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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine autour des idées de Jean-Pierre Chevènement. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens après les élections de 2002.
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17 janvier 2009 6 17 /01 /janvier /2009 23:36

 

L’Etat presse les élus locaux d’accepter des réformes

 

PCF-17-janvier-2009-004.jpgLa venue en Mayenne de Marie-France Beaufils, maire de St-Pierre-des-Corps (37), ce 17 janvier à Laval, était liée au thème retenu par la fédération départementale du PCF pour sa réunion des vœux 2009 : les enjeux de la fiscalité locale.

 

Marie-France BEAUFILS et Yannick PELTIER

 

Etant membre du comité des finances locales (voir Comité des finances locales - Wikipédia), la sénatrice d’Indre-et-Loire a présenté les points d’actualité concernant les projets du gouvernement en matière de financement des collectivités locales.

 

En juin 2008, le ministre du budget, Eric Woerth, avait affirmé le principe de maîtrise des dépenses publiques, afin de respecter les critères de Maastricht (déficit public inférieur à 3% du PIB). Cela concernait les comptes 2009 de l’Etat, mais aussi des collectivités territoriales et de la Sécurité sociale.

 

L’Etat voulait réduire ses contributions aux investissements, qui sont au service de la population. Et, pourtant, ce sont les services publics, notamment d’éducation, qui permettent le mieux de lutter contre les inégalités sociales (voir Insee, chapitre "Indicateurs d'inégalités sociales", France, portrait social - édition 2008).

 

Le ministre est mal à l’aise pour mettre en œuvre ses principes de réduction des dépenses, compte tenu de la crise financière. Les dotations de l’Etat aux collectivités locales vont augmenter de 0,8% seulement en 2009 par rapport à 2008. En outre, il diminue le montant des compensations aux communes et aux organismes HLM.

 

Le comité des finances locales a repoussé deux demandes du gouvernement, l’une relative au fonds de compensation de la TVA (il souhaite décider du montant de la compensation, alors que, depuis 1976, la TVA sur les investissements est entièrement remboursée) et l’autre à la dotation de solidarité urbaine (sa proposition, qui consiste à supprimer le critère logement social et ne conserver que la richesse fiscale de la commune, écarterait la moitié des communes qui la perçoivent actuellement). Un groupe de travail a été mis en place ; il rendra ses conclusions avant juin 2009. La vigilance s’impose.

 

Le PCF s’oppose au projet Sarkozy de supprimer la taxe professionnelle. Il propose de la réformer en harmonisant les contributions des différents secteurs d’activité (énergie et industrie, qui contribuent beaucoup, finance, services, grande distribution, qui contribuent peu) et en introduisant les actifs financiers.

 

Dans le débat qui a suivi, Marie-France Beaufils a répondu aux questions portant sur le service minimum dans l’enseignement (elle a refusé de l’organiser dans sa ville),  le rôle de l’Agence de rénovation urbaine (ANRU - le problème est l’insuffisance des logements construits en province), la taxe professionnelle (il faut conserver un impôt à base économique), la crise du système capitaliste destructeur d’activité économique, avec répercussion sur les salariés).

 

Le représentant du Parti ouvrier indépendant (POI) a montré que le gouvernement aide les banques mais ce sont les salariés qui vont supporter la crise financière. Par exemple, à Laval : un million d’euros répercutés sur les finances de la ville et cinq millions € demandés par les banques pour ramener les emprunts « pourris » à un taux fixe. L’augmentation de 26% du taux d’imposition n’est pas acceptable ; ce ne sont pas les salariés qui doivent payer.

 

Jacques Poirier (PCF 53) a critiqué le président de la commission des finances du Sénat, sénateur de la Mayenne, Jean Arthuis, qui, dans un entretien au journal Les Echos, considère que le coût du travail est trop élevé, propose de supprimer la taxe professionnelle, l’impôt de solidarité sur la fortune et le bouclier fiscal, de diminuer les cotisations sociales et augmenter les impôts payés par les citoyens.

 

Répondant à une question sur le seuil de 20% de logements sociaux prévu dans la loi de solidarité urbaine (SRU), la sénatrice s’exprime en faveur d’une application rigoureuse de la loi.

 

Elle veut le maintien des communes, car c’est le point de départ de la démocratie (en zones rurales, mais aussi urbaines, certains poussent au transfert de compétences des communes aux intercommunalités). Elle est favorable à la coopération intercommunale, mais pas à la suppression des communes.

 

Une autre question porte sur la privatisation de La Poste. La maire de St-Pierre-des-Corps s’y oppose et recommande la vigilance car l’ouverture du capital conduit à la privatisation du service public postal.

 

La proposition de TVA dite sociale du sénateur Arthuis est mise en pièces par la sénatrice Beaufils. Cette TVA sera payée par les salariés les plus modestes. Il faut jouer sur la qualité des produits et la revalorisation du pouvoir d’achat. Les délocalisations ont moins la cote. Il faut réhabiliter l’impôt et faire en sorte que chacun contribue en fonction de ses possibilités.

 

Ensuite, le PCF de la Mayenne présentait ses vœux.

 

La direction  politique de la fédération de la Mayenne est assurée par un comité fédéral de 9 membres, dont Yannick Peltier ; Aurélien Guillot, Tiphaine Leroi-Charron et Jacques Poirier coordonnent collégialement ce comité.

 

Yannick Peltier, qui a exercé la responsabilité départementale pendant 9 ans (et aussi régionale depuis quelques années) a repris une activité salariée à plein temps dans le privé. 

 

Jacques Poirier retraçait son action militante et le remerciait chaleureusement au nom de tous les membres de l’organisation. De nombreux dirigeants départementaux de partis de gauche étaient présents, dont Guillaume Garot (PS, député, maire de Laval).  

 

Cet article est le 11ème sur ce blog dans la catégorie Partis de gauche 53 rencontres.

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17 octobre 2006 2 17 /10 /octobre /2006 17:56

 

 

Une rencontre constructive, des échanges et des débats de fond 

  Le point de départ remonte au 8 février 2006 quand cinq partis (PS, PCF, Verts, PRG et MRC) et cinq associations politiques (Alternatifs, Convergence citoyenne, Gauche républicaine, Mouvement pour une Alternative Républicaine et Sociale, Régions et peuples solidaires) réunis à Paris, décident de créer un comité national chargé « d’organiser le débat avec les citoyens » sur les propositions alternatives en vue des échéances 2007.

 Ce comité a décidé, à son tour, le 8 mars, d’organiser des débats publics nationaux et invité les antennes départementales à se rencontrer afin de prendre des initiatives similaires dans les départements.

 A l’initiative du PCF, avec l’appui du MRC, une première réunion est organisée en Mayenne le 30 mars. Les associations politiques, présentes au niveau national, n’étant pas représentées en Mayenne, ce sont des délégués des cinq partis qui se retrouvent rue des Trois Régiments à Laval.

 Lors de la seconde réunion, le 1er juin, il a été décidé d’organiser à la rentrée une soirée-débat, non publique, entre les responsables des cinq partis sur trois thèmes, choisis en raison de leur importance et de l’amplitude forte des positions sur ces thèmes : les questions économiques, énergétiques et européennes.

 Le 7 septembre, puis le 5 octobre, on en arrive aux préparatifs du déroulement concret de la rencontre du 12 octobre. Il est prévu d’aborder les trois thèmes à raison d’une heure par thème, répartie en 5 exposés de 5 minutes, suivis de 35 minutes d’échanges et de débat. Les taches sont distribuées entre les 5 formations politiques (régulateurs, présentation de la rencontre, compte rendu).  Le 12 octobre, tout se passe comme prévu avec une belle autodiscipline.

 Le communiqué de presse collectif (voir, ci-après) met en évidence le travail effectué dans une bonne ambiance. Chacun peut s’en réjouir dans la perspective 2007.

 Communiqué de presse suite à la réunion de la gauche 53 jeudi 12 octobre 2006 à Laval

 Dans le prolongement des accords nationaux (février-mars 2006) entre les partis et organisations de gauche souhaitant battre la droite et gouverner ensemble après les élections 2007, 25 responsables exécutifs des échelons départementaux des formations politiques représentées en Mayenne (PS, PCF, Verts, PRG et MRC) se sont réunis, jeudi 12 octobre à Laval, sur un ordre du jour préalablement décidé en commun.

 Cette réunion de concertation et de travail avait pour objectif de favoriser une meilleure connaissance des positions de chaque parti.

 Sur les 3 thèmes retenus (Economie, Energie, Europe), les échanges et débats ont mis en évidence les convergences sur de nombreux sujets (les inégalités, la relance du pouvoir d’achat, le développement durable…) sans masquer les différences (principalement, la relance politique de l’Europe et l’énergie nucléaire).  

 Cette rencontre a permis des échanges francs et directs, unanimement appréciés, dans le respect et l’écoute de chacun des participants.

 Il s’agit là d’une démarche qui augure bien de l’avenir, dans la perspective des échéances électorales futures en 2007 et 2008.

 MRC – PCF – PRG – PS - Verts    

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29 juillet 2006 6 29 /07 /juillet /2006 16:40

 

Création d’un collectif départemental d’initiative unitaire et populaire

A l’issue d’une réunion à l’Antidote à Laval, une dizaine de militants mayennais ont décidé de constituer un collectif provisoire de signataires de l’appel national au rassemblement antilibéral de gauche et à des candidatures communes et de créer un comité 53 d’initiative unitaire et populaire.

Le collectif provisoire est composé de trois porte-parole représentant les organisations signataires (Yannick Peltier pour le PCF, Michel Sorin pour le MRC et Hervé Eon pour PRS) et de trois porte-parole représentant les citoyens signataires de l’appel national (Thierry Baffou, Chantal Cimmier et Jacques Omnès).

Autres citoyens présents : Nicole Poupinet, Joseph Papion, Jacques Poirier.

Les objectifs tiennent en trois ou quatre points principaux, développés devant la presse :

Etablir un programme commun antilibéral et désigner des candidatures communes aux élections législatives, dans le but et avec la volonté de gagner les élections 2007,

Appeler au désistement automatique en faveur des candidats de gauche au second tour,

Pas de participation à un gouvernement qui serait dominé par le social-libéralisme.

 

Une Assemblée Générale du Collectif est prévue le 5 septembre à 20h30, avant celle du Collectif national, programmée le 10 septembre 2006.

 

Coordination du collectif pendant l’été : Hervé Eon, la Haute Marsollière, 53150 La Chapelle-Rainsouin - 06 81 10 81 76 – heon@wanadoo.fr

 Coordination du collectif pendant l’été : Hervé Eon, la Haute Marsollière, 53150 La Chapelle-Rainsouin - 06 81 10 81 76 – heon@wanadoo.fr 

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29 juillet 2006 6 29 /07 /juillet /2006 11:28

 

Vers la création d'un comité 53 d’initiative unitaire et populaire

 Michel Sorin présente au MRC 53 les informations qui vont lui permettre de prendre position.

 Les organisateurs de la soirée de Bonchamp le 29 mai, après en avoir fait le bilan le 8 juin, se sont à nouveau rencontrés le 27 juin, afin de prendre position sur la mise en place d’un comité départemental d’initiative unitaire et populaire, en réponse à l’appel national du 11 mai pour un rassemblement antilibéral de gauche et des candidatures communes aux prochaines élections.

 A cette réunion, participaient des responsables d’organisations politiques (PCF, LCR, PRS, MRC) et des citoyens militants (dont le plus engagé en faveur de l’appel : Jacques Omnès).

 Le PCF est signataire national de l’appel et fortement engagé dans sa mise en œuvre, y compris en Mayenne où il a pris l’initiative, de concert avec Jacques Omnès.  La LCR, PRS et le MRC ne sont pas signataires au niveau national, mais des responsables de la LCR et de PRS l’ont signé, ce qui n’est pas le cas du MRC.

 En Mayenne, les responsables PRS suggèrent d’amender l’appel national pour permettre à la LCR 53 de s’y associer. Le PCF et Jacques Omnès n’y sont pas favorables, considérant que le texte national n’est pas modifiable.  En fait, la LCR reproche à ce texte de ne pas exclure une alliance avec la direction du PS, avec laquelle, selon elle, aucun compromis n’est possible, ce qui la conduit à refuser de s’engager à appeler à voter au 2ème tour pour un candidat PS, quelles qu’en soient les conséquences électorales. Les animateurs de PRS ont le souci de la dynamique locale et de la mobilisation pour battre la droite et l’extrême droite. C’est pourquoi la présence de la LCR serait utile dans ce rassemblement antilibéral.

 Sur proposition du PCF en fin de réunion, il a été décidé, avec l’accord des citoyens présents non liés à une organisation politique, que le comité départemental d’initiative unitaire et populaire sera présenté à la presse le 13 juillet en fin de matinée, à l’issue d’une réunion des signataires de l’appel national pour un rassemblement antilibéral de gauche et des candidatures communes. PRS, MRC et LCR auront alors décidé de leur participation, ou non, à ce comité.

 

 

 La position du MRC 53

 Après une lecture attentive du texte de l'appel national (voir, ci-après) le débat permet de constater l’avis favorable de tous les présents, le contenu de l’appel n’étant pas en contradiction avec les positions développées par le MRC 53.

 Les membres du comité, conscients du non-engagement du MRC national dans cette démarche, considèrent qu’il faut rassembler la gauche autour de propositions concrètes et d’actions de terrain afin de créer une dynamique de réflexions et d’échanges politiques entre les Mayennais. Et le nom du (ou de la) candidat(e) à l’élection présidentielle ne doit pas être un préalable.

 Cette initiative peut permettre de gagner les élections 2007 et 2008. Seule, une mobilisation populaire et unitaire autour de perspectives claires d’alternative au néo-libéralisme, intégrant les leçons du NON du 29 mai, peut créer les conditions les plus favorables au succès.

 Le MRC 53 sera signataire de l’appel du 11 mai en faveur d’un rassemblement antilibéral et s’engagera dans le comité départemental d’initiative unitaire et populaire en cours de création.

 APPEL POUR UN RASSEMBLEMENT ANTILIBERAL DE GAUCHE ET DES CANDIDATURES COMMUNES : IL Y A URGENCE !

 Pour que ça change vraiment, l’heure est venue de passer aux actes : nous proposons la création d’un collectif national d’initiative pour un rassemblement antilibéral de gauche et des candidatures communes.  En moins d’un an, à plusieurs reprises, la société française s’est insurgée contre le libéralisme, destructeur de vies et d’avenir. Le 29 mai 2005, une majorité a sanctionné les choix libéraux des élites européennes.

 A l’automne, la jeunesse de nombreux quartiers populaires, confrontée au chômage, à l’exclusion et aux discriminations, a manifesté sa révolte.  En mars et avril de cette année, c’est par millions que jeunes et salariés se sont soulevés contre la précarité et la destruction du code du travail. Depuis, le refus de la loi sur « l’immigration jetable » s’étend. 

 Ces séismes à répétition et les luttes appellent une réponse politique à la hauteur. Elle ne peut pas être le « réformisme de gauche » accompagnant la mondialisation capitaliste que propose la direction du Parti socialiste. Elle ne peut pas être la réédition de ces alternances sans changement profond qui se terminent immanquablement par des désastres, comme le 21 avril 2002.

 Notre pays a besoin d’une rupture avec le cadre libéral, et non d’un aménagement de celui-ci. Ce choix, qui doit être traduit en propositions précises, correspond à l’attente de millions de femmes et d’hommes de notre pays. Il a vocation à être majoritaire au sein de la gauche, à y battre les politique d’adaptation et de renoncement, ouvrant ainsi la voie à un changement politique et social profond.

 Le discours dominant prétend fixer le cadre des prochaines échéances électorales en les réduisant à la rivalité des deux partis institutionnellement dominants. Tout juste s’inquiète-t-on de la capacité de l’extrême droite à troubler le jeu et s’interroge-t-on, en marge, sur qui décrochera le prix du meilleur second rôle à gauche du PS au terme d’une dérisoire compétition dans la dispersion. Mais l’Histoire n’est pas écrite.

 Nous étions ensemble contre les offensives de la droite et du patronat, refusant de nous incliner devant l’inéluctabilité du modèle libéral que l’on cherche à imposer à tous les pays d’Europe. Dans nos partis, syndicats, associations, dans le cadre des collectifs  unitaires du 29 mai ou d’autres initiatives visant à l’unité, nous avons poursuivi notre démarche.

 Nous affirmons que seule une union de toutes les énergies anti-libérales autour d’un projet commun, seules des candidatures communes antilibérales de gauche aux élections présidentielle et législatives peuvent ouvrir la voie à une authentique alternative : sociale, écologique, anti-discriminations, démocratique. Faute de quoi l’exaspération et la détresse populaires risquent de se traduire en abstention et de profiter à la droite extrême ou à l’extrême droite.

 Les obstacles à l’unité peuvent être levés si la volonté politique prévaut. Nous nous battons pour gagner. Nous voulons en finir avec le pouvoir de la droite, en finir durablement avec une politique dont le pays fait les frais depuis trop longtemps.

 C’est pourquoi nous avons l’ambition de changer en profondeur la donne politique, de bouleverser le rapport de forces à gauche. Nous voulons construire une forte dynamique populaire et citoyenne, œuvrer ainsi à l’essor des mobilisations sociales, avec l’objectif d’une majorité et d’un gouvernement qui appliquent une politique au service du peuple.

 Une politique en rupture avec le libéralisme, opérant des choix respectueux du futur de la planète et des humains qui y vivent. Nous le croyons possible. Si nous n’accédons pas au second tour de la présidentielle, nous nous mobiliserons pour battre la droite et l’extrême droite. Mais nous ne participerons pas à un gouvernement qui serait dominé par le social-libéralisme. Des propositions convergentes existent sur nombre de questions essentielles. Elles fournissent déjà un fondement solide à notre rassemblement. 

 Notre campagne commune aux élections présidentielle et législatives devra s’inspirer de celle menée pour le rejet du traité constitutionnel européen. C’est la même dynamique unitaire que nous devons donner à voir dans les entreprises, les quartiers, les meetings, les médias. Cette campagne devra être portée par les différentes sensibilités engagées dans le processus et ensemble, partout, par les milliers de citoyens qui s’y retrouveront. Un tel cadre collectif permettra d’échapper à la dérive présidentialiste encouragée par les institutions et de désigner celle ou celui qui symbolisera le mieux notre unité à l’élection présidentielle.

 Le temps est venu de concrétiser. Nous proposons la création d’un collectif national d’initiative permettant de discuter de toutes les questions auxquelles ce rassemblement devra répondre, de lever les derniers obstacles et de concrétiser cette campagne. Nous convions toutes les forces, courants, sensibilités de la gauche anti-libérale, féministe, écologiste, citoyenne à être partie prenante de ce collectif qui ne sera pas un cartel figé et restera ouvert. Nous invitons toutes celles et ceux qui partagent notre objectif à créer partout de tels collectifs d’initiative, unitaires et populaires.  Il nous appartient de délivrer ensemble un message d’espoir. Le temps presse. Le défi doit être relevé.  

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28 juillet 2006 5 28 /07 /juillet /2006 22:31

 

Les réunions en Mayenne avec les partenaires de gauche.

Soirée publique à Bonchamp le 29 mai de la gauche antilibérale, un an après le NON du 29 mai.

 Le comité d’organisation (PCF, collectif du 29 mai, association PRS, MRC, LCR, ATTAC) a fait le bilan le 8 juin.

 D’abord, le bilan financier. La contribution du MRC 53 s’élève à 17,22 € (à régler à PRS 53, chargé de l’organisation et de la trésorerie).

 Ensuite, le bilan médiatique. Un bon article dans Ouest France du 30 mai, qui met côte à côte d’une façon qui nous est plutôt favorable, la réunion de Bonchamp et celle de la Maison de l’Europe à Changé le même soir. Environ 70 personnes présentes à chaque réunion.

 Le bilan politique est positif pour la gauche antilibérale, dans la mesure où plusieurs organisations ont préparé ensemble les interventions, recherchant les points de convergence entre elles, sur les thèmes de l’emploi, des services publics et de l’Europe.

 La gauche du NON a prouvé qu’elle est vivante. Mais ce sont seulement les militants qui se sont déplacés et la difficulté est à venir : comment s’entendre sur des candidatures unitaires ?

 

 Réunion publique à Mayenne, le 31 mai, des organisations ayant milité pour le NON au référendum, à l’appel de citoyens du Nord Mayenne.

Cette réunion-débat a rassemblé 25 personnes. Six organisations se sont exprimées : le PRCF (Renaissance communiste), le MRC, le PT (Parti des travailleurs), l’USR-CGT (Retraités CGT), le Comité Républicain pour le NON, Lutte Ouvrière.

Les organisations de la gauche antilibérale étaient invitées mais ne se sont pas déplacées, en raison de la présence du Comité républicain pour le NON, qui était issu du RPR et proche de Dupont-Aignan (inscrit à l’UMP).

 Réunion des responsables des partis de gauche 53 (PS, PRG, Verts, PCF, MRC) à Laval, au siège du PCF, le 1er juin, dans le prolongement de l’initiative nationale du 8 février (les 5 + cinq mouvements ou associations) visant à une mobilisation unitaire contre la droite et pour organiser des débats avec les citoyens présentant l’ensemble des propositions alternatives pour 2007.

 C’était la seconde rencontre après celle du 30 mars.

 Il s’en est dégagé une volonté de confronter nos propositions lors d’une soirée non publique, de 18h30 à 22h30, sur trois thèmes choisis pour leur importance et l’ampleur de nos différences : la politique économique et l’emploi, les questions énergétiques et l’Europe.

 Cela pourrait se passer dans une maison de quartier de Laval le 28 septembre et réunir 25 à 30 dirigeants des cinq partis (5-6 par organisation…). Avec une pause sandwich.   

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28 juillet 2006 5 28 /07 /juillet /2006 17:25

Le début d’un processus de refondation de la gauche ?

 Cette rencontre aura peut-être une importance historique si elle est le début d’un processus de re-fondation et de rassemblement de la gauche autour d’un projet alternatif aux politiques néo-libérales. Au-delà des péripéties qui l’ont précédée, constatons que le MRC est réintégré dans le jeu par un PS dont le centre de gravité a glissé vers la gauche sur quelques points importants, liés à la synthèse du congrès du Mans. Le NON du 29 mai commence à produire ses effets. Mais tout reste à faire.

 

A l’issue de cette première réunion, les points d’accord sont peu nombreux : 

mobilisation unitaire contre le CPE et la politique de l’emploi, mais le MRC n’a pas obtenu dans

l’immédiat que l’on propose une autre politique,

mise en place d’une structure de liaison pour riposter à la politique de la droite,

création d’un comité national pour organiser le débat citoyen sous forme de rencontres

publiques au cours desquelles seront présentées les propositions alternatives pour 2007.

 

Enfin, les faucheurs OGM, condamnés lourdement, ont eu le soutien de tous les participants, c’est-à-dire les cinq partis (PS, PRG, MRC, Verts, PCF) et les cinq autres organisations : la Gauche républicaine et le Mouvement pour une Alternative Républicaine et Sociale (qui soutenaient Chevènement en 2002), Alternative citoyenne (proche du PCF), les Alternatifs et Régions et peuples solidaires (autonomistes, proches des Verts).   

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28 juillet 2006 5 28 /07 /juillet /2006 10:04

Manifestation le 11 février à Laval contre le projet de directive Bolkestein, organisée par le collectif 53 des organisations signataires au niveau national.

 Georges Minzière et Michel Sorin représentaient le MRC à la réunion du collectif, le 2/02/06 à Laval, animée par Jacques Omnès, au titre du « collectif mayennais pour une Europe sociale, solidaire, démocratique et pacifique ».

 

Les autres organisations signataires sont : ATTAC, Confédération paysanne, le syndicat enseignant FSU, la LCR, le PCF, Pour une République Sociale, la CGT, l’Union syndicale Solidaires, les Verts. 

 Il s’agissait de préparer la présence militante dans les rues de Laval le 4 février annonçant la manifestation du 11 février d’une part, et le déroulement de celle-ci d’autre part.  

 Jacques Omnès a présenté le projet de programme de l’après-midi du 11 février : 

d’abord, un récital de 5 chansons composées par lui sur des airs connus : Monsieur Chirac avait promis… sur l’air de la Carmagnole. La complainte de Frits Bolkestein… sur l’air de la complainte de Jean Quémeneur. Il court, il court Bolkestein… sur l’air de Il court, il court le furet. La tactique de Bolkestein… sur l’air de la tactique du gendarme. C’est la directiv’ Bolkestein… sur l’air du petit bout de la queue du chat –F Jacques).

 puis une animation autour de la statue d’Ambroise Paré et la pose de papiers pour fleurir les arbres (de l’hiver- libéral   au printemps - social), ensuite, un défilé en chantant vers la préfecture et, à 17h, la réception, par la directrice de cabinet du Préfet, de dix délégués, dont Michel Sorin pour le MRC. 

 

Une quarantaine d’organisations ont signé, au niveau national, l’appel de mobilisation unitaire contre le projet de directive Bolkestein. Ce projet de libéralisation des services au sein du marché intérieur européen sera examiné par le Parlement européen le 14 février à Strasbourg.

Le texte initial de la Commission européenne, du nom du commissaire néerlandais Frits Bolkestein, introduisait le « principe du pays d’origine (PPO) », dans l’esprit de l’Accord Général sur le Commerce des Services (AGCS) adopté par l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC). Le PPO, c’est le respect de la législation du pays d’origine par un prestataire de services.                                  

Ce projet avait provoqué des réactions virulentes, qui n’ont pas été sans conséquences sur le rejet du traité constitutionnel européen le 29 mai. Il était, en effet, l’illustration parfaite de la volonté néo-libérale de dumping social et fiscal (tirer l’Europe vers le bas).                                       

 Des amendements en cours, en vue du vote du Parlement européen le 16 février, vont modifier le texte (suppression du PPO) contre l’avis des plus libéraux, mais sans rendre le texte acceptable pour autant. A suivre…

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27 juillet 2006 4 27 /07 /juillet /2006 22:12

Participation du MRC 53 au « forum sur l’alternative politique »

en présence de Marie-George Buffet.

 Après une introduction par Yannick Peltier, la Secrétaire nationale du PCF a fait une brève intervention générale, présentant les grands axes d’un programme de rupture avec le libéralisme, dans la perspective d’un véritable projet de société. 

Elle a évoqué les moyens à prendre pour une politique nouvelle : pôle bancaire public, réforme de la Banque Centrale Européenne, réforme des institutions européennes, nouveaux pouvoirs aux salariés dans les entreprises, droit à la santé et au logement… 

Puis, la parole était donnée aux représentants des autres partis : François Gloria (PS), Michel Ferron (élus républicains et socialistes), Claude Piou (Pour une République Sociale), Michel Sorin (MRC). 

 

Ensuite,  des représentants syndicaux (la poste, collectivités locales, agriculture) et des élus communistes (Jacques Poirier) sont intervenus, permettant à Marie-George Buffet de préciser ses positions sur l’agriculture, la sécurité sociale, les délocalisations…

 

 

L’objectif du PCF en 2007, c’est l’union populaire, le rassemblement autour d’un programme de haut niveau pour chasser la droite durablement. Marie-George Buffet admet volontiers qu’on n’y est pas encore. Elle se demande s’il est possible de faire bouger la gauche et comment rassembler pour une autre Europe.

 Le PCF contribue à élever le débat sur le contenu et il ne participera au gouvernement que si les conditions sont réunies en 2007 pour réussir le changement.

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26 juillet 2006 3 26 /07 /juillet /2006 18:02
 
Rencontres du MRC 53 avec les comités pour le NON de la campagne référendaire
 
Michel Sorin et Georges Minzière ont rencontré fin juin, début juillet, les animateurs des principaux comités pour le NON en Mayenne : le collectif des citoyens pour le NON de gauche, le  PCF et ATTAC .
 
Rencontre avec le collectif pour le NON de gauche, le 29 juin 2005.
 
Ce qu'ils nous ont dit :
 
Le collectif n'est ni un parti ni une association. C'était  le regroupement de diverses sensibilités de gauche (partis, syndicats, associations et citoyens) pour que le NON l'emporte.
Depuis le 29 mai, le collectif a pris le nom de Collectif mayennais pour une Europe sociale, solidaire, démocratique et pacifique, à l'initiative des organisations comme ATTAC, le PCF, la LCR, Pour une République sociale, l'Union syndicale Solidaires… Les adhésions sont individuelles.
 
A l'issue de la rencontre nationale des collectifs pour le NON, qui a eu lieu à Nanterre le 25 juin, des objectifs ont été adoptés :
Agir contre les politiques néo-libérales, y compris en participant aux luttes sociales,
Organiser des débats qui favorisent l'émergence de l'Europe des peuples.
Contribuer à des propositions pour une Europe sociale, démocratique…
En résumé : résister, débattre, proposer.
 
En même temps, avait lieu à Paris le 25 juin, une conférence européenne des réseaux associatifs, syndicaux et politiques qui avaient milité pour un NON de gauche en vue de fonder l'Europe sociale, démocratique, pacifique, féministe, écologique, solidaire.
 
La déclaration adoptée était un appel à résister au néo-libéralisme, à débattre pour engager un large mouvement citoyen à l'échelle européenne et à construire des alternatives aux politiques néo-libérales en Europe.
 
Rencontre avec le PCF 53, le 5 juillet 2005.
Ce qu'ils nous ont dit :
 
Concernant la campagne référendaire :
 
Elle a permis au PCF de retrouver une place nationale (après le choc de 2002), celui-ci étant présent, en tant que parti et au sein du collectif pour le non de gauche, essentiellement auprès du monde du travail, plus réceptif. 
 
Actions à court terme :
pétition pour exiger le retrait de la signature de la France du traité européen,
participation à la réunion des collectifs, au niveau national, pour le non de gauche,
contacts avec d'autres forces en Europe.

Objectifs : remettre en cause les traités libéraux depuis le traité de Maastricht, n'accepter du traité constitutionnel que la reprise des règles de fonctionnement (faut-il ou non une constitution européenne : la question reste en suspens).             
Stratégie : à gauche, rassemblement sur une base anti-libérale, union populaire pour changer la vie, forums populaires.
Vis-à-vis des électeurs : ne pas diaboliser les électeurs socialistes qui rejettent le libéralisme et ont voté oui, ne fermer aucune porte, ouverture totale.
 
Prochaines échéances électorales :
Election présidentielle : le PCF, en vue des élections législatives, se doit d'occuper la place et d'avoir son propre candidat à l'élection présidentielle.
Election législative partielle, le cas échéant, dans la 1ère circonscription de la Mayenne : un candidat PCF (de rassemblement… pourquoi pas ?)
 
Rencontre avec ATTAC 53, le 6 juillet 2005.
 
Ce qu'ils nous ont dit :
 
Rôle d'ATTAC (extrait d'une déclaration du président d'honneur, Bernard Cassen, qui est intervenu à Mayenne il y a un an sur le thème du projet de constitution européenne) :

" Attac n'est pas un parti politique. Nous avons défini notre association comme un mouvement d'éducation populaire tourné vers l'action, ce qui ne signifie pas, bien au contraire, que nous soyons absents du champ politique. En déconstruisant l'idéologie néolibérale, en combattant les mesures qu'elle inspire aux plans national, européen et mondial, et surtout en montrant que des alternatives sont possibles à ces différents niveaux, nous sommes bien dans le champ politique, mais sur un registre différent, et non concurrent, de celui des partis.                  
La campagne du référendum a permis de mettre en lumière cette spécificité. Depuis plusieurs années, nous avons entrepris un gros travail d'information et de formation de nos membres sur les mécanismes et les politiques de l'Union européenne, que nous avons caractérisées, pour la plupart d'entre elles, comme autant d'applications continentales des dogmes de la mondialisation néolibérale ".
 
Donc, pas de participation à l'élaboration d'un projet politique, pas de soutien à des candidats à des élections, mais possibilité d'organiser des débats par rapport à des propositions politiques.
 
Le 29 mai a été la victoire du mouvement anti-libéral, altermondialiste. Mais quelle Europe ? Quel projet commun à la gauche ? C'est de la responsabilité des partis politiques.
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25 juillet 2006 2 25 /07 /juillet /2006 16:03

Cette rencontre, à l'initiative du MRC, mettait face à face Guillaume GAROT et François GLORIA (PS) d'une part, Michel SORIN, Georges MINZIERE et un sympathisant (MRC) - tous les trois, anciens membres et responsables du PS - d'autre part.

Le PS exprimait d'abord sa surprise de constater le positionnement à gauche du MRC, le candidat Chevènement ayant fait campagne sur une position "ni droite, ni gauche" à l'élection présidentielle 2002. Pas question d'oublier. Dialoguer ? Oui.

Le MRC précisait que la position de Chevènement n'était pas "ni droite, ni gauche". En réalité, il défendait, dans le cadre de la campagne présidentielle, l'idée que la France avait besoin de se ressourcer politiquement autour des valeurs et des principes de la République, lesquels étaient au-dessus de la droite et de la gauche.

Le PS exposait ensuite son projet  pour reconstruire la gauche en Mayenne : le groupe des 53, le travail sur tous les sujets de la vie locale, une démarche collective pour réveiller les forces intelligentes de la gauche, le renouvellement des équipes, sa stratégie de rassemblement de la gauche aux élections régionales et cantonales.

Le MRC confirmait sa volonté de prendre part à la re-fondation de la gauche sur des bases républicaines, en tenant compte des aspirations populaires. Il insistait sur l'enjeu européen, qui avait été écarté du débat présidentiel, et qui ne manquerait pas d'apparaître à l'occasion du projet de "Constitution" européenne, suscitant des clivages de fond au sein du PS et de la gauche.

Un bref échange d'informations concernant l'élection dans le canton de St-Berthevin en 2004 montrait que le PS avait pris sa décision de présenter Alain Viot et ne souhaitait pas en discuter avec le MRC.

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