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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine autour des idées de Jean-Pierre Chevènement. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens après les élections de 2002.
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19 octobre 2017 4 19 /10 /octobre /2017 16:51

 

L’association intime entre la gauche et la République reste à faire

 

La Vème République gaullienne, née en 1958, modifiée en 1962, est - depuis cinq mois - chevauchée par un jeune président, bien peu républicain, plutôt tenté par le bonapartisme, manifestement pressé de faire glisser la souveraineté du peuple français vers une forme de pouvoir politique jupitérien qui serait post-démocratique, entrepreneurial et européen.

 

Emmanuel Macron a réussi un véritable exploit en s’emparant du pouvoir d’État avec une remarquable détermination. Qu’on s’en réjouisse ou non, cette année 2017 aura été celle de la clarification politique après plus de 30 ans de confusion programmatique entre droite et gauche au gouvernement, liées par leur engagement européen.


Voir, à ce sujet, le texte que j’ai proposé le 16 octobre à mes camarades du secrétariat national du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC), et que je propose à tous les républicains de gauche, sous le titre « FAIRE VIVRE LA GAUCHE REPUBLICAINE AVEC UN PROJET POUR LA FRANCE ».


La première partie (description de la situation politique nationale) a été publiée le 16 octobre sur le blog du MRC 53 : Un texte de Michel Sorin a été retenu par le secrétariat national MRC

Voici la seconde partie, qui introduit la réflexion stratégique proposée aux républicains de gauche.

La question posée aux militants de la gauche républicaine que nous sommes - que ce soit au Mouvement Républicain et Citoyen ou dans d’autres formations politiques - est simple dans sa formulation :

Comment, sur quelles bases, fonder une stratégie

de conquête du pouvoir à moyen terme (cinq ou dix ans) ?

 

L’association entre la gauche et la République - laïque, démocratique et sociale – s’est limitée à de très courtes périodes de notre histoire nationale. Le projet de Jaurès reste à mettre en œuvre, avec conviction et méthode.

Mitterrand avait commencé le travail en 1981 mais il s’est vite détourné de l’objectif, se soumettant à la loi du néolibéralisme dès 1983 et s’en remettant à la virtualité européenne, comme substitut au socialisme, à l’opposé des idées de Jaurès, de la République et de la gauche.

Ce devait être une « parenthèse libérale ». En réalité, la gauche française s’est perdue, noyée dans le néolibéralisme européen. C’est pourtant elle, renouvelée, refondée sur des bases républicaines et populaires, qui pourra rassembler le peuple français autour d’un projet pour la France.

 

Comment créer les conditions de cette refondation ? Cela ne pourra se faire qu’en mettant sur pied un projet de redressement national, incluant à terme l’ensemble des forces représentatives du peuple français, notamment du monde du travail.

 

Dans l’immédiat, le mouvement de la gauche républicaine et citoyenne doit se régénérer en dialoguant avec les citoyens :

- Partir de l’analyse de la politique libérale et européenne de Macron, montrer en quoi elle ne peut résoudre les problèmes posés aux pays européens car elle est contraire au bon sens politique d’une vraie construction européenne.

- Ouvrir la perspective de maîtrise du destin du pays et introduire l’espoir pour les jeunes de peser par la politique sur l’avenir de la France et de l’Europe.

- Proposer un guide citoyen développant l’argumentation du mouvement.

- Organiser des rencontres locales citoyennes.

- Ces actions permettront de préparer les élections européennes de 2019.

 

C’est autour de la critique du projet libéral et européen de Macron que l’action militante des Républicains de gauche doit être conduite en priorité, en mettant en avant un projet de redressement économique et social du pays, avec un contenu républicain et citoyen reposant sur la laïcité.

 

Après les élections européennes de 2019, le moment sera venu de préparer le projet qui sera présenté aux Français lors des élections nationales de 2022. On y verra plus clair sur les possibilités de rapprochement avec d’autres composantes de la gauche. L’objectif sera de rendre souhaitable et possible une coalition de l’ensemble des formations de gauche.

 

Rappel (article du 21 avril 2017, avant le premier tour de l’élection présidentielle) :

La gauche aborde, dispersée, le premier tour de la présidentielle 2017

 

Cet article est le 3019ème sur le blog MRC 53 - le 160ème catégorie Gauche France

 

Michel Sorin, lors de la campagne des élections régionales en 2015

Michel Sorin, lors de la campagne des élections régionales en 2015

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Published by Michel SORIN - dans Gauche France
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16 octobre 2017 1 16 /10 /octobre /2017 23:56

 

Faire vivre la gauche républicaine avec un projet pour la France

 

Cette année 2017 aura été celle de la clarification politique après plus de 30 ans de confusion programmatique entre droite et gauche au gouvernement, liées par leur engagement européen.

 

Bénéficiant de circonstances favorables, un homme jeune et peu connu a surgi de l’entourage du pouvoir en place et du monde de la finance. Il a saisi l’opportunité de se positionner en dehors des clivages traditionnels afin de donner un espoir de changement.

 

En ayant la confiance des milieux d’affaires les plus engagés au sein du capitalisme financier mondialisé et des militants du projet fédéral européen, mais aussi le soutien de la majorité des médias, il a pu rassembler sur son nom un petit quart des suffrages exprimés. C’était suffisant pour le placer en tête du premier tour de l’élection présidentielle et pour l’emporter largement au second, face au FN.

 

Les élections législatives lui ont donné la majorité absolue à l’Assemblée nationale, les électeurs ayant été fort nombreux à refuser de prendre part aux votes. Cela ne doit pas être interprété comme un manque d’intérêt pour la démocratie. C’est plutôt une façon de laisser l’élection se faire avant de juger aux actes ce nouveau venu qui affiche une volonté de rupture avec le clivage droite gauche et avec les anciennes pratiques au sommet de l’Etat.

 

. Au bout de quelques mois d’exercice du nouveau pouvoir, il est clair que le président de la République met en œuvre ce qu’il avait annoncé.

Les orientations de politique économique se situent dans la continuité néolibérale, avec des méthodes différentes de celles de ses prédécesseurs. La filiation européenne est plus clairement affirmée, avec l’objectif de faire en sorte que la souveraineté nationale s’efface progressivement devant la souveraineté européenne. Libéralisme économique et européisme sont les deux marqueurs les plus nets de ce début de quinquennat.

 

. Clairement aussi, les élections 2017 ont déstabilisé les trois partis politiques jusqu’alors dominants.

 

- Le PS est le plus abîmé, ayant perdu 90 % de ses députés. Son premier secrétaire a laissé la place à une direction collégiale pléthorique, chargée de préparer le congrès de refondation en février 2018. Le départ de ses deux candidats finalistes des primaires facilite la recomposition, celle-ci restant fort incertaine au niveau de son contenu. La tendance est au franc soutien du président de la République sur la question européenne et à des oppositions modérées sur la question économique.

 

- LR est en cours de redéfinition de sa ligne politique et de recomposition de sa direction, avec une échéance fixée en décembre 2017 lors d’un congrès. Le seul élément stabilisateur est le maintien - et même le renforcement - du contrôle du Sénat. Le point clé de l’avenir de ce parti est l’équilibre à trouver entre opposition et soutien au président de la République, afin d’atténuer l’attractivité de la majorité parlementaire.

 

- Le FN est également en cours de refondation après la contre-performance de sa candidate au second tour de l’élection présidentielle et le départ de son vice-président après les élections. La faiblesse de sa représentation parlementaire est un handicap, qui s’ajoute à la perte de présence médiatique et de crédibilité politique. Le retour vers le passé est pour ce parti un moyen de survie.

 

. Toute aussi claire est la percée de La France Insoumise en 2017, d’abord par l’audience électorale de son leader, mais plus encore par sa stratégie tous terrains qui donne des résultats probants : présence dynamique à l’Assemblée nationale, dans les médias et dans les rues. Mais les méthodes personnelles et les foucades de son président, son peu d’intérêt pour les alliances avec d’autres groupes politiques, tendent à atténuer le bilan positif de cette année 2017 pour ce Mouvement.

 

Ainsi, cette année 2017 restera dans l’Histoire comme la fin d’un partage du pouvoir entre deux grands partis politiques libéraux et européens, ne s’opposant que sur des questions subalternes dans l’attente de la prochaine échéance électorale.

 

Ce qui a caractérisé leur action, c’est le non-dit sur l’essentiel : l’influence croissante des institutions européennes, limitant leur pouvoir réel. Cela, les citoyens l’ont ressenti de plus en plus, depuis 25 ans : du référendum de ratification du traité de Maastricht, en 1992, qui créait la monnaie unique (l’euro) - et entérinait l’acte unique (marché libre) voté par le Parlement français en 1987 - aux traités de mise sous tutelle budgétaire de la représentation nationale en 2012, en passant par le traité de Lisbonne, en 2007, ratifié par le Parlement en 2008, qui reprenait l’essentiel de ce que le peuple français avait refusé de ratifier par référendum le 29 mai 2005.

 

Le PS de 1971 est quasiment mort de ce refus réitéré de dire la vérité aux citoyens. Ceux-ci ne sont pas dupes. Ils voient bien l’échec de la construction européenne telle qu’elle s’est effectuée depuis les années 1984-1985, quand ont été lancés les projets de marché et de monnaie uniques.

C’est une construction qui a été faite pour les entreprises multinationales, pas pour les citoyens. Elle a favorisé le libre-échange commercial au niveau mondial et la concurrence entre pays membres et entre groupes sociaux, dans le but d’augmenter les profits d’une minorité de capitalistes, au détriment du niveau de vie des classes populaires et du monde du travail.

 

C’est ce constat qui a empêché le président sortant de se représenter, ouvrant la voie à la candidature de son ancien collaborateur avec la réussite que l’on sait. Celui-ci avait pris la mesure de la difficulté croissante de cette construction européenne fondée sur le mensonge permanent.

Le Brexit et l’élection de Trump aux USA, ainsi que les résultats des élections dans les pays européens, sont des faits dont il faut tenir compte. Bien souvent, on constate que les classes populaires, le monde du travail en général, sont en voie de divorce avec leurs représentants politiques. Les politiques néolibérales sont contestées. L’Union européenne est rejetée.

 

Macron s’est lancé dans la campagne présidentielle avec l’idée qu’il pouvait réussir à sauver le navire européen, à condition de réaliser les réformes libérales exigées par l’Allemagne et les institutions européennes. Il compte aussi sur les plus fortunés pour investir leurs capitaux dans l’économie, en leur accordant des avantages fiscaux.

C’est donc la même politique, européiste et libérale, mais avec des moyens différents pour parvenir à la mettre en œuvre dans cette France qui, jusqu’à présent, a toujours voulu préserver son modèle social républicain. Ce que veut Macron est irréaliste car il part d’une erreur de diagnostic.

Il ne s’agit pas de faire une République fédérale d’Europe, comme se sont faits les Etats-Unis d’Amérique.

Macron persiste dans l’erreur car il ne part pas des réalités européennes. Il part d’une idéologie qui a décrété la fin des nations européennes. Les peuples ne veulent pas l’effacement des nations. Ils souhaitent qu’elles coopèrent entre elles pour résoudre les problèmes de leur niveau de vie et de l’avenir de leurs enfants.

 

La question posée aux militants de la gauche républicaine que nous sommes – que ce soit au Mouvement Républicain et Citoyen ou dans d’autres formations politiques - est simple dans sa formulation.

 

Comment, sur quelles bases, fonder une stratégie

de conquête du pouvoir à moyen terme (cinq ou dix ans) ?


 

Cet article est le 3018ème sur le blog MRC 53 - le 223ème dans la catégorie MRC national

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10 octobre 2017 2 10 /10 /octobre /2017 23:34

 

Tous les syndicats ensemble pour exprimer leur mécontentement

Le rassemblement ce 10 octobre 2017 à Laval de tous les syndicats de fonctionnaires du département de la Mayenne a constitué en soi un petit évènement. Certes, la participation était un peu inférieure à un millier de manifestants mais l’ambiance dénotait l’envie de se battre face aux mesures annoncées par le gouvernement et voulues par le président de la République.

Voici ce qu’on peut lire sur les publications de la CGT 53.

Les 12 et 21 septembre dernier, les salariés ont montré leur détermination à faire barrage aux ordonnances de la nouvelle loi travail. Les agents de la fonction publique se sont joints dès le début. Alors quand une intersyndicale de la fonction publique déclenche un mouvement de grève le 10 octobre, il est de notre devoir de faire converger les luttes, mots d'ordre et revendications. Comme le 28 septembre à l'appel des retraités de l'USR, manifestons tous ensemble pour un autre code du travail, pour des services publics de proximité et le droit à une existence protégée des aléas de la vie. 

FONCTION PUBLIQUE / PRIVE : TOUS EN GRÈVE LE 10 OCTOBRE LAVAL

Les ordonnances contre le code du travail et les attaques contre les fonctionnaires sont les deux facettes d’une même politique !

Mardi 10 octobre 2017 : grève unitaire dans les 3 fonctions publiques (État, Territoriale, Hospitalière)

A L’APPEL DE TOUTES LES ORGANISATIONS SYNDICALES ! RASSEMBLEMENT A 13H00 PLACE DU JET D’EAU A LAVAL, PUIS MANIFESTATION
 

C'est près de mille personnes qui se sont mobilisées à Laval suite à l'appel de l'intersyndicale des syndicats de fonctionnaires.
 

Voir, au niveau national (Huffington Post, 10 octobre 2017) :

Manifestation du 10 octobre: les images de la grève des fonctionnaires

Voir aussi un article sur leglob-journal.fr

Rappel (13 sept. 2017): Début réussi de la mobilisation syndicale contre les ordonnances travail


 

Cet article est le 3017ème sur le blog MRC 53 - le 143ème catégorie Travail Economie

La tête de la manifestation à Laval sur le Pont-Vieux, le 10 octobre 2017

La tête de la manifestation à Laval sur le Pont-Vieux, le 10 octobre 2017

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19 septembre 2017 2 19 /09 /septembre /2017 22:48

 

Elle se fera si, au moins, cinq communes du pays de Loiron l’approuvent

 

C’était il y a deux ans, en octobre 2015. Le préfet de la Mayenne, Philippe Vignes, lançait un pavé dans la mare du président de la communauté de communes du pays de Loiron, Claude Le Feuvre. Il proposait la fusion de la Communauté de communes du Pays de Loiron avec Laval Agglomération.

Voir (Le Courrier de la Mayenne, 13 octobre 2015) : Le préfet demande la fusion du Pays de Loiron et de Laval Agglomération

En fait, ce projet était dans le viseur de l’administration préfectorale mayennaise depuis longtemps. Avec l’assentiment des grands élus lavallois et départementaux appartenant à la majorité politique nationale(PS), comme à l’opposition (UDI), favorables les uns et les autres à la réforme territoriale Hollande. Voir blog MRC 53, 21 mars 2016 : En Mayenne, le Pays de Loiron contraint de se fondre dans Laval Agglo.

 
En 2016, Frédéric Veaux, nouveau préfet de la Mayenne, reporte le projet de fusion au 1er janvier 2019, au plus tard.

Frédéric Veaux a en fait « pris acte » d’un souhait exprimé à l’unanimité (moins une abstention) par la CDCI « de poursuivre les études entreprises par Laval Agglomération et la communauté de communes du Pays de Loiron dans le but de résoudre, avant le 30 juin 2017, toutes les questions soulevées par le projet de fusion », écrit-il dans son communiqué. Voir Ouest-France, 11 octobre 2016 : Laval Agglo - Pays de Loiron : pas de fusion au 1er janvier 2017


 

En 2017, des précisions sont apportées à la Fusion des intercommunalités. Et les études demandées par la CDCI (Commission départementale de la coopération intercommunale) sont portées à la connaissance des élus du pays de Loiron et de Laval Agglo. Voir (France Bleu Mayenne, 4 juillet 2017) : Les élus mieux informés sur le projet de fusion Laval Agglo - Pays de Loiron

Voir aussi (leglob-journal, 5 juillet 2017) : Laval-Agglo - Pays de Loiron : une fusion qui commencerait à prendre forme

Mais, avant une réunion publique organisée par l’association ACPL (Action citoyenne au pays de Loiron), Ouest-France indique (12 septembre 2017) que, face aux désaccords, les conseils municipaux décideront. Voir Fusion avec Laval Agglo : la messe n'est pas dite

Une réunion publique a lieu mercredi pour présenter l'étude sur cet éventuel rapprochement avec le pays de Loiron. Il y a des désaccords. Les communes décideront.
 

Cet article est le 3016ème sur le blog MRC 53 - le 57ème dans la catégorie Collectivités territoriales

Forte contestation citoyenne à la création d'une Commune nouvelle entre Le Genest-Saint-Isle (pays de Loiron) et Saint-Berthevin (Laval Agglo), en Mayenne, le 1er octobre 2015 au Genest.

Forte contestation citoyenne à la création d'une Commune nouvelle entre Le Genest-Saint-Isle (pays de Loiron) et Saint-Berthevin (Laval Agglo), en Mayenne, le 1er octobre 2015 au Genest.

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18 septembre 2017 1 18 /09 /septembre /2017 22:25

 

Les élus locaux peu allants après 4 mois de « République en marche »

 

Dimanche 24 septembre 2017 aura lieu le renouvellement d’une partie du Sénat, la chambre haute du Parlement (171 sièges à renouveler dans la moitié des départements, sur un total de 348 sièges au Sénat). Voir Élections sénatoriales françaises de 2017 – Wikipédia

Voir aussi Les caractéristiques du scrutin – Sénat et le Mémento à l'usage des candidats
 

Au niveau national, personne ne prévoit de changement de la majorité - qui restera à droite - mais les groupes politiques auront une nouvelle consistance après ce scrutin.

Voir, 17 septembre, Sénatoriales 2017: les points chauds - L'Obs et cet article du Courrier des maires (14 septembre, Aurélien Hélias) : Sénatoriales : " Le temps passe vite et le temps joue contre La République en marche "

 

Au niveau régional (Pays de la Loire), le quotidien Ouest-France a fait le point (édition du 11 septembre) dans les trois départements concernés : la Loire-Atlantique (44), le Maine-et-Loire (49) et la Mayenne (53).

En Mayenne, deux sièges sont à pourvoir. Les sortants sont de centre-droit (UDI).L’un a choisi de rester maire de Laval (François Zocchetto), l’autre est candidate à un nouveau mandat, avec le soutien de LR, en plus de l’UDI (Elisabeth Doineau), ce qui lui donne les faveurs des pronostics.

Qui pour succéder au président du groupe centriste au Sénat ? Le maire de Mayenne, Michel Angot, candidat de la majorité présidentielle, est aussi candidat du PS, ce qui lui apportera les voix de gauche, face au candidat de l’UDI, le maire de Château-Gontier, Philippe Henry.

L’enjeu est de savoir si l’UDI retrouvera ses deux élus et parviendra à remplacer son sortant lavallois, victime de la loi sur le cumul des mandats. Entre « La République en Marche » - et ses deux candidats, Michel Angot pour le Nord-Mayenne, et Valérie Hayer pour le Sud-Mayenne, qui bénéficie du soutien influent du député au Parlement européen, Jean Arthuis - et l’Union des démocrates et indépendants( UDI), il y a une proximité idéologique et politique mais une vraie concurrence électorale.

Les Républicains (LR) proposent la candidature de l’ancien député du Sud-Mayenne, Guillaume Chevrollier, mais ils subissent un déclin amorcé depuis longtemps en Mayenne. La gauche, elle, se retrouve marginalisée.

Voir (Alan Le Bloa, 11 septembre) : Élections sénatoriales : les points chauds à suivre – Ouest-France ce qui concerne la Mayenne. Mayenne : crucial pour l'UDI

Deux : le nombre de sièges renouvelables en Mayenne. Un scrutin crucial pour l'UDI. Le parti tenu par le président du conseil départemental Olivier Richefou doit conserver le fauteuil occupé par François Zocchetto depuis 2001. L'élu lavallois, qui présidait l'Union centriste au Sénat, lâche la main pour se consacrer à son mandat de maire de Laval. Le parti a investi le maire de Château-Gontier, Philippe Henry, pour lui succéder. Élisabeth Doineau, élue en 2014, est par ailleurs candidate à sa succession.

LREM aligne deux candidats en face : Valérie Hayer, qui n'avait pas obtenu l'investiture aux législatives, et le maire divers gauche de Mayenne, Michel Angot.

Deux candidats centristes, Monique Bourgoin, ancienne assistante parlementaire de François Zocchetto et Jean-Marc Allain, maire de Gorron, tentent leur chance, sans étiquette. A droite Guillaume Chevrollier, battu aux législatives, a obtenu la seule investiture concédée. Les Républicains soutiennent en effet la sénatrice sortante Élisabeth Doineau. Le PS, le FN, le PC et EELV présentent chacun un candidat.

Voir aussi le site leglob-mayenne (14 septembre) : Sénatoriales Mayenne 2017 : vers un nouveau train de sénateurs

Article paru également sur le blog de Réseau CiViQ le 18 septembre 2017

Cet article est le 3015ème sur le blog MRC 53 - le 74ème dans la catégorie République Parlement

Forte contestation citoyenne à la création d'une Commune nouvelle entre Le Genest-Saint-Isle et Saint-Berthevin, en Mayenne, le 1er octobre 2015 au Genest.

Forte contestation citoyenne à la création d'une Commune nouvelle entre Le Genest-Saint-Isle et Saint-Berthevin, en Mayenne, le 1er octobre 2015 au Genest.

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13 septembre 2017 3 13 /09 /septembre /2017 20:34

 

La CGT, la FSU, Solidaires et l’UD-FO ensemble à Laval (Mayenne)

 

Nous étions plutôt nombreux le 12 septembre 2017 à Laval, lors de la manifestation contre les ordonnances Macron réformant le Code du travail.


 

Voir Ouest-France, 13 septembre : Ordonnances Macron: environ 800 manifestants à Laval

Jean-Loïc Guérin (extrait) : « Entre 700 et 800 personnes selon notre propre estimation. Autrement dit, une mobilisation plutôt réussie pour ce premier test de la rue contre la politique gouvernementale du nouveau président. Elle sera suivie d’autres actions dès jeudi 21 septembre, puis le 23 dans un esprit davantage citoyen porté par les Insoumis de Jean-Luc Mélenchon » (…).


 

Autres liens :

- France Bleu Mayenne : Photos et vidéos de la mobilisation en Mayenne contre la réforme du code du travail

- leglob-journal : Contre les ordonnances Macron : à Laval, un cortège « bien plus » fourni « que prévu »


 

Au niveau national (Le Monde, 13 septembre) : Les leçons de la mobilisation du 12

 

A noter, la réflexion d’un mayennais, Henri Marteau (leglob-journal, 9 septembre) : Derrière les ordonnances Macron : l’Union Européenne

 

Rappel (blog MRC 53) :

- (11 septembre) : Le MRC s'oppose aux ordonnances Travail de la régression sociale

- (6 septembre) : Réforme du code du travail : les ordonnances Macron vues par la CGT


 

Cet article est le 3014ème sur le blog MRC 53 - le 142ème catégorie Travail Economie

Les manifestants sur le Pont-Vieux (en arrière-plan, le château de Laval) le 12 septembre 2017

Les manifestants sur le Pont-Vieux (en arrière-plan, le château de Laval) le 12 septembre 2017

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11 septembre 2017 1 11 /09 /septembre /2017 23:44

 

Ce sont les dogmes du néolibéralisme qui sont responsables du chômage

 

Demain, 12 septembre, plusieurs syndicats appellent à manifester contre les ordonnances portant la réforme du code du travail. En Mayenne, FO se joint à la CGT, FSU et Solidaires pour appeler à un rassemblement à Laval, place du Jet d'eau, à 12h30.  (Ouest-France, page Laval, 11 sept. 2017).

Voici la position du Mouvement Républicain et Citoyen, au niveau national ( Jean-Luc Laurent, président du MRC, et Christian Hutin, député MRC du Nord) et du MRC Limousin-Poitou-Charentes.

- Jean-Luc Laurent : Ordonnances Travail : Les grandes entreprises entièrement gagnantes

- Christian Hutin : Le code du travail et les salariés ne sont pas responsables du chômage !

- Serge Maupouet : Dire "non" aux ordonnances Travail, c’est dire "non" au recul social

Communiqué de presse du MRC LIMOUSIN–POITOU-CHARENTES - voir aussi dans la presse locale :  Dire « non » aux ordonnances Travail, c’est dire « non » au recul social

     Le MRC s’est opposé à la loi Travail, qu’il aurait été plus juste de nommer « précarité du travail ». C’est par conséquent dans la pleine cohérence d’un positionnement politique que le MRC Limousin–Poitou-Charentes affirme son opposition aux ordonnances Travail du président Macron et de son gouvernement. 
  

     Les annonces ministérielles sur le contenu et la portée des ordonnances visant à réformer le Code du Travail sont porteuses d’une profonde déstabilisation de la nature des relations sociales en France. Non seulement les ordonnances ne résoudront pas les difficultés posées à l’économie française dans le contexte international, mais elles vont augmenter et durcir les tensions déjà existantes au sein du monde du travail. 

      L’inversion de la hiérarchie des normes, la primauté de l’accord d’entreprise, la fusion des instances représentatives du personnel, le référendum pour contourner la représentation syndicale ou le plafonnement des indemnités devant les prud’hommes sont autant de coups portés aux conditions de travail, à la représentation des salariés et à la défense de leurs droits. Or, placer le recul social au fondement d’une stratégie économique ne peut, à l’évidence, que porter de rudes coups à la cohésion sociale.   

       L’exécutif se trompe de cible en visant le Code du Travail : ce n’est pas le contenu de ce Code qui défait ou empêche les emplois. C’est le refus de nos dirigeants de réorienter la politique économique et de rompre avec les dogmes du néo-libéralisme. Il faut poser les questions relatives aux conséquences de l’euro fort, de la « concurrence libre et non faussée », de la primauté donnée à la finance aux dépens des activités productives et du mieux-vivre de la population. L’Union européenne, telle que construite depuis Maastricht, a fait peser avec constance sur les salariés l’effort de compétitivité ; la loi Travail hier et les ordonnances Travail aujourd’hui s’inscrivent dans cette même ligne. C’est dans l’intérêt de la société française dans son ensemble qu’il faut mettre un coup d’arrêt à ce processus. La mobilisation contre les ordonnances Travail en est une étape. Il est aussi nécessaire de construire, à gauche, une alternative pour l’avenir, par une véritable politique républicaine du travail.   

       Le MRC Limousin–Poitou-Charentes soutient les manifestations d’opposition aux ordonnances Macron organisées à l’appel des organisations syndicales, et déjà celle du 12 septembre 2017. 

 

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Manifestation contre la loi travail le 14 juin 2016 à Paris

Manifestation contre la loi travail le 14 juin 2016 à Paris

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8 septembre 2017 5 08 /09 /septembre /2017 16:26

 

Par pétition, ils demandent au gouvernement de pratiquer la concertation

La Fédération des acteurs de la solidarité (dont la Coorace*) lance une pétition pour demander au gouvernement de maintenir un volume élevé de contrats aidés et de mettre en place une concertation ambitieuse pour en améliorer la qualité (Alternatives économiques, 6 septembre 2017).
 

Non, Monsieur Macron, les contrats aidés ne sont pas inutiles


 

A la recherche d’économies à réaliser, le gouvernement s’est attaqué cet été à différentes mesures sociales, dont les contrats aidés qui aident pourtant des centaines de milliers de personnes à sortir du chômage. Si 459 000 contrats aidés ont été signés par des personnes éloignées de l’emploi en 2016, seuls 310 000 le seront en 2017 – le gouvernement ne souhaitant pas augmenter significativement les crédits insuffisants prévus par l’exécutif précédent – et 200 000 en 2018, selon les annonces récentes du Premier ministre.

Une mesure à contre temps

Cette position est d’autant plus paradoxale que le taux de chômage vient d’augmenter en juillet. Plus de 3,5 millions de nos concitoyens sont toujours totalement privés d’emploi, 2,5 millions d’entre eux depuis plus d’un an. Si des signaux de reprise économique sont apparus, ils ne se traduisent pas, dès aujourd’hui, par des créations d’emploi suffisantes. Dans ce contexte, réduire le volume de contrats aidés, c’est commencer un quinquennat en détruisant des emplois et condamner une centaine de milliers de nos concitoyens au chômage.

Le gouvernement justifie ce choix en pointant l’inefficacité et le coût des contrats aidés, et explique qu’il sera plus efficace d’investir dans la formation des demandeurs d’emploi. Associations d’insertion recrutant et accompagnant des personnes très éloignées du marché du travail, employeurs associatifs, économistes et syndicalistes, nous contestons cette analyse et dénonçons ce choix aux conséquences immédiates désastreuses pour notre tissu social et les plus fragiles d’entre nous.

Un marchepied efficace pour les personnes…

Pour beaucoup de chômeurs, en particulier les jeunes peu ou pas qualifiés, les personnes en situation de handicap et les chômeurs de longue durée, être recruté par une entreprise est aujourd’hui mission impossible. Ils suscitent en effet la défiance des employeurs et ont perdu confiance en eux et en leurs compétences. Beaucoup vivent la pauvreté depuis plusieurs mois, voire plusieurs années, avec ses conséquences dramatiques : diminution des ressources, sous-alimentation et problèmes de santé inhérents, habitat précaire et indigne, perte de l’estime de soi. Autant de souffrances et d’obstacles au retour à l’emploi durable.

Les contrats aidés, en permettant l’accès quasi-immédiat à un emploi, brisent ce cercle vicieux du chômage et de l’exclusion. La personne travaille, acquiert un salaire et des droits sociaux, développe une expérience professionnelle et des compétences, et, retrouve, enfin, ce sentiment d’utilité et ces liens sociaux dont nous avons tous besoin.

Si le gouvernement juge que le taux de retour à l’emploi de droit commun après la fin d’un contrat aidé est trop faible – ce que la situation globale de l’emploi peut par ailleurs largement expliquer – nous constatons que la reprise d’une activité rémunérée est toujours positive pour les personnes qui craignent de retomber dans le chômage et les minima sociaux. Plutôt que de réduire le nombre de contrats de travail de ce type, il convient donc de les préserver, et même d’en accroître le nombre, puisque plus de 3,5 millions de personnes sont aujourd’hui totalement privées d’emploi, et d’en améliorer la qualité.

Les associations, notamment celles spécialisées dans l’insertion par l’activité économique, le travail adapté et protégé et l’accompagnement socioprofessionnel, ont développé une expertise d’accompagnement, de tutorat renforcé sur le lieu de travail et de mise en relation avec les entreprises, dont le gouvernement pourrait s’inspirer.

Le gouvernement pourrait également renforcer l’accès à la formation des personnes en contrat aidé en suivant les recommandations de différentes études du ministère du Travail. Elles montrent en effet que la formation des chômeurs est beaucoup plus efficace lorsqu’elle s’appuie sur un accompagnement personnalisé et une articulation avec une situation de travail, afin de mettre en œuvre immédiatement les acquis de la formation. C’est ce que font les postes d’insertion par l’activité économique et ceux du travail adapté et protégé, mais aussi une bonne partie des autres contrats aidés. Associer, plutôt qu’opposer, contrats aidés et formation, créerait ainsi des parcours cohérents et complets, donnant réellement aux personnes les chances de retrouver un emploi durable.

et bénéfique pour la société

Enfin, nous tenons à rappeler que les contrats aidés sont aussi une formidable richesse pour notre société. Ces emplois participent en effet au développement social et économique de territoires marqués par le chômage de masse, le déclin industriel et la pénurie d’emplois disponibles. Grâce à eux, nombre d’associations, mais aussi de collectivités locales, peuvent mener à bien leurs missions d’intérêt général, telles que la solidarité de proximité, les activités périscolaires et l’éducation populaire, l’aide aux personnes âgées et aux personnes handicapées, l’accès au sport, aux loisirs et à la culture ou encore des pans entiers de la transition écologique. La ministre du Travail estime que la politique de l’emploi n’a pas à financer ces missions souvent très appréciées de la population. Mais qui d’autre, si l’Etat fait défaut, assurera le maintien d’activités assurant à la fois l’accès à l’emploi au bénéfice de personnes éloignées du marché du travail et le soutien d’actions à très forte utilité sociale ?

Les contrats aidés sont, associés avec la formation, le levier le plus efficace pour y parvenir, l’expérience le prouve. Mais, oui, il convient d’améliorer encore les politiques proposées aux personnes privées d’emploi, de sorte que celles-ci ne versent pas dans l’exclusion. Cela suppose une concertation avec les associations qui les mettent en œuvre depuis des années, les personnes qui en bénéficient ou en ont bénéficié, et plus largement, l’ensemble des acteurs de l’emploi et du mouvement associatif. Nous demandons donc au gouvernement de revenir sur ces orientations, de maintenir un volume élevé de contrats aidés et de mettre en place une concertation ambitieuse, nous associant, pour en améliorer la qualité, notamment via l’accès à la formation professionnelle. Et après les baisses successives de crédits sur les aides au logement, le logement social, les parcours de sortie de la prostitution ou la politique de la ville, nous souhaitons lui rappeler que plus de 8,8 millions d’entre nous vivent sous le seuil de pauvreté, dans un état d’urgence social où les associations et les collectivités locales se retrouvent souvent seules en premières ligne pour sortir les personnes de l’exclusion et garantir la cohésion sociale.

La pétition peut être signée en cliquant ici.

 

* La réduction du nombre de contrats aidés va fragiliser fortement de nombreuses structures, associations en tête, estime Jean Burneleau, de la Coorace (qui fédère les associations et entreprises de l’économie sociale et solidaire). Voir Baisse des contrats aidés : « des associations risquent de ne pas y survivre »

Cet article est le 3012ème sur le blog MRC 53 - le 140ème catégorie Travail Economie

Manifestation de l'ensemble des syndicats à Laval le 29 janvier 2009

Manifestation de l'ensemble des syndicats à Laval le 29 janvier 2009

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6 septembre 2017 3 06 /09 /septembre /2017 23:20

 

Ce n’est pas une réforme, c’est une démolition du code du travail

Le président de la république bourgeoise - qui occupe par surprise et par défaut la fonction de président de la République française depuis le mois de mai 2017 - mise sur la division des forces représentatives des travailleurs pour imposer par la loi les ordonnances réformant le code du travail. Voir (Le Monde, 1er septembre 2017) : Réforme du code du travail : ce que contiennent les ordonnances

Les journalistes membres du SNJ-CGT ont fait un résumé de ces ordonnances

 

Les ordonnances Macron dans les grandes lignes

 

Une entreprise peut, par accord d’entreprise, baisser les salaires, modifier le temps de travail, les congés, les majorations d’heures supplémentaires…

 

En cas de licenciement illégal, l'indemnité prud'homale serait plafonnée. Les patrons n’auront plus qu’à planifier et provisionner les licenciements.

 

Le plancher de 24 heures hebdomadaire pour un contrat à temps partiel n'est plus la règle dans la loi. Les temps d'astreinte peuvent être décomptés des temps de repos.

 

Les conventions collectives ou accords de branches ne prévalent plus sur les accords d’entreprises. Les employeurs pourront aller en dessous des grands acquis des salariés, voir même de les supprimer.

 

Les 11 heures de repos obligatoire par tranche de 24 heures peuvent être fractionnées. Le dispositif « forfaits-jours », qui permet de ne pas décompter les heures de travail, est étendu à l’ensemble des salariés, y compris les ouvriers.

 

Création d’une instance unique DP, CE, CHSCT. Cette instance enlève la plupart des prérogatives existantes qui permettent aux salariés d’être informés et de se défendre à l’entreprise. Le nombre de délégués seraient au moins divisés par deux. A terme, les syndicats n’auront plus de mot à dire et les salariés encore moins de moyens pour se défendre.

 

Jusqu’à maintenant un patron ne pouvait pas licencier plus de 10 salariés sur une période de 30 jours, sans avoir l’obligation de déclencher un Plan de licenciement économique. Désormais, ce seuil serait porté à 30 salariés. C’est donner la possibilité permanente aux patrons de virer des salariés pour réorganiser et faire des gains de productivité.

 

Une multinationale pourra fermer une entreprise en difficulté sur le territoire Français sans que les profits colossaux qui sont réalisés dans le monde soient pris en compte. Sachant qu’il est déjà facile pour une entreprise de plomber ses comptes au travers des jeux d’écritures.

 

Une mesure peut-être imposée par référendum contre l'avis de 70% des syndicats. Dans la majorité des cas, ces référendums se font sur fond de pressions et de chantage à l’emploi sur les salariés.

 

Une entreprise peut licencier sans avoir de difficultés économiques. Les employeurs n’auraient plus d’obligations envers les licenciés d’offres de reclassement individuelles, ils pourraient juste donner un accès internet en interne sur des offres « d’emplois accessibles ».

 

Après un accord d'entreprise, un salarié qui refuse un changement dans son contrat de

travail peut être licencié pour faute. Modifications des conditions salariales, du temps de travail, des conditions de travail …

 

Une entreprise ou un groupe de moins de 1000 salariés pourrait mettre en œuvre un plan de licenciement avant une cession de fonds de commerce ou d’activité. Fini le transfert et l’obligation de reprise automatique des salariés.

 

La durée du congé en cas de décès d'un proche (enfant, conjoint-e,...) n'est plus garantie par la loi.

 

La visite médicale d'embauche transformée en une ... visite d'information.

 

Par simple accord d’entreprise, on peut passer de 10h à 12h de travail par jour et de 44h à 46h de travail maximum par semaine.

 

Augmentation du nombre de semaines consécutives où l'on peut travailler 44h (ou 46h).


 

Les journalistes CGT et les ordonnances : c’est mille fois non !

Inversion de la hiérarchie des normes, primauté de l’accord d’entreprise, périmètre du plan social, rupture conventionnelle collective, plafonnement des indemnités, fusion des institutions représentatives du personnel : autant d’expressions qui démolissent le code du travail.

Les ordonnances Macron vont permettre aux patrons de presse de vider le contenu des articles du code du travail concernant la profession et de déroger à la convention collective sans avoir à la dénoncer.

 

Sur le site de la CGT : Actions et mobilisations le 12 septembre

 

Rappel (2 août 2017) : Réforme du code du travail par ordonnances adoptée par le Parlement


 

Cet article est le 3011ème sur le blog MRC 53 - le 139ème catégorie Travail Economie

Manifestation à Paris le 14 juin 2016 contre la loi travail

Manifestation à Paris le 14 juin 2016 contre la loi travail

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17 août 2017 4 17 /08 /août /2017 23:16

 

Un rappel utile avant la rentrée politique de septembre


 

Ce blog a 11 ans et plus de 3 000 articles publiés. Son existence continue après une suspension en 2014, le temps du lancement du blog de Réseau CiViQ (Citoyenneté et Vie Quotidienne).

 

Le rythme de parution des articles est variable. Après les Titres des articles parus en janvier et février 2017 sur le blog MRC 53, voici les titres des 27 articles publiés depuis le début mars.

 

Liste des articles publiés de mars à août 2017 sur le blog du MRC 53

L'accroissement du déficit commercial de la France : l'euro en question (15 août)

Réforme du code du travail par ordonnances adoptée par le Parlement (02 août)

La Tribune de Chevènement dans Le Monde, loin de faire l'unanimité (26 juillet)

Dans une Tribune, Chevènement amende la réforme du Code du travail (25 juillet)

Rencontre MRC Ouest 8 juillet 2017 Saintes - synthèse des échanges (24 juillet)

Avenir de la gauche : le MRC bien placé pour proposer une orientation (23 juillet)

Michel Sorin au Conseil national MRC : refonte complète du Mouvement (21 juillet)

Conférence des territoires : le point de vue de Jean-Marc Nicolle (MRC) (20 juillet)

Les responsables Ouest du MRC étaient à Saintes (17) le 8 juillet 2017 (16 juillet)

Le MRC 17 organise une rencontre des MRC de l'ouest de la France (22 juin)

2017 en France : un changement politique comparable à celui de 1958 (15 juin)

L'agriculture française est en souffrance, mise à mal par le libéralisme (08 juin)

Tract du MRC 17 aux citoyens : militez avec nous pour d'autres choix (06 juin)

Législatives 2017, Bruno Chevalier : être de gauche et aimer la France (05 juin)

Législatives 2017 dans les Hauts-de-Seine (92) : pas de candidat MRC (22 mai)

Législatives : Bruno Chevalier (MRC), candidat dans la 6ème circ. (44) (22 mai)

Législatives 2017 : Serge Lèzement (MRC), candidat dans le Calvados (21 mai)

Jacques Mézard, sénateur PRG du Cantal, est ministre de l'agriculture (19 mai)

Législatives : Bruno Chevalier (MRC) est candidat en Loire-Atlantique (18 mai)

Qui sont les ministres du premier gouvernement E Macron - E Philippe (18 mai)

1er gouvernement Macron-Philippe, libéral, élitaire, franco-européen (17 mai)

Présidentielle, 2ème tour : le MRC vote Macron mais ne le soutient pas (25 avril)

La gauche aborde, dispersée, le premier tour de la présidentielle 2017 (21 avril)

Le MRC appelle à voter B Hamon sur la base d'un accord avec le PS (15 avril)

Présidentielle : B Faudot se retire et prépare un accord avec B Hamon (15 mars)

Intervention de Michel Sorin au Conseil national MRC - 12 mars 2017 (14 mars)

Présidentielle : les 7 points essentiels des propositions FAUDOT 2017 (04 mars)


 

Cet article est le 3010ème sur le blog MRC 53 - le 73ème, catégorie Titres des articles du mois précédent

Michel Sorin, lors de la campagne des élections régionales en décembre 2015 en Mayenne.

Michel Sorin, lors de la campagne des élections régionales en décembre 2015 en Mayenne.

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