communes de Laval Agglo

 

Une initiative citoyenne soutenue par des militants politiques a été engagée au coeur de l'été concernant Laval et les communes de l'agglomération lavalloise, dans la perspective des élections municipales qui auront lieu les 15 et 22 mars 2020.

La volonté des signataires est de regrouper les énergies militantes, populaires et sociales, en vue de constituer des listes de rassemblement de la gauche, ouvertes aux citoyennes et citoyens motivés par la gestion des collectivités locales - communales et intercommunales - dans le sens de l'écologie, de la solidarité et de la citoyenneté.

Voici le texte de cet appel publié le 14 juillet 2019 et la liste des premiers signataires, comportant autant de femmes que d'hommes, des militants associatifs et syndicaux.

Pour une liste de rassemblement des forces de gauche dans les communes de Laval-agglomération

Au moment où tant de citoyen-ne-s espèrent plus de justice face aux politiques libérales du gouvernement, les communes de l’agglomération doivent devenir des lieux de construction pour améliorer le quotidien de tous, en portant des ambitions environnementale, économique et sociale,

avec l’objectif d’en finir avec les inégalités, de renforcer l’accès aux services publics locaux et de conduire une véritable politique de cohésion sociale au service de toutes les populations.

 

Nous, militant-e-s et acteur-rice-s, associatif-ve-s, culturel-le-s, syndicales-aux, sportif-ve-s et politiques, souhaitons contribuer à l’engagement et au rassemblement de toutes les énergies pour les élections municipales de 2020. Ces listes oeuvreront pour une politique écologique, sociale, solidaire et citoyenne et constitueront une alternative aux politiques menées actuellement.

 

Nous voulons créer une démarche populaire pour l’élaboration des projets municipaux et d’agglomération, la conduite de la campagne, le choix des candidatures, ce jusqu’à la mise en oeuvre collective des engagements pris.

 

Premiers signataires : Guillaume Agostino, Michèle Blot, Delphine Cornilleau, Bruno Do Nascimiento, Brigitte Gautier, Aurélien Guillot, Claudette Lefebvre, Emmanuel Lory, Patrice Louis, Patrice Morin, Camille Pétron, Gérard Pigois, Martine Queffelec, Steve Rattier, Catherine Romagné, Fabienne Roussel, Catherine Roy, Michel Sorin

 

Cet article est le 3135 ème sur le blog MRC 53 - le 26ème, catégorie Municipales et intercommunalité

L'ex-voie ferrée Laval-Renazé, réaménagée pour les promeneurs, ici sur la commune de Saint-Berthevin, en bordure de la forêt de Concise

L'ex-voie ferrée Laval-Renazé, réaménagée pour les promeneurs, ici sur la commune de Saint-Berthevin, en bordure de la forêt de Concise

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29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 13:15

Un choix d’avenir pour Belfort face à un sortant ex-MRC

 

C’est peut-être une surprise à Belfort (voir France Bleu, 15 novembre 2013 : Municipales Belfort : un candidat surprise pour le MRC), mais pas pour moi car j’ai vu Bastien, originaire de Belfort, se réinstaller dans cette ville après avoir travaillé au contact de Jean-Luc Laurent dans le Val-de-Marne. Il était candidat à la candidature MRC aux élections législatives dans le Territoire de Belfort en 2012 mais devancé par le maire de Belfort, lui-même successeur de JP Chevènement dans cette fonction. Etienne Butzbach n’avait pas été élu député et, en rupture avec le MRC, s’était ensuite engagé avec le PS, au grand dam du sénateur du Territoire de Belfort, Jean-Pierre Chevènement.

 

Conseil national MRC 240313 015 TBastien Faudot a été élu par les militants MRC de Belfort pour conduire une liste aux élections municipales de mars 2014. Voir l’article paru le 27 novembre 2013, signé Jérémy Chevreuil, journaliste à France3 : Bastien Faudot, candidat du MRC à Belfort: « Jamais la ville n'a été socialiste.

Il aura 35 ans en mars, quelques jours seulement avant le premier tour des élections municipales. Bastien Faudot a été choisi par les militants du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) pour mener la liste chevènementiste à Belfort. La tête de liste initiale, Christian Proust, a jeté l’éponge, craignant « l’échec de la gauche ». Bastien Faudot, qui travaille au SMTC présidé par… Christian Proust, entend « renouer avec le fil d’une histoire interrompue avec le départ d’Etienne Butzbach (élu sous l’étiquette MRC) au PS », certain que « les Belfortains savent ce qu’ils doivent » à Jean-Pierre Chevènement et Christian Proust. Interview.

Que va faire un trentenaire comme vous dans la pétaudière politique belfortaine ?

« On peut retourner la question. Je parle souvent de guerre des mémoires. Dans ce contexte national et local difficile, et la donne n’est pas simple non plus de l’autre côté de l’échiquier politique, il faut renouer avec le fil d’une histoire interrompue avec le départ d’Etienne Butzbach au PS. L’attaque n’est pas personnelle, mais concerne la signification politique de ce départ ».

Justement, le MRC a perdu la ville de Belfort, son fief historique, avec le ralliement du maire sortant Etienne Butzbach au PS. Quelles sont les ambitions de votre parti pour ces municipales ?

 « Reconquérir la ville. Nous ne sommes pas dans une logique d’étiquette. C’est le projet républicain qui nous tient à cœur. Nous avons fait des propositions au PS, conscients du risque considérable de partir divisés. Mais l’on ne peut pas succomber en permanence à l’argument d’autorité selon lequel le PS doit conduire la liste. Belfort a une histoire particulière. Jamais la ville n’a été socialiste. Ce n’est pas un hasard de la carte électorale. Belfort a une double tradition, industrielle et militaire, ce qui peut sembler contradictoire. Le MRC fait la synthèse entre le patriotisme républicain et le souci de la justice sociale. »

Vous envisagez donc de devenir le prochain maire ? 

« Bien sûr, sinon je n’irai pas. L’enjeu dépasse d’ailleurs les municipales. Il faut reprendre l’initiative. Je parle souvent des 4R: renouvellement des personnels et des pratiques politiques, face à un système qui verrouille le débat et l’absence totale de la génération des moins de 50 ans; rupture avec la ligne sociale-libérale du PS qui a des conséquences directes sur le fonctionnement des collectivités; rassemblement, tel que l’a toujours fait Jean-Pierre Chevènement, des communistes aux gaullistes; républicain, car les partis politiques sont confrontés à une défiance généralisée. Un tiers de notre liste sera composée de membres de la société civile et du monde économique. »

Écartez-vous toute alliance avec le PS ? Avec d’autres partis ?

« Pour le PS, l’affaire est réglée. Nous ne ferons pas d’accord avec le PS. Nous souhaitons une liste d’ouverture républicaine. Nous l’avons fait savoir à plusieurs partenaires potentiels, un certain nombre d’organisations politiques. Nous discutons avec plusieurs politiques locaux, des Verts ou du Front de Gauche. Pour l’instant le Front de Gauche semble plutôt vouloir constituer sa propre liste. J’espère pouvoir les convaincre de la nécessité politique de l’union. »

Le risque n’est-il pas de mener la campagne de trop pour le MRC ?

« Je ne propose pas aux militants, aux sympathisants, de livrer un dernier combat. Si on l’aborde comme le premier, je suis sûr qu’il y en aura beaucoup d’autres. Les Belfortains connaissent le capital politique légué par Jean-Pierre Chevènement. Sans lui, sans Christian Proust, il n’y aurait pas la gare TGV ou les Eurockéennes par exemple. Les Belfortains savent à qui ils doivent tout cela. Ils sont attachés au MRC. »

Rappel : Avec Chevènement, le MRC propose de construire l'Europe des réalités - 7 novembre 2013 

Municipales 2014 : le MRC expose au PS sa vision du rassemblement - 14 juillet 2013

Alsace : le détricotage institutionnel de la Nation, repoussé (B Faudot) - 9 avril 2013

 

Cet article est le 25ème paru sur ce blog dans la catégorie Municipales et intercommunalité

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14 juillet 2013 7 14 /07 /juillet /2013 21:33

Listes communes dès le 1er tour, en respectant les partenaires

 

La préparation des élections municipales a commencé depuis longtemps. Voir Le PS précise sa stratégie pour les municipales de 2014 (Le Monde, 27 mars 2013). Les inquiétudes liées à la conjoncture électorale justifient des listes de rassemblement de la gauche dès le 1er tour. Voir Municipales 2014: le Parti socialiste craint le bouillon (l’Humanité, 2 juillet 2013).

 

Le mouvement Républicain et Citoyen (MRC) est favorable à des listes de gauche dès le 1er tour, à condition que le PS respecte ses partenaires et accepte de leur accorder la tête de liste là où ils ont fait leurs preuves, localement (le cas de Belfort est emblématique).

 

Conseil national MRC 240313 015 TVoici le point de vue du MRC, exprimé par Bastien Faudot, secrétaire national chargé des élections, le 12 juillet 2013.

Municipales : le rassemblement de tous suppose la considération de chacun

 

Harlem Désir, premier secrétaire du Parti Socialiste appelle les forces de gauche à se rassembler dès le premier tour aux élections municipales.
Dans un esprit de responsabilité et de solidarité entre les composantes de la majorité, nous partageons cet impératif. Mais il reste à préciser ce que rassemblement veut dire pour le premier secrétaire du Parti Socialiste. S’il s’agit de bâtir ensemble des listes qui représentent la diversité de la gauche dans toutes ses composantes, le MRC y est naturellement favorable. S’il s’agit dans son esprit que les partenaires du PS se rangent systématiquement derrière ce dernier pour apporter l’appoint nécessaire des voix, ce n’est ni soutenable, ni praticable.

La France est composée de 36.000 communes et le Parti Socialiste représente selon les scrutins entre 50 et 60% des voix des électeurs de gauche. Il ne peut donc à lui seul prétendre imposer une hégémonie sur l’ensemble du territoire. Le PS doit donc consentir à permettre à ses partenaires de conduire les listes là où il y a une implantation, une légitimité historique ou une pratique des responsabilités qui ont permis à des sensibilités différentes de s’exprimer. EELV, le PRG, le PCF ont, au même titre que le MRC, la légitimité nécessaire et les personnes compétentes pour prétendre construire des listes de rassemblement et permettre la victoire de la gauche dans de nombreuses villes. Ce geste d’ouverture s’avère aujourd’hui vital après l’épisode de Villeneuve-sur-Lot et l’épilogue que l’on sait.

Il ne serait pas acceptable que le PS se contente de proposer aux partenaires quelques strapontins, puis, au lendemain de la défaite, de leur faire porter la responsabilité de la division. D'une part, cet appel au rassemblement serait un voeu pieu, ensuite la logique de primaire au premier tour, où chaque formation politique se combat pendant de longs mois pour finir par fusionner des listes en catimini dans l’entre-deux tours n’est pas compréhensible par les électeurs, et s’avère donc inefficace au plan électoral.


Le MRC répond donc favorablement à l’appel de Harlem Désir, pour autant que sa proposition de rassemblement soit respectueuse de l’identité des partenaires et de leur représentativité.
Le MRC propose une réunion nationale des partis de la majorité pour préparer ensemble les élections municipales. La logique du rapport de force majoritaire crée une situation de monopole qui est mortelle pour la démocratie car si le PS est en capacité d'arriver la plupart du temps en tête de la gauche au premier tour, il y a à l'inverse très peu d'endroits où sa base électorale suffit pour éviter le retour de la droite dans les exécutifs locaux.
 

 

Cet article est le 24ème paru sur ce blog dans la catégorie Municipales et intercommunalité

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21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 21:41

Eiffage (filiales) et Réseau Ferré de France à la manœuvre

 

C’est un très important chantier qui a été ouvert en 2012 à Saint-Berthevin à l’initiative du groupe de travaux publics Eiffage, dans le cadre de la maîtrise d’ouvrage qui a été déléguée à ce groupe par Réseau Ferré de France.

 

Réseau Ferré de France (RFF) propriétaire et gestionnaire du réseau ferré national, assure la maîtrise d'ouvrage des 8 jonctions de la LGV au réseau ferré existant et des dispositifs de gestion centralisée pour l'exploitation et l'alimentation électrique de la ligne.

Eiffage Rail Express (ERE) assure la conception, la construction, le financement et la maintenance de la LGV et de la Virgule de Sablé-sur-Sarthe, pour une durée de 25 ans à compter du 3 août 2011.

 

Réseau ferré de France (RFF) et le groupe Eiffage ont signé le premier contrat de partenariat dans la grande vitesse ferroviaire pour la réalisation de la LGV entre Le Mans et Rennes, dès l’accord de financement entre l’Etat et les collectivités territoriales (13 juillet 2011). Voir l’article du Moniteur, publié le 28 juillet 2011 :

 

 

Paris-Rennes en moins d'1h30. C'est le temps qu'il faudra en 2016 pour réaliser ce parcours quand la ligne Paris-Le Mans construite en 1989 sera prolongée jusqu'en Bretagne (…).

Titulaire d'un contrat de 25 ans, le n°3 français du BTP sera maître d'ouvrage de la ligne nouvelle (80% du coût du projet). A ce titre, il mettra au point définitivement le projet technique et accomplira les procédures complémentaires à mener après les études détaillées (loi sur l'eau, espèces protégées, enquêtes parcellaires, acquisitions foncières restantes...), construira et gérera l'infrastructure qui sera ensuite exploitée par la SNCF (…).

Un montage financier complexe

Les 3,3 milliards d'euros nécessaires au projet sont financés aux deux tiers par les collectivités territoriales et RFF. Le tiers restant (qui correspond à la part de l'Etat) est pré-financé par Eiffage sous forme de fonds propres complétés par une dette bancaire contractée auprès de douze établissements commerciaux. A la mise en service de la ligne, les trois quarts de cette dette seront refinancés par la Caisse des Dépôts et par la Banque Européenne d'Investissement. Ensuite, en phase d'exploitation, Eiffage percevra deux loyers : un premier pour le remboursement de la part préfinancée ; un second pour la maintenance et le renouvellement de la ligne. RFF, qui percevra les péages, assume le «risque commercial» du projet. Par ailleurs, l'établissement public conserve la maîtrise d'ouvrage des raccordements au réseau national classique existant et rappelle que près d'un milliard d'euros sera investi d'ici à 2015 dans la rénovation du réseau existant en Bretagne et Pays de la Loire.

A noter que s'ajoute au contrat de partenariat proprement dit la réalisation de la virgule de Sablé sur Sarthe (3,6 km) pour 36,3 millions d'euros (financés par les collectivités, l'Etat et RFF), qui permettra de faire rouler du matériel TER sur une LGV, une grande première. Ce qu'explique Hubert Du Mesnil, président de RFF : «l'intérêt public supplémentaire que représentait cette virgule et la rapidité avec laquelle les études et la DUP ont été réalisées ont permis d'intégrer cette tranche conditionnelle dans le contrat».

Pour voir les communes concernées par le tracé, cliquez-ici.

 

Ce rappel étant fait, venons-en aux chantiers qui concernent plus particulièrement Saint-Berthevin. Voir La Ligne à Grande Vitesse Le Mans-Rennes fait du bruit à St-Berthevin - 20 novembre 2012.

 

En ouvrant la réunion publique, le 19 novembre, en présence d’une assistance fournie, Yannick Borde, maire de Saint-Berthevin et conseiller général de la Mayenne, a tenu à préciser quelques points. Il s’agit d’un projet structurant pour le département, qui va occasionner des troubles pendant 3 ou 4 ans sur toutes les communes concernées.

A Saint-Berthevin, c’est une superficie très importante (117 hectares) qui est concernée, de trois façons :

- la Ligne à Grande vitesse (LGV) elle-même qui contourne Laval et touche le nord de Saint-Berthevin,

- le raccordement à la gare de Laval, qui partira de l’Aulne, traversera les vergers et rejoindra la ligne existante à la Rouairie,

- la base des travaux située entre la rocade nord de Saint-Berthevin et la ligne existante (36 à 37 ha au début, dont 7 ha seront conservés pour assurer la maintenance de la ligne - 50 emplois - les 30 ha restants revenant à Laval Agglo, en zone d’activité économique à proximité de la ligne ferroviaire).

 

Au cours du débat, le maire a insisté sur un point important du projet : la réouverture de la route de Changé (qui était coupée depuis la fermeture du passage à niveau), grâce à la création d’un pont rail au niveau de la Rouairie (la route passera sous la ligne de raccordement à la gare de Laval).

 

Le représentant de Réseau Ferré de France, Laurent Desvignes, a présenté ce qui est de la responsabilité directe de RFF, notamment la jonction Laval Ouest, les travaux se faisant actuellement la nuit en raison des contraintes de circulation ferroviaire. Les aiguillages seront prêts en septembre 2013 et la mise en service de la jonction se fera un an plus tard.2 20 /11

 

Les représentants du groupe Eiffage (sociétés ERE et CLERE), Florent Janssen et Olivier Prinet, ont ensuite présenté les travaux de leur ressort (maîtrise d’œuvre). On a beaucoup entendu parler de TOARC B ou C. Il faut comprendre «Terrassements, Ouvrages d'Art et Rétablissements de Communication ».

A signaler, parmi les nombreux ouvrages d’art, l’estacade (viaduc) du Vicoin (260 m), dont la construction commencera en janvier 2013. La RD 57 sera déviée à partir de décembre 2012 pendant la construction des deux ponts rails qui durera un an.

 

Les travaux de réalisation de la « base de travaux », à hauteur de l’Eglanière, des Mesliers et de la Servinière, ont commencé en août 2012. Face à l’existence de rochers plus importants que prévu, il a fallu « miner sous contraintes » (la voie ferrée étant à moins de 200 m, les tirs devaient éviter le passage des trains), des arrêtés préfectoraux étant nécessaires pour des tirs de nuit (entre 23h et 1h du matin).

 
Le responsable de ces opérations de minage, représentant de la société spécialisée Alpharoc, a expliqué les mesures prises auprès des installations existantes dans un rayon de 200 mètres (proximité du Centre de secours, de l’espace sportif de l’Eglanière et des lotissements). Des capteurs mesurant la vitesse des vibrations ont été placés en de nombreux endroits afin de vérifier l’absence de risque de « désordres » dans les habitations. Le bureau d’études Géoarmor environnement a été sollicité pour vérifier les mesures de vibrations. En fait, au moment des tirs de mine, le plus gênant n’était pas le niveau sonore. C’était l’onde (déplacement d’air) qui était ressentie dans les maisons. En cas de « désordre » préjudiciable constaté pouvant être en relation avec les tirs de mine, il faut prendre contact avec le cabinet d’assurance, qui s’expliquera avec celui d’Alpharoc.

 

Peu d’information avait été faite avant, car « on ne voulait pas inquiéter tout le monde ». Certes, mais les riverains auraient souhaité être mieux informés, de façon à prendre des dispositions de contrôle. Pendant les opérations, le représentant de la société Alpharoc a répondu aux questions, placé des capteurs chez ceux qui exprimaient des inquiétudes. Tous les résultats de ces mesures sont dans les normes admissibles.

 

Il y eut 26 tirs répartis sur 21 nuits, entre le 26 septembre et le 30 octobre, 170 000 m3 de rocher miné.

23:50

 

Cet article est le 23ème paru sur ce blog dans la catégorie Municipales et intercommunalité

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20 novembre 2012 2 20 /11 /novembre /2012 23:50

Les tirs de mine de nuit ont préoccupé les Berthevinois

 
Une réunion publique a eu lieu au Centre de Rencontres de Saint-Berthevin le 19 novembre 2012, à l’initiative des responsables de la construction de la Ligne à Grande Vitesse (LGV) ferroviaire Le Mans-Rennes. Les organisateurs sont Réseau Ferré de France (RFF) et la filiale d’Eiffage qui a la maîtrise d’ouvrage de l’opération qui va durer jusqu’à la mise en service de la ligne en 2017. Le maire, Yannick Borde, est également intervenu lors de cette réunion.
 
Voir Eiffage construira la ligne TGV entre Le Mans et Rennes (Ouest-France, 19 janvier 2011) et la présentation Wikipédia LGV Bretagne-Pays de la Loire
 

(…) La ligne à grande vitesse vers la Bretagne constitue le prolongement de la branche ouest de la LGV Atlantique, qui se termine à Connerré (72) où elle rejoint la ligne venant de Chartres. Elle passera au nord du Mans pour plonger dans le sud-ouest vers Sablé-sur-Sarthe (72), où un barreau permettra de rejoindre la ligne classique en direction d'Angers et Nantes. Elle poursuivra en remontant au nord-ouest pour passer au nord de Laval, qu'elle desservira par deux raccordements sur la ligne classique. Elle se raccordera finalement à la ligne classique Paris - Brest à Cesson-Sévigné (35) dans la banlieue rennaise afin d'y rejoindre la gare de Rennes. Aucune gare nouvelle n'est prévue sur le parcours. En complément, la "virgule de Sablé", un barreau permettant des liaisons régionales rapides entre Angers et Laval/Rennes en passant par la LGV, a été déclarée d'utilité publique par arrêté du 12 mai 2011. Il est prévu quelque 200 ouvrages d'art sur l’ensemble (…).

 

Voir aussi le bulletin Info Saint-Berthevin n° 54 Novembre-décembre 2012 (voir Mairie de Saint Berthevin)

 

Les phases décisives

1997 : décision de construire la ligne sans faire de nouvelle gare à Laval

2004 : tracé définitif présenté par RFF, avec les axes de raccordement à la gare de Laval, qui impactent particulièrement la commune de Saint-Berthevin.

2011 : contrat de partenariat public-privé avec RFF et Eiffage Rail Express (ERE, filiale Eiffage), maître d’ouvrage de la ligne (financement, conception, construction et entretien pendant 25 ans).

2012 : début des grands travaux.

 

Le projet en chiffres

182 km de ligne, dont 59 en Mayenne (5,63 à Saint-Berthevin, dont 2,43 en ligne LGV et 3,20 en raccordement).

3,4 milliards d’euros de travaux.

Paris-Laval en 1h10 à partir de 2016 ou 2017.

 

La construction de la LGV

 

Le paysage berthevinois a changé ces dernières semaines, notamment en périphérie de la commune au niveau du giratoire de la Provostière. D’énormes engins de travaux publics ont investi les lieux et modifié les lignes du paysage. La construction de la LGV (Ligne à Grande Vitesse) est entrée dans sa phase opérationnelle.

 

Le projet de la LGV Bretagne-Pays de la Loire s’inscrit dans le prolongement de la LGV Paris-Le Mans mise en service en 1989. Il engendrera un gain de temps de 22 minutes entre Paris et Laval et 37 minutes entre Paris et Rennes.

A ce projet, s’est greffée la « virgule de Sablé », longue de 3,6 km qui permettra d’améliorer de façon importante le trajet entre Nantes, Angers et Laval, de 45 minutes environ pour les liaisons de type TER.

Mais, avant la mise en service en 2016, des travaux considérables vont être engagés, créateurs d’emplois.

L’aménagement de la base de travaux est aujourd’hui ce qui paraît le plus spectaculaire. Les travaux d’aplanissement au niveau de la ligne actuelle ont rencontré des rochers qui ont nécessité des tirs de mine tout le mois d’octobre. Cette base sera aménagée à partir de fin 2013 en gare de triage le temps des travaux et une partie (5 à 11 ha) en unité de maintenance pour la durée du contrat, soit 25 ans.

 

Deux ponts rails* seront réalisés sur la RD 57 au niveau de l’Aulne : un pour la LGV et un pour la voie de raccordement à la gare de Laval. La construction de ces deux ouvrages nécessite un détournement de la RD 57 en cours d’aménagement.

Deux giratoires provisoires situés à l’Aulne et au niveau de la route de Saint-Isle, seront mis en service courant novembre. Les travaux de rétablissement effectués par Eiffage seront complétés par un aménagement à 4 voies entre ces deux giratoires, réalisé par le Conseil général.

Sur la RD 576 (route du Genest) seront aménagés un pont route** au niveau des lieux-dits « les Marionnettes » et « les Coquelinières » ainsi qu’un pont rail au niveau du lieu-dit « la Perrière », avec une rectification du virage. La préparation de ces deux ouvrages va engendrer le transfert de 150 000 m3 de la zone de déblai des « Graviers » à la zone de remblai de la sortie de l’autoroute à « la Perrière ». Ce transfert est prévu de s’effectuer d’avril à octobre 2013 par camions, d’où une circulation difficile prévisible pendant cette période.

 

Deux viaducs seront aménagés sur la vallée du Vicoin : le premier sur la ligne LGV au niveau de « Painchaud » (337 m), le 2ème sur l’axe de raccordement au niveau de « la Tabonderie » (260m) juste avant la jonction avec l’actuelle ligne SNCF. Les remblais techniques commenceront fin 2012 pour un démarrage des fondations début 2014.

 

Un pont rail sera aménagé sur l’ancienne route de Changé au niveau de la Rouairie. Cet ouvrage est très défendu par la commune car il permettra de rouvrir une route coupée depuis la fermeture du passage à niveau. Les travaux sont en cours et devront être terminés en 2013 avant la fermeture du PN 158 de « la Tabonderie ».

 

* Pont rail : la route passe sous la ligne

** Pont route : la route passe au-dessus de la ligne.

 

Les préoccupations d’une partie du public présent concernaient principalement les conséquences des tirs de mine (170 000 m3 de rochers minés) qui avaient eu lieu du 26 septembre au 30 octobre (26 tirs réalisés sur 21 nuits).

 

Voir sur le site relatif à la construction de la LGV Bretagne – Pays de la Loire (Nicolas Le Guillou) : Base travaux SAINT-BERTHEVIN

Du côté de la plateforme de la base travaux, les tirs de mine sont définitivement arrêtés depuis la fin du mois d’octobre. Depuis juillet, ERE et RFF ont bougé 560 000 m3 de terre et brisé 150 000 m3 de roches sur ce site. L’opération a consisté à déblayer le terrain naturel de 6-7m au droit de l’ouvrage ferroviaire sur la rocade de LAVAL, sur une grande surface et de remblayer en allant vers le PN 157 afin d’obtenir une plateforme bien plate.

Petites actualités de la plateforme travaux de SAINT-BERHEVIN où les terrassements le long de la voie ferrée sont terminés. Ces travaux ont été réalisés de nuits après le dernier train (entre 22h30 et 4h00). Le reste de la base travaux est en cours de terrassement par ERE depuis juillet, avec plusieurs pelles, tombereaux, dumpers, pour abaisser le niveau du terrain naturel. En ce moment et jusqu’à fin novembre, des tirs de mine sont réalisés afin de briser la roche, omniprésente sur les lieux.

Cet article est le 22ème paru sur ce blog dans la catégorie Municipales et intercommunalité

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