Overblog
Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine autour des idées de Jean-Pierre Chevènement. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens après les élections de 2002.
  • Contact

Texte libre

Recherche

Courriel

 

 

 

 

Articles Récents

29 septembre 2016 4 29 /09 /septembre /2016 18:40

 

Modifier la Constitution pour y retirer la référence au traité de Lisbonne

 

En présentant son projet le 24 septembre à Malakoff, Bastien Faudot est entré dans la seconde phase de sa campagne - commencée le 7 février 2016 - en vue de l'élection présidentielle, dont le premier tour aura lieu le 23 avril 2017. Il est le candidat du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC).

Voir le texte (DISCOURS DE MALAKOFF) et la vidéo du discours de Malakoff

 

Dans son introduction, le candidat a précisé ceci :

La France, notre Nation, est indissociablement un modèle politique, culturel et social. Ce modèle est aujourd’hui percuté par les dérèglements du monde auxquels il est temps d’apporter une réponse. Cette réponse a une dimension défensive car nous avons un patrimoine commun à préserver, une identité collective qui repose très largement sur l’idéal républicain. Cette réponse doit aussi être offensive. J’invite les citoyens à se rassembler pour penser, imaginer et promouvoir une République qui parle au monde, mais une République qui ne renonce pas à elle-même.

Le projet que j’entends présenter aux Français repose sur cinq piliers, cinq orientations majeures pour aborder les temps qui viennent. Ces piliers incarnent la gauche républicaine que nous représentons : notre ambition, notre belle ambition, c’est la reconquête de la souveraineté populaire et nationale pour réussir la transformation sociale !

Concernant le premier pilier, voir Projet présidentiel de Bastien FAUDOT : la démocratie, premier pilier

 

Concernant le deuxième pilier, l'Europe, voici ce qu'il a dit.

Le deuxième pilier de mon projet, c’est la réponse à la crise de l’Europe.

L’Europe taille unique – celle de la monnaie unique, du budget unique et des frontières uniques, mène le continent au désastre. Cette Europe unique procède de la stratégie de l’intégration forcée pour imposer le modèle fédéral. Mais il y a un petit caillou dans la chaussure : les peuples n’en veulent pas. L’inexorable montée du Front National, le Brexit, le mouvement 5 étoiles en Italie, les succès de l’AfD en Allemagne et des mouvements d’extrême droite en Autriche ou aux Pays-Bas ne suffisent-ils pas à nos dirigeants pour qu’ils retrouvent la vue ?

Pour sauver l’Europe aujourd’hui, il faut la délivrer du fédéralisme rampant qui est vécu comme un système disciplinaire. Je propose donc de défédéraliser l’Europe pour bâtir une grande coopérative des Nations et des peuples.

Je propose d’affranchir la France de la tutelle des traités européens en modifiant le titre XV de la Constitution pour y retirer toute référence au traité de Lisbonne.Un traité rejeté par les Français n’a rien à faire dans notre constitution !

Je propose de reconquérir notre souveraineté monétaire en sortant de l’Union économique et monétaire et en nationalisant l’euro. Il n’y a aucun endroit dans le monde où l’on pense qu’il est pertinent de transférer le pouvoir monétaire à une instance supranationale qui n’a de comptes à rendre ni aux Etats, ni aux peuples !

La monnaie unique n’est pas une simple devise inoffensive et pratique qui nous permettrait de traverser les frontières sans tracas. C’est un système de gouvernement qui piétine les démocraties – nous l’avons vu en Grèce l’an dernier. C’est une monnaie qui installe la stagnation à perpétuité et laisse se développer le cancer du chômage de masse.

Il n’y aura pas de croissance et de redressement productif avec une monnaie surévaluée, obsédée par l’inflation et indépendante des décisions politiques. L’alternative est simple : ce sera le progrès social ou la monnaie unique ! Ce sera l’emploi ou la monnaie unique ! Ce sera la démocratie ou la monnaie unique ! Que les libéraux continuent de la défendre, cela me paraît parfaitement logique, mais la gauche est désormais sommée de choisir, sauf à continuer de mentir à son électorat.

Je sais que l’orientation de la nationalisation de l’euro fait grincer les dents de celles et ceux qui voyaient dans la monnaie unique le symbole du rapprochement des peuples. Mais ils doivent se rendre à l’évidence : tous les économistes disent que l’euro produit de la divergence, et à terme, l’éclatement entre les nations européennes. C’est le sens du réquisitoire que vient de publier le prix noble d’économie Joseph Stiglitz.

L’euro, dans son format actuel, n’est pas viable. Ceux qui partagent avec moi ce diagnostic doivent donc conclure avec moi qu’il est beaucoup plus sage d’organiser la sortie plutôt que de la subir ultérieurement dans les pires conditions. Et l’organiser, cela veut dire nationaliser l’euro.

Défédéraliser l’Europe exige ensuite de reconquérir notre souveraineté budgétaire. Je propose de nous affranchir des politiques d’austérité, de dénoncer unilatéralement le pacte budgétaire européen. La discipline des 3 % est une règle qui plombe notre économie, appauvrit nos territoires et détruit nos services publics. Le Parlement français doit retrouver sa liberté pour voter le budget de la Nation, c’est à dire programmer les dépenses qui traduisent les priorités politiques.

Parce qu’il n’y a pas de politique sans territoire politique, la France doit retrouver enfin le contrôle de ses frontières, notamment pour trouver des solutions pérennes à la crise migratoire. Le contrôle de nos frontières n’est pas un gros mot. Cela veut dire simplement que nous devons exercer un contrôle sur les entrées et les sorties pour appliquer une politique migratoire qui est la condition pour réussir l’intégration.

De fait, nous sommes à l’extrémité de l’espace Schengen : d’un côté nous ne contrôlons pas les entrées à Lesbos ou à Lampedusa et de l’autre côté, les Anglais appliquent leur politique migratoire sur notre sol, au point d’y financer la construction d’un mur ! La jungle de Calais résulte de cette situation. Il faudra donc dénoncer les accords du Touquet et faire comprendre à nos amis anglais qu’ils doivent traiter les demandeurs d’asile chez eux.

Enfin, défédéraliser l’Europe implique de supprimer la Commission européenne, ce super-gouvernement qui n’est responsable devant rien ni personne. Bruxelles est devenue la secte du Temple solaire : 28 gourous nous guident droit vers le suicide collectif !


 

L’Europe que j’appelle de mes voeux, c’est l’Europe du commun, l’Europe des projets mis en commun. Je propose de développer les projets de coopération scientifiques, industriels, culturels avec ceux de nos partenaires qui le souhaitent. On ne peut plus attendre l’improbable unanimité de sommets qui accouchent d’une souris ! L’unanimité nous conduit toujours à des logiques de plus petit dénominateur commun qui ne font pas une ambition pour l’Europe. Je préfère l’Europe de la preuve à l’Europe des déclarations. Airbus, Erasmus, Ariane sont nés d’initiatives légères et consenties, et c’est pour cela qu’ils réussissent.


 

Cet article est le 2930ème paru sur le blog MRC 53 - le 154ème catégorie Gauche France

Bastien FAUDOT, à Malakoff le 24 septembre 2016, lors de la présentation de son projet pour l'élection présidentielle 2017

Bastien FAUDOT, à Malakoff le 24 septembre 2016, lors de la présentation de son projet pour l'élection présidentielle 2017

Published by Michel SORIN - dans Gauche France
commenter cet article
29 septembre 2016 4 29 /09 /septembre /2016 17:00

 

Faire entrer le peuple dans les rouages de la Vème République

 

 

En présentant son projet le 24 septembre à Malakoff, Bastien Faudot est entré dans la seconde phase de sa campagne - commencée le 7 février 2016 - en vue de l'élection présidentielle, dont le premier tour aura lieu le 23 avril 2017. Il est le candidat du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC).

Voir le texte (DISCOURS DE MALAKOFF) et la vidéo du discours de Malakoff

 

Dans son introduction, le candidat a précisé ceci :

La France, notre Nation, est indissociablement un modèle politique, culturel et social. Ce modèle est aujourd’hui percuté par les dérèglements du monde auxquels il est temps d’apporter une réponse. Cette réponse a une dimension défensive car nous avons un patrimoine commun à préserver, une identité collective qui repose très largement sur l’idéal républicain. Cette réponse doit aussi être offensive. J’invite les citoyens à se rassembler pour penser, imaginer et promouvoir une République qui parle au monde, mais une République qui ne renonce pas à elle-même.

Le projet que j’entends présenter aux Français repose sur cinq piliers, cinq orientations majeures pour aborder les temps qui viennent. Ces piliers incarnent la gauche républicaine que nous représentons : notre ambition, notre belle ambition, c’est la reconquête de la souveraineté populaire et nationale pour réussir la transformation sociale !

Concernant le premier pilier, la démocratie, voici ce qu'il a dit.

La première priorité, c’est la réponse à la crise démocratique que nous traversons.

L’impuissance du politique et l’effondrement de la parole publique mettent en évidence les carences de nos institutions. La priorité absolue, c’est de rétablir une meilleure articulation entre les aspirations des Français et les décisions qui sont prises en leur nom, c’est de promouvoir des dirigeants qui servent les intérêts de la Nation plutôt que les leurs, c’est de rétablir l’équilibre des pouvoirs entre le législatif et l’exécutif. Il ne s’agit pas de céder à la mode d’une VIème République démagogique et suspicieuse, mais de proposer une mise à jour de la Vème République.

Cette mise à jour passe par le retour au peuple qui est aujourd’hui tenu à bonne distance des grandes décisions. Et y-a-t-il un meilleur moyen de s’en remettre aux citoyens que de développer l’usage du référendum ?

Je propose donc d’instituer une journée référendaire annuelle au cours de laquelle plusieurs grandes questions seraient soumises à la souveraineté populaire. En concentrant les questions une journée par an, je veux débarrasser le référendum de sa dimension plébiscitaire. Ce référendum élargi et régulier est l’élément qui manque aujourd’hui à notre régime : s’il avait existé, il nous aurait sans doute épargné l’adoption du Traité budgétaire européen, le débat sur la déchéance de nationalité ou encore la maudite loi El Khomri. Le pouvoir de convocation d’un référendum ne doit plus être le privilège du Président de la République. Je propose de créer un droit d’initiative populaire pour inscrire automatiquement à l’ordre du jour toute question qui recueillerait plus d’un million de signatures. Je propose également d’inscrire à l’ordre du jour toute question qui recueillerait la signature d’un certain nombre des parlementaires. Cette journée référendaire annuelle doit permettre à nos concitoyens de retrouver confiance dans nos institutions. Je ne veux plus jamais que nos compatriotes puissent légitimement penser que les décisions se prennent sans eux ou pire, contre eux.

Je propose par ailleurs de rendre obligatoire l’usage du référendum pour toute réforme de la Constitution, pour la ratification des traités européens et des grands traités commerciaux. L’intolérable forfaiture des candidats qui s’engagent le temps d’une campagne à renégocier un traité, et qui rendent les armes une fois qu’ils sont élus, ne doit plus être possible. Le respect de la volonté populaire n’est pas une option. C’est une obligation.

Je crois aux vertus du système représentatif, ce qui ne signifie pas que les élus disposent d’un chèque blanc. C’est la raison pour laquelle je préfère dédramatiser l’usage du référendum plutôt que de tomber dans le piège du mandat impératif ou de la démocratie directe qui généralise la présomption de culpabilité pour les représentants du peuple.

La mise à jour de notre démocratie représentative est nécessaire. Dans les faits, le parlement est aujourd’hui muselé. J’entends donc mettre fin à l’ensemble des dispositions dites de « parlementarisme rationalisé » qui permettent à l’exécutif de brider la représentation nationale. Il faut supprimer toutes ces astuces : vote bloqué, vote réservé, procédure accélérée, nouvelle délibération, ordre du jour cadenassé par le gouvernement. Je proposerai enfin de maintenir l’article 49.3 exclusivement pour le vote du budget. Les parlementaires sont des citoyens majeurs et il n’est plus supportable d’assister au spectacle d’une représentation nationale infantilisée.

Il me paraît également nécessaire de déconnecter l’exécutif et le législatif. A l’usage, le quinquennat s’avère être une erreur : il a rétrogradé le chef de l’Etat en chef de sa majorité. Je propose donc le retour au septennat renouvelable. Sept ans, parce que la politique de la Nation a besoin de durée. Renouvelable, parce que c’est le meilleur moyen pour contraindre un Président élu de rester connecté aux citoyens – s’il veut avoir une chance être réélu.

En 1967, un certain Jacques Mandrin proposait une réforme vigoureuse de l’ENA dans son livre L’énarchie ou les mandarins de la société bourgeoise. Un demi-siècle plus tard, l’ENA demeure une tour d’ivoire au coeur de la République. Nous avons naturellement besoin de former des hauts fonctionnaires et des grands serviteurs de l’Etat. Malheureusement, cette grande école de sélection est devenue un système de reproduction idéologique et sociale qui nourrit le divorce entre les élites et le peuple. Je proposerai donc de supprimer l’ENA, et de la remplacer par un système de promotion interne au sein de la fonction publique.

Cette réforme implique de mettre un terme au pantouflage qui n’est rien d’autre que le mercato des élites : des cabinets ministériels aux grands groupes privés, des grands groupes privés aux lobbys, des lobbys à la finance, de la finance aux mandats électifs et des mandats électifs aux cabinets ministériels : cette République de l’entre-soi finit par ressembler à une République bananière. Quand on voit le transfert de l’ancien directeur du Trésor dans un fond d’investissement chinois, je me demande si ça ne peut pas être qualifié d’intelligence avec l’ennemi. Je n’ai rien contre les Chinois mais dans la mondialisation, la Chine nous mène une guerre économique impitoyable !

Concernant le Parlement, voir cet article publié le 28 septembre 2016 sur le site du Huffingtonpost : Libérons, délivrons le Parlement !

Cet article est le 2929ème paru sur le blog MRC 53 - le 153ème catégorie Gauche France

Bastien Faudot, le 25 septembre 2016, à Malakoff

Bastien Faudot, le 25 septembre 2016, à Malakoff

Published by Michel SORIN - dans Gauche France
commenter cet article
27 septembre 2016 2 27 /09 /septembre /2016 17:04

 

Un projet cohérent et neuf pour l'élection présidentielle 2017

 

 

Voici un jeune, Bastien Faudot (38 ans, comme Macron) - qui est à certains égards l'anti-Macron. Son projet politique est cohérent et neuf. Des jeunes et de moins jeunes le soutiennent. Aimer la France, c'est aimer la liberté du monde. Cela nous parle.

"Je suis candidat à la présidence de la République pour proposer aux Français une autre voie, celle de la gauche souverainiste, patriote et sociale. Démocratie, Europe, travail, sécurité, éducation... Vous trouverez ici mon projet pour la France".

 

Découvrez-le dans cette vidéo : Bastien Faudot : discours de Malakoff le 24 septembre 2016

 

Voici un résumé (Nicolas Gonzales) des cinq piliers de son projet.

Voir DISCOURS DE MALAKOFF : « L’ESPACE EXISTE DANS LE CŒUR DE NOS CONCITOYENS POUR DU NEUF. »

 

- Pour sortir de la crise politique et démocratique, Bastien propose de créer un référendum d'initiative populaire, une journée référendaire annuelle, revenir au septennat renouvelable, renforcer les pouvoirs du Parlement, modifier le mode de financement des partis politiques et encadrer très durement l'action des lobbys.
 

- Pour reconquérir notre souveraineté nationale et populaire, Bastien propose de nous affranchir des traités européens en retirant toute mention au traité de Lisbonne dans le titre XV de la construction européenne, sortir de l'union économique et monétaire, dénoncer les règles budgétaires austéritaires, de supprimer la Commission européenne.
 

- Pour parvenir au plein emploi, Bastien propose de répartir le temps de travail, favoriser la dépréciation de l'euro de 20% et instaurer enfin une vraie et stricte séparation bancaire afin de retrouver le temps long du développement et de l'industrie.
 

- Pour rétablir l'autorité de l'Etat, Bastien propose de rétablir la police de proximité et d'embaucher les policiers et les juges qui nous manquent.
 

- Pour restaurer l'école de la République, Bastien propose l'augmentation de 25% en 5 ans du traitement des professeurs, l'abrogation des rythmes scolaires et de la réforme du collège, la priorité donnée à la maîtrise du Français et à la maternelle, la multiplication par deux du budget des universités.

 

Rappel : - (21 sept. 2016) : Malakoff (92) - 24 et 25 septembre - avec Bastien Faudot et le MRC

- (9 sept. 2016) : Présidentielle : intervention de Bastien Faudot pour produire en France

 

Cet article est le 2928ème paru sur le blog MRC 53, le 152ème catégorie Gauche France

Bastien Faudot, le 24 septembre 2016 à Malakoff, lors de la présentation de son projet pour 2017.

Bastien Faudot, le 24 septembre 2016 à Malakoff, lors de la présentation de son projet pour 2017.

Published by Michel SORIN - dans Gauche France
commenter cet article
21 septembre 2016 3 21 /09 /septembre /2016 18:33

 

Le candidat présentera ses propositions pour l'élection présidentielle 2017

 

Sans attendre une clarification des candidatures à gauche, dans le cadre de primaires ou en dehors, le Mouvement Républicain et Citoyen organise son week-end de rentrée les 24 et 25 septembre 2016 à Malakoff (92). Voir MEETING DE RENTRÉE !

 

Lors de son discours, samedi en fin d'après-midi, Bastien FAUDOT indiquera les axes principaux de son projet. Dimanche matin, des ateliers thématiques auront pour mission d'affiner les choix à opérer, avant l'intervention du candidat dimanche midi. A ce stade, il ne s'agit pas d'un programme détaillé pour l'élection présidentielle.

Comme l'indique le titre de son site FAUDOT 2017, la gauche avec le peuple, il s'agit de réconcilier la gauche avec le peuple et avec la nation, ce qui est le combat d'une génération après plus de trois décennies d'accompagnement du néolibéralisme européiste (et cela continue avec les représentants actuels de la gauche au pouvoir).

 

Il faut mettre fin à cette dérive des partis de la gauche de gouvernement, qui s'est accentuée sous le mandat de l'actuel président de la République. La gauche a vocation à servir le peuple et la nation, pas les forces obscures du capitalisme financier mondialisé. Donc, tout est à reconstruire avec celles et ceux qui concentreront leurs efforts pour affirmer une politique volontariste de redressement national et européen. Dans ces conditions, il ne faut pas s'étonner que le candidat du MRC ne figure pas parmi ceux qui sont mis en avant par les médias. Nous ne devons pas nous décourager pour autant, car la tache est lourde et le travail devant nous. C'est pour cela que vous êtes invités à vous inscrire pour participer au week-end de Malakoff.

 

Rappel :

- Bastien Faudot (MRC) aux Assises du Produire en France 2016

Discours de Bastien Faudot aux Assises du Produire en France, à Reims, le 9 septembre. Extrait.

Je proposerai l’abrogation pure et simple de la loi El Khomri

Enfin, je proposerai un changement radical de l’organisation du travail et de la fiscalité dans le pays. Made in France, Faire en France, c’est d’abord Faire France. Le plein emploi est vital pour le corps social et pour la Nation. Il est plus protecteur que tous les codes du travail et autres règlementations. Il est temps enfin de sortir de l’opposition stérile entre compétitivité et protection sociale. Je veux croire que la seconde est la vraie condition de réalisation de la première. Construire l’alliance des productifs, c’est proposer un nouveau compromis social qui implique :
– le transfert de la moitié des cotisations sociales patronales et salariales vers un impôt universel sur le revenu pour ne plus pénaliser la création de richesse et renforcer la compétitivité de nos entreprises. Cela permet de réduire le coût du travail d’environ 20 %. L’idée est simple : ne sont prélevés sur les salaires que les cotisations qui ont un lien direct avec l’activité économique : le financement des retraites, la maladie professionnelle, l’assurance chômage. Le reste, c’est à la solidarité nationale de l’assumer.
– une baisse de la durée légale du travail de 15 % pour mettre tout le monde au travail, pour faire de la place aux plus de 5 millions de Français qui sont aujourd’hui en dehors du marché de l’emploi. Je sais combien cette idée semble hérétique à certains, notamment pour ceux qui s’autoproclament les réalistes, les pragmatiques. S’ils sont attachés au réel, ils constatent avec moi que depuis le XIXème siècle, la durée hebdomadaire de travail n’a cessé de diminuer partout dans le monde. Ce mouvement inéluctable se poursuit. Depuis 2000, malgré la crise, la richesse des pays de l’OCDE a augmenté de 20 % tandis que la durée hebdomadaire du travail à diminué de 6 %, soit une cinquantaine d’heures par an. En réalité, les Français travaillent, mais la répartition horizontale du travail est très inégalitaire, déséquilibrée. Qui rappellera que les Allemands travaillent en moyenne 130 heures de moins que nous chaque année ? Est-ce que cela les empêche d’avoir une industrie vivante, une balance commerciale excédentaire et un taux de chômage inférieur ? Baisser la durée légale du travail peut se faire en renforçant la compétitivité des entreprises françaises.

La question du Made in France est une question immensément, intensément politique. C’est la raison pour laquelle l’enjeu de la restauration de la souveraineté est au cœur de mon projet. Si l’on prend le risque de poursuivre la déconnexion entre la démocratie et les choix économiques, cela finira très mal.

- (10 septembre) L’EUROPE EST MORTE, VIVE L’EUROPE !

Extrait. L’euro est une arme de destruction massive : il faudra choisir, ce sera la monnaie unique ou le progrès social.

L’euro est une arme de destruction massive : c’est un succès technique indiscutable, mais économiquement et politiquement, son bilan est calamiteux. Pour « sauver l’Euro », on essore les peuples et on piétine les démocraties. Plus qu’une monnaie, c’est une méthode de gouvernement pour discipliner le salariat et domestiquer les peuples.

Comment voulez-vous mettre en oeuvre une politique de transformation sociale sans disposer du pouvoir monétaire ? Pourquoi sommes-nous les seuls bisounours de la planète à imaginer qu’il est possible d’avoir une politique économique et sociale sans disposer de l’instrument monétaire ?

Je ne fais pas d’obsession sur la monnaie : la monnaie unique n’est pas l’unique question. C’est un élément de la mécanique fédérale à l’oeuvre.

Il faut avoir le courage d’énoncer une réalité : il n’y aura pas de gauche de transformation sans reconquête de la souveraineté populaire et nationale. Et il n’appartient pas aux autres de nous la rendre, mais à nous de la récupérer. Et pour cela, il nous faudra désobéir, prendre des décisions unilatérales qui reposent tout entières sur l’expression de la volonté populaire. La France doit prendre la responsabilité de créer une crise salutaire en Europe : De Gaulle n’avait pas hésité à faire la politique de la chaise vide. Ou bien nous assumons le rapport de force ou bien nous le perdrons, il n’y aura pas d’autre alternative. Et c’est à ça que doit servir le débat de l’élection présidentielle qui vient, et à laquelle je suis candidat : déterminer ce qui dépend de nous, plutôt que de faire des paris sur ce que pourraient accepter nos partenaires.

- (15 septembre) ALSTOM, CAUSE BELFORTAINE, CAUSE NATIONALE

Extrait. Le 7 septembre à Belfort, nous avons pris le plafond sur la tête, mais cette décision ne tombe pas du ciel. Elle s’inscrit dans un vaste mouvement de désindustrialisation du pays. Certains fins observateurs comme Jean-Michel Quatrepoint, auteur de Alstom scandale d’État, avaient anticipé les difficultés de la branche Transport après le protocole de rachat par General Electric. Je le cite : « l’équation d’Alstom transport est donc la même qu’avant l’opération avec GE. Seule, l’entreprise n’est pas viable à terme. Déjà, le groupe serre les boulons dans l’usine de Belfort dont l’avenir est incertain. »

La désindustrialisation n’est pas une catastrophe naturelle. La désindustrialisation, c’est le revers d’une mondialisation financière qui est en train d’essorer les forces productives de notre pays et de nombreux autres pays européens. La mondialisation, c’est une série de choix politiques qui ont conduit progressivement à déréglementer tous les systèmes de protection. Elle expose notre modèle social et notre outil de production à un système de concurrence parfaitement déloyal. Face à ce phénomène, il y a deux grands types de réponses. Il y a les libéraux qui voient notre modèle social comme un handicap – et qu’il convient de remettre en question, et ceux, dont je fais partie, qui considèrent qu’il est un élément essentiel du pacte républicain.

- (20 septembre) DOCTEUR STIGLITZ : LE LIVRE QUE TOUS LES CANDIDATS DEVRAIENT LIRE

Extrait. Le Docteur Stiglitz pointe sereinement et solidement les vices de formes initiaux de la monnaie unique, les erreurs répétées de politiques économiques décidées par les fondamentalistes des marchés, le creusement des divergences économiques et politiques entre différents pays européens. L’euro, projet politique conçu pour assurer la paix et la prospérité en Europe, n’a au contraire apporté que le ressentiment et la colère, l’échec économique et la montée du chômage.

Le terrible diagnostic ne vient pas des marges des marges de la politique française et est prononcé par un économiste raisonnable, généralement classé au centre-gauche, que l’on ne peut pas facilement caricaturer comme un partisan du repli frileux sur soi, ou comme un anticapitaliste ne comprenant rien aux soi-disant réalités d’une économie mondiale complexe… Les affreux économistes Cahuc et Zylberberg pourront difficilement accuser Stiglitz de « négationnisme économique ».

Au-delà de l’échec économique, l’auteur démontre très bien la menace que l’euro fait peser à la fois sur le projet européen et sur la démocratie. Il est entièrement exact que l’euro est moins une monnaie qu’une méthode de gouvernement, et qu’entre la démocratie et l’euro, il faudra choisir.

Cet article est le 2927ème paru sur le blog MRC 53, le 151ème catégorie Gauche France

Bastien Faudot avec Thomas Diemer, alors président de Jeunes Agriculteurs (JA), au Salon de l'agriculture à Paris le 29 février 2016

Bastien Faudot avec Thomas Diemer, alors président de Jeunes Agriculteurs (JA), au Salon de l'agriculture à Paris le 29 février 2016

Published by Michel SORIN - dans Gauche France
commenter cet article
9 septembre 2016 5 09 /09 /septembre /2016 18:10

 

Alstom à Belfort est le symbole déplorable de l'abandon de l'industrie française

 

L'intervention de Bastien Faudot, candidat du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) à l'élection présidentielle 2017, ce 9 septembre à Reims aux Assises du produire en France, vient se caler judicieusement dans l'actualité économique.

Voir ces articles concernant le site Alstom de production de trains à Belfort :

- Bastien Faudot, 7 septembre 2016, FAUDOT2017 : ALSTOM BELFORT : LE MÉPRIS

- Jean-Luc Laurent, 8 septembre 2016, MRC : Alstom: après le dégoût, la réaction

- Jacques Sapir : la fermeture de l'usine Alstom de Belfort ou la faillite de l'État stratège

- Maire info : Alstom : le gouvernement impose une négociation sur l'usine de Belfort

 

Voici le texte de l'intervention de Bastien Faudot aux Assises du produire en France.

 

ENCOURAGER ET ORGANISER LE MADE IN FRANCE

 

Si vous êtes élu Président de la République, comment comptez-vous défendre les entreprises qui produisent en France et plus largement, le patriotisme économique ?

 

En trente ans, l’économie de production a connu un effondrement qui est, à plus d’un titre, au principe du marasme économique dans lequel nous nous trouvons. Un chiffre suffit à en restituer l’ampleur : l’industrie pesait 34 % du PIB au début des années 80 contre moins de 13 % aujourd’hui.

Je ne reviendrai pas ici sur l’enchaînement des causes profondes de la désindustrialisation de notre pays. Une idéologie puissante a coiffé ce phénomène : l’offensive libérale et la finance mondialisée. Le discours du toujours moins d’État aboutit aujourd’hui à une contradiction au cœur même de l’entreprise entre les actionnaires et les industriels, entre ceux qui exigent des rendements exorbitants à court terme et ceux qui savent que la production est un processus d’acquisition des savoirs et des savoir-faire qui engage pleinement le facteur humain.

La désindustrialisation de la France n’est pas une catastrophe naturelle

La désindustrialisation de la France n’est pas une catastrophe naturelle. Elle procède d’une idéologie, celle là même qui conduisait l’ancien PDG d’Alcatel en 1999 à promouvoir le modèle d’une France sans usines. Près de vingt ans plus tard, on peut dire que l’objectif est presque atteint…

Quels sont aujourd’hui les trois principaux problèmes qui font obstacle au développement de la production française et de la consommation de produits français ?

- D’abord, l’entreprise est confrontée à une accumulation de règles et de normes qui pèsent sur les conditions de production au plan microéconomique, tandis que les grands instruments de régulation, de protection et de souveraineté de l’État (la monnaie, le budget, les frontières) ont été transférés à des institutions extérieures qui n’ont de comptes à rendre à personne. Dans ces conditions, nos entreprises sont menottées dans la concurrence mondiale. Nos concurrents sont mieux armés car la plupart des États-nations dans le monde de 2016 n’ont pas renoncé à leurs instruments de protection : droits de douanes, ajustements monétaires, investissement public, stratégies de développement appuyées par les capitaux publics. De plus, ils sont moins accablés par la bureaucratie européenne qui n’a rien à envier à celle de Moscou : dotée de ses normes, contrôles en tous genres, autorisations, supervisions.

Il n’y a pas d’autre option raisonnable que d’organiser le retour au plein emploi

- Le deuxième problème, c’est le fonctionnement de la finance mondialisée qui génère une pression extrême sur le système productif et qui aboutit à ce que j’appelle la « déflation par l’offre ». À moins de trouver un marché de niche, les entreprises, confrontées à une concurrence mondiale féroce, sont piégées dans une logique infernale : tirer toujours leurs coûts vers le bas, créant ainsi un problème de demande et de débouché. Le problème, c’est de remplir les carnets de commandes ! Or, à moyen et à long terme, le seul moyen de vaincre la déflation et de remplir les carnets de commandes, c’est de trouver les ressources pour relancer la consommation intérieure qui s’est mécaniquement orientée vers le low cost des pays émergents venus inonder le marché. Il n’y a donc pas d’autre option raisonnable que d’organiser le retour au plein emploi.

- Enfin, nous sommes collectivement prisonniers du productivisme de court-terme. L’impératif catégorique du retour à la croissance nous empêche de poser tranquillement la question de notre développement. Le modèle quantitatif prime sur le qualitatif, le court terme sur le long terme, le bricolage sur la vision. L’État est le seul acteur à même de rassembler les forces vives et d’organiser le rebond autour d’une vision claire de l’économie de demain. Seul, il ne peut rien. Mais vous entrepreneurs, seriez désarmés si vous étiez livrés au seul rapport de force du marché.

Compte tenu de l’état d’urgence de la situation économique française, le temps est venu de changer de braquet. On peut encourager le Made in France, mais je crois que nous devons surtout l’organiser.

On peut encourager le Made in France, mais nous devons surtout l’organiser

- En premier lieu, il nous faut reconquérir notre souveraineté budgétaire en dénonçant – unilatéralement s’il le faut – le carcan budgétaire européen qui nous conduit au désastre. Bruxelles est devenue la secte du Temple solaire : quelques illuminés nous guident droit vers le suicide collectif. Il faut une politique de relance budgétaire et l’implication de l’État sans laquelle nous resterons condamnés à la stagnation. Il faut une politique de soutien aux bas salaires pour relancer la consommation et garnir les carnets de commandes, et cesser enfin cette surenchère permanente qui vise à réduire les « charges » sur les bas salaires. Depuis combien de temps mène-t-on cette politique et avec quels résultats ?

- Nous aurons ensuite besoin de reconquérir notre souveraineté monétaire en nationalisant l’euro et en le dépréciant d’environ 20 %, dans le cadre d’une nouvelle parité qui soit de préférence négociée, ou disons, convenue avec nos voisins. Il ne s’agit pas de relancer la guerre des changes, mais il faut mettre un terme à la guerre des systèmes productifs et des modèles sociaux. La zone euro ne peut rester la seule zone économique au monde, je dis bien, la seule, où on imagine que l’on peut mettre en œuvre un projet de croissance et de développement sans disposer de l’instrument de politique monétaire. Les Allemands ont leur monnaie et leur politique monétaire : c’est l’euro ! La France doit retrouver cet outil indispensable, inscrire l’objectif de plein emploi et de croissance dans les statuts de la nouvelle banque de France, relever le critère de lutte contre l’inflation à 4 %, et mener une politique monétaire expansive pour lutter contre la déflation et financer les projets d’avenir (dans la révolution numérique, la robotique, la transition écologique, les grands projets d’infrastructures et de réseaux de transports pour encourager la mobilité).

Lorsque qu’une industrie d’intérêt national traverse des difficultés, la mobilisation des moyens de l’État est nécessaire. Encore faut-il qu’il soit lui-même exemplaire. Il se trouve que l’usine Alstom de Belfort est située sur le canton dont je suis conseiller départemental. Que l’État, actionnaire unique de la SNCF, laisse son entreprise réaliser une commande de 140 millions d’euros à un concurrent allemand, c’est proprement inacceptable. Ses représentants peuvent difficilement ensuite faire mine de déplorer les conséquences sociales de ce désengagement !

Il faut par ailleurs une vraie loi de séparation bancaire

Il faut par ailleurs une vraie loi de séparation bancaire et non de filialisation comme celle qui a été mise en œuvre par Pierre Moscovici. Cette loi de séparation des activités bancaires a deux objectifs : mettre de l’étanchéité pour éviter la propagation des crises financières, comme ce fut le cas en 2007-2008, et canaliser la politique monétaire vers l’économie réelle, l’économie de production et l’industrie.

- Je proposerai de regrouper l’ensemble des normes qui pèsent sur les entreprises dans le cadre d’une négociation triennale unique et obligatoire.
- Je proposerai le renforcement de l’implication des salariés dans la vie de l’entreprise, via le développement de l’intéressement, mais aussi la participation de deux administrateurs salariés avec voix délibérative dans toute entreprise disposant d’un Conseil d’Administration.

- Les efforts engagés pour la montée en gamme dans le rapport Gallois doivent être poursuivis. La compétitivité-coût n’est pas l’alpha et l’oméga du développement de l’entreprise. La France gagnera des parts de marchés si elle sait innover. L’innovation implique un investissement public massif dans la recherche. Il faut porter l’effort à 3 % du PIB pour être au niveau de nos principaux concurrents.

Je proposerai l’abrogation pure et simple de la loi El Khomri

Je proposerai l’abrogation pure et simple de la loi El Khomri : outre les conditions politiques déplorables qui ont conduit à sa promulgation, cette loi ne sera pas efficace économiquement. Elle va accroître la tension et la pression que le chômage exerce sur ceux qui ont la chance d’avoir un travail. Des flexibilités nouvelles peuvent être imaginées, mais jamais le droit du travail et la hiérarchie des normes n’ont fait obstacle au développement de l’économie française pendant les trente glorieuses. Le droit du travail ne protège pas seulement les salariés, il protège aussi les entrepreneurs de systèmes de concurrence déloyaux. Cette loi va créer de nouvelles distorsions de concurrence entre ceux qui pourront avoir une négociation et un accord d’entreprise et les concurrents, souvent les petites entreprises, qui ne le pourront pas. Avec la loi El Khomri, le mauvais patron chasse le bon, comme on dit que la mauvaise monnaie chasse la bonne.

Enfin, je proposerai un changement radical de l’organisation du travail et de la fiscalité dans le pays. Made in France, Faire en France, c’est d’abord Faire France. Le plein emploi est vital pour le corps social et pour la Nation. Il est plus protecteur que tous les codes du travail et autres réglementations. Il est temps enfin de sortir de l’opposition stérile entre compétitivité et protection sociale. Je veux croire que la seconde est la vraie condition de réalisation de la première. Construire l’alliance des productifs, c’est proposer un nouveau compromis social qui implique :
– le transfert de la moitié des cotisations sociales patronales et salariales vers un impôt universel sur le revenu pour ne plus pénaliser la création de richesse et renforcer la compétitivité de nos entreprises. Cela permet de réduire le coût du travail d’environ 20 %. L’idée est simple : ne sont prélevés sur les salaires que les cotisations qui ont un lien direct avec l’activité économique : le financement des retraites, la maladie professionnelle, l’assurance chômage. Le reste, c’est à la solidarité nationale de l’assumer.
– une baisse de la durée légale du travail de 15 % pour mettre tout le monde au travail, pour faire de la place aux plus de 5 millions de Français qui sont aujourd’hui en dehors du marché de l’emploi. Je sais combien cette idée semble hérétique à certains, notamment pour ceux qui s’autoproclament les réalistes, les pragmatiques. S’ils sont attachés au réel, ils constatent avec moi que depuis le XIXème siècle, la durée hebdomadaire de travail n’a cessé de diminuer partout dans le monde. Ce mouvement inéluctable se poursuit. Depuis 2000, malgré la crise, la richesse des pays de l’OCDE a augmenté de 20 % tandis que la durée hebdomadaire du travail à diminué de 6 %, soit une cinquantaine d’heures par an. En réalité, les Français travaillent, mais la répartition horizontale du travail est très inégalitaire, déséquilibrée. Qui rappellera que les Allemands travaillent en moyenne 130 heures de moins que nous chaque année ? Est-ce que cela les empêche d’avoir une industrie vivante, une balance commerciale excédentaire et un taux de chômage inférieur ? Baisser la durée légale du travail peut se faire en renforçant la compétitivité des entreprises françaises.

La question du Made in France est une question immensément, intensément politique. C’est la raison pour laquelle l’enjeu de la restauration de la souveraineté est au cœur de mon projet. Si l’on prend le risque de poursuivre la déconnexion entre la démocratie et les choix économiques, cela finira très mal.

Ce ne sont pas les petits comptables du monde libéral qui peuvent inventer une issue au monde dont ma génération a hérité. On ne règle pas ces questions là à coup de ratio, de petits bricolages ou de petites exonérations fiscales. La question du Produire en France nous oblige à penser le travail, à mettre tout le monde au travail, pour qu’il y ait dans ce pays autant de consommateurs que de travailleurs. Pour que chaque Français dispose à la fois des fruits de sa contribution à l’activité de la Nation, mais aussi de la reconnaissance, du sentiment de l’utilité sociale sans laquelle il ne peut pas y avoir de France.

Cet article est le 2926ème paru sur le blog MRC 53, le 135ème catégorie Travail Economie

Bastien Faudot, le 25 septembre 2015, avec des militants MRC à Clermont-Ferrand

Bastien Faudot, le 25 septembre 2015, avec des militants MRC à Clermont-Ferrand

Published by Michel SORIN - dans Travail Economie
commenter cet article
5 septembre 2016 1 05 /09 /septembre /2016 23:07

 

La force potentielle des organisations de producteurs (OP)

 

La suppression des quotas laitiers (régulation administrative de la production) est effective depuis le 1er avril 2015 au sein de l'Union européenne. Désormais, les producteurs ont la liberté de produire autant qu'ils veulent, dans le cadre de la loi.

Le problème, c'est qu'ils sont sous la dépendance de leurs acheteurs, les industriels, transformateurs de leur lait, qui fixent le prix payé aux éleveurs. Et celui-ci, à l'exception de certains groupements de producteurs, est désespérément bas, au point qu'il est nettement inférieur à leur coût de production. Les industriels tiennent compte du cours des marchés mondiaux, qui concerne le lait transformé en poudre de lait et en beurre, produits qui valorisent peu la matière première, car soumis à la concurrence mondiale très rude des pays à faible coût de production.

Pour se préparer à la fin des quotas, « la France, par la loi de modernisation agricole de 2010, a favorisé la contractualisation entre les transformateurs et les producteurs. Ces derniers négocient directement leur contrat qui prévoit le volume de lait à produire pendant cinq ans. Une mesure unique en Europe. Les premiers ont été signés fin 2011, leur renouvellement est prévu à l’automne 2016 ».

- Voir cet article de Jérémie Lamothe (Le Monde, 5 septembre 2016) : Entre les producteurs de lait et Lactalis, des contrats de défiance.

La confrontation sur le prix du lait vient de se produire fin août entre le géant laitier Lactalis et les producteurs syndiqués à la FNSEA (Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles) et à JA (Jeunes agriculteurs).

- Voir cet article d'informations (blog CiViQ, 4 septembre 2016) : Crises en agriculture : récoltes en chute, prix du lait excessivement bas

Dans l'hebdo de l'information agricole des Pays de la Loire L'Avenir Agricole, édition du 2 septembre 2016, Frédéric Gérard se situe dans l'après-accord.

Voir Après un accord, encore des effortsIl tire « Les leçons de l'accord avec Lactalis ».

La pression médiatisée des producteurs contre le géant mayennais a pesé sur les négociations. L'accord reste insuffisant sur le prix du lait, reconnaissent les syndicats. Mais il laisse entrevoir d'autres perspectives.

 

- La fin d'une spirale à la baisse.

L'accord a été expliqué sans fanfaronnades. Car derrière « une victoire syndicale » face au leader de la transformation laitière, les prix obtenus par cet accord ne permettent pas d'obtenir le prix de revient d'une bonne partie des éleveurs. Mais le fait que Lactalis s'aligne désormais sur ses concurrents leur ôte tout argument de baisse pour se caler sur « leur environnement ». Avec une progression de + 5 euros/1000 litres par mois, et une réévaluation à 280 euros dès le mois d'août, les producteurs Lactalis de l'Ouest seront payés 300 euros en décembre, 275 euros sur l'année 2016. C'est 10 euros de plus que la proposition de départ de Lactalis, depuis juillet.

- Envisager de nouveaux modes de fixation du prix du lait.

C'est un autre point obtenu lors de ces négociations. Les indicateurs actuels « ne correspondent plus à la réalité des marchés ». Les OP (Organisations de producteurs) veulent maintenant parvenir à une meilleure prise en compte des PGC (produits de grande consommation) dans un calcul qui devra correspondre au mix-produit de l'entreprise (selon les informations fournies…). Si 75 % du chiffre d'affaires de Lactalis est aujourd'hui réalisé à l'étranger, c'est en grande partie dû au rachat de groupes à l'international (dernièrement en Roumanie, en Géorgie, en Inde, etc.). Toutefois, tempère Sébastien Amand, vice-président de l'OPNC (Organisation Normandie Centre) et président de la FDSEA 50), cette orientation, même inscrite dans le protocole d'accord, reste de l'ordre de « l'intention ». Elle devra se vérifier lors de prochaines discussions. « Il ne faudra pas attendre un an, clament les OP. Le risque sera ensuite de ne pas trop « coller » à la réactivité de marchés mondiaux ou aux prix d'autres pays européens aux coûts de production plus bas qu'en France.

- Lactalis a reculé.

C'est le sentiment laissé par le retour aux négociations de l'industriel et l'accord obtenu. Dur en affaire, le groupe a cédé derrière la mobilisation devenue nationale. Après une première semaine médiatisée à Laval, une seconde a entamé dès lundi le blocage de 18 sites Lactalis en France, usines et plateformes logistiques, selon la FNPL (Fédération nationale des producteurs de lait, liée à la FNSEA). C'est surtout l'appel au boycott de marques plus connues que le nom de l'entreprise lavalloise qui semble avoir pesé. Cette nouvelle stratégie de mobilisation a notamment permis de rallier une partie des consommateurs, souvent très éloignés des problématiques agricoles, des revendications des producteurs. Les représentants de Lactalis ont même confié : « Il y a un avant et il y aura un après ». Ils sont les premiers à savoir qu'une bonne communication vaut mieux que des pneus brûlés.

- Les OP rassemblées.

Pour la première fois, les principales organisations de producteurs Lactalis étaient réunies pour négocier face aux dirigeants du groupe. Celles du Grand-Ouest (APLBL, OPLGO,et OPNC)*, le président de l'Unell (union nationale), Claude Bonnet, ainsi que Florent Renaudier, responsable de la section laitière de la FDSEA 53, moteur de l'action de la première semaine. Les représentants d'OP entendent « en tirer les leçons » pour envisager de travailler ensemble. Si elles parviennent à faire bloc dans les négociations (sur les prix, les volumes, les orientations stratégiques), cela s'avérera un atout indéniable dans les phases de négociations. « Nos OP vont devoir construire quelque chose ensemble. Le rassemblement d'un maximum de producteurs est nécessaire pour continuer à avancer, appuie Frédéric Lachambre, président de l'APLBL. On se doit d'aller vers une vraie organisation des producteurs livrant à Lactalis, qui ne pourra plus faire ce qu'il fait depuis cinq ans et devra revoir sa relation contractuelle avec ses producteurs ».

* APLBL (organisation de producteurs Pays de la Loire et Bretagne Lactalis) avec Frédéric Lachambre ; OPLGO (organisation de producteurs Lactalis Grand-Ouest) avec Jean-Michel Yvard ; OPNC (Organisation Normandie Centre) avec Sébastien Amand.

Ce conflit social Lactalis est la conséquence des erreurs de conception et de mise en œuvre de la contractualisation. « Il y a un avant et il y aura un après ». Rien ne sera comme avant pour Lactalis mais pas seulement.

Voir à ce sujet sur le site du ministère de l'agriculture (8 février 2016) Mise en oeuvre de la contractualisation dans la filière laitière française le rapport** de Yves Berger, François Champanhet, Yves Marchal et Yves Riou.

Dans le contexte de la suppression des « quotas laitiers », la contractualisation écrite, rendue obligatoire en France, devait répondre à un double enjeu, stabiliser le revenu des producteurs et leur donner plus de visibilité, garantir aux entreprises de transformation un approvisionnement ajusté à leurs débouchés.

Ce rapport, après avoir dressé un bilan argumenté de l'application de cette régulation privée, formule des recommandations visant notamment à renforcer le rôle des organisations de producteurs et à améliorer la concertation stratégique au sein de la filière laitière.

 

** Mise en œoeuvre de la contractualisation dans la filière laitière française [Enjeux de la filière lait de vache dans le contexte de la fin des quotas]

Rappel (7 mars 2016 : Salon de l'agriculture 2016 : Bastien Faudot y a rencontré les syndicats

Cet article est le 2925ème paru sur le blog MRC 53, le 428ème catégorie AGRICULTURE et PAC

Salon de l'agriculture - 1er mars 2016 - Table ronde sur la crise laitière, au stand de la Confédération paysanne, avec Thierry Roquefeuil (FNPL), Laurent Vial (FNCL), Véronique Le Floc'h (OPL Coordination rurale), Yves Sauvaget (Confédération paysanne), le représentant de la FNIL, , Boris Gondouin (APLI), de gauche à droite.

Salon de l'agriculture - 1er mars 2016 - Table ronde sur la crise laitière, au stand de la Confédération paysanne, avec Thierry Roquefeuil (FNPL), Laurent Vial (FNCL), Véronique Le Floc'h (OPL Coordination rurale), Yves Sauvaget (Confédération paysanne), le représentant de la FNIL, , Boris Gondouin (APLI), de gauche à droite.

Published by Michel SORIN - dans AGRICULTURE et PAC
commenter cet article
2 août 2016 2 02 /08 /août /2016 19:00

 

Un vrai coup de jeune, la candidature de Bastien Faudot

 

Depuis 2006, 2924 articles - classés en 50 catégories - ont été publiés sur ce blog. Même si le rythme de parution s'est amoindri depuis quelques mois, il reste que ce blog est un outil de communication difficilement remplaçable.

Entre le 20 et le 31 juillet, j'ai publié 7 articles concernant la candidature de Bastien Faudot à l'élection présidentielle 2017. J'ai voulu montrer ce qui caractérise la démarche du Mouvement Républicain et Citoyen et de son candidat. Et leur (notre) volonté d'aller jusqu'au bout. Car c'est la seule façon de se faire entendre dans cette France sous le contrôle de quelques grands partis, beaucoup trop liés aux politiques néolibérales menées depuis 30 ans à l'initiative de la finance mondialisée. Nous voulons faire du neuf et appelons celles et ceux qui partagent cet objectif à nous rejoindre.

Ces articles, dont le plus récent fait référence à Jaurès et dont un autre (28 juillet) traite du terrorisme, dévoilent certains éléments qui constitueront le programme du candidat, notamment (30 juillet) ce qui porte sur le travail, les prestations sociales et la fiscalité.

C'est la partie la plus novatrice, de nature à modifier en profondeur la politique dans notre pays. Mais il faut bien garder en tête que les 500 parrainages sont la condition de tout le reste.

Articles parus en juillet 2016 sur le blog du MRC 53 :

En ce 31 juillet, la mémoire de Jaurès incite la gauche à se rassembler (31 juillet)

Présidentielle 2017 : du neuf avec Bastien Faudot (MRC) sur le travail (30 juillet)

Parrainages Faudot 2017 en Normandie : lettre du MRC aux maires (29 juillet)

Terrorisme : le monde néolibéral meurt, laissant place à des monstres (28 juillet)

Présidentielle 2017 : Bastien Faudot à l'assaut des 500 parrainages (25 juillet)

Parrainages présidentielle 2017 : lettre de Bastien Faudot aux maires (23 juillet)

Présidentielle 2017 : le MRC 53 fait campagne pour Bastien Faudot (22 juillet)

Présidentielle 2017 : Michel Sorin (MRC 53) soutient Bastien Faudot (20 juillet)

 

Cet article est le 2924ème paru sur le blog MRC 53

le 68ème dans la catégorie  Titres des articles du mois précédent

Le 29 février 2016, au Salon de l'agriculture, Bastien Faudot a été reçu par tous les syndicats agricoles. Ici avec le président de JA (Jeunes Agriculteurs), Thomas Diemer.

Le 29 février 2016, au Salon de l'agriculture, Bastien Faudot a été reçu par tous les syndicats agricoles. Ici avec le président de JA (Jeunes Agriculteurs), Thomas Diemer.

31 juillet 2016 7 31 /07 /juillet /2016 23:15

 

Les élections 2017 sont gagnables par une gauche à l'écoute du peuple

 

« En ce 31 juillet, le PS ferait bien de relire Jaurès*, ou de le lire car il semble bien que les dirigeants actuels ne l'aient pas lu. Seul un rassemblement de toute la gauche sur une politique de rupture avec le néolibéralisme, peut gagner les élections. Le PS n'est fort qu'avec des alliés à gauche. Quand il méprise ses alliés, il n'est plus rien ».

J'ai écrit cela en commentaire à la position du porte-parole du PS, député de Seine-et-Marne, à l'égard du Mouvement Républicain et Citoyen, lors d'un échange Facebook.

Eduardo Rihan-Cypel raille la décision du MRC de présenter un candidat à l'élection présidentielle, considérant que ses dirigeants seront contraints de rechercher un accord avec le PS en vue des élections législatives. Il ne croit pas que le MRC, en désaccord avec la ligne libérale du PS, ait les moyens d'avoir sa propre stratégie pour les échéances 2017. Le PS ne cherche donc pas un terrain d'entente avec le MRC. Il fait jouer le rapport de force, estimant que celui-ci sera contraint de se tourner vers lui, comme en 2007 et en 2012.

 

L'approche est différente en 2017 avec la candidature de Bastien Faudot.

Voir Bastien Faudot, la gauche avec le peuple et sur le blog du MRC 53 :

- 30 juillet 2016 - Présidentielle 2017 : du neuf avec Bastien Faudot (MRC) sur le travail

- 29 juillet 2016 - Parrainages Faudot 2017 en Normandie : lettre du MRC aux maires

- 25 juillet 2016 - Présidentielle 2017 : Bastien Faudot à l'assaut des 500 parrainages

- 23 juillet 2016 - Parrainages présidentielle 2017 : lettre de Bastien Faudot aux maires

- 22 juillet 2016 - Présidentielle 2017 : le MRC 53 fait campagne pour Bastien Faudot

- 20 juillet 2016 - Présidentielle 2017 : Michel Sorin (MRC 53) soutient Bastien Faudot

 

Les quatre piliers des propositions de Bastien Faudot sont présentés dans l'article du 20 juillet. Ils visent à ressouder le peuple avec ses élites républicaines, autour d'un programme de transformation sociale, qui passe par la transformation du travail (pilier n° 1). Il s'agit de retrouver les valeurs de solidarité, qui permettent la cohésion sociale et nationale.

1- La question centrale du plein emploi - en fait, la question sociale - qu'il faut aborder avec détermination et réalisme, afin de poser un nouveau modèle de développement pour le pays. Cela pose la question du travail, de la fiscalité et de la formation professionnelle. C'est une nouvelle répartition du travail et des richesses qu'il faut inventer, avec l'objectif de mettre tout le monde au travail, de produire plus et différemment, dans le cadre d'une autre organisation.

2- La question de la laïcité, qui est la condition pour construire la France du commun.

3- La question de la démocratie républicaine : meilleur équilibre entre l'exécutif et le législatif, place à l'expression populaire par référendum.

4- La question de la souveraineté nationale et populaire, qui concerne la monnaie, le budget, les frontières. C'est la question du rapport, qui doit être réexaminé, entre la France et les institutions supra-nationales.

 

Ce qu'il faut bien comprendre, c'est que le MRC a fait le choix stratégique - lors de son congrès 2015 - de présenter un candidat en 2017, parce qu'il propose une autre politique pour le pays, notamment sur l'ensemble « travail - prestations sociales - fiscalité » (voir article du 30 juillet) et sur la question de la souveraineté nationale et populaire (rapport entre la France et l'Europe).

 

La personnalité du candidat, sa jeunesse (38 ans), montrent à l'évidence la volonté d'ouvrir avec Bastien Faudot une nouvelle période politique pour la gauche et pour la France : fin des politiques néolibérales portées par la droite ou par la gauche, réunification de la gauche autour d'un programme républicain et social de redressement du pays. Comme le voulait Jean Jaurès en son temps.

 

L'affirmation d'une orientation néolibérale par le gouvernement Valls (loi de précarisation du travail, notamment) est à l'origine de la désunion de la gauche. C'est ce qui rend impossible un accord entre les partis de gauche et c'est ce qui condamne la gauche à la défaite en 2017.

 

En fait, la situation pourrait se renverser si les élus et le gouvernement ressentaient la pression des citoyens en faveur de l'adoption d'un programme républicain et social permettant la réunification de la gauche en vue des élections 2017. C'est ce que souhaite le MRC et c'est le sens de la candidature de Bastien Faudot.

 

C'est pourquoi nous appelons les maires à parrainer notre candidat et les citoyens à se constituer en comités locaux pour débattre de la candidature Faudot. Car nous sommes persuadés que c'est la clé du retour du PS à la raison.

 

* Assassinat de Jean Jaurès il y a 102 ans. Voir cet article (31 juillet 2011) : Jaurès, assassiné le 31 juillet 1914, marqueur de la gauche républicaine

Ce que j'écrivais il y a cinq ans se justifie encore plus aujourd'hui, dans la perspective des échéances, présidentielle et législatives, de 2017 :  "La pensée de Jaurès, sa philosophie politique, socialiste et humaniste, 150 ans après sa naissance, devrait amener les socialistes, les communistes, les radicaux et les républicains de gauche, à se rassembler pour construire l’alternative progressiste dont la France a besoin".

 

Cet article est le 2923ème paru sur le blog MRC 53 - le 67ème, catégorie MRC 53 et Pays de la Loire

Bastien Faudot a été reçu par tous les syndicats agricoles, le 29 février 2016, au Salon de l'agriculture. Ici avec le représentant de la FNSEA.

Bastien Faudot a été reçu par tous les syndicats agricoles, le 29 février 2016, au Salon de l'agriculture. Ici avec le représentant de la FNSEA.

30 juillet 2016 6 30 /07 /juillet /2016 22:19

 

Des changements réels pour les classes moyennes et populaires

 

Bastien Faudot était dans la Drôme le 5 juillet à la rencontre des acteurs de l’économie locale et des nombreuses initiatives prometteuses qui y fleurissent.

Voir DANS LA DRÔME, UNE AUTRE ÉCONOMIE PROMETTEUSE

Lors d’une réunion publique à Valence, il a dénoncé « le discours libéral qui alimente l’affrontement au coeur de la société entre ceux qui survivent grâce aux systèmes sociaux et ceux qui les financent ». Il a présenté les quatre grands piliers de sa campagne, le premier étant « une initiative de répartition massive du travail, adossée à une réforme de la fiscalité » afin d’imaginer un « nouveau contrat social » pour le XXIème siècle.

La réflexion du candidat se nourrit, notamment, d'une note fouillée de Christian Proust qui porte sur les questions - liées - du travail, du social et de la fiscalité. En voici l'orientation générale.

L'auteur prend acte de la situation de notre pays dans un monde soumis à l'échelle mondiale à la dérégulation, la déréglementation et la suprématie des marchés financiers. Les directives européennes ont mis en oeuvre cette politique de liberté de circulation des marchandises, des capitaux, des services et des personnes, qui constitue un carcan de contraintes pour les pays membres de l'Union européenne.

Cette politique fabrique une nouvelle oligarchie de l'argent, une nouvelle aristocratie qui s'impose en utilisant l'arme des accords internationaux, mais qui ne s'occupe pas de la réglementation du travail, des prestations sociales et de la fiscalité, persuadée que cette liberté laissée aux nations ne peut entraîner qu'une compétition à la baisse.

Toujours moins de réglementation du travail, toujours moins de prestations sociales, toujours moins de fiscalité. C'est une des principales convictions des néolibéraux. Ce peut être un chemin pour agir à contre-courant de ces dogmes ! Car si, pour véritablement peser sur l'orientation du monde, il faudra réorienter la politique européenne, c'est le cadre de l'état nation qui est le plus approprié pour agir et recréer l'espoir d'un changement véritable.

La France peut décider librement de son droit du travail, de sa fiscalité et des prestations sociales qu'elle désire mettre en place. Elle doit montrer aux nations du monde que d'autres choix sont possibles. Et que ces choix différents, à l'opposé de ceux de l'oligarchie dominante, sont compatibles avec une économie moderne insérée dans une mondialisation qui doit, elle aussi, être remise au service de l'avenir de l'ensemble de l'Humanité.

Il n'y a pas de solutions magiques et un tel chemin demande efforts et intelligence collective. Mais peu de pays ont les atouts qu'a le nôtre pour réussir à relever ce défi.

 

Faire toute sa place mais rien que sa place au marché ! L'expérience communiste a démontré que l'appropriation collective des moyens de production était une voie sans issue. Nous devons penser le monde avec, au coeur de l'économie, l'entreprise privée. Bien sûr, cette économie crée naturellement l'injustice et l'inégalité.

Pour corriger ces tendances, le politique doit organiser la délibération collective sur des points capitaux. Le marché ne doit pas tout englober et ne peut être la boussole de l'humanité. La terre, la monnaie, le travail sont des enjeux trop larges pour être laissés au fonctionnement du marché. L'économie n'est pas tout. Il faut la subordonner à la nature de l'homme. Il reste à traduire ces principes dans un programme politique concret et susceptible de mobiliser un très large appui dans notre société.

 

La crise morale française est la crise du travail. Elle n'est pas seulement celle du chômage de masse, elle est celle du travail lui-même, du travail vivant tel qu'il est aujourd'hui. Et si l'on veut construire une alliance politique solide des couches moyennes et populaires, il faut un projet qui soit centré sur la transformation du travail, qui est le moyen de résoudre la crise du travail.

 

La France a des problèmes spécifiques, trop de travail pour les uns (cadres moyens, notamment), pas de travail ou pas assez pour d'autres (chômage, temps partiel non souhaité, notamment les plus jeunes et les plus âgés).

Le projet consisterait à prendre les moyens de mettre tous les salariés au travail afin que l'économie française soit globalement plus productive, avec une meilleure efficacité sociale (répartition du travail entre tous les salariés), combinée avec une meilleure répartition des richesses (fiscalité plus juste).

 

En résumant, il s'agirait pour un salarié à plein temps de passer de 1500 à 1200 heures travaillées par an sans perte de salaire et sans perte de compétitivité pour les entreprises. Créer six millions d'emplois changerait radicalement la position des salariés dans les entreprises. Les réductions du temps de travail et les embauches pourraient être accentuées dans certains secteurs et minorées dans d’autres en fonction des priorités définies par les instances politiques.

 

Travailler mieux et tous, produire davantage de richesses au niveau national, selon la volonté de la société exprimée par le politique, tel serait ce projet, à ce stade initial de la réflexion.

 

Bastien Faudot fera connaître ses options les 24 et 25 septembre 2016 lors de la présentation de son pré-programme. Des dates à retenir. Et ne pas oublier de s'inscrire (www.faudot2017.fr/rentree).

Cet article est le 2922ème sur le blog MRC 53 - le 183ème dans la catégorie MRC national

Bastien Faudot était au Salon de l'agriculture le 29 février 2016, où il a été reçu par les syndicats agricoles. Ici avec Jean-Luc Pruvot, président du "Lait équitable", membre de l'association des producteurs de lait indépendants (Apli)

Bastien Faudot était au Salon de l'agriculture le 29 février 2016, où il a été reçu par les syndicats agricoles. Ici avec Jean-Luc Pruvot, président du "Lait équitable", membre de l'association des producteurs de lait indépendants (Apli)

Published by Michel SORIN - dans MRC national
commenter cet article
29 juillet 2016 5 29 /07 /juillet /2016 17:24

 

Les élus doivent s'engager pour que les citoyens se réapproprient le pouvoir

 

Le Mouvement Républicain et Citoyen et son candidat, Bastien Faudot, préparent l'élection présidentielle 2017. Le point clé est la capacité à obtenir 500 parrainages d'élus.

 

Le candidat a écrit aux maires :

- (23 juillet) : Parrainages présidentielle 2017 : lettre de Bastien Faudot aux maires

- (25 juillet) : Présidentielle 2017 : Bastien Faudot à l'assaut des 500 parrainages

 

Nous avons relayé en Mayenne (20 et 22 juillet 2016) :

- Présidentielle 2017 : Michel Sorin (MRC 53) soutient Bastien Faudot.

- Présidentielle 2017 : le MRC 53 fait campagne pour Bastien Faudot

 

Voici la lettre qui a été adressée par nos amis du MRC en Normandie (Serge Lezement, qui coordonne les parrainages au niveau régional, Philippe Reto, secrétaire de l'union interdépartementale). Merci à Jacques Declosmenil (Manche), qui m'a communiqué ce document.

 

Objet : Élection présidentielle 2017, promesse de parrainage.

 

Madame, Monsieur le Maire,

Comme de nombreux citoyens et fort de votre expérience des responsabilités locales, vous êtes conscient que le choix de notre prochain président de la République constituera un tournant décisif pour une France laquelle, dans l’époque tourmentée qui est la nôtre, peine à trouver ses repères et ses marques. Les Français ressentent profondément que la soumission sape la vigueur de l'esprit et que l'opportunisme est le pire de tous les maux jusqu'au moment où la réalité les rend insupportables.

Depuis 2003, le Mouvement Républicain et Citoyen, parti politique créé par Jean Pierre CHEVENEMENT, est ancré dans une tradition de gauche attachée à la souveraineté du peuple et au gaullisme social né dans la Résistance. Il porte avec constance un projet singulier de refondation républicaine de l’État enraciné dans les valeurs civiques, projet qui est couplé à une forte volonté de rapprocher l’Union Européenne des citoyens en la rendant plus juste économiquement et socialement grâce à une réforme de la monnaie unique.

Ce sont les raisons pour lesquelles notre mouvement est persuadé, lors de la prochaine élection présidentielle, qu'il a toute légitimité pour faire vivre le débat public en plaçant le raisonnement, le jugement et l'argumentation au-dessus. Parce que les Français veulent un profond renouvellement des hommes, le MRC présente la candidature de Bastien FAUDOT.

Aux fins de vous permettre d'apprécier, nous sommes fiers de vous adresser, ci jointe, une contribution. Bastien FAUDOT y développe ses grandes orientations pour la France. En tant que maire, vous êtes le premier relais de la République et de l’État dans votre commune, le premier confronté à des choix difficiles quand il se désengage financièrement, quand il ferme les services publics, quand l'incohérence préside à la réforme des collectivités territoriales. Oublier le rôle fondamental de la commune dans les ensembles intercommunaux serait donner le pas à la technocratie sur le débat démocratique.

Et, parce que le courage est une vertu décisive pour agir, nous avons l'honneur de solliciter de vous une promesse de parrainage. Par votre engagement personnel, vous pouvez faire de 2017 une élection permettant la réappropriation du pouvoir par les citoyens. Vous pouvez, en parrainant un candidat jeune, avec comme vous une expérience d’élu local, offrir aux Français à la fois un choix alternatif et responsable, un choix distant du prêt à penser ou d'une posture politicienne. Vous pouvez consentir à ce que soient notamment défendues les idées de l'homme au cœur de l'environnement, de l'attachement à la laïcité.

La voie du salut passe par le refus de toute soumission paresseuse aux dogmes du libéralisme mondialisé qui, par son emprise totale sur le système économique, financier, politique et les grands médias, verrouille toute évolution vers un monde plus solidaire, flétrît ou opprime les Hommes libres et impose une désinformation massive.

Nous voulons être demain une force décisive, le cœur battant d'une France debout, l'âme indomptable d'un pays se projetant vers le monde. Nous espérons vous convaincre que votre geste citoyen est indispensable pour redonner tout son sens aux principes républicains et ouvrir de nouvelles passerelles entre les élus et la société. Par delà les grandes écuries politiques, médiatisées jusqu'à plus soif, qui veulent oublier l'unité de la nation et de l'État, c’est vous, en affichant votre liberté d'esprit, qui avez la capacité à faire revivre la démocratie. Cela en parrainant Bastien FAUDOT. Nous comptons sur vous. Notre France à bout de souffle a besoin de vous. Votre promesse de parrainage, nous l’accueillerons avec enthousiasme et détermination !

Bien évidemment, nous sommes disponibles pour un dialogue sans tabou, pour entendre vos aspirations, pour répondre à vos interrogations et pour pour aller plus loin dans l'échange au travers d'une rencontre si vous le souhaitez.

Dans l'attente, veuillez recevoir, Madame, Monsieur, le Maire, l'expression de nos salutations les plus sincères et les plus respectueuses.

 

Cet article est le 2921ème paru sur le blog MRC 53 - le 66ème, catégorie MRC 53 et Pays de la Loire

Bastien Faudot, candidat MRC à l'élection présidentielle 2017, avait rencontré les syndicats agricoles le 29 février 2016 au Salon de l'agriculture, avant de poser devant les vaches de sa région

Bastien Faudot, candidat MRC à l'élection présidentielle 2017, avait rencontré les syndicats agricoles le 29 février 2016 au Salon de l'agriculture, avant de poser devant les vaches de sa région