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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine à partir, notamment, des idées de Jean-Pierre Chevènement, l'un de ses fondateurs (celui-ci a souhaité s'éloigner du MRC en 2015). Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens (MDC) après les élections de 2002. En février 2019, le MRC a co-fondé la Gauche Républicaine et Socialiste (GRS), en continuant d'exister, au moins jusqu'à son prochain congrès, en décembre 2020.
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29 avril 2022 5 29 /04 /avril /2022 20:39

 

Contraindre Macron à la cohabitation, la gauche peut le faire les 19 et 26 juin


 

Ils se sont connus lors de la pré-campagne présidentielle autour d'Arnaud Montebourg. Celui-ci soutient la démarche qui a abouti ce 29 avril à l'existence d'un nouveau parti à gauche.

La Gauche Républicaine et Socialiste (GRS), le Mouvement Républicain et Citoyen (MRC), Les Radicaux de Gauche-LRDG, Nouvelle Gauche Socialiste (NGS) et L’Engagement ont décidé d'unir leurs forces en créant un nouveau parti politique en commun, la Fédération de la Gauche Républicaine (FGR).

C'est un parti composé de ces cinq partis fondateurs ("personnes morales") et qui pourra accueillir des adhérents "personnes physiques" pouvant être représentés à hauteur de 20 % dans les instances de décision.

La FGR sera présente en tant que telle dans les élections législatives. Elle se positionne en faveur du rassemblement de la gauche initié par LFI sous la bannière de l'Union populaire.

Voici le texte de l'annonce de la création de la Fédération de la Gauche Républicaine par le MRC.


 

Le MRC participe à la création de la Fédération de la Gauche républicaine


 

Renouer avec l’esprit de conquête républicaine
 

Militantes et militants issus de la Gauche Républicaine et Socialiste, du Mouvement Républicain et Citoyen, des Radicaux de Gauche – LRDG, de Nouvelle Gauche Socialiste et de l’Engagement, rejoints par des militants socialistes, écologistes et insoumis, nous décidons aujourd’hui de nous rassembler dans la Fédération de la Gauche Républicaine.
 

Au sortir de l’élection présidentielle, les Français sont inquiets et frustrés. La fracture sociale et territoriale s’est aggravée. Et l’extrême-droite réalise le meilleur score de son histoire. Loin d’être un barrage à sa progression, le quinquennat d’Emmanuel Macron en aura été l’accélérateur.
 

Dans ce contexte, la gauche a une responsabilité particulière. Les législatives peuvent permettre d’offrir aux Français une alternative à la politique de régression sociale voulue par le président réélu. Les candidates et candidats de la Fédération de la Gauche Républicaine prendront toute leur part à ce combat central, en participant aux dynamiques de rassemblement aujourd’hui en œuvre.
 

Dans cette campagne, nous mettrons en avant les priorités qui nous sont chères, celles d’une politique de redressement républicain et de solidarité : démondialisation, promotion du « made in France », retour de l’État dans la vie économique et sociale, restauration des services publics, des moyens pour l’éducation et l’hôpital, augmentation des salaires et des retraites, transition écologique et objectif zéro pétrole, égalité territoriale, défense de la laïcité, refondation totale de nos institutions pour en finir avec la monarchie présidentielle et redonner du sens à la démocratie.
 

Mais au-delà des échéances électorales immédiates, c’est à une refondation de la gauche, de sa pensée, de ses pratiques, de ses modes de fonctionnement qu’il faut s’atteler. Pour reconquérir les classes populaires qui se sont en partie détournées de nous, pour redonner du sens à la promesse d’égalité, pour dessiner les contours d’un monde plus juste et plus harmonieux, les militantes et militants de la Fédération de la Gauche Républicaine s’engagent résolument.
 

La faiblesse actuelle de la gauche n’est pas une fatalité. En renouant avec l’esprit de conquête républicaine, avec le volontarisme politique, avec le respect de la souveraineté populaire, tout est possible.
 

Dans ces temps confus et incertains, l’essentiel est de savoir pour qui on se bat, et où l’on veut aller. Pour les militants de la gauche républicaine, il n’y a rien de plus exaltant que de se consacrer à la reconstruction de la gauche et au redressement de la France.
 

Signataires : Emmanuel Maurel, député européen, animateur national GRS, Marie-Noëlle Lienemann, sénatrice, coordinatrice nationale GRS, Jean-Luc Laurent, président du MRC, maire du Kremlin-Bicêtre, Catherine Coutard, vice-présidente du MRC, Stéphane Saint-André, co-président de LRDG, Isabelle Amaglio-Térisse, co-présidente LRDG, Laurence Rossignol, sénatrice, Mickael Vallet, sénateur, Liem Hoang-Ngoc, ancien député européen, président de NGS, Damien Thomas, porte-parole de NGS, Elodie Schwander, animatrice nationale aux élections GRS, Anthony Gratacos, secrétaire général GRS.


 

Cet article est le 3185 ème sur le blog MRC 53 - le 255 ème dans la catégorie MRC national

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27 avril 2022 3 27 /04 /avril /2022 16:09

 

Face aux horreurs de la guerre en Ukraine, opter pour la solidarité européenne

 

Après avoir lancé l'alerte à la famine en conséquence de la guerre russe en Ukraine (voir André Pflimlin lance l'alerte à la famine et propose de réguler le marché), André Pflimlin, ancien ingénieur de l'Institut de l'élevage, auteur du livre Europe laitière - Valoriser tous les territoires, membre de l'Académie d'agriculture, a écrit ce texte en tant que citoyen (24 avril 2022).

 

L’embargo sur le gaz russe, plutôt que la livraison d’armes, pour arrêter la guerre ?


 

Faut-il relancer la course aux armements pour soutenir l’Ukraine ? En tant que citoyen, on doit s’interroger sur ces choix qui nous engagent, avec, en prime, un risque d’escalade et de surenchère aux dépens des vies humaines et au profit des marchands d’armes. On n’a pas le choix ? Vraiment ? Cela mériterait débat pour le moins !

 

L’UE continue d’acheter du gaz, du pétrole, du charbon russes, pour un milliard € par jour !. Ainsi depuis deux mois l’UE a versé 60 Mds € à la Russie permettant à Poutine de continuer cette guerre. Somme à comparer aux 3 $Mds d’armements livrés par les USA à l’Ukraine. Si nous arrêtons ces achats d’énergie fossile russe, Poutine ne peut pas trouver de suite de nouveaux clients, surtout pour le gaz, et sera obligé de négocier très rapidement.

 

Face à cette guerre et aux horreurs subies par les habitants de Marioupol, de Kharkiv et autres villes martyres, où des centaines de milliers de personnes n’ont plus de chauffage depuis deux mois, plus de nourriture, ni d’eau, cachées dans des caves, sous une pluie de bombes de plus en plus sophistiquées, de plus en plus meurtrières, ne sommes-nous pas capables de prendre des mesures nationales et européennes de rationnement, notamment de réduire un peu le chauffage en hiver et nous passer de climatisation cet été, pour nous passer de suite du gaz russe ?

 

Les Pays Baltes l’ont fait depuis début avril ; ils ont montré l’exemple en mutualisant leurs stocks. La plupart des pays de l’Union pourraient faire de même, notamment la France qui dispose de trois mois de stocks et ne dépend du gaz russe que pour 20%. L’Allemagne est nettement plus dépendante mais elle devra choisir elle aussi malgré les mises en garde de la Deutsche Bank, du ministre de l’économie et des industriels craignant l’effondrement de l’Allemagne !

 

Or une équipe d’universitaires de haute volée (Los Angeles, Londres, Bonn, Munich) a publié le 7 mars une étude qui montre que l’arrêt immédiat des importations de charbon, pétrole et gaz russe pour l’Allemagne, le grand pays de l’UE le plus dépendant de la Russie, pourrait se traduire par une réduction du PIB de 0,3 à 3% (à comparer avec la perte de PIB 4,5% du Covid en 2020). Soit une perte de l’ordre de 100€ à 1000€ par habitant par an. Ce n’est pas rien mais cela permet de mieux réaliser ce que vaut la vie des Ukrainiens aujourd’hui et le prix de notre liberté demain.

 

Cette étude a été reprise par les 2 principaux auteurs anglo-américains et élargie à l’ensemble des pays de l’UE avec la collaboration avec des enseignants–chercheurs de Sciences-Po. Cette étude a été publiée début avril apparemment sans faire la une des médias ! Et pourtant le message est très clair ! Pour la France, l’embargo immédiat et total se traduirait par une perte de PIB de 0,15 à 0,30% ! Pour l’Allemagne les chiffres précédents sont confirmés, les auteurs estimant que cette perte de PIB resterait globalement modérée et pourrait être absorbée. De même pour l’ensemble de L’UE, mais avec des variations fortes entre pays. Une taxation de 40% des énergies fossiles russes aurait un effet également très fort (-80% d’importations)

 

N’est-il pas étonnant que ces études qui montrent que le coût économique serait modéré pour l’Allemagne et faible pour la France, n’aient pas fait l’objet de débats publics alors que nous découvrons tous les jours de nouveaux crimes perpétrés par l’armée russe sur les populations civiles ukrainiennes ? En continuant à utiliser le gaz russe, nous finançons ces crimes !

 

Si nous acceptions tous de réduire notre chauffage et de rationner temporairement les secteurs industriels les plus consommateurs de gaz, nous pourrions nous passer du gaz russe et obliger Poutine à négocier, donc sauver les survivants héroïques de tant de villes. Pourquoi nos politiques n’ont-ils pas le courage de parler clair, d’en appeler à notre coresponsabilité pour arrêter cette guerre qui a déjà fait dix millions d’exilés et tous ces bombardements que nous continuons à financer ? Pourquoi parier sur un réarmement qui amplifie la guerre et les destructions à court terme alors qu’un embargo immédiat sur le gaz permettrait de les arrêter plus rapidement et plus sûrement ?


 

Cet article est le 3184 ème sur le blog MRC 53 - le 464ème, catégorie AGRICULTURE et PAC

André Pflimlin, le 7 septembre 2015, à Bruxelles, près des locaux de la Commission européenne, lors de la grande manif EMB des éleveurs laitiers

André Pflimlin, le 7 septembre 2015, à Bruxelles, près des locaux de la Commission européenne, lors de la grande manif EMB des éleveurs laitiers

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26 avril 2022 2 26 /04 /avril /2022 22:49

 

L'agression de l'Ukraine par la Russie conduit à une crise alimentaire

 

André PFLIMLIN a publié le 6 avril 2022 un article sur le site du Mouvement Agricole Rural et Solidaire. Voici le texte qu'il m'a adressé. Il mérite réflexion.

Notre note du 6 avril 2022 sur l’alerte à la famine* visait à démontrer que l’indignation contre l’agression de l'Ukraine et ses effets sur la flambée des cours du blé ne devait pas justifier des mesures inefficaces pour la sécurité alimentaire d’ici l’été 2023 sur la quantité de blé disponible, donc sur le prix du pain chez nous et surtout en Afrique et au Moyen Orient.

 

* L’alerte à la famine… au profit des marchands de grains ?

 

Nous ne manquons pas de blé mais de régulation du marché.

Plutôt que de reprendre le vieux slogan simpliste « produire plus pour nourrir le monde» qui conduit à polluer plus au Nord et à empêcher le développement des agricultures du Sud, nous avons rappelé les deux solutions nettement plus efficaces à court terme: arrêter de faire de l’éthanol carburant avec des céréales et réduire l’élevage industriel, gros consommateur de céréales et de soja. Ces deux secteurs utilisent les 2/3 s des céréales européennes (près de 200 sur 300 Mt).

Pour le blé seul, les économies sur ces deux secteurs seraient de 50 Mt, soit l’équivalent des exportations russes et ukrainiennes réunies ! Ainsi la France et l’UE peuvent décider, face à un risque de famine ou d’émeute de la faim, de réduire immédiatement ces deux secteurs, coupant court aux spéculations à la famine.

Mais en parallèle, il faut changer les règles du commerce mondial pour ces aliments de 1ère nécessité : la constitution des stocks de sécurité publics,la lutte contre la spéculation, les programmes d’intervention d’urgence… Ce que le G7 du 24 mars n’a même pas rappelé alors qu’il l’avait demandé en 2008 ! Le stockage public reste donc interdit par l’OMC car cela pourrait  fausser le marché ! 

C’est précisément pour lutter contre la spéculation sur la famine qu’il faut changer les règles du commerce international :

1) en interdisant la spéculation sur les commodités agricoles et alimentaires

2) en faisant des co-investissements dans les infrastructures de stockage des pays du sud importateurs,

3) en établissant des contrats d’approvisionnement avec un plafond de prix pour faire face à la crise actuelle, nous dit Jean-Louis Rastoin.

Face à la crise alimentaire qui parait inéluctable dans les prochains mois dans la vaste zone Afrique Moyen-Orient il faut changer les règles du commerce des aliments indispensables pour l’alimentation humaine. Il faut plafonner les prix pour éviter la spéculation et soutenir financièrement le stockage public dans les pays importateurs et exportateurs au lieu de l’interdire. Ce doit être la priorité de la prochaine réunion de l’OMC ( CM 12) à Genève à la mi- juin 2022!

Mais l’OMC est un gros paquebot lent à la manoeuvre, avec 150 pays aux intérêts divergents. Sans un accord préalable entre deux principaux acteurs, les Etats-Unis et l’UE, on ne peut guère espérer de miracle à court terme… Et la Russie se permet d’accuser l’UE et les USA de l’empêcher de fournir du blé aux pays africains, du fait des sanctions économiques, tout en accentuant sa guerre de destruction en Ukraine !

 

* http://www.mars-asso.fr/lalerte-a-la-famine-au-profit-des-marchands-de-grains/

 

Cet article est le 3183 ème sur le blog MRC 53 - le 463ème, catégorie AGRICULTURE et PAC

André Pflimlin, le 7 septembre 2015 à Bruxelles, devant les éleveurs laitiers lors de la grande manifestation européenne

André Pflimlin, le 7 septembre 2015 à Bruxelles, devant les éleveurs laitiers lors de la grande manifestation européenne

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22 avril 2022 5 22 /04 /avril /2022 21:13

 

Le choix du vote blanc le 24 avril, l'appel au sursaut de la gauche aux législatives


 

Michel Sorin s'est exprimé le 22 avril - en tant que citoyen - sur sa page Facebook avant le vote du second tour de la Présidentielle 2022. Voici son texte.


 

Dimanche 24 avril 2022, nous sommes appelés à élire la personnalité qui présidera aux destinées de la France et représentera le peuple français dans les 5 ans à venir.

 

Avant le premier tour de scrutin, j'avais indiqué ceci :

"Que ce soit au premier ou au second tour de cette élection présidentielle, mon vote sera déterminé essentiellement par la façon dont les candidats remplissent trois cases :

1- l'enjeu climatique : la décarbonation de l'économie par les énergies renouvelables et le développement de l'énergie nucléaire.

2- l'enjeu démocratique républicain : les moyens de conforter la République laïque et l'unité nationale dans le cadre européen.

3- l'enjeu social : la capacité réelle à associer les classes populaires et l'ensemble des citoyens aux décisions politiques nationales".

Mon choix s'était porté sur Fabien Roussel.

 

Maintenant, il s'agit de choisir entre les deux candidats ayant eu le plus de voix au premier tour, Emmanuel Macron et Marine Le Pen, alors que ceux-ci ne remplissent pas toutes les cases.

Ils sont l'un et l'autre défaillants dans leur capacité à rassembler les Français autour d'une idée positive de la France et de la République, dans le cadre européen - qui est un choix de la France.

- L'un privilégie une organisation européenne liée aux intérêts financiers mondialisés. Le bilan de ses années de pouvoir le met à la tête du bloc élitaire, peu sensible à l'intérêt général du peuple.

- L'autre met en avant une vision nationale à caractère ethnique qui n'est pas celle de la nation française fondée sur la citoyenneté, mais qui séduit la majorité des classes populaires et indépendantes, en milieu rural notamment, et une bonne partie des actifs.

 

Le mode de scrutin oblige à choisir entre les deux candidats arrivés en tête, laissant sur le chemin toutes celles et ceux qui, comme moi, se sont prononcés différemment le 10 avril.

 

J'ai le regret de ne pouvoir faire ce choix. Je ne puis suivre les directives des très nombreux responsables et anciens responsables qui ne craignent pas de légitimer un président sortant pourtant peu réceptif à l'intérêt général et risquant d'affaiblir encore plus l'idée de nation et de peuple français.

 

Je choisis le vote blanc dimanche, comme en 2017, et souhaite que les partis de gauche consentent enfin à s'entendre afin de proposer une seule candidature par circonscription aux élections législatives des 12 et 19 juin. Premiers pas indispensables vers une restructuration politique de fond dans la perspective de 2027.

 

Je milite pour une refondation de la politique à partir de la base citoyenne, en y associant les jeunes et les femmes, ainsi que le monde du travail, condition tout à fait nécessaire à sa réussite.

J'essaie d'agir localement en ce sens au sein de l'association "Réseau CiViQ (Citoyenneté et Vie quotidienne)" à Saint-Berthevin. Voir civiq.over-blog.com.

 

Nous devons collectivement redéfinir ce qu'est la Nation citoyenne dans un monde où l'Europe doit être le prolongement utile des nations et non le risque de leur affaiblissement. Et, cela, nous devons le faire avec les élites qui lient leur propre destin au destin national et qui sont solidaires du peuple français.

 

Voir aussi, pour information : Présidentielle 2022 : abstention, reports de voix, électeurs indécis... On vous résume les enjeux du second tour

 

Cet article est le 3182 ème sur le blog MRC 53 - le 78ème dans la catégorie République Parlement

Photo, 21 avril 2022, site du journal Le Monde, après le Débat du 20 avril 2022 du 2ème tour de l'élection présidentielle

Photo, 21 avril 2022, site du journal Le Monde, après le Débat du 20 avril 2022 du 2ème tour de l'élection présidentielle

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27 février 2022 7 27 /02 /février /2022 18:18

 

L'absence de l'Etat est compensée par les collectivités locales

 

Voici le compte rendu fait par Ouest-France 53 - Florence STOLLESTEINER, édition papier du 26-27 février 2022 - du Débat CODUL sur les enjeux de l'enseignement supérieur en Mayenne.

 

On le retrouve dans l'édition numérique, en entier pour les abonnés, ici : À Laval, les élus sommés de rendre des comptes

 

UCO : les élus sommés de rendre des comptes

 

Un débat s'est tenu pour parler de l'enseignement supérieur en Mayenne. La soirée a vite tourné à l’affrontement autour de la question du financement public de l’enseignement supérieur privé.

 

Le débat

Cela devait être une soirée axée sur l’enseignement supérieur en Mayenne, et ses enjeux. Mais la réunion publique organisée jeudi 24 février 2022 au soir, à l’Agricampus de Laval, par le Collectif d’organisations pour le développement de l’université à Laval (Codul), a vite tourné à l’affrontement autour de la question du financement public de l’enseignement supérieur privé.

 

D’un côté : une assistance d’une soixantaine de personnes, majoritairement formée par le Codul, collectif qui s'était constitué à la base pour lutter contre le financement public des nouveaux locaux de l'Université catholique de l'Ouest (UCO). Ses partisans se sont insurgés de la "marchandisation de l'enseignement supérieur", de sommes données au privé "de plus en plus importantes", ou d'une offre d'enseignement supérieur "qui ne permet pas l'égalité des chances", avec des formations privées très onéreuses.

 

"Il n'y a plus d'argent dans l'enseignement public"

 

Sur le banc des accusés : les trois élus invités du soir, Olivier Richefou (président du conseil départemental), Florian Bercault (maire de Laval et président de Laval Agglo) et Samia Soultani (vice-présidente du conseil régional, déléguée à l'enseignement supérieur), qui ont dû justifier leurs choix.

 

"Il n'y a plus d'argent dans l'enseignement public. Si les collectivités ne mettent pas la main à la poche, il n'y a pas d'enseignement supérieur en Mayenne", a attaqué Olivier Richefou. Et de rappeler que les collectivités locales "donnent aussi de l'argent à l'enseignement public, alors qu'on ne devrait pas : il y a des postes administratifs à l'université qu'on finance, du renouvellement de matériel, etc."

 

De plus, "quand on voit les projets ambitieux en termes de développement du nombre d'étudiants dans l'agglo de Laval (l'objectif étant d'en accueillir 10 000 d'ici 2030, pour 6 000 actuellement et 7 000 espérés en 2025, N.D.L.R), l'université ne peut pas être la seule à apporter cette masse d'étudiants", a reconnu Vincent Barré, vice-président de Le Mans Université - invité pour représenter l'université, tout comme l'étudiante Valentine Chenel. Mais s'il y a des coups de pouce publics au privé, "il faut poser des conditions de contreparties", a martelé Florian Bercault."Et avoir un développement équilibré", a conclu Olivier Richefou.

 

L'UCO a bien sûr beaucoup fait parler ce soir-là, un mois après qu'il a été décidé qu'elle devra louer ses nouveaux bâtiments aux collectivités. Samia Soultani a souligné que la structure possédait "35 % de boursiers", ce qui est "supérieur à ce qu'on trouve dans les écoles d'ingénieurs", a pointé Olivier Richefou. Soulignant au passage que le Département attribuait des bourses aux familles. L'élu a également fait remarquer que les collectivités "faisaient la différence entre le privé non-lucratif (UCO, écoles d'ingénieurs), aux tarifs supérieurs car c'est aux élèves de payer les professeurs ; et le privé lucratif, avec des investisseurs, à qui on ne donne pas un kopeck."

 

"Aucun Codul ne s'est monté pour l'Estaca"

 

Pas de quoi convaincre le Codul, qui demande des précisions sur ces accords entre l'UCO et les élus. Pourtant, quand les collectivités ont décidé de mettre de l'argent sur la table pour l'Estaca, "aucun Codul ne s'est monté", a riposté Florian Bercault. "Il faut qu'on se dise les choses : c'est parce que la lettre C d'Estaca* ne veut pas dire catholique..., a fait remarquer Olivier Richefou. Cela a heurté, ce que je comprends. Le débat que vous avez créé était judicieux. Mais on ne voulait pas que cette école parte au Mans."

 

Tous sont cependant tombés d'accord sur un point : les manquements de l'Etat et ses non-investissements dans l'enseignement supérieur. Pour le Codul, "ce débat n'était qu'une étape, et il n'est pas terminé".

 

* ESTACA : Ecole d'ingénieurs automobile, aéronautique, ferroviaire
 

Cet article est le 3181 ème sur le blog MRC 53 - le 38ème paru dans la catégorie L'école

Les intervenants, le 24 février 2022, lors du débat public dans l'amphi d'Agricampus (Lycée agricole) Laval : Gérard Prioul (CODUL), Gérard Pigois (CODUL, animation), Olivier Richefou (Département), Valentine Chénel (campus Changé), Florian Bercault (Laval Agglo), Samia Soultani-Vigneron (Région), Vincent Barré (Le Mans Université), Pierre-Louis Boyer (Fac de Droit), Rosemary Bertholom (Ouest-France, animation) de gauche à droite

Les intervenants, le 24 février 2022, lors du débat public dans l'amphi d'Agricampus (Lycée agricole) Laval : Gérard Prioul (CODUL), Gérard Pigois (CODUL, animation), Olivier Richefou (Département), Valentine Chénel (campus Changé), Florian Bercault (Laval Agglo), Samia Soultani-Vigneron (Région), Vincent Barré (Le Mans Université), Pierre-Louis Boyer (Fac de Droit), Rosemary Bertholom (Ouest-France, animation) de gauche à droite

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23 février 2022 3 23 /02 /février /2022 18:03

 

Elus et universitaires le 24 février dans l'amphi d'Agricampus Laval

 

Le CODUL* organisera un débat public à Laval le 24 février 2022 à 20h30, dans l'amphi d'Agricampus (Lycée agricole) sur les enjeux de l'enseignement supérieur en Mayenne.

* Collectif d'organisations pour le développement de l'université à Laval : Ligue de l'Enseignement-FAL 53, DDEN, UFAL, FCPE, LDH, Libre Pensée, Collectif services publics CDSP, FSU, UNSA Education, CGT, FO, Solidaires, GRS, PCF, PG, LFI, Génération.s


Déroulement

- Etat des lieux. Présentation des formations actuelles par un membre du CODUL, Gérard Prioul.

- Avis exprimés par les invités : Samia Soultani-Vigneron pour la Région, Olivier Richefou pour le Département, Florian Bercault pour Laval Agglo, Vincent Barré pour Le Mans université et Pierre-Louis Boyer pour la Faculté de Droit, Valentine Chénel pour les étudiants du campus Laval-Changé.

- Débat avec le public, animé par la directrice départementale de Ouest-France, Rosemary Bertholom, et régulé par Gérard Pigois, membre du CODUL

 

Voir l'article de Ouest-France, 22 février : À Laval, une soirée-débat sur les enjeux de l'enseignement supérieur


Cet article est le 3180 ème sur le blog MRC 53 - le 37ème paru dans la catégorie L'école

Première réunion avec la presse du Collectif 53 pour l'enseignement supérieur (qui prendra le nom de CODUL)  le 21 janvier 2021

Première réunion avec la presse du Collectif 53 pour l'enseignement supérieur (qui prendra le nom de CODUL) le 21 janvier 2021

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19 janvier 2022 3 19 /01 /janvier /2022 23:28

 

Pourtant, la France a besoin de son projet de reconstruction


 

A regret, le candidat s'en est allé, mais l'homme politique ne quittera pas la scène. Il nous a dit "à bientôt", à la fin d'une très belle vidéo, à voir ici : Arnaud Montebourg annonce qu'il retire sa candidature à la présidentielle.

Pour sa part, le Mouvement Républicain et Citoyen comprend la décision d’Arnaud Montebourg et le remercie chaleureusement d’avoir porté le projet pour fédérer le bloc populaire.

 Voir le communiqué de presse, signé du président Jean-Luc Laurent ;

Le MRC comprend la décision d’Arnaud Montebourg

Arnaud Montebourg a annoncé son retrait de la course présidentielle. En homme libre, il a constaté que les conditions n’étaient pas aujourd’hui réunies pour poursuivre sa candidature.

 Le MRC regrette qu’Arnaud Montebourg n’ait pas été en situation d’ouvrir une alternative républicaine et populaire pourtant nécessaire pour sortir la France de l’ornière et que les candidats de gauche préfèrent la multiplication des candidatures à un rassemblement autour d’un projet républicain et social.

Face aux distorsions de l’Histoire et aux mensonges présentés par l’extrême-droite, mais aussi face à la destruction des services publics et aux inégalités qu’engendrent la politique conduite par le gouvernement, notre responsabilité est en effet immense.

Le projet politique porté par la candidature d’Arnaud Montebourg correspond aux aspirations des couches populaires et des classes moyennes. C’est en défendant le made in France, la relocalisation de notre industrie, l’autorité de l’État et une République laïque et sociale forte que la gauche pourra de nouveau convaincre les citoyens et gouverner le pays.

En l’état, aucun candidat à la présidentielle ne porte un tel projet politique et n’est en situation d’incarner une gauche fidèle au monde du travail et qui aime la France, seule perspective de reconstruction de la gauche.

Le MRC poursuit son engagement pour bâtir une maison commune de la gauche républicaine avec toutes les forces qui se sont unies dans la Fédération autour d’Arnaud Montebourg pour permettre le rassemblement de ceux qui ont à cœur la justice sociale, la République universaliste et une France puissante.

 

Cet article est le 3179 ème sur le blog MRC 53 - le 181ème catégorie Gauche France

Arnaud Montebourg, le 4 septembre 2021, à Clamecy, sa ville natale dans la Nièvre, après sa déclaration de candidature

Arnaud Montebourg, le 4 septembre 2021, à Clamecy, sa ville natale dans la Nièvre, après sa déclaration de candidature

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10 janvier 2022 1 10 /01 /janvier /2022 23:46

 

Un vote d'investiture populaire aura lieu du 27 au 30 janvier

 

"La Primaire Populaire" sera présente samedi 15 janvier 2022 devant la mairie de Laval (Mayenne), de 15h à 17h, afin d'inciter à s'inscrire au vote entre les 27 et 30 janvier.

Voir https://www.laprimairepopulaire.fr/99_jours_pour_gagner avec la Primaire Populaire

 

Le but est d'aboutir à une seule candidature à gauche à l'élection présidentielle des 10 et 24 avril.

 

Plus de 300 000 personnes avaient signé l'appel à La Primaire Populaire. A ce jour, il y a 110 000 inscrits au vote d'investiture populaire. La date limite pour s'inscrire est le 23 janvier à minuit. La liste des candidats sera communiquée le 15 janvier à 15h30.

 

La procédure de vote est une première en France. C'est un vote à jugement majoritaire. Chaque votant, âgé d'au moins 16 ans, a le choix entre 5 mentions (de très bien à insuffisant) et il doit obligatoirement en choisir une pour chaque candidat. Le résultat sera le vote médian.

 

Le vote sera uniquement par Internet (de manière très sécurisée). Il est prévu d'installer des points d'inscription au vote pour les personnes ne disposant pas personnellement d'Internet.

 

Les candidats portent le "socle commun", défini préalablement et depuis longtemps, avec les partis politiques.

 

Pour info (Le Monde, 9 janvier) : Christiane Taubira annonce qu'elle sera candidate à l'élection présidentielle si elle ... remporte la Primaire populaire à la fin janvier


 

Cet article est le 3178 ème sur le blog MRC 53 - le 180ème catégorie Gauche France

 

 

Arnaud Montebourg, le 25 septembre 2021, à Frangy-en-Bresse, présentait son programme en vue de l'élection présidentielle

Arnaud Montebourg, le 25 septembre 2021, à Frangy-en-Bresse, présentait son programme en vue de l'élection présidentielle

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19 décembre 2021 7 19 /12 /décembre /2021 19:09

 

Laurence Rossignol : montrer qu'il y a une voie socialiste pour la France

 

A quatre mois de l'élection présidentielle 2022, le centre a son candidat - ce sera Emmanuel Macron - et la droite a voté - c'est Valérie Pécresse. La gauche des partis cultive la division, au grand dam de son électorat. Voir (1er novembre 2021) : Face à Macron et à l'extrême droite, la gauche républicaine au combat

La confusion est à son comble avec la candidature "envisagée" de Christiane Taubira.

Voici les réponses de Laurence Rossignol à France Info vendredi matin 17 décembre 2021

 

Laurence Rossignol, porte-parole d'Arnaud Montebourg, appelle à un "projet commun" de la gauche en 2022

 

Après l’annonce de l’éventuelle candidature de Christiane Taubira à l’élection présidentielle de 2022 vendredi 17 décembre, Laurence Rossignol, vice-présidente socialiste du Sénat et porte-parole d’Arnaud Montebourg, a appellé sur franceinfo les candidats de la gauche à un "projet commun"

Elle estime qu’"aucun n’est en situation de gouverner seul", et prévient que s'il y a une "compétition des individus""il ne restera que nos yeux pour pleurer" après l'élection

 

franceinfo : Arnaud Montebourg pourrait-il se retirer de la course à l'Elysée et se ranger derrière Christiane Taubira ?

 

Laurence Rossignol : La proposition d'Arnaud Montebourg n'est pas de soustraire un candidat, surtout s'il y en a un autre qui arrive à la place. Il y a toujours le même nombre à la fin. Et ça ne fait pas l'union. Non, la proposition d'Arnaud Montebourg est d'ouvrir le débat avec les candidats.

 

"Pourquoi sommes-nous candidats ? Pourquoi tous ces candidats ? Pourquoi la gauche représente-t-elle autant de projets ? Et surtout, est-ce que ces candidats peuvent gouverner ? Pour quoi faire et avec qui ?" Il faut voir si la candidature de Christiane Taubira contribue à cette réponse-là. Une élection présidentielle ne consiste pas simplement à témoigner de ses idées, les faire progresser un petit peu ou montrer qu'on est un demi-point ou un point de plus devant son concurrent le plus proche.

 

Parce que c'est ça, aujourd'hui, l'enjeu de la présidentielle, avec un grave danger. Si les écologistes, par exemple, qui veulent absolument continuer tout seuls, ont un score trop bas, ce n'est pas bon pour la prise en charge de l'écologie par les éventuels gagnants de l'élection présidentielle. Si Jean-Luc Mélenchon veut aussi continuer tout seul, ce n'est pas non plus bon, demain, pour résister aux offensives qui seraient menées contre des retraites, contre le Code du travail. Donc aucun n'est en situation aujourd'hui de gagner seul. Aucun n’est en situation de gouverner seul. Et nous pouvons gouverner ensemble, mais pour ça, il faut se mettre d'accord sur un projet, et je crois qu’on peut le faire.

 

Cette éventuelle candidature de Christiane Taubira est-elle une chance pour la gauche ou rajoute-t-elle au contraire de la complexité ?

 

Ce que j'observe, c'est qu’elle est la troisième personnalité de gauche, candidate ou pas, à poser la question de la disparité des candidats, de la division du trop grand nombre et des risques à l'arrivée. Arnaud Montebourg le fait. Anne Hidalgo le fait. Christiane Taubira le fait. Chacun avec sa méthode. Mais à un moment donné, ce qui compte, c'est qu'on parle effectivement du risque de la désunion et de l'enjeu de l'union. Il faut voir si Christiane Taubira réussit à mettre tout le monde autour de la table et à produire, ce qui me paraît le plus important, un projet de gouvernement commun.

Une élection, ce n'est pas fait pour présenter une alternative au président sortant, mais dire qu'il y a une autre possibilité, une autre voie pour la France, une voie socialiste.

 

N'est-il pas trop tard, à quatre mois de l'élection présidentielle ?

 

Bien sûr que ça aurait pu arriver plutôt. Mais il y a quelques mois, chacun était convaincu qu'il y aurait une espèce de primaire des sondages, que les sondages allaient dire quel est celui qui est en tête à gauche et qui serait en situation de prendre le leadership. Ce n'est pas le cas. Les sondages ne départagent personne parce que les électeurs de gauche ne veulent pas participer à cette histoire de désunion et ne veulent pas trier entre les candidats.

 

Moi, je crois que l'union est encore possible. Un projet commun est possible. Tous les gens dont on parle ont été dans les mêmes partis à un moment donné, dans les mêmes coalitions, dans les mêmes gouvernements. Ils ont tous une histoire commune. Il suffit de retrouver cette histoire commune et de cesser de tomber dans le piège du présidentialisme qui amène chaque formation politique à essayer de trouver une incarnation et de rentrer dans cette compétition des individus.

 

En tout cas, il ne faut pas commencer à le faire, parce qu’après l’élection présidentielle, il ne restera que nos yeux pour pleurer. Et chacun comptera ses points et s'apercevra qu'il n'a pas beaucoup de points, que personne n'a gagné, qu'il n'y a que des perdants à gauche dans cette affaire. Et franchement, à quoi ça sert d'être le premier dans une course où personne n'est à 10% ? Rien.
 

Cet article est le 3177 ème sur le blog MRC 53 - le 179ème catégorie Gauche France

Laurence Rossignol, le 25 septembre 2021 à Frangy-en-Bresse, au côté d'Arnaud Montebourg

Laurence Rossignol, le 25 septembre 2021 à Frangy-en-Bresse, au côté d'Arnaud Montebourg

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1 novembre 2021 1 01 /11 /novembre /2021 22:00

 

C'est un combat historique à mener contre les idées Zemmour

 

A plus de cinq mois de l'élection présidentielle, les Français n'ont pas toutes les informations nécessaires au scrutin du 10 avril 2022. Les plus récents sondages ne font que photographier la situation fin octobre. Voir la Liste de sondages sur l'élection présidentielle française de 2022.

La gauche, avec ses cinq candidats déclarés, ne fait pas plus que le seul président (futur candidat, sauf accident de parcours) et les 25 % qui lui sont attribués sans discontinuer.

L'extrême droite n'en finit plus d'enfler depuis qu'un "pas-encore-candidat" est venu se mêler à la compétition sondagière, faisant monter à 35 % l'ensemble et laissant au futur candidat LR qui sera désigné par les adhérents environ 10 % des voix.

Ceci n'est pas le résultat de l'élection présidentielle mais cela signifie qu'aujourd'hui, il y a un quart des Français qui sont satisfaits du président et un tiers d'autres Français qui aimeraient être représentés à la tête de l'Etat par une femme ou un homme d'extrême droite.

La gauche disparaît du paysage parce que sa division lui ôte toute crédibilité dans un scrutin où il faudra être à l'une des deux premières places le 10 avril pour pouvoir être élu le 24 avril.

Le problème, c'est que cette division n'est pas artificielle. Elle correspond à des différences réelles de positionnement politique et de programme.

Au mieux, la gauche aspirant à gouverner le pays se répartit entre l'union populaire de Mélenchon, la social-écologie de Jadot et la gauche républicaine, laïque et sociale, dans laquelle pourraient se retrouver Montebourg et Roussel. Il y a l'embarras du choix pour le PS entre la social-écologie et la gauche républicaine (ex-1ère gauche).


 

Comment ces trois gauches pourraient-elles dépasser leurs différences afin de se présenter derrière une seule candidature à l'élection présidentielle ?

En prenant l'exacte mesure du danger qui menace l'unité du pays.


 

Une extrême droite à 35 % dans tous les sondages, c'est la menace de la division exacerbée qui peut conduire aux pires errements.

Déjà, la réquisition des esprits par les thèses néolibérales a eu pour conséquence d'introduire la suprématie du chacun pour soi et de la concurrence entre les individus dans la société.

Renée Fregosi, philosophe et politologue, et Jacques Tarnero, essayiste et documentariste, analysent le nationalisme de Zemmour. Pour eux, seul un discours républicain « sans illusions, sans myopie, sans aucun angélisme » peut le contrer.

Voir cet article (Marianne, 29 octobre 2021) : "La surenchère de Zemmour à dire son amour de la France ne puise pas aux bonnes sources"


 

Pour sa part, Arnaud Montebourg a lancé un vibrant appel, lors de l'émission "En toute franchise" sur LCI le 31 octobre 2021. "Je lance un appel à tous ceux, des communistes aux gaullistes, qui ont en héritage la France libre et le Conseil National de la Résistance à aller à Colombey-les-Deux-Eglises pour former un mur du silence et faire taire M. Zemmour".

Voir Présidentielle 2022 : pour Arnaud Montebourg, Eric Zemmour est "dangereux" et le gouvernement "complice".

 

Les trois gauches ne pourraient-elles se concerter afin de s'opposer à la montée des idées pernicieuses de l'extrême droite en France ?

Ce serait un premier pas important montrant que l'union est possible quand il s'agit de défendre l'essentiel.

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Cet article est le 3176 ème sur le blog MRC 53 - le 254ème dans la catégorie MRC national

La Marseillaise, après l'intervention d'Arnaud Montebourg à Frangy-en-Bresse (71), le 25 septembre 2021

La Marseillaise, après l'intervention d'Arnaud Montebourg à Frangy-en-Bresse (71), le 25 septembre 2021

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