Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine autour des idées de Jean-Pierre Chevènement. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens après les élections de 2002.
  • Contact

Texte libre

Recherche

Courriel

 

 

 

 

Articles Récents

22 mai 2017 1 22 /05 /mai /2017 22:08

 

Dans un communiqué, le MRC 92 le regrette et explique pourquoi

 

Sur son site, le MRC 92 communique sur les raisons qui l’ont amené à ne pas présenter de candidats aux élections législatives 2017 dans le département des Hauts-de-Seine.

 

Voir le Communiqué de la Fédération des Hauts-de-Seine (92) du Mouvement Républicain et Citoyen

Les militants du MRC 92 ont décidé, en accord avec les décisions des instances nationales du MRC, de ne pas présenter de candidats pour les élections législatives des 11 et 18 Juin 2017.

 

(…) Le premier tour des élections législatives est pourtant crucial pour le financement public des partis : une partie de ce financement est, en effet proportionnel aux voix récoltées au premier tour des élections législatives, pour toute la mandature (à savoir 7€ par voix pour les 5 années de la mandature).

L’une des conditions à remplir pour l’obtention de ce financement public pour un parti, est d’avoir présenté au moins 50 candidats recevant plus de 1% des suffrages. La complexité des échanges que nous avons avec nos partenaires de gauche, ainsi que le peu d’écho qui est fait aux propositions de la gauche souverainiste et républicaine que nous représentons contre vents et marées, font en sorte que nous sommes dans l’incapacité aujourd’hui de remplir cette condition sans un accord de notre mouvement avec une autre force politique.

De fait, chaque candidature pouvant engendrer une dépense de 10 000€ non remboursable, nous préférons garder nos réserves financières et nos forces pour le long combat démocratique et politique qui s’annonce contre le gouvernement MACRON qui s’est proclamé délibérément libéral et qui ambitionne, pour cet été, les mesures sociales les plus rétrogrades.

 

Les idées souverainistes et républicaines que les Français ont exprimées lors de leur non au référendum en 2005, ont malheureusement été les grandes perdantes de cette campagne électorale polluée par les affaires et les boniments de la pire espèce. Nous persévérerons à les défendre et à convaincre les Français qu’une autre voie, sociale et républicaine, est possible, dans la grande recomposition politique qui s’annonce durant ce quinquennat.

Pour démarrer cette grande période de recomposition, partout où c’est possible, nous appelons chacune et chacun à se mobiliser partout en France derrière nos candidates et candidats du Mouvement Républicain et Citoyen, parmi lesquels nos deux députés sortants, Jean-Luc Laurent et Christian Hutin.

Nous appelons ceux qui partagent nos convictions et qui ne se retrouvent pas dans l’offre politique aujourd’hui, à venir construire avec nous une force républicaine, sincèrement patriote et véritablement sociale et militante d’une Europe politique des peuples digne de nos valeurs internationalistes de gauche.
 

Cet article est le 2995ème sur le blog MRC 53 - le 218ème dans la catégorie MRC national

Jean-Pierre Lettron, responsable du MRC 92 (photo 30 juin 2013)

Jean-Pierre Lettron, responsable du MRC 92 (photo 30 juin 2013)

Repost 0
Published by Michel SORIN - dans MRC national
commenter cet article
22 mai 2017 1 22 /05 /mai /2017 19:47

 

Pour une gauche laïque et sociale, pour un développement équilibré des territoires


 

Comme partout, en France, les candidats dans la 6ème circonscription de Loire-Atlantique sont désormais connus. Voir Élections législatives de 2017 dans la Loire-Atlantique


 

Dans cette circonscription, Bruno Chevalier est soutenu par le PCF (et sa remplaçante, Maëlle Fougère, est inscrite au PCF). Voir le SITE DU CANDIDAT MRC qui est désormais disponible.

Rappel (18 mai 2017) : Bruno Chevalier (MRC) est candidat en Loire-Atlantique

 

Voici un extrait de sa circulaire électorale.

 

Chères concitoyennes, chers concitoyens,

 

Je suis Bruno Chevalier. J’ai 61 ans, marié, 3 enfants, entrepreneur (courtage d’affrètement maritime), ma suppléante Maëlle Fougère a 28 ans et est ouvrière dans une usine d’agroalimentaire.

Comme en 2012, je brigue le suffrage des électeurs dans cette belle et grande 6e circonscription de Loire-Atlantique.

Comme député, je défendrai de manière acharnée l’équilibre entre territoires périurbains et ruraux.

Je veillerai à la cohésion sociale et je défendrai à l’Assemblée les lois qui vont dans le sens d’une République de Gauche, laïque et sociale.

Sur Notre-Dame-des-Landes, je me suis déjà, à maintes reprises, exprimé sur le projet, je suis favorable à cet équipement structurant pour cette circonscription, porteur d’emploi tout en préservant un développement durable. Je demanderai donc au gouvernement de faire respecter le vote de nos concitoyens qui s’est exprimé lors du référendum départemental.

Candidat du Mouvement Républicain et Citoyen, je suis soutenu par le PCF membre du Front de Gauche.


 

Cet article est le 2994ème sur le blog MRC 53 - le 82ème catégorie MRC 53 et Pays de la Loire

Bruno Chevalier

Bruno Chevalier

Repost 0
21 mai 2017 7 21 /05 /mai /2017 23:35

 

Une candidature qui s’oppose aux dogmes néolibéraux


Serge Lèzement est candidat MRC aux élections législatives dans la 6ème circonscription du Calvados (Vire) avec Béatrice Dumas-Fournier, remplaçante. Ils rencontreront la presse lundi 22 mai 2017 à 14h30 à Vire. Voici leur communiqué de presse.

 

Le Mouvement Républicain et Citoyen nous a désignés pour le représenter dans la 6ème circonscription du Calvados.

Nous nous reconnaissons dans les convictions et les combats politiques que Jean-Pierre Chevènement a menés : Non au traité de Maastricht, refus de la guerre du golf en Irak notamment…

Les conséquences des choix néolibéraux européens que nous avions pressentis et dénoncés vigoureusement sont maintenant visibles à la majorité des français : chômage dû à la désindustrialisation et aux délocalisations, services publics compromis par les politiques d’austérité, services de proximité comme la santé fortement affaiblis, hôpitaux des villes moyennes comme Vire remis en cause, écoles fermées…Tout ceci entraîne la désertification du monde rural.

Le nouveau gouvernement est constitué de personnalités venant de la droite et de la gauche formés au néo-libéralisme issu du « Traité de Maastricht ». Ces nominations interviennent au moment où justement ce système est arrivé à son épuisement. Les héritiers de ce dogme vont devoir s’en dégager, car c’est le prix de la réussite.

Nous entendons engager le débat sur toutes les questions majeures qui seules peuvent assurer le redressement du pays.


- Un autre candidat MRC : dans la 1ère circonscription de la Manche (Saint-Lô, 50), Philippe Reto, titulaire, et Caroline Costerousse, remplaçante.

 

Cet article est le 2993ème sur le blog MRC 53 - le 217ème dans la catégorie MRC national

Serge Lèzement (au milieu), le 8 novembre 2016, lors de la visite de Bastien Faudot dans la ferme de Mickaël et Michel Lepage à Changé (Mayenne)

Serge Lèzement (au milieu), le 8 novembre 2016, lors de la visite de Bastien Faudot dans la ferme de Mickaël et Michel Lepage à Changé (Mayenne)

Repost 0
Published by Michel SORIN - dans MRC national
commenter cet article
19 mai 2017 5 19 /05 /mai /2017 20:04

 

Une personnalité rassurante par son bon sens et son efficacité


 

Le nom de Jacques Mézard n’était pas parmi ceux couramment cités pour être nommés au ministère de l’agriculture. Pourtant, il avait été l’un des premiers parlementaires à rejoindre Emmanuel Macron. Il faisait partie - aux côtés de Gérard Collomb et de Nicole Bricq - de sa garde rapprochée au Sénat. De plus, il avait été l’un des principaux rédacteurs du programme agricole du candidat à la présidence de la République. Toutefois, son âge (69 ans) ne contribuait pas à le placer parmi les favoris.


 

C’est pourtant lui qui a été choisi par le président Macron et le premier ministre, Edouard Philippe, pour être le nouveau ministre de l’agriculture et de l’alimentation. Ce titre est bienvenu parce que l’une ne va pas sans l’autre, comme est bienvenue cette nomination de Jacques Mézard, qui fut au Sénat un proche de Jean-Pierre Chevènement, surtout depuis 2011, lorsque le sénateur du Cantal devint président du groupe RDSE (Rassemblement démocratique et social européen).


 

Voici plusieurs articles de presse qui permettent de faire connaissance avec le ministre. En attendant de le voir à l’oeuvre.

- Ouest-france : Jacques Mézard, un cantalien ministre de l'Agriculture

- Huffington Post : Qui est Jacques Mézard le nouveau ministre de l'Agriculture

- L’Usine Nouvelle : Jacques Mézard dévoile ses priorités

- Paysan Breton :L’agenda chargé du nouveau ministre de l’agriculture


 

Cet article est le 2992ème sur le blog MRC 53 - le 430ème en catégorie AGRICULTURE et PAC

Jacques Mézard (à droite sur la photo), le 16 décembre 2015, à l'Assemblée nationale lors d'un débat organisé par Jean-Pierre Chevènement

Jacques Mézard (à droite sur la photo), le 16 décembre 2015, à l'Assemblée nationale lors d'un débat organisé par Jean-Pierre Chevènement

Repost 0
Published by Michel SORIN - dans AGRICULTURE et PAC
commenter cet article
18 mai 2017 4 18 /05 /mai /2017 22:41

 

Avec le soutien du PCF dans la 6ème circonscription 44 (Chateaubriant)

 

Le Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) en Pays de la Loire soutient la candidature aux élections législatives de son responsable en Loire-Atlantique, Bruno Chevalier.

Voir le site du Mouvement Républicain et Citoyen 44

 

ELECTIONS LEGISLATIVES 2017 - MRC 44


 

Face à un gouvernement désormais formé et qui a montré sa couleur politique, plutôt droite que centre, qui a montré aussi qu’il continuerait à suivre la doxa maastrichtienne, au moment même où le système mis en place depuis Maastricht est arrivé à son épuisement.

Le Mouvement Républicain et Citoyen 44 présentera un candidat dans la 6e circonscription où nous étions déjà présents en 2012. C’est une circonscription symbolique puisque le candidat adoubé en 2012 par le PS et élu grâce aux voix de gauche, a désormais la casaque de REM.

Les électeurs de cette circonscription ont montré qu’ils étaient attachés aux valeurs de Gauche.

Comme nous ne sommes pas le mouvement des alliances bric-à-brac, et fort du travail entrepris aux Départementales et aux Régionales, le PCF a décidé de nous soutenir dans cette circonscription et donc ne présentera pas de candidat. Il en sera de même dans la 1ère circonscription de Nantes où nous soutiendrons le PCF représenté par Aymeric Seassau et ne présenterons pas de candidat.

La France a besoin d’une Gauche forte à l’Assemblée pour contrecarrer les projets libéraux de la majorité hétéroclite qui peut être se dégagera. Les Français sont assez clairvoyants pour ne pas donner les pleins pouvoirs à M. Macron et son gouvernement Macron1 et saurons rééquilibrer dans les urnes, comme notre constitution le permet, les pouvoirs entre le Gouvernement et le Parlement. Le Gouvernement sera alors dissuadé de gouverner par ordonnances et tiendra compte de la colère et des frustrations qui se sont exprimées durant la campagne présidentielle.

 

Candidat titulaire sur la 6e circonscription : Bruno Chevalier MRC 61 ans, marié, 3 enfants Entrepreneur - Courtage d'Affrètement Maritime

Candidate remplaçante sur la 6e circonscription : Maëlle Fougère PCF 28 ans ouvrière d'une usine agro-alimentaire.

Tous deux demeurant en Loire Atlantique. Important de le préciser tant les candidats nomades seront nombreux de Gauche comme de Droite.

 

Le candidat et sa suppléante vont désormais faire une campagne active sur le terrain et convaincre les électeurs que d’autres voies sont possibles que celles, mortifères du libéralisme économique.

 

Cet article est le 2991ème sur le blog MRC 53 - le 81ème catégorie MRC 53 et Pays de la Loire

Législatives : Bruno Chevalier (MRC) est candidat en Loire-Atlantique
Repost 0
18 mai 2017 4 18 /05 /mai /2017 17:40

 

Un gouvernement de transgression du clivage gauche-droite


 

Le gouvernement nommé par Emmanuel Macron le 17 mai 2017, dirigé par Edouard Philippe, est composé - en plus du Premier ministre - de 22 membres (16 ministres, 2 ministres délégués et 4 secrétaires d’État – globalement 11 femmes et 11 hommes). La mixité est aussi politique puisque la moitié de ses membres (11) n’est pas inscrite à un parti politique. L’autre moitié se répartit entre la gauche (4 PS et 2 PRG), le centre (3 MODEM) et la droite (3 LR, le Premier ministre et les deux ministres de Bercy – sur ce point, voir Alternatives économiques, 18 mai 2017 : Passation de pouvoir à Bercy : les mots qui font peur).

Voir (MAIRE info, 18 mai 2017) : Un nouveau gouvernement paritaire de 22 membres

Voir aussi (Le F, 17 mai) : Gouvernement Édouard Philippe : qui sont les ministres de Macron

Rappel (17 mai) : 1er gouvernement Macron-Philippe, libéral, élitaire, franco-européen


 

MAIRE info (18 mai) présente chacun des membres du gouvernement.

 

Qui sont les ministres du gouvernement Philippe ?

 

Gérard Collomb, ministre d’État, ministre de l’Intérieur
À 69 ans, le nouveau numéro 2 du gouvernement n’a jamais encore été ministre. Il est surtout connu en tant que sénateur-maire de Lyon (sénateur depuis 1999 et maire depuis 2001). Depuis 2015, il est président de la Métropole de Lyon, après avoir été président du Grand Lyon de 2001 à 2015. Fils d’ouvrier, Gérard Collomb a été enseignant. Il est conseiller municipal socialiste de Lyon depuis 1977. Il a également été conseiller régional, de 1992 à 1999. Gérard Collomb est le premier élu de grande collectivité à avoir rejoint En Marche !, le mouvement d’Emmanuel Macron, dès juillet 2016.

Nicolas Hulot, ministre d’État, ministre de la Transition écologique et solidaire
Voir Environnement : Nicolas Hulot face à des dossiers brûlants pour les maires

François Bayrou, ministre d’État, ministre de la Justice
À 66 ans, François Bayrou, patron du Modem, a déjà été ministre (de l’Éducation, entre 1993 et 1997). Il a également connu la plupart des fonctions d’élu : maire de Pau depuis 1994, il a également été député, député européen, conseiller général et président du conseil général des Pyrénées-Atlantiques.
Son premier chantier sera celui de la loi de modernisation de la vie politique, dont le président de la République a toujours dit que ce serait le premier texte déposé – sans doute avant même les élections législatives.

Sylvie Goulard, ministre des Armées
On notera d’abord le retour de la dénomination de « ministère des Armées » en lieu et place de ce qui s’appelle, depuis les débuts de la Ve République, le ministère de la Défense. Ce portefeuille a échu à Sylvie Goulard, 52 ans, membre du Modem, dont le nom a été souvent cité comme potentielle Première ministre. Fervente européenne, Sylvie Goulard est députée européenne depuis 2009. Elle a travaillé au ministère des Affaires étrangères, au Conseil d’État et au Centre de recherches international.

Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères
Pour la première fois dans l’histoire de la République, le Quai d’Orsay change de nom et ne s’appelle plus (seulement) ministère des Affaires étrangères. L’ajout, en première place, de « l’Europe » en dit long sur les convictions du président et du Premier ministre. Le socialiste Jean-Yves Le Drian, 69 ans, quitte donc à la surprise générale la Défense pour entrer au « Quai ». C’est, avec Annick Girardin, l’un des deux ministres rescapés de l’équipe précédente. L’ancien maire de Lorient (1981-1998) et encore président du conseil régional de Bretagne – poste qu’il avait conservé pendant son précédent mandat de ministre – a été ministre de la Défense de façon ininterrompue dans les cinq gouvernements sous la présidence Hollande.

Richard Ferrand, ministre de la Cohésion des territoires
Ancien journaliste originaire de Rodez, Richard Ferrand, 54 ans, a débuté sa vie politique en 1991 en intégrant le cabinet du secrétaire d’État aux Affaires sociales et à l’Intégration, Kofi Yamgnane. Il a ensuite repris la direction générale des Mutuelles de Bretagne avant d’être élu, en 1998, conseiller général du Finistère puis conseiller régional de Bretagne en 2010. Depuis 2012, il est élu député socialiste de la sixième circonscription du Finistère. Il a été membre de la commission des Affaires sociales de l'Assemblée et nommé rapporteur, en janvier 2015, de la loi Macron.

Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé
Encore un nouvel intitulé pour l’ancien ministère des Affaires sociales et de la Santé. Les chefs de l’exécutif ont fait le choix de la société civile pour cette ministre novice en politique mais très connue dans le milieu de la santé : médecin hématologue rattachée à plusieurs hôpitaux parisiens, elle est également la première femme à avoir été nommée présidente de la HAS (Haute autorité de la santé).

Françoise Nyssen, ministre de la Culture
Société civile encore avec la nouvelle ministre de la Culture. Françoise Nyssen a 65 ans, elle est de nationalité belge et naturalisée française. Elle a passé sa jeunesse en Belgique où elle a obtenu des diplômes de chimie et d’urbanisme. Elle a travaillé à la direction de l’architecture du ministère belge de l’Environnement. Elle est ensuite devenue patronne de la maison d’éditions Actes sud, fondée par son père.

Bruno Le Maire, ministre de l’Économie
À 48 ans, Bruno Le Maire (Les Républicains, ancien candidat aux primaires de la droite et du centre), devient ministre de l’Économie après avoir été secrétaire d’État aux Affaires européennes et ministre de l’Agriculture sous Nicolas Sarkozy. Normalien et énarque, Bruno Le Maire a également été directeur de cabinet du Premier ministre Dominique de Villepin entre 2008 et 2009. Élu en Normandie, il a été conseiller régional et député de l’Eure de 2012 à 2017.

Muriel Pénicaud, ministre du Travail
Issue de la société civile, Muriel Pénicaud, 62 ans, va être chargée de l’un des premiers chantiers du quinquennat – la deuxième réforme du Code du travail, sujet sur lequel Emmanuel Macron prévoit de légiférer dès cet été par ordonnance. Diplômée en histoire, sciences de l’éducation et psychologie, elle a été un temps administratrice territoriale et cadre au CNFPT. Elle a également été cadre supérieure au ministère du Travail et membre du cabinet de Martine Aubry, ministre du Travail, entre 1991 et 1993. Muriel Pénicaud a également une longue carrière dans le privé : elle a occupé successivement des postes de direction dans les groupes Dassault, Danone, SNCF et Orange.

Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation nationale
À 52 ans, ce spécialiste du droit public connaît très bien le monde de l’éducation : il a été recteur de l’académie de Guyane, directeur adjoint de cabinet du ministre de l’Éducation nationale (2006) et recteur de l’académie de Créteil, et enfin directeur général de l’enseignement scolaire en 2009. Il a également été directeur général de l’Essec (École supérieure des sciences économiques et commerciales).
Son premier acte sera certainement le décret permettant aux maires qui le souhaitent de renoncer à la semaine de 4,5 jours. Il devrait être publié avant l’été.

Jacques Mézard, ministre de l’Agriculture et de l’alimentation
À 69 ans, membre des Radicaux de gauche, Jacques Mézard est sénateur du Cantal depuis 2008. Il également, depuis 2001, président de la communauté d’agglomération du Bassin d’Aurillac. Au Sénat, il est l’auteur de plusieurs propositions de lois –mais aucune qui concerne directement l’agriculture – notamment une proposition de loi relative « au rétablissement des critères de classement des communes situées en zone de revitalisation rurale tels qu'ils existaient avant l'adoption de la loi de finances rectificative du 29 décembre 2015 ». Le fait d’ajouter l’alimentation au ministère de l’Agriculture est une nouveauté. C’est Jacques Mézard qui sera donc en charge du dossier important des circuits courts et de l’alimentation locale dans les cantines scolaires.

Gérald Darmanin, ministre de l’Action et des comptes publics
À 34 ans, c’est l’un des benjamins du gouvernement qui sera en charge du budget, de la sécurité sociale, de la fonction publique et de la réforme de l’État. Diplômé de l’IEP de Lille, membre du parti Les Républicains, il est maire de Tourcoing (59) depuis 2014 et membre du comité directeur de l’AMF. Élu député de la 10e circonscription du Nord entre 2012, il a démissionné de ce mandat début 2016, après son élection comme vice-président du conseil régional des Hauts-de-France fin 2015. Ce gaulliste social, passionné de géographie et de sociologie électorale, devra démissionner de ses mandats locaux.

Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation
Née le 6 mai 1964 à Monaco, biochimiste, elle présidait depuis 2012 l’université de Nice-Sophia-Antipolis, où elle a exercé les fonctions de maître de conférences et celles de professeur des universités en biochimie, biologie moléculaire et cellulaire. De 1999 à 2003, elle est membre extérieure du conseil scientifique de l'Institut national de recherche médicale.

Annick Girardin, ministre des Outre-mer
Elle a été secrétaire d'État chargée du Développement et de la Francophonie (2014-2016), puis ministre de la Fonction publique à la suite du remaniement du 11 février 2016. Agée de 52 ans, membre du Parti radical de gauche, elle est conseillère territoriale de Saint-Pierre-et-Miquelon depuis 2000 et députée de la circonscription depuis 2007. Elle est candidate à sa succession lors des législatives de juin prochain et devra démissionner du gouvernement en cas de défaite.

Laura Flessel, ministre des Sports
L’exécutif a fait le choix de placer une championne sportive à la tête du ministère des Sports – comme cela avait déjà été le cas dans le passé avec Guy Drut, Bernard Laporte ou David Douillet. À 45 ans, la Guadeloupéenne a été quintuple médaillée olympique et six fois championne du monde à l’épée. Membre du Cese et du Conseil national du Sport, elle est également très investie dans le dossier de candidature de Paris aux JO de 2024.

Élisabeth Borne, ministre auprès du ministre d’État, ministre de la Transition écologique, chargée des Transports
Élisabeth Borne, 56 ans, est ingénieure (Polytechnique et Ponts et chaussées), haute fonctionnaire et préfète. Elle a travaillé dans les cabinets des ministères de l’Équipement et de l’Éducation nationale et a été, en 2013, la première femme préfète de région (Poitou-Charentes), avant de devenir pendant un an, directrice de cabinet de Ségolène Royal au ministère de l’Environnement. Elle a une importante expérience des transports, côté opérateurs, puisqu’elle a été directrice à la SNCF et chez Eiffage, avant de devenir patronne de la RATP en 2015.

Marielle de Sarnez, ministre auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, chargée des Affaires européennes
Collaboratrice historique de François Bayrou, dont elle a été directrice de campagne en 2007 et 2012, et directrice de cabinet au ministère de l’Éducation nationale, cette élue parisienne de 66 ans est députée européenne depuis 1999. C’est sa première participation à un gouvernement. Elle est candidate aux législatives à Paris.

Christophe Castaner, secrétaire d’État chargé des Relations avec le Parlement, porte-parole du gouvernement
À 51 ans, ce compagnon de la première heure d’Emmanuel Macron occupera donc le poste délicat de porte-parole du gouvernement. Il a été élu député socialiste des Alpes-de-Haute-Provence en 2012 et est maire de Forcalquier depuis 2001. Il a également été vice-président du conseil régional de Paca de 2004 à 2012. Christophe Castaner a été, à l’Assemblée, rapporteur de la loi Macron. Il est candidat à sa succession aux léglislatives.

Marlène Schiappa, secrétaire d’État chargée de l'Égalité des femmes et des hommes
Marlène Schiappa, 34 ans, s’est fait connaître en animant un blog, « Maman travaille », devenue ensuite un réseau et une association, le « premier réseau des mères actives ». Elle milite notamment pour davantage de transparence dans l'attribution des places en crèches, idée que le candidat Macron a reprise dans son programme. Cette élue locale (adjointe au maire du Mans, en charge de l'égalité, élue communautaire) était responsable du pôle « égalité femmes-hommes » du mouvement politique En Marche !, après un passage éclair au cabinet de Laurence Rossignol en 2016, alors ministre des Familles, de l'Enfance et des Droits des femmes.

Sophie Cluzel, secrétaire d'État chargée des Personnes handicapées
Elle-même mère d’un enfant handicapé, Sophie Cluzel, 56 ans, a créé différentes associations de scolarisation d’enfants handicapés. Elle a créé l'association « Grandir à l'école » et préside depuis 2011 la Fédération nationale des associations au service des élèves présentant une situation de handicap (Fnaseph). Sur le site de cette association, elle milite pour des avancées sur la scolarisation en milieu ordinaire.

Mounir Mahjoubi, secrétaire d’État chargé du Numérique
Benjamin du gouvernement, à 33 ans, Mounir Mahjoubi est un proche de François Hollande et de Ségolène Royal, dont il a dirigé la communication numérique pendant leurs campagnes. Il a été nommé en 2016 président du Conseil national du numérique. Il a été créateur et chef d’entreprise (Equanum, BETC Digital et French Bureau). Il aura en charge le lourd dossier de l’accès au numérique des communes rurales. Il est candidat aux législatives à Paris.

 

Cet article est le 2990ème sur le blog du MRC 53 - le 147ème dans la catégorie France et Europe

Qui sont les ministres du premier gouvernement E Macron - E Philippe
Repost 0
Published by Michel SORIN - dans France et Europe
commenter cet article
17 mai 2017 3 17 /05 /mai /2017 23:41

 

La France dispose d’un gouvernement qui est à confirmer par les urnes le 18 juin

 

L’élection de Emmanuel Macron à la présidence de la République, le 7 mai 2017, introduit une nouvelle ère politique pour la France. Après la désignation du Premier ministre, Edouard Philippe, le 15 mai, la composition du nouveau gouvernement a été proclamée ce 17 mai.

Voir (France Info) : Le gouvernement d'Édouard Philippe : 18 ministres et 4 secrétaires d'Etat

Voir aussi (France Inter) : Qui sont les ministres du gouvernement d'Edouard Philippe ?

 

Le constat de Jean-Pierre Chevènement est réaliste. Voir Le gouvernement Philippe met un terme à trente ans d’hypocrisies et de faux-semblants

La répartition des portefeuilles au sein du gouvernement d’Edouard Philippe qui fait une place très substantielle à des ministres issus de la droite et du centre, illustre la profondeur de la recomposition politique qu’a voulue Emmanuel Macron.
Une ère se clôt : cette recomposition met un terme à trente ans d’hypocrisies et de faux-semblants. Le système fondé sur « l’alternance du pareil et du même » a turbulé.
Le paradoxe de la situation tient à ce que le gouvernement d’Edouard Philippe concentre, à gauche et à droite, la quintessence des élites formées à la Doxa maastrichtienne au moment où, justement, le système que symbolisait Maastricht est arrivé à son épuisement. En effet, les problèmes qui ont mis la construction européenne en crise demeurent : déficit démocratique, Brexit, fragilité de la monnaie unique, chômage de masse dans les pays de l’Europe du Sud, insuffisance de la croissance dans la zone euro, réfugiés et migrants, enlisement en Ukraine, etc.
Les héritiers de dogmes européistes ou atlantistes obsolètes vont devoir s’en dégager, car tel est le prix de la réussite. Ils doivent ensemble s’affranchir des tabous d’une vision du monde dépassée pour ouvrir, comme l’a dit le Premier ministre, « une voie difficile et risquée », celle de la réussite, pour eux-mêmes mais aussi, et avant tout, pour la France (...).

 

 

La nomination d'un Premier ministre libéral de droite ouvre la possibilité pour la gauche de se reconstruire. C’est ce qu’affirme Gaël Brustier dans cet article publié ce 17 mai sur Slate.fr

Extrait. "Si l’on regarde la carte électorale, seule une gauche organisée est véritablement de nature à devenir une opposition susceptible de gagner. Elle est électoralement présente sur tous les territoires d’élection du macronisme, dans la France «optimiste» de l’Ouest, dans les métropoles, dans le Sud-Ouest. La France insoumise a, de surcroît, une capacité de pénétration dans les milieux populaires qui manquait jusqu’ici à la gauche et qui peut s’avérer utile pour ôter au FN le monopole de la contestation".

Voir Emmanuel Macron et Edouard Philippe construisent l’opposition de gauche

Emmanuel Macron élu et son Premier ministre Edouard Philippe nommé, le système partisan de la Ve République apparaît en voie d’effondrement, nous assistons à une mutation plus ou moins rapide des différentes familles politiques. La gauche ne fait pas exception.

Extrait.

(…) À plus long terme, au-delà des prochaines élections législatives, les conditions de la construction d’un nouveau sujet politique sont apparues et révèlent les fondations possibles d’une stratégie de conquête électorale, mais aussi de l’hégémonie à partir de la gauche. Les faits sont là. Plus de 7 millions d’électeurs ont porté leurs voix sur la candidature de Jean-Luc Mélenchon tandis que 2,3 millions d’électeurs portaient leurs suffrages sur la candidature de Benoît Hamon. Étudiants pour Jean-Luc Mélenchon, jeunes diplômés précarisés pour Benoît Hamon constituent le noyau de cette coalition électorale en devenir. La crise, frappant cas catégories jusqu’alors relativement épargnées, a fait éclater le noyau électoral de la social-démocratie des idéopôles et fourni les clés d’une jonction avec des secteurs populaires séduits par la campagne de Jean-Luc Mélenchon et par le versant contestataire de gauche des politiques inspirées par le consensus économique au sein de l’Union européenne. Un front électoral décisif au cœur des métropoles s’est ouvert où elle se trouve en concurrence directe avec le mouvement du nouveau président de la République.

La question de l’égalité apparaît déterminante dans la construction politique de la gauche d’après.

Une gauche à organiser

Le président Macron a délibérément décidé de laisser à la gauche, dans sa diversité, le temps de se retourner. Passé le charme exercé par l’ancien ministre sur les plus sociaux-libéraux des responsables du PS, c’est en effet le cœur du projet politique macronien qui se trouve clairement identifié, révélé, mis en lumière, incarné par la seule personnalité du Premier ministre et des membres de son cabinet.

Si l’on regarde la carte électorale, seule une gauche organisée est véritablement de nature à devenir une opposition susceptible de gagner. Elle est électoralement présente sur tous les territoires d’élection du macronisme, dans la France «optimiste» de l’Ouest, dans les métropoles, dans le Sud-Ouest. La France insoumise a, de surcroît, une capacité de pénétration dans les milieux populaires qui manquait jusqu’ici à la gauche et qui peut s’avérer utile pour ôter au FN le monopole de la contestation. Le PS peut, quant à lui, résister encore dans les idéopôles et le Sud-Ouest. En nommant un Premier ministre de droite, Emmanuel Macron a sans doute désorganisé une droite française déjà en plein chaos mais n’a pas porté l’estocade à la seule opposition véritablement dangereuse pour son pouvoir, celle qui subsiste encore sur son flanc gauche. Cette opposition de gauche pourrait se reconstruire plus vite qu’on ne le pense… sous les coups de fouet du macronisme toujours.

Cet article est le 2989ème sur le blog du MRC 53 - le 146ème dans la catégorie France et Europe

 

1er gouvernement Macron-Philippe, libéral, élitaire, franco-européen
Repost 0
Published by Michel SORIN - dans France et Europe
commenter cet article
25 avril 2017 2 25 /04 /avril /2017 22:56

 

Un vote motivé par les risques liés à la mise en œuvre du programme Le Pen


 

L’élection présidentielle française 2017 a eu lieu le 23 avril. Voir (Le Figaro, 24 avril) Présidentielle 2017 : consultez les résultats définitifs du premier tour. Voir aussi (Huffington Post, 24 avril, carte interactive France info) les résultats Ville par ville.

Le second tour, le 7 mai, opposera Emmanuel Macron et Marine Le Pen. Retrouvez tous les sondages du second tour Macron-Le Pen


 

Dès connaissance des résultats du premier tour, le 23 avril, le président du Mouvement Républicain et Citoyen, Jean-Luc Laurent, député du Val-de-Marne, a publié ce communiqué de presse

 

Second tour : pour battre l’extrême droite, pas une voix démocrate ne doit manquer à Emmanuel Macron

 

Les deux candidats de gauche sont éliminés dès le premier tour et les Français ont choisi de placer le candidat du centre en tête du premier tour de l’élection présidentielle. C’est un jour sombre pour la gauche terrassée à l’issue du quinquennat de François Hollande.

La qualification de Marine Le Pen n’est pas une surprise tant cette situation a été annoncée par chaque élection intermédiaire depuis 2012. Les échecs de la gauche ont nourri le Front National. Les deux partis censés structurer la vie politique sont éliminés dès le premier tour, c’est un évènement considérable dont il faudra tirer toutes les leçons.

Le résultat du second tour n’est pas assuré et dans l’immédiat, pas une voix démocrate ne doit manquer pour faire battre le Front National qui est le parti de la surenchère identitaire et constitue un danger pour nos institutions, nos droits fondamentaux et la paix civile. J’appelle donc à voter pour Emmanuel Macron.

L’extrême-droite a un projet pour le pays, il est mauvais et dangereux et il faut en exposer sereinement les enjeux et les conséquences à nos concitoyens. Pour des millions de Français, le vote Front National est l’expression d’un ras-le-bol politique auquel il va falloir répondre.


Le renouvellement apporté par Emmanuel Macron reste extrêmement superficiel et ne peut masquer un programme d’alignement européen et libéral que le MRC conteste. Nous n’entendons pas accorder un chèque en blanc à M.Macron et le dernier candidat démocrate en lice a la responsabilité d’ouvrir le dialogue avec l’ensemble des forces politiques.

 

Voir, par ailleurs :

- Les Français ont choisi le renouvellement des visages mais pas la continuité des politiques

- La gauche aborde, dispersée, le premier tour de la présidentielle 2017

 

Cet article est le 2988ème sur le blog MRC 53 - le 216ème dans la catégorie MRC national

Jean-Luc Laurent, président du MRC, le 27 septembre 2015, à Clermont-Ferrand

Jean-Luc Laurent, président du MRC, le 27 septembre 2015, à Clermont-Ferrand

Repost 0
Published by Michel SORIN - dans MRC national
commenter cet article
21 avril 2017 5 21 /04 /avril /2017 23:52

 

Hamon rassemble des partis pour gouverner, Mélenchon s’adresse au peuple

 

A deux jours du premier tour, le 23 avril, de l’élection présidentielle 2017, quand on regarde la gauche, le premier constat est celui de la dispersion de son électorat. C’est le signe de sa dislocation, avant une recomposition probable, le cycle de l’après-mai 1968 et d’Epinay étant achevé. La décomposition de la gauche a été accélérée par les options néolibérales défendues par Valls et Macron sous le quinquennat Hollande.

 

Hamon et le PS ont passé des accords avec plusieurs partis (EELV, PRG, UDE) dans la perspective des élections législatives des 11 et 18 juin 2017. S’y ajoute le Mouvement Républicain et Citoyen qui appelle à voter B Hamon sur la base d'un accord avec le PS.

 

Ce rassemblement ne peut masquer l’incertitude stratégique du PS. Entre la ligne Hamon (les « frondeurs ») et la ligne gouvernementale Hollande-Valls, on devine le partage des ralliements, les uns vers Mélenchon (ligne républicaine populaire de gauche) et les autres vers Macron (ligne démocrate libérale centriste). Ceux-ci attendent la qualification de Macron au second tour, ce qui est annoncé par les sondages avec une forte probabilité.

 

Il est clair que le remarquable parcours de Mélenchon lors de cette campagne présidentielle, qui peut déboucher sur sa qualification au second tour (faible probabilité, toutefois), a contribué aussi à affaiblir la candidature Hamon. Il renforce la ligne républicaine de gauche dans la recomposition qui commencera dès que les résultats seront connus, le 23 avril au soir.

 

La décomposition concerne l’ensemble du système politique. Voir, à ce sujet, ce qu’en disait, hier, Gérard Courtois (Le Monde) : "L’indécision actuelle de bon nombre d’électeurs résulte d’une situation de décomposition accélérée du paysage politique. Bien des ressorts habituels d’une présidentielle se sont détraqués. Elimination de bon nombre de favoris (Juppé, Sarkozy, Valls), renoncement du président sortant à se représenter, candidate du Front national en position de favorite, affaires judiciaires mettant en cause deux des principaux candidats, fractures de la gauche après un quinquennat raté : il n’est pas très surprenant que bien des Français soient désorientés et tourneboulés". A propos de ceux qui hésitent entre Macron et Mélenchon,"il est pour le moins paradoxal, par exemple, d’hésiter entre Mélenchon et Macron tant leur programme et leurs orientations sont opposées".

 

Voir aussi, et surtout, le livre de B. Amable et S. Palombarini, L’Illusion du Bloc Bourgeois. Sur son nouveau blog, LEMOUVEMENTREEL.COM, Romaric Godin en parle savamment : Comprendre la crise politique française.

Ce livre aide à comprendre l'évolution de la vie politique française. La présidentielle contribue à faire évoluer les clivages autour de personnalités politiques mais l'essentiel va venir avec les élections législatives qui vont suivre immédiatement. Le clivage gauche-droite ne va pas disparaître. Il va se refonder en tenant compte du clivage UE-nation. Hamon et le PS vont-ils choisir la gauche ou l'UE ?

 

Voir aussi, pour comprendre la situation politique actuelle, le texte de Serge Halimi dans Le Monde Diplomatique (avril 2017) : Et cette fois encore, le piège du vote utile ?

Extrait. L’Union européenne était devenue indifférente aux choix démocratiques de ses peuples, assurée que les orientations fondamentales des États membres étaient verrouillées par des traités. Depuis le vote du « Brexit » et la victoire de M. Trump, la politique prend sa revanche. Une Union désormais fébrile observe chaque scrutin national comme si elle y jouait sa peau. Même la victoire d’un des candidats français qu’elle a adoubés ne la rassurerait pas longtemps.

 

La position de Jean-Pierre Chevènement s’inscrit dans le cadre de cette décomposition politique.

Chevènement hésite entre Mélenchon (vote "idéologique") et Macron (vote "politique"). Il décidera au dernier moment le 23 avril. En fait, il voudrait que son vote pèse pour ce qui se passera dans les cinq ans. Voir (Le Figaro, 19 avril 2017) : Présidentielle : les hésitations de Jean-Pierre Chevènement.

A noter que cet article met en évidence sa divergence avec le choix stratégique MRC du congrès 2015, qui était de participer à la recomposition de la gauche.

 

Chevènement a beaucoup évolué à l’égard des positions de Mélenchon. Voir (22 avril 2010) : Chevènement et Mélenchon : deux républicains, vus par Michel Sorin

De nombreux adhérents du Mouvement Républicain et Citoyen ont annoncé leur vote Mélenchon le 23 avril. Voir, par exemple, le texte de Françoise Dal (Nord), publié sur le blog de Jean-Pierre Lettron le 20 avril 2017 : Lettre ouverte aux citoyens qui voteront Dimanche à l’élection présidentielle

 

A noter que des économistes, dont David Cayla, répondent aux critiques de Guillaume Duval (Alternatives économiques) sur le programme économique du candidat de la France insoumise. Voir Oui, Jean-Luc Mélenchon est une alternative crédible.

 

Cet article est le 2987ème sur le blog MRC 53 - le 159ème catégorie Gauche France

Jean-Luc Mélenchon, le 23 octobre 2008 à Laval (Mayenne). C'était deux semaines avant sa démission du PS

Jean-Luc Mélenchon, le 23 octobre 2008 à Laval (Mayenne). C'était deux semaines avant sa démission du PS

Repost 0
Published by Michel SORIN - dans Gauche France
commenter cet article
15 avril 2017 6 15 /04 /avril /2017 16:55

 

Il y aura des candidats MRC avec le soutien du PS aux législatives

 

Il y a un mois, Bastien Faudot, candidat MRC à l’élection présidentielle, annonçait le retrait de sa candidature. Voir Présidentielle : B Faudot se retire et prépare un accord avec B Hamon

 

Le 13 avril, dans un communiqué du Mouvement Républicain et Citoyen, le président Jean-Luc Laurent a confirmé que Le Mouvement Républicain et Citoyen apporte son soutien à Benoit Hamon.

 

Le Mouvement Républicain et Citoyen apporte son soutien à Benoît Hamon, candidat du Parti Socialiste, de l’UDE, du PRG et d'EELV à l’élection présidentielle.
La gauche au pouvoir a trop souvent renoncé à son idéal
ces cinq dernières années, naviguant de Charybde en Scylla tant sur le plan européen que sur le plan social. L’extrême-droite progresse, nourrie par les renoncements politiques et un discours mâtinée de vernis républicain. Le camp libéral pousse toujours plus en avant ses pions en faveur des élites économiques.
Comment ne pas penser également aux soupçons qui pèsent sur certains candidats dont l’orgueil et la déconnexion les conduisent à renoncer à toute éthique politique, alors que les Français font face à une incertitude quant aux lendemains qui seront les nôtres et la crainte du déclassement pour les générations à venir ?
Le MRC ne se reconnaît entièrement dans aucun des programmes des candidats de gauche, mais le dialogue continu et les combats partagés ces dernières années à l'assemblée nationale avec Benoît Hamon nous conduisent à soutenir sa candidature.
Nous appelons les Français à déjouer et démentir les sondages.

 

Ce soutien officiel à Benoît Hamon est assorti d’un accord pour les élections législatives (dont les deux députés sortants, Christian Hutin dans le Nord et Jean-Luc Laurent dans le Val-de-Marne), ainsi que d’un accord financier portant sur la mandature.

 

Le Mouvement Républicain et Citoyen avait pris la décision (Conseil national, 12 mars 2017) de rechercher un accord avec Benoît Hamon et le PS. Cela vient d’être confirmé par Jean-Luc Laurent et Bastien Faudot dans une lettre aux adhérents, le 12 avril. Extrait :

« Pendant un an, le Mouvement Républicain et Citoyen a mené campagne, à la rencontre des Français, dans les villes et dans les campagnes, pour faire entendre la voix de la gauche qui aime la France.
L’élection présidentielle apparaît de plus en plus décevante. Le grand débat n’a pas lieu en raison des affaires des uns, de la confusion entretenue par d’autres, des divisions de la gauche et de la crainte légitime qu’alimente la force acquise par le Front national depuis cinq ans. Dans ce contexte inédit, notre Mouvement, parce qu’il ne renonce pas à son idéal de transformation sociale, a fait le choix de soutenir la candidature de Benoît Hamon.
La gauche au pouvoir a trop souvent renoncé à son idéal ses cinq derniers années, naviguant de Charybde en Scylla tant sur le plan européen que sur le plan social. Aujourd’hui il est temps d'énoncer des bases saines et solides pour penser à l’avenir. C’est ce que notre candidat a fait durant cette campagne avec notre projet pour la France.
Le MRC, qui entend participer au débat sur la recomposition politique et contribuer demain à une reconstruction de la gauche, inscrit son action au-delà de la présidentielle. Tel est le sens de l’accord électoral conclu avec Benoît Hamon. Il est temps que la gauche renouvelle ses pratiques, ses visages et plus encore son projet politique pour parler enfin de l’avenir en posant la question centrale du travail et des mutations qu’il connaît déjà ; à travers une modernisation de la Vème République pour la rendre plus proche des Français ; par la nationalisation de l’euro et la remise en cause du TSCG.
Ce combat que nous menons depuis des années appelle notre implication pour faire vivre nos idées lors des législatives et au-delà
».

 

Benoît Hamon, le candidat issu de la primaire citoyenne organisée par le PS, est nettement devancé maintenant dans les sondages par Jean-Luc Mélenchon, le candidat de la France insoumise. Voir Présidentielle 2017 : résultat du dernier sondage, tout est possible.

Voir aussi ce qu’il en dit lors d’un entretien avec les journalistes de Libération (14 avril 2017) :

Benoît Hamon «Je refuse de m’accrocher au monde ancien, je me projette»

 

Des voix se sont élevées, au sein du MRC, pour contester la décision prise de s’accorder avec Benoît Hamon et le PS. Un accord avec Jean-Luc Mélenchon leur semblait plus compatible avec le programme de Bastien Faudot, notamment ce qui concerne les options de politique européenne et internationale. Il sera important, à l’avenir, de faire en sorte que les décisions d’alliances soient bien débattues dans les instances de délibération du MRC.

 

Cet article est le 2986ème sur le blog MRC 53 - le 215ème dans la catégorie MRC national

Jean-Luc Laurent et Bastien Faudot, le 12 décembre 2016, à Paris, devant l'entrée des bureaux du Parti socialiste

Jean-Luc Laurent et Bastien Faudot, le 12 décembre 2016, à Paris, devant l'entrée des bureaux du Parti socialiste

Repost 0
Published by Michel SORIN - dans MRC national
commenter cet article