|
Les secrétaires nationaux du MRC autour de leur président, |
|
A l’aile gauche, le
secrétaire national à l’agriculture, en charge du développement du MRC dans le Grand Ouest, |
22 juin 2008 - Congrès du Mouvement Républicain et Citoyen, Le Kremlin-Bicêtre
(Val-de-Marne)
La Roumanie, traumatisée, métamorphosée, mais constante
La Maison de l’Europe en Mayenne avait invité Edith Lhomel, le 19 octobre, dans une salle du Conseil régional, quai Gambetta à Laval, pour mieux comprendre la situation de la Roumanie, vingt ans après la chute du couple Ceaucescu.
J’ai eu plaisir à revoir Édith Lhomel, enseignante à l’université Paris VIII, et auteur de nombreux livres sur les pays de l’est de l’Europe, car elle était venue à Saint-Berthevin, en 1999, pour apporter un éclairage sur ce pays avec lequel, en tant que maire - avec mon équipe municipale, notamment René Camus - nous avions des échanges (voir Présentation des jumelages).
Mme Lhomel a laissé percer son sentiment de déception au vu de l’évolution de la Roumanie. De 1990 à 2000-2002, les dirigeants politiques ne pesaient pas. Avec la crise, les Roumains sont désabusés, voire agacés par la politique. Il est vrai qu’à la lecture du site du quotidien Le Monde, le 13 octobre, on pouvait les comprendre. Voir Le gouvernement roumain est tombé.
Première rencontre de formation
AFPS 53 très réussie
L’association France Palestine Solidarité 53 (voir Laval : l'association de solidarité France Palestine Mayenne,
relancée - 2 avril 2009) a organisé à Laval une rencontre de formation, sur un après-midi (voir Conférence et film sur l'histoire de la Palestine - Laval, le
10 octobre - 6 octobre 2009).
La présence (voir photo, ci-contre) de Julien Salingre, professeur, spécialiste de la
Palestine, a été un atout pour cette réunion, de même que le témoignage de Jean-Luc Bansard, qui revenait d’une tournée théâtrale en Palestine.
Voici le compte rendu qu’en a fait Morgan Legay, l’un des membres du bureau de l’association.
Compte rendu de la réunion du 10 octobre
Samedi 10 octobre 2009, l'Association France Palestine Solidarité en Mayenne (AFPS 53) et le CRIDES-Les 3 Mondes organisaient leur première rencontre de formation sur le thème de l'Histoire de la Palestine.
L'après-midi était animé par Jean Luc Bansard -qui revient tout juste d'une tournée théâtrale en Palestine1- et par Julien Salingue, doctorant spécialiste de la Palestine et professeur de Science Politique à Paris VIII - http://juliensalingue.over-blog.com.
Au cours de cet après-midi de formation, un public d'une trentaine de personnes a pu visionner le film documentaire en 2 parties de Simone BITTON, HISTOIRE D'UNE TERRE. Porte d'entrée très pédagogique, ce film éclaire la situation actuelle d'occupation israélienne et en particulier la situation de blocus (culturel, militaire, économique) de la Palestine, produit d'une Histoire longue et mouvementée remontant à la fin du XIXème siècle.
En évoquant la fin de la période ottomane, la période du mandat britannique (1917-1947), période assez méconnue de l'Histoire de la Palestine, puis la période récente (de l'expulsion des Palestiniens et de la création de l'Etat d'Israël en 1948 à la conférence de Madrid de 1991), le film de Simone BITTON a fourni la base d'une discussion nourrie entre le public et Julien Salingue. Puis il a pu avec Jean Luc Bansard mieux expliquer la situation de la Palestine occupée d'aujourd'hui et les conséquences historiques de la mise en place des Accords d'Oslo en 1993.
Malgré les Accords d'Oslo, il apparaît aujourd'hui que les territoires palestiniens (Gaza et Cisjordanie) sont véritablement mis en coupe réglée. Fournissant chaque jour une main d'œuvre peu chère à Israël, les Palestiniens sont quotidiennement aux prises avec l'occupant : multiplication des contrôles aux « checkpoints », fait accompli de la colonisation israélienne qui s'accroît, construction du mur de séparation et répression militaire brutale sont le lot quotidien des Palestiniens.
Sans pouvoir véritable, l'Autorité Palestinienne (AP) ne gouverne seulement que la police et l'administration de 8 % des territoires palestiniens. Vassalisés de fait par l'Etat d'Israël depuis la mort de Yasser Arafat en 2004, ses dirigeants sont de plus en plus distants et ont de moins en moins de prises avec les réalités quotidiennes des Palestiniens confrontés à de nombreuses restrictions. Pour éviter la contestation, l'AP a favorisé la corruption au sein de la société palestinienne et encouragé le retour à la régulation sociale par les grandes familles sur des bases coutumières et religieuses.
De fait, l'AP apparaît en survie : elle est en conflit permanent avec la population palestinienne qui l'accuse de corruption et de collaboration -économique et policière- avec Israël et a été éliminée de Gaza par le Hamas en 2007. Jamais la fragmentation territoriale, politique et sociale de la Palestine, et les contradictions internes de la société palestinienne n'ont été aussi profondes.
Malgré tout, la guerre sale et brutale menée par Israël à Gaza l'hiver dernier a contribué à ressouder la population palestinienne. Même si elle apparaît de plus en plus épuisée par l'occupation et la répression.
Pour aider à son émancipation collective, le peuple palestinien a besoin de « solidarité » et non pas de charité. La solidarité se comprenant comme émancipatrice, elle doit se faire avec des interlocuteurs choisis et non corrompus. Ainsi, sur le plan éducatif, l'AFPS-53 s'associe aux démarches de la « société des amis d'Al Rowwad2 » qui vise à aider et développer les pratiques culturelles et l'éducation à ces pratiques culturelles dans le camp d'Aida3.
1 Pendant 10 jours à l'invitation de la compagnie palestinienne ALKAWATTI le théâtre du Tiroir et la compagnie Rire du Miroir ont bravé le blocus culturel dans 3 villes de Palestine occupée
2 http://www.amis-alrowwad.org/spip.php?rubrique46
3 Camp situé en Cisjordanie qui regroupe les familles de 41 villages rasés en 1948 par les occupants. Les habitants
de ce camp géré par l'UNRWA (agence de l'ONU chargée des réfugiés palestiniens) vivent dans des conditions de vie misérables
et ont besoin d'une aide culturelle et économique
Aux premiers plans, Yvon Mohammad et Martine Libot
Pour en savoir plus, concernant l’histoire de la Palestine, voir le blog de Julien Salingre,
notamment les articles suivants :
Un siècle de conflit entre le Sionisme et les Palestiniens
- 27 04 09
«Les négociations au Proche-Orient n'aboutiront pas» - Libération 18 septembre
2009
Abbas s'en va, quel avenir pour le Fatah? – Libération, 6 novembre 2009
Projection du film Rachel de Simone Bitton
Par ailleurs, Jean-Luc Bansard avait annoncé la projection du film Rachel de Simone Bitton au Cinéville de Laval, à l’initiative d’Atmosphère 53 (voir Le film Rachel de Simone Bitton, fin novembre au Cinéville de Laval - 14 octobre 2009).
Cette projection aura lieu, en sa présence, mardi 1er décembre à 21h.
Marche de la liberté à Gaza
L’AFPS s’associe à l’initiative « Marche de la Liberté à Gaza », le 1er janvier 2010 à Gaza, une initiative pacifique à laquelle sont appelés les citoyens du monde entier auprès des Palestiniens pour exiger la levée du blocus israélien illégal et inhumain. Nous ne pouvons pas laisser mourir Gaza. La situation qui prévaut au Proche-Orient, les violations des droits humains et nationaux du peuple palestinien, ne peuvent plus durer. Voir Gaza, marche de la Liberté, 1er janvier 2010.
L’AFPS 53 étudie de quelle façon elle pourrait s’impliquer à son niveau dans cette initiative internationale. L'idée d'un rassemblement à Laval le 29 décembre à 18h est retenue. L'AFPS 53
et le collectif Palestine pourraient se réunir, à ce sujet, le 2 décembre à 20h (ou un autre jour de cette première semaine de décembre).
Cet article est le 22ème paru sur ce blog dans la catégorie Proche Moyen Orient.
Le débat sur la Nation, c’est le peuple qui doit le mener
Le ministère qui conduit le débat sur l’identité nationale a une malformation de naissance, dont est responsable le chef de l’Etat. Amalgamer l’identité nationale et l’immigration relève d’une
conception de la France qui n’a rien de républicaine (voir le texte de Patrick Weil sur ce blog : Patrick Weil et le ministère associant l'immigration et l'identité nationale -
19 mai 2007).
Le président de la République a voulu ce débat, qui ne repose pas sur des bases incontestables. Il pourrait bien le regretter quand les Français lui demanderont des comptes sur ce qu’il fait de l’héritage républicain de la France. C’est ce qu’écrivait, hier, le Mouvement Républicain et Citoyen :
Nul plus que nous n’est convaincu de l’importance d’affirmer, dans un monde en perte de repères, l’identité républicaine de la France, fondée sur un message universel. C’était le projet de la Révolution française.
Aujourd’hui, même si la France n’a évidemment pas commencé en 1789, et se définit surtout à travers sa langue, le français, c’est bien le
message de la République qui mérite d’être entendu haut et fort. L’identité de la France c’est celle de ce message universel qui se décline dans les valeurs de liberté, d’égalité, de
fraternité et de laïcité.
Mais nous n’acceptons pas l’instrumentalisation de l’identité républicaine de la France, qui, dans les mains du ministre à la fois chargé de l’immigration et de l’identité nationale, se
charge d’un sens défensif.
L’heure est à la compréhension du monde qui vient, celui du XXIè siècle, avec les repères solides fournis par l’héritage des Lumières. Elle n’est pas au repli identitaire sur un idéal national frileux qui tournerait le dos à la tradition dont nous nous réclamons, celle d’une patrie civique, généreuse et intégratrice.
Tenus peu avant les élections régionales, ces débats en préfecture sentent de
loin l’opération politicienne visant à ramener les brebis perdues de l’extrême-droite dans le bercail de l’UMP.
Quant au débat ouvert dès aujourd’hui sur Internet, il peut être l’occasion de quelques rappels salutaires mais plutôt à l’adresse de nos gouvernants.
La force de notre pacte républicain vient de ce que les Français s’y reconnaissent massivement. Ce dont ils doutent, ce serait plutôt de la volonté du président de la République de continuer à leur assurer une assise solide.
Liberté ? Voyez du côté de la réforme de la justice, faite pour remettre celle-ci dans la main du pouvoir. Regardez les transferts massifs de pouvoir opérés au profit d’institutions européennes déconnectées du suffrage universel, au détriment du parlement.
Egalité ? Voyez du côté de la panne de l’ascenseur social - sauf à Neuilly.
Fraternité ? Voyez du côté du copinage des banquiers, des grands medias et des
partis politiques assoiffés de « rupture » avec la protection sociale.
Laïcité ? Voyez les appels du Président de la République aux autorités religieuses pour leur demander d’investir l’espace public et les accords passés avec le Vatican pour la
reconnaissance des diplômes délivrés par l’enseignement confessionnel.
Nous ferons quant à nous valoir notre point de vue, comme nous l’avons toujours fait, chaque fois que cela nous semblera utile et notamment quand le gouvernement s’attaquera aux valeurs
républicaines. Mais de grâce, n’inversons pas les vrais défis. Ce n’est pas aux autorités nationales de demander aux Français confirmation de leur livret de naissance.
C’est à nous, Français, d’interpeller les autorités nationales en leur demandant compte de ce qu’elles font de l’héritage républicain de la France.
Revue de presse :
Il y a aussi du rouge dans le drapeau tricolore (Libération, Laurent Joffrin, 17 octobre)
(…) Encore faut-il rappeler les valeurs communes de la nation, au moment où une partie des citoyens voient leurs droits niés ou dépréciés par la relégation sociale. Elles ne sont ni ethniques, ni religieuses ni culturelles. Il n’y a pas d’essence nationale. Il y a une adhésion volontaire à des principes, qui sont ceux de la République et des droits de l’homme, comme le préconisait déjà Renan.
C’est la volonté de vivre ensemble dans la coopération et la liberté qui définit la nation, et non un soi-disant fait de nature ou d’histoire, intangible et fermé. A condition, bien entendu, que ces principes deviennent réalité et que l’égalité des droits entre dans les faits pour les minorités victimes de discrimination. Renan disait aussi que la nation repose sur une histoire et une culture communes, établies par le temps (…).
"Il n'y a pas d'identité française" (Le Monde, 6 novembre)
Dans un entretien au Monde.fr, Jean-François Bayart, directeur de recherche au CNRS, revient sur les dangers de soulever la question de l'identité nationale.
Aux racines de l'identité nationale (Le Monde, Thomas Wieder, 6 novembre)
L'expression est née dans les années 1980, au moment où la France se sentait vulnérable et se cherchait un refuge identitaire.
(…) C'est une conférence d'Ernest Renan, prononcée en 1882 à la Sorbonne, qui est souvent citée comme fondatrice de la seconde. A la question "Qu'est-ce qu'une nation ?", l'historien répondait que celle-ci ne se définissait ni par la race, ni par la langue, ni par la religion, ni par la géographie, ni même par une communauté d'intérêts. Pour lui, la nation était une "grande solidarité", constituée par "les sacrifices que l'on a faits et ceux que l'on est disposé à faire encore". Si "elle suppose un passé", elle ne se conçoit pas sans "le désir clairement exprimé de continuer la vie commune". Une formule a fait florès : "L'existence d'une nation est (...) un plébiscite de tous les jours comme l'existence de l'individu est une affirmation perpétuelle de vie." Cette définition volontariste de la nation - Renan parle du "désir de vivre ensemble" - repose sur l'adhésion à un certain nombre de valeurs communes (...).
Nicolas Sarkozy veut gêner la gauche ; en réalité, il ébranle la cohésion nationale, par Guillaume Bachelay (Le Monde, 6 novembre)
Cet article est le 2ème paru sur ce blog dans la catégorie Immigration et
intégration
Alliance durable, base du rassemblement de la gauche
La direction actuelle du Parti socialiste, issue du congrès de Reims, fragilisée par les résultats des élections européennes, a manifesté, hier, de bonnes dispositions à l’égard du Mouvement Républicain et Citoyen.
La délégation du MRC (Jean-Pierre Chevènement, Jean-Luc Laurent, Georges Sarre et Marie-Françoise Bechtel) a rendu compte, hier soir, au secrétariat national de la rencontre avec la délégation du PS (Martine Aubry, François Lamy, Claude Bartolone, Benoît Hamon).
Tout porte à croire qu’il s’agit d’un bon accord, si l’on se fie au texte adopté par les deux parties et à la volonté de partenariat et de confiance mutuelle, telle qu’elle a été exprimée par les deux délégations.
Incontestablement, la position du PS a évolué, notamment sur la question européenne. Et l’accord porte plus loin qu’à l’échéance des prochaines élections des 14 et 21 mars 2010. C’est la stratégie de rassemblement de la gauche qui s’en trouve confortée, ce qui encourageant dans la perspective 2012.
Dans chaque Région, des rencontres vont avoir lieu afin de définir les modalités d’un projet d’accord régional, qui devra être validé au niveau national.
En Pays de la Loire (cinq départements : Loire-Atlantique, Maine-et-Loire, Vendée, Sarthe et Mayenne), les discussions vont s’engager avec Jacques Auxiette, président sortant et tête de liste PS. J’aurai plaisir à revoir mon ancien collègue du Conseil régional (1998-2004, du temps où nous étions dans l’opposition à François Fillon).
Dans deux articles précédents, j’avais présenté des informations concernant ces élections :
Elections régionales 2010 : ce qui se prépare dans les Pays de la Loire – 1 août 2009
Elections régionales 2010 en Pays de la Loire : Auxiette face à Béchu - 24 octobre 2009
Cet article est le 3ème paru sur ce blog dans la catégorie Régionales 2010 .
L’homme qui réveille et stimule les agriculteurs
Si le ministre de l’agriculture et de la pêche, Bruno Le Maire, a réorienté l’Europe agricole sur la voie de la régulation (alors qu’elle avait mis le cap sur la libéralisation tous azimuts sous l’impulsion de la Commission de Bruxelles), il le doit principalement à l’initiative d’un agriculteur aveyronnais hors norme, Pascal Massol, qui a déclenché, en France, la grève des livraisons de lait, avec l’association des producteurs de lait indépendants (APLI) créée il y a moins d’un an.
A vrai dire, le ministre se sert de Pascal Massol au niveau européen, mais il se garde bien de le soutenir au niveau national, face au puissant syndicat majoritaire FNSEA, qu’il sait déstabilisé et divisé.
Le nouvel animateur paysan sait faire passer son message auprès de ses auditeurs, comme j’ai pu le constater lors des réunions publiques auxquelles j’ai participé :
Grève du lait : Pascal Massol (APLI) hier soir à La Chapelle-Craonnaise - 18 septembre 2009
Producteurs de lait APLI, La Chapelle d'Andaine (61) : Massol satisfait - 25
octobre 2009
Il sera ce soir à Châteaubriant (Loire-Atlantique), précédé par un article de François Lemarchand, ce 4 novembre, dans le quotidien régional Ouest-France (voir Pascal Massol, éleveur insoumis ).
Sur le site de l’ASSOCIATION NATIONALE DES PRODUCTEURS DE LAITS INDEPENDANTS, j’ai trouvé dans la revue de presse un article paru le 2 novembre sur le site Agrisalon.com, concernant la régulation de la filière laitière. L'Autorité de la concurrence a expertisé les solutions possibles au regard des règles de concurrence. Elle recommande la voie de la contractualisation entre producteurs et industriels, cette voie dont se méfie l’APLI.
Voir : Quelle régulation pour sortir de la crise de la filière laitière ?
Cet article est le 144ème paru sur ce blog dans la catégorie AGRICULTURE et PAC.
Commentaires