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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine autour des idées de Jean-Pierre Chevènement. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens après les élections de 2002.
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17 mars 2016 4 17 /03 /mars /2016 23:30

 

Défense de la République et de la laïcité par des personnalités de gauche

 

Le 11 mars, "Marianne" relaie l'initiative prise par des intellectuels, des politiques et des acteurs de la société civile qui se situent à gauche mais jugent la République et la laïcité aujourd'hui malmenées. Voici leur appel : Manifeste pour un printemps républicain

 

Deux membres de la direction du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) sont signataires de cet appel : Fatiha Boudjahlat et Thierry Cotelle. Bastien Faudot, porte-parole, candidat MRC à l'élection présidentielle 2017, leur a emboîté le pas. Voici la Tribune qui a été publiée sur le site de Marianne le 16 mars 2016.

 

COMME LA RÉPUBLIQUE, LA LAÏCITÉ SERA SOCIALE OU NE SERA PAS !

 

Cher Printemps Républicain,

Tu profites du retour des beaux jours pour affirmer ton attachement à l’idéal républicain et au régime de laïcité. Tu nous rappelles aussi que la nation est le lieu privilégié d’exercice de la démocratie. Ton appel ne pouvait que susciter mon adhésion tant il rejoint les principes qui guident mon engagement politique. J’ai donc signé ton manifeste sans réserve.

Que des citoyens de gauche dépassent les clivages internes à notre camp est vraiment salutaire. Ces questions sont piégées depuis qu’une fraction de la gauche est travaillée par le relativisme culturel et le différentialisme. Faire de la « diversité » une valeur et un principe normatif, alors qu’elle n’est qu’un fait brut, est une erreur. Je ne t’apprendrai rien: la fétichisation des différences se fait souvent au détriment du « commun ». Transformer les différences, qui font la richesse d’un groupe, en un droit à la différence ouvre la voie à trop d’accommodements déraisonnables.

« Comme la République, la laïcité sera sociale ou ne sera pas. »

Nous devons défendre la laïcité contre les attaques dont elle fait l’objet, la défendre bec et ongles, mais la défendre pour ce qu’elle est : un moyen et non une fin. Comme le dit si joliment Régis Debray, « la laïcité c’est le cadre, ce n’est pas le tableau ». Elle ne peut suffire à elle seule à définir un horizon pour la France. La laïcité permet d’organiser, non la simple cohabitation des différences mais bien leur dépassement dans l’adhésion de tous à un projet commun. En revanche, elle n’est pas un étendard qu’il suffirait de brandir pour la faire vivre. Elle est un instrument très concret au service de la paix civile. Et c’est déjà beaucoup.

Comme le rappelait récemment un de tes signataires Marcel Gauchet, « tout le monde aime à se réclamer de la République ou de la laïcité, mais il reste peu de monde pour savoir encore les définir ». Il est donc temps d’en réactiver le sens, de leur donner de l’étoffe et de la chair, en commençant par énoncer les conditions de leur possibilité. Il nous faut aussi affronter les difficultés du quotidien, sans détourner le regard ou dissimuler des choix honteux. Vivre ensemble, ça n’est pas simplement vivre côte à côte avec des œillères.

Si elle n’est pas sociale, la République est un mensonge. Que serait une République qui tolérerait que certains de ses citoyens soient des acteurs de plein droit, pendant que d’autres, happés par l’insécurité économique et la précarité, seraient relégués au rang de spectateurs ? Quand les inégalités se creusent et le chômage croît sans discontinuer, la République se vide. Quand le gouvernement prétend remédier à cela avec une « loi travail » bâtie sur des préceptes néolibéraux d’un autre âge, il est temps de rappeler que la République ne se limite pas à la liberté – de conscience, d’opinion – mais que c’est aussi la justice et l’égalité.

 
« Il est temps pour cela que nous rompions avec cette Europe supranationale qui réduit la France à l’impuissance et la République à un théâtre d’ombres. »

Dans les débats qui font rage régulièrement, on hésite parfois à accoler un adjectif au mot laïcité, je vais pourtant m’y risquer. Comme la République, la laïcité sera sociale ou ne sera pas. Il existe des causes multiples au retour du religieux et des revendications identitaires. En France, par défaut d’intégration, par l’effritement des solidarités qui se tissent habituellement à l’école, puis dans le monde du travail, par un amoindrissement des possibilités de nouer des liens hors de sa supposée « communauté », on a créé des prisons identitaires. Ces prisons fermées à double tour par la religion offrent à certains de nos compatriotes une fraternité de substitution quand la fraternité républicaine est devenue vaine. Une religiosité très affirmée – et très incompatible avec la laïcité – devient une façon de renouer avec une image valorisante de soi-même. Elle signe le besoin de s’insérer dans un collectif auquel on s’identifie et qu’on accepte ainsi de servir. La République doit mener cette bataille de la fraternité.

La France ne sait plus s’aimer elle-même, condition intangible pour se faire aimer, et d’abord de ses propres citoyens. Ce manque de confiance en lui-même a conduit notre pays à tenter de se diluer dans l’Europe. Une Europe désormais en proie à des crises multiples : économique, démocratique, migratoire. Cette multicrise n’est pas une catastrophe naturelle qui nous tomberait dessus par le plus cruel des hasards : elle procède de la configuration de l’Europe telle que nous la connaissons. Celle-ci n’a pas été conçue pour rapprocher les nations et pour les faire coopérer, mais pour les dépasser et, au bout du processus, les effacer. Bien sûr, cela s’est fait contre les peuples, qui sont assez rarement candidats à leur propre dissolution…

Si comme tu le soulignes, la Nation est « une histoire et un destin commun », encore faut-il, pour avancer résolument vers ce destin, disposer de notre pleine et entière souveraineté. Il est temps pour cela que nous rompions avec cette Europe supranationale qui réduit la France à l’impuissance et la République à un théâtre d’ombres. Il est temps de lui substituer une Europe de la coopération, respectueuse de chacun des pays qui la composent, et du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

Poser la question laïque nous oblige donc à réexaminer l’ensemble du pacte civique qui fonde la République (...).

Cet article est le 72ème paru sur ce blog dans la catégorie République Parlement

Bastien Faudot, le 29 février 2016, au Salon de l'agriculture, reçu au stand de la Confédération paysanne

Bastien Faudot, le 29 février 2016, au Salon de l'agriculture, reçu au stand de la Confédération paysanne

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14 mars 2016 1 14 /03 /mars /2016 23:37

 

La pression de l'Europe et du MEDEF pousse l’État à des mesures libérales

 

Les manifestations organisées par les syndicats ouvriers et étudiants ont amené le pouvoir politique français à lâcher du lest, sans remettre en cause l'essentiel du contenu du projet de loi Travail.

Voir (Le Monde, 14 mars 2016) : Prud’hommes, licenciement… ce qui change dans le nouveau texte de la loi travail

 

Voici le commentaire qu'en a fait Bastien Faudot, candidat MRC à l'élection présidentielle 2017.


LOI TRAVAIL : ET SI ON SÉPARAIT LE MEDEF DE L’ÉTAT ?

 

Sous la pression de la mobilisation sociale, le gouvernement annonce le retrait de certaines des dispositions les plus contestées de sa réforme du code du travail. Exit le plafonnement des indemnités prud'homales, qui ne serait plus qu’indicatif. Le gouvernement abandonne également les mesures concernant la durée maximale de travail, l’astreinte, le temps de travail des apprentis. Certaines propositions seront mieux encadrées, à l’instar du forfait jour accessibles pour les TPE et PME. Mais l’incertitude demeure quant à la facilitation des licenciements économiques. Et si de nouveaux droits pour les salariés sont à l’agenda, il reste que ces nouveaux droits sont largement fictifs en l’absence de décision concernant leur financement.

 

La flexibilité ne peut être la norme

Difficile donc de considérer comme suffisants ces aménagements, d’autant plus que l’esprit de la loi travail demeure. L’esprit de la loi travail, c’est la possibilité pour les entreprises d’aménager le droit du travail de façon dérogatoire par des accords d’entreprises ou de branches. Il est ainsi toujours possible, par accord d’entreprise, de moduler le temps de travail sur une période de trois ans. Mais que vaut le dialogue social dès lors que sévit dans le pays un chômage de masse et que les organisations syndicales restent faibles voire absentes au sein de nombreuses entreprises ? Loin de la « décentralisation » vantée par le Premier ministre, le chantage à l’emploi deviendrait demain la norme.

Sous la pression des institutions européennes et du lobbying du MEDEF, le gouvernement continue à mener la politique de la postdémocratie : alors que les salariés ont besoin de protection et de règles claires face à la mondialisation et à la concurrence déloyale, il continue à croire que la « flexibilité » peut créer de l’emploi et que la compétitivité peut relancer la croissance. Il en va de même pour les petits patrons, soumis à la pression des grands groupes et des banques. Les contre-exemples de nos voisins européens montrent pourtant que l’on obtient avec les plans de déflation salariale rien d’autre qu’une course au moins-disant social qui pèse sur l’activité économique.

Reconquérir notre souveraineté économique pour permettre la transformation sociale

Je renouvelle les propositions que je porte pour une autre politique du travail. Les accords d’entreprises doivent toujours rester plus favorables que la loi et les accords de branche. Les salariés doivent avoir une présence et un pouvoir significatifs dans les conseils d’administrations. Les règles de licenciements économiques doivent prendre en compte le niveau de dividendes versés. La lutte contre le burn out doit devenir une priorité. Exiger le retrait du texte est un impératif qui demeure aujourd’hui.

L’urgence pour notre vie économique, pour les salariés, pour les petites entreprises, c’est de séparer le MEDEF de l’État. C’est de reconquérir notre souveraineté économique pour permettre le redressement de l’activité. C’est de retrouver la maîtrise de notre monnaie et de notre budget en nationalisant l’euro. Il n’y a pas de projet de transformation sociale qui vaille sans souveraineté nationale et populaire.

Cet article est le 132ème paru sur ce blog dans la catégorie Travail Economie

Bastien Faudot, le 29 février 2016, au Salon de l'agriculture, reçu au stand des Jeunes Agriculteurs par le président JA, Thomas Diemer

Bastien Faudot, le 29 février 2016, au Salon de l'agriculture, reçu au stand des Jeunes Agriculteurs par le président JA, Thomas Diemer

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13 mars 2016 7 13 /03 /mars /2016 23:09

 

Comment, par ce moyen, les USA assurent leur domination (JM Quatrepoint)

 

Les colloques de la Fondation Res Publica sont appréciés par la qualité des interventions, ce que chacun peut vérifier en consultant les Actes, qui sont publiés quelques semaines après les réunions.

Cette Fondation a été créée et est présidée par Jean-Pierre Chevènement. Voir, à ce sujet, la Présentation de la Fondation Res Publica.

 

Les Actes du colloque du 1er février 2016 sur L’extraterritorialité du droit américain ont été publiés. La première intervention, posant parfaitement le problème, était celle de Jean-Michel Quatrepoint, journaliste économique, membre du Conseil scientifique de la Fondation Res Publica, auteur de "Alstom, un scandale d’État – Dernière liquidation de l’industrie française" (Fayard : août 2015).

 

Une offensive judiciaire globale

(…) Les États-Unis, forts de leur puissance, ont donc développé un arsenal juridique tous azimuts. Ils décident qui peut commercer avec qui. Ils peuvent décider aussi d’éliminer les concurrents. Les entreprises françaises en savent quelque chose avec l’Iran. À la différence de ce qui se passait dans les années 80-90, ils bénéficient de la position du dollar : 78 % des transactions mondiales se font en dollars et tout est compensé par les États-Unis.

Comme toutes les transactions en dollars transitent par les États-Unis, toute transaction en dollars est soumise à la loi américaine. Ils ont aussi les écoutes : on a découvert que la NSA et les services américains écoutaient systématiquement tout, y compris les chefs d’État… et personne n’a protesté.

Et surtout, cette extraterritorialité devient un extraordinaire business qui profite d’abord aux Américains. Les amendes proprement dites commencent à atteindre des montants conséquents. Pour les banques, le total des amendes infligées par la justice américaine est de 125 milliards de dollars, dont une bonne partie concerne les banques américaines. Mais les banques américaines ont été condamnées pour les affaires de subprimes (aucun banquier américain n’a fait de prison) tandis que les banques européennes et japonaises ont été condamnées pour avoir violé des embargos. Les banques suisses ont payé un très lourd tribut pour ne pas avoir communiqué à temps un certain nombre de données. 

On en est aujourd’hui à 35 milliards de dollars d’amendes pour les banques étrangères et une demi-douzaine de milliards de dollars pour les groupes industriels. Sur les dix premières amendes infligées, notamment pour des affaires de corruption, aux groupes industriels, neuf concernent des groupes étrangers. Le record va à Siemens (800 millions de dollars) suivi par Alstom (772 millions de dollars). 

Cet argent sert d’abord à l’auto-alimentation du système judiciaire américain (la SEC, le Trésor, le DOJ etc.) dont les coûts annexes sont considérables. Le système judiciaire américain, les centaines de milliers de lawyers des cabinets, sont embauchés par les entreprises et vivent « sur la bête ». L’argent des amendes fait donc vivre le système judiciaire américain au sens large. S’y ajoute la contestation de brevets etc. L’application de ce système de l’extraterritorialité est un formidable business qui alimente la machine judiciaire et juridique américaine. 

Les gens de BNP Paribas seront sans doute heureux d’apprendre qu’une partie de leur amende va servir à indemniser les citoyens américains qui avaient été victimes de la prise d’otages à l’ambassade des États-Unis à Téhéran en 1979. Plus de cinquante personnes, retenues pendant 444 jours, n’avaient jamais été indemnisées parce que, dans l’accord entre l’Iran et Ronald Reagan, l’Iran avait refusé de payer quelque indemnité que ce soit (l’une des raisons pour lesquelles les Iraniens avaient pris en otage les personnels de l’ambassade américaine était la « prise en otage » par les Américains des compte iraniens à la Chase Manhattan Bank…). Le Congrès a l’intention d’utiliser 1 à 2 milliards de dollars, pris sur l’amende de BNP Paribas, pour indemniser ces ex-otages américains. 

Plus grave : les accords que les entreprises étrangères sont contraintes de signer s’accompagnent généralement de la mise sous tutelle de fait de ces entreprises qui, de par le settlement, l’accord passé avec la justice américaine, subissent pendant six mois, un an, trois ans… la présence de contrôleurs indépendants chargés de vérifier que l’entreprise condamnée se conforme bien à toutes les règles de la compliance américaine.

Alcatel Lucent avait été condamnée il y a quelques années à une amende pour corruption à propos d’affaires qui remontaient au début des années 2000 (le montant, moins important que celui infligé à Alstom, s’élevait quand même à 170 millions de dollars). Contrainte d’accepter pendant trois ans la présence d’un contrôleur indépendant, Alcatel Lucent devait lui donner toutes les informations que ce contrôleur jugeait utiles à la réalisation de sa mission. D’aucuns disent que Alcatel Lucent a été ainsi pillée pendant quelques années par la justice américaine. Les secrets de fabrication et un certain nombre de données essentielles peuvent être transférés ainsi à une puissance étrangère. 

L’extraterritorialité du droit américain permet à la puissance américaine, sur les secteurs qu’elle estime stratégiques, d’asseoir sa domination

Rappel (10 août 2015) : Fondation Res Publica : le débat sur la réindustrialisation de la France

 

 

Cet article est le 209ème paru sur ce blog dans la catégorie CHEVENEMENT

Au premier plan, à gauche, Jean-Michel Quatrepoint est aux côtés de Jean-Pierre Chevènement, Arnaud Montebourg et Jacques Sapir, avant leur intervention lors du colloque Mondialisation à Paris le 30 août 2011

Au premier plan, à gauche, Jean-Michel Quatrepoint est aux côtés de Jean-Pierre Chevènement, Arnaud Montebourg et Jacques Sapir, avant leur intervention lors du colloque Mondialisation à Paris le 30 août 2011

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10 mars 2016 4 10 /03 /mars /2016 23:53

 

Repenser le travail et l'entreprise dans une perspective républicaine de gauche

 

Le Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) est, en Mayenne, représenté par Michel Sorin, ancien élu socialiste à Saint-Berthevin (conseiller municipal à partir de 1983 jusqu'en 2003, maire de 1990 à 2001), dirigeant du PS en Mayenne pendant dix ans (1979-1985 et 1997-2001), conseiller régional des Pays de la Loire entre 1998 et 2004.

Michel Sorin, membre du bureau national, anime la fédération MRC des Pays de la Loire depuis juillet 2015 et le comité départemental MRC 53, avec l'appui de Georges Minzière - ancien élu local, départemental et régional - et de Gérard Beillard, qui ont exercé des responsabilités dans le monde du travail industriel à Laval.

 

Le MRC 53 s'est réuni ce 10 mars 2016, au lendemain de la journée de manifestations contre le projet de loi sur le travail, initié par le gouvernement Valls.

Voir (9 mars) Ce sont les jeunes qui ont le plus manifesté contre le projet de loi travail.

 

Après avoir débattu de la situation politique nationale et fait le point sur la pré-campagne de Bastien Faudot, candidat désigné par le MRC pour l'élection présidentielle 2017 (voir FAUDOT 2017 | Bastien Faudot, la gauche avec le peuple), le comité MRC 53 a retenu les thèmes des actions qu'il va conduire en Mayenne ces prochains mois, en lien avec la campagne de Bastien Faudot. Ce sont la loi sur le travail, la protection sociale, les services publics, l'Europe.

 

Face à la remise en cause des droits et des revenus des travailleurs dans les entreprises et dans les exploitations agricoles, il a été décidé de proposer aux citoyens de réfléchir à ce qui s'est passé depuis 50 ans dans l'économie productive, industrielle et agricole, puis de voir ensemble les directions à prendre au niveau politique, en intégrant les données nouvelles en matière de recherche et de technologie, notamment.

 

Rappel (extrait du communiqué du MRC, 2 mars 2016) :

Loi travail : contester, mobiliser et proposer

 

Les reculades du gouvernement n’y feront rien : les masques sont tombés. La jeunesse et le monde du travail qui ont contribué à l’élection de François Hollande demandent des comptes et exigent que leurs revendications soient enfin satisfaites. Contre les adeptes des petites manœuvres de couloirs, il faut tenir bon, c'est-à-dire contester le fond du texte, mobiliser la jeunesse et le monde du travail, mais aussi proposer d’ores et déjà l’alternative républicaine
Contester ce texte, mélange de cynisme et d’inconséquence, est finalement le plus facile. Celui-ci vise à la fois à diminuer les salaires par une baisse du taux horaire, à rendre possible l’allongement de la durée du travail, à faciliter les licenciements et à rendre quasi indolore les ruptures abusives. Bref, les élites incapables de protéger le peuple dans la mondialisation se retournent contre lui et l’accusent de tous les maux. C’est la politique de la post-démocratie. Mais, incapables d’assumer leur forfait jusqu’au bout, ces élites demandent aux organisations syndicales de faire « le sale boulot » par la généralisation d’accords d’entreprises dérogatoires aux accords de branche. 

 

Mobiliser l’ensemble de la jeunesse et du monde du travail dans la période est un impératif. Le MRC sera présent le 9 mars pour amplifier la contestation du texte initial et refonder la promesse républicaine d’égalité. Ce qui se joue en ce moment, c’est la possibilité de faire émerger à la suite des mouvements de contestation espagnol et grec une politique sociale et républicaine au service du peuple, contre les oligarchies dominantes et leurs serviteurs. 

 

Une politique républicaine du travail est nécessaire. Le MRC demande que plusieurs sujets soient mis à l’agenda par le gouvernement : l’intégration des jeunes, la sécurité au travail des intérimaires comme le montre les accidents mortels survenus à Arcelor, les temps partiels subis notamment par les femmes dans la grande distribution, la rénovation des conditions du chômage partiel incluant des volets de formation et/ ou de reconversion, la surtaxation des contrats courts, la reconnaissance du burn-out comme maladie professionnelle, le mandatement des délégués syndicaux dans les TPE, l’extension des administrateurs salariés.

Il faut voir loin et de manière anticipée en matière de politique du travail. Dans une société où le nombre de seniors s’accroît comme l’atteste les derniers chiffres de l’INSEE, un programme massif de prévention de l’usure au travail devra être conduit à l’instar de ce qui a été fait en Finlande ces dernières années, de manière notamment à réduire l’absentéisme dans les entreprises.

Par ailleurs nous devons faire de l’entreprise un nouveau « bien commun » pour éviter que cette dernière disparaisse du fait d’une financiarisation accrue qui limite l’investissement, l’innovation et la prise de risque réelle. Pour les grandes entreprises, aucun licenciement ne pourra être accepté si parallèlement le montant des dividendes continue de croître de manière indécente. 

Cet article est le 61ème paru sur ce blog dans la catégorie MRC 53 et Pays de la Loire

Le 1er mai 2012, les syndicats devant l'hôtel de ville de Laval

Le 1er mai 2012, les syndicats devant l'hôtel de ville de Laval

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9 mars 2016 3 09 /03 /mars /2016 23:38

 

Bastien Faudot : il faut une traduction politique aux mouvements populaires

 

Le mauvais temps n'a pas empêché un bon millier de personnes, surtout des jeunes, de participer à la manifestation en fin de matinée ce 9 mars à Laval. Le MRC 53 était présent.

Voir, sur le site de Ouest-France : Loi travail: plus de 1000 manifestants à Laval

Tout est parti des étudiants de l'IUT qui ont allumé la mèche et rameuté les troupes. Ce mercredi matin, à 11h place du 11-Novembre à Laval, ils étaient entre 1000 et 1500 personnes, dont les trois quarts lycéens ou étudiants, à exprimer tout le mal qu'ils pensent du projet de loi réformant les règles du travail.

 

A Paris, Bastien Faudot était avec des jeunes militants du Mouvement Républicain et Citoyen. Sur son site de campagne (voir FAUDOT 2017 | Bastien Faudot, la gauche avec le peuple), on trouve, ce 9 mars 2016, la position du candidat à l'élection présidentielle 2017 concernant le projet du gouvernement sur le travail.

 

LOI TRAVAIL : DONNER UNE TRADUCTION POLITIQUE AUX MOUVEMENTS POPULAIRES

 

Le projet de loi sur le travail agit comme un puissant révélateur des dérèglements politiques de notre époque. Au plan économique et social d’abord, il consacre la mue idéologique de la gauche sociale-démocrate aux dogmes du libéralisme le plus décomplexé.

Cette mue aura sans doute été plus longue que celle d’une chenille : elle procède d’un déplacement tectonique de la deuxième gauche, celle que Jean-Pierre Chevènement qualifiait de « gauche américaine » à la fin des années 70. Le tournant de la rigueur de 1983 est l’acte de naissance de cette dérive. Ensuite, l’histoire politique de la gauche de gouvernement n’aura été, à de rares exceptions près, qu’une infinie succession de coups de canifs dans le projet de transformation sociale autour duquel elle s’était rassemblée en 1981. Celui-là même qui était sa raison d’être. De sorte qu’aujourd’hui, il reste au gouvernement une gauche sans raison d’être.

 

La plupart des grandes dispositions du projet de loi El Khomri témoignent du renoncement majuscule à l’œuvre : abrogation de fait des 35 heures, cadenassage des juridictions prud’homales avec le plafond d’indemnisation, réduction de la rémunération des heures supplémentaires (travailler plus pour gagner moins), assouplissement du licenciement, instauration du forfait jour pour les petites et moyennes entreprises, suppression de la garantie par la loi de la durée de congés en cas de décès d’un proche… 

 

Ceux qui prétendent que cette réforme instaure une « flexi-sécurité » à la française nous mentent : c’est en réalité une « flexi-flexi insécurité ». Imaginer que de telles dispositions seront créatrices d’emploi, c’est ne rien comprendre au mouvement global qui est engagé dans le cadre de la mondialisation.

La course effrénée à la compétitivité par la mise en concurrence des systèmes sociaux promet une mort lente et douloureuse : cela consiste à positionner le moins-disant social comme point de référence. Ce processus ne sera achevé que par la destruction à peu près complète des systèmes de solidarité et par l’essorage des agents de productions que sont les travailleurs.

C’est là qu’il faut changer d’angle. 

La déflation salariale sera aussi longtemps la « seule politique possible » tant que nous n’aurons pas retrouvé notre souveraineté monétaire et budgétaire. Sans elle, il n’y aura pas de justice sociale. La politique monétaire, comme la politique budgétaire et fiscale, sont des outils de régulation (contre la toute puissance du marché), de protection et de compétitivité pour inventer un modèle économique à la fois performant et émancipateur. Ceux qui à gauche, s’émeuvent du projet de loi El Khomri en réclamant simplement un compromis en termes de dosage font fausse route. Ils sont condamnés à s’indigner indéfiniment.

 

Dans l’immédiat, exiger le retrait du texte est impératif, pour protéger le monde du travail d’une attaque sans précédent, et peut-être aussi sans retour, contre lui.

Plus encore, au delà de la question économique et sociale, l’offensive du gouvernement révèle les failles de notre démocratie. Le projet de loi « travail » donne lieu à un échange très intéressant entre le nouveau monde et l’ancien. D’un côté, une pétition qui recueille plus d’un million de signatures et atteint ainsi une taille inédite, de l’autre des déclarations de responsables politiques qui, de tous horizons et depuis les différents palais de la République, croient défendre la démocratie représentative en méprisant, de manière franche et avouée, les pétitionnaires renvoyés à leurs canapés et à leurs irresponsabilité.

La mobilisation 2.0 est bien sûr salutaire, mais du point de vue de l’intérêt général son affrontement avec les palais de la République n’est vraiment pas satisfaisant. Le fossé se creuse et alimente la crise démocratique. Cette contradiction doit être dépassée. 

 

Il faut construire une traduction politique aux mouvements populaires, confrontés au déni de démocratie des caciques de gauche comme de droite.

Allons au-delà de la belle mobilisation populaire du 9 mars en proposant un chemin et un projet conséquent pour une gauche du XXIeme siècle. 

La crise de post-démocratie que nous traversons suppose en tout premier lieu, la reconquête de la souveraineté populaire et nationale. C’est pour défendre cette conviction de toujours que je me suis déclaré candidat à l’élection présidentielle le 7 février dernier.

 

Voir aussi la position du Mouvement Républicain et Citoyen, exprimée par Thierry Rochefort, secrétaire national du MRC au travail et à l'emploi, 2 mars 2016 : Loi travail : contester, mobiliser et proposer

Cet article est le 131ème paru sur ce blog dans la catégorie Travail Economie

Le 15 octobre 2010, les lycéens manifestaient à Laval contre la réforme des retraites.

Le 15 octobre 2010, les lycéens manifestaient à Laval contre la réforme des retraites.

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8 mars 2016 2 08 /03 /mars /2016 18:40

 

Dans les faits, la parité hommes-femmes est loin d'être respectée

 

Au niveau du principe, l'égalité homme-femme s'est imposée progressivement en France. Mais il reste beaucoup à faire pour la faire entrer dans la pratique.

C'est le sens de ce texte diffusé sur le site du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) par Martine Souvignet, secrétaire nationale à la citoyenneté, à la laïcité et à l'égalité :

 

Vous avez dit égalité réelle ?

 

En cette journée internationale des droits des femmes, le MRC réaffirme sa solidarité et son soutien à toutes les femmes qui luttent pour leur liberté et leurs droits fondamentaux en France et partout dans le monde : droit à disposer de son corps, droit à la contraception, droit à l’IVG, droit à l’éducation, droit au travail rémunéré, à travail égal, salaire égal, droit d’être éligible et d’être élue… 

En France, la laïcité, principe que le MRC a toujours voulu promouvoir en tout temps et en tout lieu, reste un bouclier pour les femmes contre la régression de leurs droits ; c’est un mode d’organisation de la société qui doit permettre aux femmes de prendre leur place dans l’espace public, dans le débat public, quelles que soient leur origine, leur histoire familiale. 

Et pourtant, les inégalités sociales et salariales persistent…L’accès aux responsabilités se heurte toujours au « plafond de verre »…Vous avez dit « égalité réelle » ? Beaucoup de chemin reste à faire en France aussi. 

Une société ne peut être juste que si les femmes y prennent leur juste place, aux côtés des hommes, à tous les niveaux de représentation sociale et démocratique ; en France, dans notre République, c’est la quête d’une représentation paritaire, principe inscrit dans la Constitution mais toujours loin d’être atteint, qui doit être notre objectif. 

La prochaine campagne pour l’élection présidentielle, avec Bastien Faudot, candidat du MRC, devra en être une étape supplémentaire et permettre de faire émerger une nouvelle génération de femmes politiques.

Le MRC a toujours dénoncé le relativisme culturel qui n’a pas sa place dans une société portant haut les valeurs républicaines. Oui, les femmes sont des citoyennes à part entière, elles ne sont pas « la diversité », elles sont le genre humain, elles sont l’Universel !

 

Cet article est le 19ème sur ce blog dans la catégorie Femmes

Martine Souvignet, le 24 mars 2013, intervenant lors d'une séance du Conseil national du MRC

Martine Souvignet, le 24 mars 2013, intervenant lors d'une séance du Conseil national du MRC

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7 mars 2016 1 07 /03 /mars /2016 22:24

 

Une crise agricole d'une gravité sans précédent, accentuée par la libéralisation

 

Le Salon International de l'agriculture, du 27 février au 6 mars cette année, reste « un rendez-vous d’amour entre les citadins et les ruraux avec pour unique fil rouge l’avenir de notre agriculture » (voir aussi les commentaires de RFI Salon de l'Agriculture en France: un bilan en demi-teinte).

La présence des organisations représentatives des agriculteurs Porte de Versailles à Paris a incité Bastien Faudot* à solliciter des rencontres avec leurs responsables. Cela s'est fait lundi 29 février avec l'ensemble des syndicats, la Confédération paysanne (CP), Jeunes Agriculteurs (JA), la Coordination rurale (CR), la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA), le Mouvement de défense des exploitations familiales (MODEF), ainsi qu'avec l'Association des producteurs de lait indépendants (APLI).

Le 1er mars, il a publié sur son site de campagne (voir FAUDOT 2017 | Bastien Faudot, la gauche avec le peuple) le texte suivant.

LA SOUVERAINETÉ ALIMENTAIRE

COMME RÉPONSE À LA CRISE DU MONDE AGRICOLE

Bastien Faudot s’est rendu au Salon de l’Agriculture lundi 29 février 2016, arpentant les allées de la grand-messe annuelle du monde agricole français pendant près de huit heures.

Si le candidat à la présidence de la République n’a pas manqué de déguster les spécialités gastronomiques de nos terroirs, qui font la fierté de notre pays, ni d’admirer les animaux qui étaient exposés, il a choisi, dans un contexte de crise particulièrement prononcée de la profession, de prendre le temps d’échanger avec l’ensemble des organisations syndicales (Confédération paysanne, Jeunes Agriculteurs, FNSEA, Coordination Rurale, Mouvement de Défense des Exploitants Familiaux, Association des Producteurs de Lait Indépendants).

Si leurs pistes divergent pour sortir de l’impasse, l’ensemble des syndicats agricoles ont insisté sur la gravité d’une crise sans précédent de mémoire d’homme.

Tandis que la financiarisation rend les cours plus volatiles, la surproduction au niveau mondial a provoqué leur effondrement. La concurrence déloyale s’étend pendant que l’Union Européenne protège moins que jamais ses exploitants agricoles. Et alors que la grande distribution et les industriels pressurent les marges des producteurs comme jamais, beaucoup de ceux-ci sont confrontés à l’épuisement du modèle productiviste.

Dans cette superposition de crises, la responsabilité de la classe politique française est grande : ce sont eux qui se sont livrés, depuis plus de trente ans, à la libéralisation effrénée de l’agriculture française. Dans ce secteur économique comme dans les autres, la débâcle en est l’unique et prévisible résultat. Et ils voudraient aller encore plus loin dans l’échec avec le TAFTA !

Face à la menace de disparition pure et simple qui pèse sur de très nombreuses exploitations, l’urgence est à la mobilisation de tous les moyens pour en sauver le plus possible. Les producteurs doivent vendre au minimum à hauteur de leurs coûts de production, ce qui aurait comme incidence sur le prix seulement quelques centimes pour les consommateurs.

Mais une sortie de crise implique également d’inventer le modèle agricole des trente prochaines années.

Bastien Faudot a défendu sa vision, articulée autour de la souveraineté alimentaire de la France. Il a rappelé n’y avait pas d’indépendance nationale sans autosuffisance agricole. Il a affirmé la nécessité pour l’Europe de remettre à plat sa Politique Agricole Commune, sans écarter la possibilité pour la France de conduire à l’avenir de nouveau sa propre politique agricole nationale si un compromis conforme aux intérêts de notre pays était impossible à trouver.

Bastien Faudot continuera dans les prochains mois à aller à la rencontre du monde agricole dans le cadre de l’élaboration de son projet présidentiel. 

 

* Rappel (8 février 2016) : Bastien Faudot, candidat 2017 pour la République partout et pour tous

Cet article est le 427ème publié sur ce blog dans la catégorie AGRICULTURE et PAC

Bastien Faudot, le 29 février 2016, en visite au Salon de l'agriculture, porte de Versailles à Paris

Bastien Faudot, le 29 février 2016, en visite au Salon de l'agriculture, porte de Versailles à Paris

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10 février 2016 3 10 /02 /février /2016 16:24

 

Lait, porc : les ministres régulateurs prendront-ils le dessus sur les libéraux ?

 

Il y aurait une opportunité de renversement du rapport de force entre libéraux et régulateurs au sein du Conseil des ministres de l'agriculture de l'Union européenne, qui se réunira à Bruxelles le 15 février 2016.

C'est ce que Stéphane Le Foll a mis en avant en présentant à la presse le memorandum - contenant des pistes de régulation des marchés pour sortir de la crise de l’élevage -  qu'il a transmis à ses homologues de l'UE.

Voici le texte de l'article publié par La France Agricole le 8 février et signé Elsa Casalegno :

Crise de l'élevage - Stéphane Le Foll veut faire bouger les lignes européennes

La France propose notamment de :

« Lever l’embargo sanitaire russe sur le porc (mis en place depuis janvier 2014 après des cas de peste porcine en Pologne), qui aggrave l’embargo politique lié au conflit ukrainien. Une action diplomatique énergique doit être engagée rapidement par la Commission en ce sens », explique le site du gouvernement.

« Débattre de nouveaux outils de régulation des marchés, notamment dans les secteurs du lait et de la viande de porc, afin de limiter la production quand le marché est saturé ». Pour le lait, Stéphane Le Foll proposera des mécanismes de régulation des volumes (sans pour autant revenir aux quotas), éventuellement assortis de compensations financières. En revanche, espérer réguler un secteur aussi dérégulé que le porc semble une mission difficile.

« Mettre en place des mesures ponctuelles de soutien des marchés (poursuite du dispositif de stockage privé, mesure d’indemnisation pour réduction de cheptel, relèvement temporaire du prix d’intervention sur la poudre de lait/beurre) ».

« Développer un véritable outil de crédit export européen qui faciliterait la recherche de débouchés ». Sur le porc en particulier, la recherche de débouchés à l’export vers les pays tiers soulagerait le marché européen.

« Créer un groupe à haut niveau sur le secteur laitier afin de revoir les mécanismes d’intervention, de favoriser la maîtrise de la production en période de prix bas ou encore d’aider à la modernisation du secteur ».

• La directive européenne sur les travailleurs détachés est aussi en ligne de mire. Le ministère de l’Agriculture y travaille avec le ministère du Travail. Leur objectif : une révision de cette directive « afin de faire cesser le dumping social sur les coûts salariaux », explique le Cabinet du ministre.

• Enfin, sur la traçabilité de la viande, Stéphane Le Foll souhaite faire bouger les lignes concernant l’étiquetage de l’origine des viandes dans les plats préparés. Mais ça bloque au niveau de l’Europe, tous les États membres n’ayant pas la même définition de l’origine. En particulier l’Allemagne, qui abat des animaux nés et élevés dans des pays frontaliers. En France, un décret sur l’origine des viandes (avec étiquetage volontaire des viandes fraîches et dans les plats préparés) sera malgré tout déposé et notifié à Bruxelles

Voir aussi, sur le site Alim'agri (ministère de l'agriculture) :

- Plan de soutien à l'élevage : Stéphane LE FOLL dresse un premier bilan de la mise en œuvre des mesures décidées

- Crise de l'élevage - Voir l'intervention de Manuel Valls (vidéo)

Cet article est le 426ème publié sur ce blog dans la catégorie AGRICULTURE et PAC

Stéphane Le Foll, le 4 août 2011 dans le Gers, lors des Controverses de Marciac.

Stéphane Le Foll, le 4 août 2011 dans le Gers, lors des Controverses de Marciac.

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8 février 2016 1 08 /02 /février /2016 23:31

 

L'histoire n'est pas écrite, ensemble nous pouvons inventer un autre chemin

 

"Je suis candidat à l’élection présidentielle parce que je suis convaincu que l’histoire n’est pas écrite, que le sursaut est possible et qu’ensemble nous pouvons inventer un autre chemin".Ces mots sont de Bastien Faudot, candidat à l'élection présidentielle 2017, investi par le Mouvement Républicain et Citoyen, lors d'un meeting à Paris le 7 février 2016.

MA CANDIDATURE

En France, l’Etat compte beaucoup, davantage qu’ailleurs. Nous comptons sur lui pour nous protéger, garantir la paix civile, assurer la protection sociale et permettre la progression sociale par l’école de la République. Mais aujourd’hui, l’Etat piétine ou échoue. Chaque recul de l’Etat fait avancer la loi de la débrouille et parfois celle de la jungle. Le prochain Président de la République sera d’abord le chef d’un Etat à reconstruire.

J’ai 37 ans et ma génération n’a rien connu d’autre que la France en crise, à laquelle s’est ajoutée, depuis 2012, la menace terroriste. La France est en crise, pas simplement notre économie : cette crise est globale. Cette violence nous la ressentons jusque dans notre vie quotidienne : l’incertitude du lendemain, le sentiment d’abandon et l’augmentation des inégalités. Pendant que dans nos vies de citoyens s’accumulent les peurs et les angoisses.

Je suis candidat à l’élection présidentielle parce que je suis convaincu que l’histoire n’est pas écrite et que le sursaut est possible et qu’ensemble nous pouvons inventer un autre chemin.

Face à cette demande criante de renouveau, que font les politiques ? Dans le passé, ils ont souvent accompagné la chute. Trop souvent, ils se perdent dans des jeux d’appareils et un spectacle médiatique coupé de la réalité. Vous le savez bien, à force de revoir toujours les mêmes têtes sur vos écrans, qui reprennent en refrain des slogans vides de sens, soufflés par des conseillers en communication fatigués. Incapable de résoudre les problèmes de la France et des Français, la classe politique a en revanche parfaitement su verrouiller le débat public.

D’élection en élection, les Français choisissent le changement. Puis la nouvelle majorité sortie des urnes se range à l’idée qu’il n’y a pas d’autre politique possible, trahisse leurs engagements et fait bien souvent le contraire de ce pourquoi elle a été élue ! « Mon adversaire, c’est la finance » disait le candidat François Hollande, avant de faire payer aux Français le prix de la crise. Les banques, elles, ne se sont jamais portées mieux.

Et pendant ce temps, nos élites mondialisées, avec une grande constance, dépossèdent le peuple de sa capacité à maîtriser son destin, en transférant, peu à peu, morceau par morceau, toujours plus de pouvoir aux institutions européennes, pour le plus grand profit des banques et des multinationales. La plupart du temps, elles le font sans jamais nous consulter, et lorsque nous lui signifions notre opposition, comme en 2005 à l’occasion du référendum sur la constitution européenne, ils usent de toutes les moyens pour avancer sans le peuple, contre le peuple !

Aussi, peu à peu, j’ai acquis une certitude : la démocratie est de plus en plus une coquille vide. Nous vivons de mois en moins en démocratie. La France n’est pas le seul pays à vivre une crise post-démocratique comme la désigne le professeur anglais, Colin Crouch.

C’est pour dénoncer cette situation, pour défendre un programme fondé sur la souveraineté du peuple et sur le retour de l’Etat, que j’ai décidé d’être candidat à la présidence de la République.

Je ne crois pas à la fatalité. La France n’a pas vocation à se dissoudre dans la mondialisation, et les Français ne sont pas condamnés à survivre dans le marasme. Ce que les hommes politiques ont fait ou laissé faire, d’autres peuvent le défaire. Il faut avoir du courage, de la volonté, et surtout s’appuyer sur le peuple, sans quoi tout combat est perdu d’avance.

Une année nous sépare de la présidentielle. Tout au long de cette année, je ferai entendre ma voix, je défendrai mes convictions et je serai à votre écoute et au service de notre pays. Telle est mon ambition : porter la cause républicaine, remettre notre nation à l’honneur, défendre les intérêts des citoyens.

Ensemble, nous pouvons ramener la politique sur terre, mettre fin à cette mauvaise pièce de théâtre. Ensemble, nous pouvons reconstruire la République.

Dans la presse

- L'Opinion, 8 février 2016 : « RELEVER LA GAUCHE, ET LA FRANCE AVEC ! »

- L'Obs, 4 février 2016 : « LA GAUCHE DOIT SE RÉEMPARER DE LA NATION »

Cabaret sauvage, Parc de la Villette, Paris 19ème, le 7 février 2016 :

DISCOURS D’INVESTITURE DU 7 FÉVRIER 2016

Rappel (28 janvier 2016) : Bastien Faudot, élu de Belfort, portera les couleurs du MRC en 2017

 

Cet article est le 182ème paru sur ce blog dans la catégorie MRC national

Bastien Faudot, le 7 février 2016, au Cabaret sauvage, parc de la Villette, Paris.

Bastien Faudot, le 7 février 2016, au Cabaret sauvage, parc de la Villette, Paris.

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1 février 2016 1 01 /02 /février /2016 18:50

 

En janvier : MRC, agriculture, Europe, communes nouvelles

Au début de chaque mois, je reprends les titres des articles parus le mois précédent sur ce blog. Voir Titres des articles du mois précédent. Depuis 2006, 2855 articles - classés en 50 catégories - ont été publiés sur ce blog (en comptant les récapitulatifs mensuels). En 2015, 110 nouveaux articles ont été publiés sur ce blog. Peu d'articles le mois dernier.

A signaler les deux derniers (27 et 28 janvier) :

- 28 janvier : choix du Mouvement Républicain et Citoyen de présenter un candidat à la prochaine élection présidentielle. C'est Bastien Faudot, 37 ans, porte-parole du MRC, qui a été désigné par les adhérents (il était le seul candidat). Le lancement de la pré-campagne aura lieu le 7 février à Paris, Parc de la Villette (voir sur le site du MRC pour s'inscrire).

- 27 janvier : vous trouverez les liens avec les articles les plus importants que j'ai écrits sur l'agriculture depuis 2005. C'est fait pour servir de base aux travaux d'un groupe de réflexion pour une politique agricole et alimentaire. Avis aux amateurs !

Voici les titres des 6 articles parus en janvier 2016 sur le blog du MRC 53 :

Bastien Faudot, élu de Belfort, portera les couleurs du MRC en 2017 (28 janvier)

Agriculture, élevage, alimentation pour la France, l'Europe, le monde (27)

Il y a le feu dans l'élevage français, laitier et porcin, Bretagne en tête (24)

Le MRC 53 favorable à un gouvernement d'union des forces de gauche (19)

En France, 230 communes nouvelles se substituent à 772 anciennes (06)

Rencontre de République Moderne : Coralie Delaume analyse l'Europe (02)

 

Cet article est le 88ème paru sur ce blog dans la catégorie Titres des articles du mois précédent

Articles parus en janvier 2016 sur le blog du MRC 53 (Michel Sorin)
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