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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine autour des idées de Jean-Pierre Chevènement. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens après les élections de 2002.
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11 novembre 2014 2 11 /11 /novembre /2014 09:52

 

L'urgence d'un rassemblement républicain et socialiste d'un type nouveau

 

Michel Sorin Moussardais 130414 006 TLe journal en ligne leglob-journal.fr m'a proposé de répondre à une dizaine de questions. Je l'ai fait, dès le lendemain, 24 octobre. L'article a été publié sur le site, le 2 novembre. Je vous invite à en prendre connaissance.

Voici mes réponses à la 1ère et à la dernière questions.


Vous avez créé et animé le réseau CIViQ en Mayenne. Où en êtes-vous actuellement ?

 

Réseau CiViQ est né en Mayenne, à Saint-Berthevin, en décembre 2002, des suites du traumatisme électoral du 21 avril au 1er tour de l'élection présidentielle 2002. Nous sommes partis de l'idée que les citoyens sont le fondement de la République et avons proposé un retour aux principes de base de la démocratie républicaine, comme moyen de reconstruire le lien entre la politique et le peuple français. 

Réseau CiViQ a été redéployé au niveau national, en janvier 2014, avec des adhérents de la région parisienne et de divers départements, en plus de la Mayenne et des départements de la région. 

Ce n'est pas une organisation politique, c'est un réseau de citoyens, qui peuvent adhérer à un parti politique par ailleurs.

(...)

Enfin, homme de gauche, si vous aviez à conseiller le Parti socialiste en Mayenne, que lui diriez-vous ?

Le PS en Mayenne sait où me trouver au cas où l'idée lui viendrait de solliciter un conseil. Peut-être cela se fera-t-il quand il aura engagé sa refondation. Souvenons-nous de la fin des années 1960, quand la SFIO s'était tournée vers de petits partis ou clubs politiques, comme la Convention des Institutions Républicaines de François Mitterrand et Objectif socialiste de Robert Buron. 

Avec l'aide de Jean-Pierre Chevènement et du CERES, les forces rénovatrices du parti socialiste avaient conclu un accord historique au congrès d'Epinay-sur-Seine en 1971, débouchant sur la rénovation de la gauche et la victoire électorale en 1981.

L'histoire ne se répète pas mais, compte tenu de la dégradation de la situation politique et des très mauvaises perspectives pour le pays, il ne faut pas exclure un enchaînement d'évènements qui pourraient conduire à un rassemblement républicain et socialiste d'un type nouveau.

 

Voir l’ensemble des réponses sur le blog CiViQ (31 10 14) : Michel Sorin a répondu aux questions du site mayennais leglob-journal

 

Cet article est le 15ème paru sur ce blog dans la catégorie Réseau CiViQ

Article paru le 11 novembre 2014 sur http://mrc53.over-blog.com

 

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27 juin 2014 5 27 /06 /juin /2014 22:31

 

L’Europe de la finance étouffe la gauche et la démocratie, il faut miser sur les citoyens

Michel Sorin Moussardais 130414 006 TLe projet de Réseau CiViQ est né de cette idée que les citoyens sont le fondement de la République. La gauche n’est plus crédible depuis longtemps parce que ses dirigeants ont été aspirés par le haut, c’est-à-dire, l’Europe et la finance, les deux étant étroitement liés depuis que l’Europe existe. Ils ont fait comme la droite, relayant les volontés néolibérales de l’appareil technocratique et oligarchique européen. Ils ont dissimulé les véritables objectifs des décisions européennes et évacué les débats politiques, tenant à bonne distance les citoyens.

Réseau CiViQ propose un retour aux principes de base de la démocratie républicaine, comme moyen de reconstruire le lien entre la politique et le peuple. Nous appelons à une recomposition républicaine de la gauche, dans laquelle les citoyens auront leur mot à dire.

Réseau CiViQ n’est pas une organisation politique, c’est un réseau de citoyens qui, sur cette base d’analyse de la situation (voir Civiq Orientations), ont le désir de coopérer afin d’être plus efficaces. Voir (25 juin) Réseau CiViQ propose aux citoyens des repères politiques républicains.

On est membre de Réseau CiViQ en tant que citoyen(cotisation 2014 : 10 euros). Rien n’empêche d’adhérer à un parti politique par ailleurs.

Rappelons que Réseau CiViQ est né en Mayenne en décembre 2002 des suites du traumatisme électoral du 21 avril au premier tour de l’élection présidentielle. Voir La citoyenneté selon Anicet Le Pors (l’ancien ministre avait développé sa conception de la citoyenneté, le 15 mai 2003 à Saint-Berthevin).

En janvier 2014, Réseau CiViQ a été redéployé au niveau national, sur de nouvelles bases. Voir le blog de Réseau CiViQ (Citoyenneté et Vie Quotidienne).

Relations avec le MRC ?

Beaucoup de questions me sont posées, concernant mes relations avec le Mouvement Républicain et Citoyen. Je rappelle que j’étais adhérent du Parti socialiste de 1973 à 2001. A l’origine, c’était sur la base de mon adhésion aux idées de Jean-Pierre Chevènement (CERES) dès 1972. Ma démission du PS en décembre 2001 tenait essentiellement à mon désaccord avec les orientations néolibérales des dirigeants, notamment Strauss-Kahn, qui avait rompu clairement avec l’électorat populaire et dont l’influence était considérable auprès de Jospin, premier ministre.

J’avais rejoint (à nouveau) Chevènement en 2002 et adhéré au MRC en 2004. J’ai été membre de la direction nationale MRC de 2004 à 2012 (Georges Sarre, puis Jean-Pierre Chevènement en 2008). Il y a eu de vrais débats au sein du MRC. Voir MRC : intervention de Michel Sorin lors du séminaire du 6 mai 2009.

J’ai quitté les responsabilités nationales et régionales après le congrès 2012(Jean-Luc Laurent). Voir mon intervention, dans laquelle je parle de ce qu’il manque au MRC et j’annonce mon réinvestissement dans Réseau CiViQ : Congrès MRC 2012 : intervention de Michel Sorin. Je suis resté membre du Conseil national (représentant les adhérents des Pays de la Loire) jusqu’au prochain congrès, dont je ne connais pas la date (2014 ou 2015).

Il est clair que mon engagement se situe maintenant dans Réseau CiViQ et que mon indépendance est totale à l’égard de la direction nationale du MRC. 

Cet article a été publié aussi sur le blog CiViQ :

 Réseau CiViQ veut être le ciment républicain d'une France citoyenne 

 

Cet article est le 14ème paru sur ce blog dans la catégorie Réseau CiViQ

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25 juin 2014 3 25 /06 /juin /2014 17:09

 

Prendre conscience du potentiel civique qui dort et qu’il faut valoriser

Michel Sorin Moussardais 130414 006 TQue pouvons-nous faire pour être utiles à notre pays, notre nation, la France ?A cette question, nous avons répondu par la création d’un réseau de citoyens qui s’intéressent à la vie politique, avec la préoccupation de l’intérêt général, le sens du bien commun, le goût du vivre ensemble, dans le respect des libertés et des différences individuelles et sociales, avec le souci de l’égalité entre les citoyens et l’envie de justice pour tous.

Nous sommes de fervents républicains, accablés par la dégradation des conditions d’exercice de la participation citoyenne à la vie publique. Nous voulons contribuer à la remontée de la pente qui mène à la démocratie républicaine. Il existe un immense potentiel civique en déshérence dans notre belle France. Voir les articles du blog de Réseau CiViQ (Citoyenneté et Vie Quotidienne) et, précisément, Civiq Orientations.

Nous sommes conscients de la nécessité de changer fondamentalement les méthodes et les conceptions oligarchiques de celles et ceux qui nous représentent dans les instances internationales. Il est temps que le peuple prenne en mains son destin, ce qui n’est pas possible sans des citoyens organisés et responsables. C’est ce que veut faire notre réseau de citoyens, en toute liberté et toute indépendance. Nous ne sommes pas un parti politique et nous ne sommes le relais d’aucun parti.

Nous voulons que soit fermée la « parenthèse libérale » ouverte en 1983 sous la présidence de François Mitterrand et rompre avec l’idéologie néolibérale qui a envahi la France, sous couvert de l’intégration européenne. La France n’est plus libre de mener la politique qu’elle veut, ayant accepté d’être sous tutelle. Elle s’affaiblit dangereusement. Son redressement passe par la reconquête de sa liberté, en tant que République citoyenne. 

Les membres de Réseau CiViQ qui peuvent se déplacer seront réunis à Paris samedi 28 juin 2014 à 14h. Ceux qui souhaitent nous rejoindre (cotisation 10 euros - à l’ordre de Réseau CiViQ - pour l’adhésion 2014) sont invités à prendre contact avec nous à cette adresse reseauciviq@gmail.com. Nous leur indiquerons le lieu de cette rencontre.

Voir aussi sur le blog CiViQ :Réseau CiViQ propose aux citoyens des repères politiques républicains

 Cet article est le 13ème paru sur ce blog dans la catégorie Réseau CiViQ

 

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9 janvier 2014 4 09 /01 /janvier /2014 23:38

Arguments de la directrice en faveur du maintien à taux réduit

 

A la suite de la publication des articles concernant le changement de taux de la TVA pour les centres équestres (voir La filière équine en colère contre la suppression du taux réduit de TVA- 24 nov. 2013 et Centres équestres : vers le maintien partiel du taux réduit de TVA - 28 déc. 2013), j’ai reçu un courriel de Barbara Javaux-Bisceglia, propriétaire et dirigeante du Centre équestre d'Ambrières-les-Vallées dans le nord Mayenne. 

 

CindyBerengere290709-021-T1.jpgCe qu’elle écrit permet de mieux comprendre la mobilisation des centres équestres face à la suppression du taux réduit de TVA pour leurs activités, qui fait passer le taux de 5,5 à 20 % au 1er janvier 2014.

 

photo Centre équestre d'Ambrières-les-Vallées, 29 juillet 2009.

 

Née en Finlande d’un père d’origine italienne (lointaine), Barbara a créé personnellement ce centre équestre et elle y met toute son énergie, avec l’aide de bénévoles militants comme Jacqueline et Alain Sohier, qui sont en train de céder leur ferme laitière et porcine à une jeune femme compétente et combative.

Voici le texte, écrit hier soir par Barbara HEVONEN (ce qui signifie « centre équestre » en finnois).

 

« Je vous remercie de votre soutien ; effectivement je me bats depuis toujours pour la démocratisation de l’équitation, afin que cette activité saine, en contact avec les animaux et pratiquée en plein air ne soit pas un sport élitiste !

Par rapport à la TVA, mon opinion est que le monde du cheval ne doit pas être mis dans un seul et unique paquet , car il y a des activités et métiers très divers en lien avec le cheval et il me parait important de dissocier :

-l’enseignement de l’équitation

-l’élevage de chevaux de loisirs et sports

-les prestations de services (pensions)

-le monde des courses

-le commerce de chevaux de loisirs

-le commerce de chevaux qui rapportent beaucoup d’argent (courses…)

 

TVA 7% :

-L’enseignement de l’équitation est l’enseignement d’un sport au même titre que le foot, le hand ou le canoë… donc le taux devrait rester à 7% (vente de « matière grise » comme pour l’enseignement de la musique par exemple),

-L’élevage, au même titre que les éleveurs de bovins ou autres, est un métier 100% agricole : 7%

-Commerce de chevaux de loisirs, ces chevaux sont utilisés pour les balades ou les petits concours hippiques ou de dressage (concours clubs) ; ils ne rapportent pas d’argent à leurs propriétaires (donc, 7 %).

 

TVA 20% : (pourquoi pas... même si cela n’est pas à notre avantage)

-prestations de services telles que les pensions

-commerces de chevaux qui rapportent de l’argent (courses…)

 

Les centres équestres, vous n’êtes pas sans le savoir, vont réellement souffrir de cette hausse. Dans mon cas , et je représente la majorité des structures (200 cavaliers, 2 monitrices, 45 chevaux d’enseignements 15 chevaux à l’élevage en comptant les poulinières, les poulains de moins de 4 ans), celles-ci ne peuvent supporter que le chiffre d’affaire soit impacté de 13% quand, à chaque fin d’année, on arrive tout juste à équilibrer les comptes après avoir réglé le poste de l’alimentation, les charges salariales (nous rémunérons au minimum de notre convention collective, smic amélioré), le maréchal ferrant, le vétérinaire, le poste sellerie-équipement, entretien de la structure, le travail agricole (orge, foin) et toutes les autres charges annexes (eau, électricité, assurances, camions…) et ce, en faisant très attention au budget , sans dépenses inutiles…

 

La différence que j’ai par rapport à un centre équestre « classique » est que j’élève mes poneys moi-même, au lieu de les acheter. Peu de structures d’enseignement élèvent leur cavalerie.

Quelque soit le cas, nous sommes tous affiliés à la MSA, et faisons partis du monde agricole, mais n’en n’avons pas forcément la reconnaissance par l’administration européenne !

 

L’impact est tel qu’il va falloir réduire des postes ! On ne peut réduire, pour le bien-être de nos amis et partenaires équins, les postes de l’alimentation, du maréchal ou du vétérinaire ! Donc, 1er poste impacté : la charge salariale… cela s’oriente vers un licenciement d’une monitrice… et cela va représenter une bien trop grosse charge de travail pour la monitrice restante, et ne va pas satisfaire la clientèle, car cela retentira sur la disponibilité et la qualité de l’accueil pour nos cavaliers… avec risque de cavaliers insatisfaits et qui quittent le club… pas bon !

 

Autre impact : augmentation de tarifs… alors qu’on tend vers une équitation accessible au plus grand nombre ! Incontournable : diminuer le nombre de chevaux pour diminuer les charges d’alimentation, de maréchalerie et de vétérinaire, donc beaucoup de chevaux et de poneys vont se retrouver sur le marché, entraînant la chute du prix de vente de ceux-ci ! Prévision de la filière équine : 80 000 chevaux risquent fort l’abattoir ! Ce n’est pas sans conséquences…

 

Tout d’abord, nous sommes pour la plupart très attachés à chacun de nos chevaux ; ils sont comme de notre famille, des amis, des partenaires… comme des gens aiment leurs chiens ou leurs chats, nous, nous aimons nos chevaux ! Nos cavaliers y sont très attachés ! Dans notre cas, ils sont nés à la maison mais, surtout, nous travaillons avec eux depuis des années ; ce sont eux qui font vivre le club, les cavaliers viennent non seulement pour apprendre et se perfectionner en équitation, mais pour avoir une relation privilégiée avec l’animal qui génère des relations passionnantes et variées ! Il n’y a pas de routine.

 

Le bienfait de la relation homme-cheval est extraordinaire pour les enfants ! Cela développe une communication différente d’avec les êtres humains, le respect, le sens des responsabilités…. Les plus introvertis s’ouvrent aux autres, les extravertis sont canalisés, ceux qui se sous-estiment sont valorisés, le cheval développe la confiance en soi, oblige à se surpasser, l’équitation développe la connaissance de soi et la coordination, la concentration, l’entraide….  J’ai beaucoup de témoignages de parents qui me disent que l’enfant a nettement progressé à l’école depuis qu’il monte à cheval !  Le poney est l’ami de l’enfant, il contribue aussi aux rêves, à l’épanouissement.

 

J’accueille aussi les scolaires. Ces enfants viennent à l’équitation comme ils pratiquent la piscine ou la voile avec leur classe. L’équitation scolaire s’est développée au début des années 1970. Ceci permet aux enfants de découvrir le monde du cheval. Je trouve cela formidable, car pour beaucoup d’entre eux, ils n’auraient jamais pu connaître ce monde ; beaucoup de parents ne passeraient jamais la porte d’un centre équestre pensant que c’est un sport pour snobs, ou toute autre idée préconçue…

 

Un fait génial aussi est que la fréquentation des cavaliers est intergénérationnelle, et les personnes de différents milieux sociaux se fréquentent et ne se seraient pas rencontrées en d’autres occasions. Des liens se tissent, et les cavaliers ne se soucient pas de savoir si les personnes qu’ils fréquentent et avec qui ils tissent des liens sont ouvriers, artisans, médecins ou châtelains ! Toutes ces personnes se trouvent à égalité face à l’animal et l’équitation !

 

Autre fait marquant : j’accueille plusieurs groupes de personnes à handicap mental ou physique, et le cheval est un phénomène remarquable pour l’épanouissement, le bienfait  et les progrès de chacun !

 

La réduction du nombre de chevaux qui sera incontournable pour beaucoup de centres équestres aura un impact direct auprès des métiers de la filière équine ; réduction du nombre de chevaux (qui pour beaucoup iront vers le marché de la viande…) qui impactera les métiers des maréchaux, vétérinaires, selliers/bourreliers, marchands d’aliments  et, donc, les agriculteurs, producteurs de céréales, paille, foin, seront aussi directement touchés…

 

Et le cheval, l’équitation, n’est-elle pas un bout du patrimoine français ? L’équitation française est reconnue pour sa qualité à travers le monde ! L’E.N.E (école nationale d’équitation) à Saumur ? L’histoire et la qualité des haras nationaux qui ont, hélas, été privatisés et qui ne soutiennent plus les éleveurs de chevaux et de poneys comme par le passé (faute de moyens ?). La qualité reconnue des races françaises de chevaux, poneys et ânes…

Les français se sont battus pour préserver les races de chevaux de trait qui ont failli disparaître à l’arrivée des tracteurs dans les années 1950 et ces chevaux sont aujourd’hui reconnus pour leur beauté, gentillesse, générosité et polyvalence !

 

Il ne faut pas tuer le monde du cheval en le surtaxant. Peu de métiers du cheval roulent sur l’or. Les centres équestres sont des écoles d’équitation par où débute la passion du cheval chez 90% des professionnels de la filière ; c’est là que tout commence. Les petits cavaliers en herbe, passionnés, espèrent pour la plupart travailler dans le milieu du cheval quand ils seront « grands ».

 

Depuis les années 1980, la fréquentation des écoles d’équitation augmente d’environ de 7% par an. Vous n’êtes pas sans savoir que l’équitation est le 3ème sport national, au niveau du nombre de licenciés, et le 1er pour les femmes ?

 

Voilà le fruit de ma réflexion à ce sujet. Merci pour votre article et votre soutien. Jacqueline et Alain sont des personnes sans qui notre centre équestre ne serait pas ce qu’il est aujourd’hui ; ils nous épaulent depuis notre rencontre il y a 10 ans, et nous apportent beaucoup sur le plan humain ».

 

Cet article est le 12ème paru sur ce blog dans la catégorie Réseau CiViQ

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8 janvier 2014 3 08 /01 /janvier /2014 22:04

 

Transmettre « l’esprit CiViQ », un art au service d’autrui

 

Michel SorinVoici la seconde partie de la présentation de Réseau CiViQ (pour la 1ère, voir CiViQ : la nation est le niveau où doit se décider le destin de la France - 7 janvier 2014). 

 

Le Réseau CiViQ (Citoyenneté et Vie Quotidienne) pour régénérer la politique


Il existe une association de citoyens, créée en décembre 2002 - dont le siège est à Saint-Berthevin (Mayenne) - qui souhaite se développer sur de nouvelles bases avec de nouveaux moyens. Cette association veut être une force de propositions à l’égard des élus et des partis politiques. Elle ne se limite pas au département de la Mayenne. L’idée est née en 2002, au vu du fiasco de l’offre politique lors de l’élection présidentielle. La frustration des citoyens s’est accentuée depuis, risquant de se traduire par un haut niveau d’abstentions aux élections 2014 (municipales et européennes) et une aggravation de la perte de confiance dans les partis politiques.

Le titre complet de l’association - Réseau CiViQ (Citoyenneté et Vie Quotidienne) - exprime la volonté de relier constamment citoyenneté et vie quotidienne, que ce soit dans le travail ou hors du travail, pour tout ce qui concerne l’organisation de la vie en société.

CiViQ veut être un ferment démocratique et républicain dans la société, un facteur de dynamisme collectif, en lien direct avec le vécu économique, social et culturel, des citoyennes et des citoyens.

CiViQ se rattache à la définition de la citoyenneté proposée par l’ancien ministre Anicet Le Pors, lors d’une réunion à Saint-Berthevin le 15 mai 2003. Selon lui, des 25 derniers siècles, se dégagent au moins deux points communs à ce qu’on nomme la citoyenneté :

- Le premier, c’est qu’il n’y a pas de citoyenneté sans valeurs. Ces valeurs, qui constituent le creuset de la citoyenneté, sont la conception de l’intérêt général, l’affirmation du principe d’égalité et la responsabilité morale.

- Le second, c’est qu’il n’y a pas de citoyenneté sans moyens de l’exercer. Ces moyens sont d’abord les droits civiques, très liés à l’idée de nationalité. C’est aussi la dimension sociale et économique de la citoyenneté dans l’entreprise. Ce sont aussi des choix de société, par exemple les premières lois de décentralisation en 1982.

Mais il n’y a pas de recette-miracle pour développer la citoyenneté. Cela renvoie à la responsabilité de chacun. La crise des partis politiques doit nous amener à « réfléchir à une nouvelle manière de faire de la politique ».

Transmettre « l’esprit CiViQ »

François Mitterrand, que j’ai connu avant et pendant son mandat de président de la République, était un président humaniste et littéraire, qui aimait les arts et l’écrit. C’est cet aspect de sa personnalité que je retiens au moment où je réfléchis à ce que doit être « l’esprit CiViQ ».

Il manque actuellement la dimension humaine à la politique, le sens de l’écoute et de la transmission désintéressée des informations qui permettent aux citoyens de se faire leur opinion sur tel ou tel sujet concernant la vie publique.

Je crois dans la transmission de « l’esprit CiViQ » par les citoyens afin de régénérer la politique, en partant de la vie quotidienne et des aspirations humaines, dans une société actuellement dominée par le marché capitaliste financier.

La politique est un art et CiViQ est l’art de faire de la politique en associant le peuple. Il n’existe pas de bonne politique qui oublie le peuple. Les membres du Réseau CiViQ sont, à la fois, artisans et artistes, selon la définition de ces mots, qui est « celui qui met son art au service d’autrui », la différence initiale entre les deux étant que l’artiste le fait pour le plaisir et l’artisan pour en vivre. Cette différence n’existe plus guère aujourd’hui. 

Transmettre « l’esprit CiViQ »… oui, mais comment ? 

Chaque membre du Réseau CiViQ choisit un thèmeparmi ses propres centres d’intérêt. L’objectif est de faire des propositions qui remontent aux décideurs politiques.

En outre, les membres du Réseau - qui sont volontaires - animent un groupe local« CiViQ » au niveau de leur commune ou de leur intercommunalité.

L’organisation et les statuts de Réseau CiViQ, dont le siège est actuellement en mairie de Saint-Berthevin, évolueront en fonction de la volonté de ses adhérents. Un site Internet va être installé. 

 

Cet article est le 11ème paru sur ce blog dans la catégorie Réseau CiViQ

 

 

 

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7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 18:43

 

Fermer la parenthèse libérale et refonder la souveraineté nationale

Michel SorinPendant huit années, de 2006 à 2013 inclus, chaque jour, ou presque, j’ai publié un article sur ce  Blog intitulé « MRC 53 - CIVIQ », avec ce sous-titre « La gauche républicaine en Mayenne ».

 

Quelques exemples montrant la diversité des articles consultés par les internautes entre le 29 décembre 2013 et le 4 janvier 2014 :

Patrice Louis, délégué syndical cgt de cofiroute, militant mayennais

Lise Tatin veut faire connaître l'ensemble de l'oeuvre de Robert Tatin

AG 2013 APLI : André Pflimlin, les bases d'une autre politique laitière

Frère Antoine, mayennais d'origine, ermite du Rocher de Roquebrune

Méthanisation : produire gaz et engrais à partir des déjections animales

Redécoupage des cantons en Mayenne : le projet du préfet, détonant

Centres équestres : vers le maintien partiel du taux réduit de TVA

Les groupes qui contrôlent les 18 chaînes de Télévision Numérique Terrestre (TNT)

Jean Jaurès, dernier discours avant le désastre de la guerre de 1914

Dans ses voeux 2013, Jean Rivon livre sa méthode pour affronter la vie

La librairie Chapitre (ex Siloë) de la Médiapole à Laval, en grand danger

Michel Aglietta : il existe une voie chinoiseoriginale du développement

Intégration : connaître les valeurs de la République, notamment la laïcité

Philippe Béchade : les USA préparent des lendemains qui déchantent

Les paroles de La Marseillaise sont à resituer dans leur contexte historique

Mariage pour tous : Christine Meyer n'est pas favorable au projet de loi

10 ans du jumelage Saint-Berthevin-Ceuti : les discours des maires

Désormais, mon temps et mon énergie seront tournés vers le développement du réseau CiViQ. Voir Le réseau CiViQ veut être le ferment démocratique du changement - 17 novembre 2013. Les orientations sont claires : refondation de la souveraineté nationale et fermeture de la « parenthèse libérale ». Celles et ceux qui veulent participer à l’aventure sont invités à prendre contact : sorinmichel@wanadoo.fr. Voici un avant-goût (extrait) du texte qui va être diffusé.

La France va mal. Son économie décroche - notamment par rapport à l’Allemagne, dont l’industrie bénéficie de la monnaie unique, contrairement à la France - et les politiques néolibérales, voire « social libérales », l’entraînent vers la destruction de son modèle social, issu du Conseil national de la Résistance à la Libération.

L’Union européenne, relais des firmes multinationales et de la finance mondialisée, suscite la défiance des citoyens. Cette UE négocie actuellement avec les USA un traité transatlantique afin de défaire les protections des Etats et favoriser le développement des multinationales. Les représentants de la France, et d'autres pays, se gardent bien de demander l'avis des citoyens à ce sujet !

La France, qui est le pays de la Révolution et de la République, un pays politique par excellence, ne peut accepter que son destin soit remis entre les mains de forces qui veulent sa disparition.

Nous, citoyennes et citoyens, refusons cet avenir pour notre nation. Nous voulons œuvrer chaque jour pour la reconquête d’une vraie démocratie et d’une économie libérée de la dictature de la finance. Cela commence par les collectivités territoriales : les communes et leurs groupements,  les départements et les régions. Cela continue au niveau de la nation et des lieux de débats et de décisions internationaux. La nation est le lieu par excellence où s’exerce la démocratie.

A noter que, dans nos institutions républicaines laïques, il s’agit d’une nation citoyenne, qui se différencie fondamentalement de la nation ethnique ou de la nation sous l’autorité du religieux.

L’Union européenne est un niveau où la démocratie ne peut s’exercer pleinement. Parce qu’il n’y a pas un seul peuple européen. Et parce que les dirigeants des Etats ne désirent pas une démocratie réelle. N’a-t-on pas vu les dirigeants français refuser le résultat du référendum organisé en France le 29 mai 2005 et faire adopter en 2008 le traité de Lisbonne, alors que celui-ci reprenait l’essentiel des dispositions du traité rejeté par le peuple français ?...

Le président de la République devrait, selon nous, se donner mission de refonder la souveraineté de la France sur les questions liées à l’Union européenne et de mettre fin à la « parenthèse libérale »ouverte en 1983 sous la pression de la finance et prolongée par les tous les gouvernements depuis 30 ans. C’est ainsi que pourra se résorber le divorce entre le peuple et les dirigeants du pays et que de graves problèmes, dont le chômage, pourront trouver des solutions.  

 

Cet article est le 10ème paru sur ce blog dans la catégorie Réseau CiViQ

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17 novembre 2013 7 17 /11 /novembre /2013 23:34

Le changement de politique reste à faire et à réussir

 

Pour des raisons personnelles, je n’ai pas eu la disponibilité ces derniers mois pour relancer le réseau CiViQ sur de nouvelles bases, comme j’en avais l’intention au début de cette année. C’est maintenant possible. Ce sera fait dans le mois qui vient. Voir République exemplaire CiViQ 2013, notamment les articles suivants :

République exemplaire : le lien associatif citoyen créé par Michel Sorin - 11 avril 2013

Mutation du réseau associatif CiViQ (Citoyenneté et Vie Quotidienne) - 11 février 2013

Les raisons de créer des groupes CiViQ, les mêmes qu'en octobre 2007 - 10 février 2013 

Préparons la reconstruction citoyenne du pays avec des comités CiViQ - 8 février 2013 

Michel Sorin : pour rassembler la gauche, il faut une initiative citoyenne - 2 février 2013 

 

Depuis avril, le peuple français a montré des signes d’impatience, voire d’incompréhension, à l’égard des dirigeants politiques, François Hollande et Jean-Marc Ayrault, qui sont à la tête de l’Etat. Ce n’est pas leur personne, fort respectable, qui est en cause, mais leur capacité à conduire une politique de redressement national en changeant le cadre de la politique européenne.

 

Le risque est grand de voir la mondialisation déboucher sur une crise démocratique de grande ampleur. L’Europe s’enlise dans une stagnation économique persistante qui ne semble pas préoccuper ses dirigeants, qui ont les yeux rivés sur les marchés financiers et les profits des groupes économiques dominants. Les peuples ne trouvent pas leur compte dans cette pseudo « construction européenne » qui déconstruit l’organisation sociale mise en place depuis 1945 au niveau national.

 

Cette 2ème mondialisation doit être comparée à la 1ère, qui s’est achevée en 1914, comme l’indique Jean-Pierre Chevènement  dans son livre 1914-2014 : l'Europe sortie de l'histoire?  (Fayard, octobre 2013, 342 pages, 20 euros).  

 

Pendant un siècle, l’Europe est progressivement sortie de l’Histoire. Il serait temps de redresser la barre. C’est sur ce point que l’homme d’Etat qu’est Jean-Pierre Chevènement peut être utile à la France et à l’Europe. Le président de la République pourrait être amené à lui demander de conduire le changement à la tête d’un nouveau gouvernement.

 

Dans cette perspective, il aura besoin de citoyens motivés et actifs, oeuvrant à leur niveau pour redresser le pays. Ce sera le rôle de CiViQ de contribuer au renouveau de la démocratie, tout particulièrement aux niveaux local et européen. Nous y reviendrons prochainement.

 

 Cet article est le 9ème paru sur ce blog dans la catégorie Réseau CiViQ

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7 mai 2013 2 07 /05 /mai /2013 18:00

Vers une semaine d’action du 14 au 22 septembre 2013

 

Le réseau associatif CiViQ adhère au réseau des écoles de citoyens RECit (voir Qui sommes-nous ? - RECit), dont le fondateur est Didier Minot, un ami (voir Didier Minot : un exposé pour comprendre d'où vient la crise). Je me souviens des premières réunions auxquelles j’ai participé à Paris, en 2002, après le séisme politique du 21 avril de la même année.

 

En 2010, les associations étaient sous la menace des effets de la Circulaire du 18 janvier 2010 : le tout marché étendu aux associations - 23 avril 2010. Voir aussi Menace sur la liberté d'association en France, par Didier Minot (Le Monde Diplomatique, janvier 2011).

 

En 2013, les associations sont mises en difficulté par la réduction des budgets publics (Etat, collectivités locales). Voir Non à la disparition des associations (RECit, 10 avril 2013).

 

Appel à une mobilisation commune

pour le maintien des financements associatifs

et la reconnaissance du rôle des associations dans la société

Plate-forme inter associative "Non à la disparition des associations"


Pour signer l'appel : www.nondisparitionassociations.net

Pour télécharger l'appel en version PDF 


Le gouvernement a entrepris de redéfinir le cadre des relations entre l'État, les collectivités et les associations, ainsi que la législation et la réglementation relatives au financement des associations. Ces initiatives sont opportunes et importantes car les décisions prises dans ce domaine vont fixer le cadre institutionnel et réglementaire, sans doute pour longtemps. Mais cela ne saurait faire oublier que le même gouvernement a annoncé pour 2014 de nouvelles coupes sombres dans le budget de l'État et des collectivités, s'ajoutant à la réduction drastique des crédits en 2013. Le président de l'Association des Maires de France a dénoncé une situation "qui risque de peser sur les subventions aux associations".


On ne peut pas assister passivement à la disparition d'un nombre sans cesse croissant d'associations, alors que celles-ci constituent l'un des piliers de notre vie démocratique, sociale, civique et culturelle. Les associations sont l'un des creusets de la démocratie et de la participation citoyenne. Elles jouent un rôle indispensable de renforcement de la cohésion sociale, de développement de l'activité et de l'emploi et de préservation des droits fondamentaux. Aucune société ne peut exister sans leur apport.

C'est pourquoi les associations, réseaux d'associations et élus signataires affirment qu'ils ne laisseront pas détruire sans réagir le tissu associatif de nos territoires et de nos villes. Les associations refusent d'être la variable d'ajustement des diminutions des financements publics et appellent à se mobiliser.

 

Les signataires demandent à l'Etat et aux collectivités d'adopter 6 orientations :


1-  La restauration d'un climat de confiance doit se traduire par la reconnaissance de leur rôle et par le développement des financements associatifs, pour que la dynamique associative soit en mesure de contribuer à l'intérêt général. En particulier, des 2014, l'État et les collectivités doivent apporter aux associations les moyens d'exercer leurs missions en maintenant les lignes de crédits nécessaires (il ne s'agit pas du service civique).


2-  La subvention constitue un mode de financement légal qui doit être conforté et privilégié. Elle ne constitue pas la compensation d'un service rendu mais la reconnaissance de l'intérêt d'un projet associatif. Les subventions de fonctionnement doivent être développées. Les appels à projets constituent des formes parfois proches de celles des appels d'offres et ne sauraient devenir le mode habituel d'attribution des subventions.


3-  La plupart des actions associatives ne sont pas des activités économiques au sens européen du terme et doivent donc être considérées comme des activités non économiques ou des services non économiques d'intérêt général. Comme le permet la règlementation européenne, le gouvernement doit soustraire ces activités à l'extension indéfinie du champ de la concurrence, en réservant, lorsque la nature du service le justifie, la réalisation des actions d'intérêt général à des opérateurs ne poursuivant aucun but lucratif.


4-  La diversité associative est un trésor national qui doit être préservé. Il est nécessaire de distinguer les cas des associations relevant du régime européen d'encadrement des aides d'État et la très grande majorité des associations qui n'en relèvent pas, et n'ont pas besoin de mandatement pour recevoir un soutien public. Il faut également lutter contre les politiques délibérées de certaines collectivités et de l'Etat, visant à réduire le nombre d'associations, et définir un cadre juridique, comptable et administratif adapté aux petites et moyennes associations.


5-  La participation citoyenne doit être encouragée pour donner une place centrale au citoyen dans la vie politique et à l'engagement du plus grand nombre. Elle passe notamment par une pédagogie de la citoyenneté et une architecture institutionnelle dynamique, favorisant un écodéveloppement local participatif et solidaire, des relations partenariales entre les associations et les collectivités. Les 3 lois de décentralisation doivent aborder ces points.


6-  Ces enjeux concernent de nombreuses politiques publiques, notamment en matière d'écodéveloppement, d'éducation populaire, de défense des droits, de cohésion sociale, santé... C'est pourquoi la consolidation de la vie associative, annoncée par le Président au cours de la campagne présidentielle, doit être l'objectif de l'ensemble du gouvernement et faire l'objet d'un engagement du Premier ministre.

 

Signez et faites signer largement autour de vous cet appel, faites connaître vos difficultés et vos possibilités d'action, en allant sur le site www.nondisparitionassociations.net. Les signataires appellent les associations et les citoyens à signer cet appel et à participer à la semaine d'action organisée du 14 au 22 septembre 2013 pour engager un débat public sur l'avenir et le rôle des associations, défendre les financements associatifs, interpeller les pouvoirs publics et les élus, et si possible agir ensemble. Une journée de travail, ouverte à tous, aura lieu le 8 juin pour préparer cette semaine d'action.

 

 Cet article est le 8ème paru sur ce blog dans la catégorie Réseau CiViQ

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11 avril 2013 4 11 /04 /avril /2013 23:49

Pour faire remonter au président les attentes citoyennes

 

La situation politique s’est débloquée avec l’accession de François Hollande à la présidence de la République en mai 2012. La Justice peut désormais faire son travail sans entraves. Chacun savait que la période serait compliquée pour la nouvelle équipe au pouvoir. La « surprise » Cahuzac vient s’ajouter à une conjoncture économique particulièrement défavorable.

 

Dans ce climat délétère, il faut aider la majorité à faire face à ses responsabilités. Nous l’avons élue. Nous voulons qu’elle aille au bout de son mandat et gouverne en respectant l’intérêt général du pays.

 

C’est le sens de l’initiative qui vous est proposée ci-après. La balle est dans le camp des citoyens. Nous ne devons pas rester spectateurs, mais entrer dans le match politique qui se joue dans notre pays. Nous ne voulons pas du retour de Sarkozy. Nous voulons que la gauche gagne. Il nous importe peu qu’elle applique ou non le plan qui était prévu avant le match. Ce qui compte, c’est qu’elle adapte son jeu aux conditions du terrain et de l’adversaire, qui sont plus dégradées que prévu. La gauche doit évoluer et se rassembler sous peine d’être balayée à la fin du match.

 

Nous demandons à François Hollande de reconsidérer la stratégie et la composition de son équipe. Il était logique qu’il mette en œuvre son plan d’avant match avec des joueurs qui étaient recrutés dans son entourage immédiat. Il faut maintenant passer à une deuxième phase afin d’amorcer la relance efficacement, avec une équipe la meilleure possible, composée de joueurs venant de tous les horizons de la majorité présidentielle, y compris de la gauche.

 

Voici le texte de base sur lequel nous vous appelons à nous rejoindre afin de mettre en place cette association pour une République exemplaire. Nous avancerons avec celles et ceux qui décideront de participer à l’aventure que nous proposons.

 

Projet d’association citoyenne pour une République exemplaire

 

Nous sommes des citoyennes et des citoyens, qui voulons agir à notre niveau, au quotidien, et de manière collective et solidaire dans le cadre associatif - indépendamment des partis politiques - pour que notre République française soit exemplaire, et pour que le changement, ce soit maintenant, comme l’a affirmé le président de la République, François Hollande, lors de sa campagne électorale, en 2012.

 

Nous voulons, par l’intermédiaire des élus et des médias, ou directement, faire remonter au président de la République les difficultés - dans leur vie quotidienne - des Français qui appartiennent aux milieux populaires, notamment ce qui concerne leurs vraies priorités, qui sont l’emploi, l’éducation et la formation, et, tout particulièrement, la protection sociale (retraites, santé, assurance maladie, politique familiale, accidents du travail, maladies professionnelles, perte d’autonomie, assurance chômage…).

 

Nous sommes inquiets de voir le fossé qui se creuse entre le peuple français et ses élites, qui tirent profit de la mondialisation et qui ne montrent pas l’exemple en matière de citoyenneté. Nous sommes très inquiets devant l’aggravation des inégalités sociales et l’impasse dans laquelle notre économie productive est engagée, notamment son industrie, coincée dans l’étau des politiques néolibérales et d’une monnaie européenne trop forte pour elle et pour les pays du sud de l’Europe.

Nous demandons que soient bien pris en compte les intérêts de la France dans les accords européens et de tout faire pour que sa souveraineté soit respectée.

 

Nous récusons l’idéologie de la crise qui vise à faire accepter l’idée du déclin de la France, qui serait aussi celui de « l’Occident ». C’est une forme de défaitisme intellectuel auquel il ne faut pas céder. Bien au contraire, nous voulons un projet politique qui rassemble les forces sociales productives et prépare un avenir à notre pays dans le cadre d’une Europe qui est à repenser méthodiquement afin qu’elle soit démocratique et alliée des nations et des peuples qui la composent, ce qui est loin d’être le cas actuellement.

 

Par rapport aux premiers mois de gouvernement depuis le changement de majorité parlementaire, en 2012, nous demandons de reconsidérer le contenu de la politique de la majorité, en tenant compte des propositions de l’ensemble des composantes de cette majorité, ce qui inclut les partis associés dans le Front de gauche. C’est une nécessité pour le président de la République s’il veut obtenir le soutien des électrices et des électeurs des milieux populaires et de celles et ceux qui, après avoir contribué au changement de majorité, sont actuellement critiques à l’égard de la politique gouvernementale.

 

Nous nous engageons à mettre dans notre vie quotidienne - et dans nos travaux au sein de l’association - les valeurs de solidarité, d’écoute, de respect et de coopération, que nous prônons dans la vie publique. Nous serons organisés localement et régionalement, afin de faire remonter efficacement au niveau national le vécu des groupes sur le terrain. Avec Internet, nous pourrons être en liaison permanente. Les décisions seront prises ensemble.

 

Pour nous rejoindre, merci d’adresser un message à Michel Sorin, à l’origine de cette initiative, dans le but d’être utile, tant que ses moyens physiques et intellectuels le lui permettent, en mettant à disposition ses connaissances et son vécu politiques.

 

Michel SorinParcours : 40 ans de vie politique militante. Co-fondateur de la section PS de Saint-Berthevin, début mai 1973 et nouvel adhérent, fondateur du courant CERES (Chevènement) en Mayenne et son principal animateur, de 1973 à 1992. Premier responsable départemental PS en Mayenne 1979-1983 et 1997-2001. Démission du Parti socialiste en décembre 2001, soutien à Jean-Pierre Chevènement en 2002, membre du Conseil national du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) depuis 2004. Conseiller municipal de Saint-Berthevin de 1983 à 2003, maire de 1990 à 2001. Conseiller régional des Pays de la Loire (Nantes) de 1998 à 2004. Fils d’agriculteurs, ingénieur agronome, salarié de coopérative agricole de 1972 à 2004, actuellement retraité à Saint-Berthevin.

11 avril 2013 - Blog Michel Sorin depuis 2006. Michel Sorin | Facebook. sorinmichel@wanadoo.fr

 

Cet article est le 7ème paru sur ce blog dans la catégorie Réseau CiViQ

 

 

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19 février 2013 2 19 /02 /février /2013 17:26

A Saint-Berthevin, rassembler la gauche et les républicains

 

Un an avant la campagne des Élections municipales françaises de 2014 (Wikipédia), le quotidien régional Ouest-France a réalisé une édition spéciale, ce 19 février 2013, sur le prochain scrutin électoral, qui concerne tous les citoyens.

Voir Politique. Quatre bonnes raisons de déjà s’intéresser aux municipales

Municipales 2014. Un seul vote mais deux élections

Municipales 2014. Elle s'accroche, il décroche, il réfléchit encore 

 

Des réformes sont en cours. Elles seront votées prochainement par le Parlement. Voir Réorganisation des élections locales : débats parlementaires animés - 7 février 2013.

 

A noter, l’article concernant Saint-Berthevin. Il est évident que Yannick Borde (UDI, centre droit), élu sur la liste de droite conduite par Bernard Gastineau en 2001, maire depuis 2003, conduira une liste en mars 2014. Reste à voir quelle sera la composition de la liste de gauche. L’actuel porte-parole de l’opposition au Conseil municipal, Jérôme Célerier (PRG, centre gauche), « a laissé entendre qu’il était disponible », à condition « d’avoir une équipe solide autour de lui ».

 

Concernant le précédent scrutin, voir L’internaute Municipales Saint-Berthevin 2008 et les articles parus sous la rubrique Municipales et intercommunalité.

 

L’association CiViQ - voir Mutation du réseau associatif CiViQ (Citoyenneté et Vie Quotidienne)  - va s’engager à Saint-Berthevin dans le but de faciliter le rassemblement de l’ensemble de la gauche et des républicains.

Il faut repartir sur de nouvelles bases en recherchant la participation de citoyens motivés par la gestion municipale, notamment des jeunes et des femmes, des 1représentants des milieux populaires dans leur diversité.

Contrairement à la pratique actuelle, assimilée par le maire à une gestion « efficace » d’entreprise, il faut tendre à une gestion, tout aussi efficace, de proximité, incluant la participation des citoyens. Le maire doit être plus disponible qu’il n’est actuellement, se donnant le temps du dialogue avec ses concitoyens.

 

Cet article est le 6ème paru sur ce blog dans la catégorie Réseau CiViQ

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