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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine autour des idées de Jean-Pierre Chevènement. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens après les élections de 2002.
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28 juillet 2016 4 28 /07 /juillet /2016 16:35

 

Le théofascisme Daesh est un monstre né de l'effacement du politique

 

Cette fois-ci, après Nice et Saint-Eienne-du-Rouvray, les Français sont sonnés, persuadés qu'il va falloir subir les attaques terroristes à répétition sur le territoire national. Dans cet article, je propose une revue des articles de presse qui posent le mieux le problème. Car, la priorité est le bon diagnostic si l'on veut traiter le mal correctement. J'en ai retenu un, en priorité, celui paru sur le site de Politis, le 21 juillet 2016, qui est un entretien avec le psychanalyste Roland Gori. Voir L'Appel des Appels - Remettre l'humain au cœur de la société

Pour le psychanalyste Roland Gori, les auteurs des récents attentats sont les monstres du néolibéralisme. Daesh, estime-t-il, est l’arbre qui cache une crise politique profonde et sans issue immédiate, et qu’il devra pourtant falloir régler pour éradiquer ce terrorisme. Extraits.

« Daesh nous empêche de voir que la question majeure est politique »

(…) Politis : Alors que faire ?

Traiter politiquement le problème, et pas en réagissant immédiatement à l’émotion. En allant dans la direction de l’émotion, de la vox populi, Hollande signe la démission du politique, et ça, c’est très grave. La politique, ce n’est pas suivre les vagues de l’opinion publique terrorisée, mais les éclairer, les aider à penser ces tragédies.

Pour cela, il faut laisser le temps de l’enquête et essayer de comprendre ce qui nous arrive. Même si Daesh revendique les attentats – à Nice ou encore en Bavière, avec ce garçon de 17 ans qui a agressé des gens dans un train avec une hache – rien n’exclut que cela ne soit pas une revendication opportuniste. Daesh a tout intérêt à « ramasser » tous les crimes où peuvent exister, même a minima, des tensions inter-communautaires puisque cette lutte djihadiste d’un genre nouveau fait l’éloge d’une espèce de guerre civile à l’intérieur de l’Occident, et en particulier en Europe. C’est son fonds de commerce.

Daesh utilise les armes de l’adversaire : les médias, les vidéos, les sites des jeunes… C’est sa force, mais aussi sa faiblesse, puisque cela va conduire les terroristes à revendiquer des actes venant de personnalités peu « orthodoxes » et qui vont donc agir en contradiction avec les valeurs portées.

L’archipel « terroriste » tire sa force de son éparpillement, de sa mobilité, de son caractère protéiforme et opportuniste, mais dans le temps cela peut devenir sa faiblesse. Comme tout archipel, il risque la dispersion, la fragmentation, l’érosion. Allez expliquer aux populations martyrisées par Daesh – et parfois administrées avec rigueur et habileté, toujours avec opportunisme affairiste et cruauté extrême – qu’à Mossoul on passe les homosexuels par les balcons, et qu’à Nice on les transforme en « soldat » du « califat » ! Qu’écouter de la musique, c’est sacrilège à Raqqa et nécessaire aux « soldats » pour préparer la propagande d’embrigadement des jeunes !

Toutes les idéologies finissent par se discréditer du fait que leurs plus chauds responsables n’agissent pas comme ils disent, et ne disent pas comme ils agissent. Inutile d’en appeler à la raison pour « dé-radicaliser » (j’ai horreur de ce mot, faux-ami s’il en est !) … Il faut montrer, et montrer encore les contradictions. Et ne pas oublier, comme disait Marx, qu’« être radical c’est prendre les choses à la racine ». Alors, soyons radicaux !!

Vous avez parlé de « théofascisme » pour désigner Daesh, que voulez-vous dire par là ?

 

C’est la thèse que je défends avec force : je crois que les théofascismes sont les monstres que nous avons fabriqués. Notre modèle de civilisation est aujourd’hui en panne. La bonne nouvelle, c’est que la vision néolibérale de l’humain est agonisante, moralement ruinée, qu’elle n’est plus crédible. La mauvaise nouvelle, c’est que son agonie dure. C’est la définition que Gramsci donnait de la « crise » : « c’est quand le vieux monde est en train de mourir, et que le nouveau monde tarde à naître. Dans ce clair-obscur, naissent les monstres ». Nous y sommes.

L’idéologie néolibérale d’un homme « entrepreneurial » universel, guidé par sa raison technique et son intérêt économique, régulé par le marché et le droit occidental mondialisé, ne fait plus recette auprès des masses. Ce vieux monde les a appauvries et les fait souffrir tous les jours davantage. Ce néolibéralisme ne se maintient que par les structures institutionnelles de pouvoir, que par les affaires interconnectées de manière systémique, par les politiques des gouvernements acquis à cette cause. Mais les peuples n’en veulent plus.

Comme à la fin du XIXe siècle, comme dans l’entre-deux-guerres, aujourd’hui renaissent des «mouvements » de masse, nationalistes, populistes, racistes… qui cherchent désespérément une alternative au monde « libéral-universel des droits de l’homme-du progrès-de la raison » de cette «religion du marché » aux rites de laquelle on soumet les citoyens et les peuples. Mais ils n’en veulent plus.

Nous sommes gouvernés aujourd’hui, comme le disait Camus, par des machines et des fantômes. Dans ce clair-obscur, surgissent toutes les angoisses. Angoisses du chaos, de l’anéantissement réciproque, des incendies universels. Surgissent toutes les misères aussi, économiques, symboliques, du déclassement, de l’invisibilité. Enfin, toutes les passions enfantées par la haine et la peur. Là où Hollande a raison, c’est qu’il y a un risque de dislocation. Pas seulement de la société française, mais de plusieurs régions du monde, et en particulier de l’Europe. C’est de ces failles, sismiques, qu’émergent Daesh, les populismes, les racismes, le FN et consorts…

Vous les mettez tous sur le même plan ?

On voit émerger des mouvements violents, habillés de religion ou de marqueurs communautaires ou ethniques, qui captent la colère et le désespoir des masses face à cette crise de gestion néolibérale du monde. C’est, à la fois, une crise des pratiques néolibérales qui vivent sur une économie subprime, et des valeurs désormais en chute libre d’un capitalisme heureux. Les gens ne sont plus « croyants » de cette « religion de marché », et on leur demande de demeurer «pratiquants », et d’accepter de souffrir l’austérité pour mériter le paradis promis par la technocratie. Résultat : vous avez le Brexit, dont ceux-là mêmes qui l’ont promu, ne savent plus quoi faire !

J’ai souvent dit que cette émergence des théofascismes pouvait ressembler à ce qui avait pu se passer à la fin du XIXe siècle et au milieu des années 1920-1930, avec l’émergence des fascismes, du nazisme, des totalitarismes, lorsque, face à la crise des valeurs et des pratiques libérales, les masses se sont trouvées confrontées à une situation politique sans solution politique possible.

À ce moment-là aussi, face aux masses désœuvrées et esseulées, des mouvements de masse ont émergé, portés par des minorités audacieuses, violentes, organisées, capables, au nom du nationalisme, du racisme, des valeurs populistes les plus débridées, de contrôler et d’encadrer des individus déboussolés, des individus de masse. Dans ce qu’Hannah Arendt nomme le « désert », tout ce qui pouvait relier les humains entre eux - la religion, la politique, la culture, l’amitié -, se voyait menacé par les crises, économiques et symboliques.

Dans ce vide, différent et relatif selon les époques, bien sûr, l’angoisse de l’avenir et du devenir conduisait à chercher des repères et des identifications fusionnelles aux camarades des partis que les appareils organisaient de manière habile et drastique. Ces révolutions conservatrices sont nées des contradictions entre les belles idées libérales issues des Lumières (croyance dans la raison critique et le progrès, émancipation par le commerce, réduction de la misère par la technique et l’industrie…) et les pratiques des gouvernements « libéraux » bourgeois (les inégalités sociales, l’inféodation au commerce, le chômage de masse, la désaffiliation des individus de leurs liens familiaux…) (...).

A lire, par ailleurs :

- Le Monde Diplomatique, Pierre Conesa, février 2015 : Comment tarir les sources du recrutement salutiste armé

- L'Humanité (29 janvier 2016) : Marc Trévidic : « Une idéologie ne se combat pas par le Code pénal »

- Jean-Luc Laurent, député du Val-de-Marne, président du Mouvement Républicain et Citoyen, 22 juillet 2016 : Commission d'enquête terrorisme: les propositions de Jean-Luc Laurent

Rappel (15 novembre 2015) : Les attentats du 13 novembre à Paris, revendiqués par l'Etat islamique

 

Cet article est le 2920ème paru sur le blog MRC 53 - le 9ème, catégorie France et monde

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Published by Michel SORIN - dans France et monde
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25 juillet 2016 1 25 /07 /juillet /2016 18:13

 

Les parrains ont la responsabilité d'assurer un filtre démocratique

 

L'élection présidentielle 2017 aura lieu en France dans neuf mois. Les partis bien installés préparent des primaires pour choisir leur candidat.

Le cas du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) est bien différent puisque c'est un petit parti - créé en janvier 2003 à l'initiative de Jean-Pierre Chevènement - qui n'a pas encore eu de candidat aux élections présidentielles. En 2007 et en 2012, la candidature de son fondateur avait été annoncée mais elle était restée virtuelle, avant de s'effacer devant celles du Parti socialiste - Ségolène Royal en 2007 puis François Hollande en 2012 - après accord politique et électoral avec ce parti.

Le MRC entendait peser sur les orientations du PS en étant conscient que ce poids était lié à la stature politique de Jean-Pierre Chevènement.

Depuis son congrès 2015, le MRC a décidé de présenter un candidat à l'élection présidentielle 2017, en adoptant les moyens de cette ambition. Il s'est donc préparé à en réunir les conditions, notamment les 500 parrainages.

Rappel sur le parrainage des candidats (L'Humanité, 29 avril 2016) :

Election présidentielle, du nouveau sur le parrainage des candidats

Le 7 février 2016, le MRC a désigné son candidat, Bastien Faudot. Celui-ci a adressé une lettre aux maires afin d'expliquer le sens de sa candidature et les convaincre de lui accorder leur parrainage. Voir Parrainages présidentielle 2017 : lettre de Bastien Faudot aux maires.

 

Voici des extraits du contenu du document qui accompagne cette lettre aux maires. Voir 500 signatures - Faudot2017.fr

Message de Bastien Faudot

Le 7 février dernier, j’ai été désigné par le Mouvement Républicain et Citoyen pour porter, lors de l’élection présidentielle de 2017, un projet de reconquête de la souveraineté nationale et populaire au service d’un projet de transformation sociale.

Je suis né en 1978 et ma génération n’a connu que les crises. Conseiller départemental du Territoire-de-Belfort, je suis un élu de terrain dans l’un de ces territoires dits « périphériques ». Je connais la réalité de cette France abandonnée des services publics, en voie de désertification et de désindustrialisation. Il y a pourtant dans les campagnes françaises, dans les villages, les bourgs, les petites villes, des énergies inestimables. Je veux mobiliser cette France des oubliés. Notre système politique est cassé et appelle un profond renouvellement. 2017 doit être le moment de la grande explication. Maire, vous avez entre vos mains la capacité de libérer la prochaine campagne présidentielle du jeu politicien habituel. Je m’adresse donc à vous pour solliciter votre parrainage.

Vous trouverez dans ce document mes orientations pour 2017. »

 

500 SIGNATURES : UNE RESPONSABILITÉ DÉMOCRATIQUE

Chaque candidat doit réunir 500 parrainages. Le Conseil Constitutionnel arrêtera la liste des candidats ayant recueilli les 500 parrainages au début de l’année 2017.

Les parrains ont une responsabilité importante : celle d’assurer un filtre démocratique. Les grands partis n’ont aucune difficulté à réunir les 500 signatures. Malheureusement, ils choisissent de verrouiller le débat. Les autres candidats doivent donc obtenir l’accord des nombreux élus qui décident d’exercer cette responsabilité librement.

L’élection présidentielle est une élection sérieuse, il ne s’agit pas d’avoir trente ou quarante candidats. Votre responsabilité est de sélectionner des candidats qui ont quelque chose à dire, un rôle à jouer et ce quelque soit le sort que leur promettent les grands médias et les instituts de sondage. Parrainer un élu est une aide politique inestimable mais ne correspond pas à un soutien ou à un engagement. Il s’agit de dire si cette candidature est utile, si elle doit être présentée aux Français.

 

CRISE POLITIQUE !

Le président de la République comme le Premier Ministre sont à des niveaux records d’impopularité. À chaque élection, l’abstention progresse par rapport à la précédente. Le

Front national est aux portes du pouvoir.

Les citoyens sont perdus et ont l’impression que la politique est devenue un jeu qui se déroule sans eux. Les symptômes de cette crise politique sont partout, mais les solutions n’apparaissent nulle part car beaucoup refusent d’affronter la réalité d’une démocratie évaporée au profit des banques, des marchés financiers, des lobbys ou des technocrates.

Remettons le citoyen au centre de la République, en particulier par un usage nouveau et fréquent du référendum. Rendons la parole au peuple des citoyens !

 

CRISE DE L’EUROPE !

Depuis la mise en échec par les citoyens de la Constitution européenne en 2005 et après la crise de l’euro commencée en 2009, plus personne ne sait où va l’Europe. Autrefois projet de coopération où les pays se tiraient vers le haut, l’Europe nous tire tous vers le bas au nom de règles budgétaires absurdes et d’un rapport de force favorable à l’Europe du Nord et à la finance.

La crise des réfugiés a même dévoilé l’échec de Schengen. Plutôt que de prendre la tête d’une refondation de l’Union européenne, la France rase les murs et négocie l’indulgence de Bruxelles et de Berlin sans jamais remettre en cause les règles de l’austérité.

Je veux une nouvelle donne pour l’Europe pour sortir du fédéralisme rampant. La souveraineté des peuples et des nations sera ma priorité !

 

CRISE ÉCONOMIQUE !

L’Europe ne se porte pas bien mais la France est encore plus mal en point. La montée du chômage lamine la société française, la fragilité de notre tissu productif et industriel nous expose au déclassement. La course aux 3 % de déficit public a été un double échec : les finances publiques ne sont pas redressées et l’austérité budgétaire a tué la croissance et fait exploser le chômage. Il faut remettre en cause les règles européennes décidées en 2010 sous l’impulsion d’Angela Merkel et de Nicolas Sarkozy et appliquées par François Hollande. Ces règles tuent la Grèce, ont fait sombrer l’Espagne, l’Irlande et le Portugal et tétanisent la France.

La France doit renégocier le fonctionnement de la monnaie unique en la mettant au service de la croissance et de l’activité !

 

LA MAIRIE, LA RÉPUBLIQUE AU COIN DE LA RUE

LES LOIS DE DÉCENTRALISATION ONT MARQUÉ UNE ÉTAPE IMPORTANTE DANS L’HISTOIRE DE NOTRE PAYS POUR FAIRE VIVRE LA DÉMOCRATIE LOCALE DANS NOS 36 000 COMMUNES, 100 DÉPARTEMENTS ET DÉSORMAIS 13 RÉGIONS. CE RÉSEAU DÉMOCRATIQUE EST UNE RICHESSE POUR NOTRE RÉPUBLIQUE.
DÉCENTRALISATION FOLLE
AUSTÉRITÉ ABSURDE
TERRITOIRES OUBLIÉS
ÉTAT FANTÔME

AU COEUR DE MA CAMPAGNE :

1- PAUSE DANS LA DÉCENTRALISATION

2- PROTECTION DES FINANCES LOCALES

3- ÉGALITÉ TERRITORIALE

4- RECONSTRUCTION DE L’ÉTAT

A noter aussi : - Je parraine Bastien Faudot ! | FAUDOT 2017

- le formulaire à renvoyer par courrier - Faudot2017.fr

Cet article est le 65ème paru sur ce blog dans la catégorie MRC 53 et Pays de la Loire

Bastien Faudot, le 29 février 2016, au Salon de l'agriculture, a été reçu par les syndicats agricoles. Ici, avec le président des Jeunes Agriculteurs, Thomas Diemer.

Bastien Faudot, le 29 février 2016, au Salon de l'agriculture, a été reçu par les syndicats agricoles. Ici, avec le président des Jeunes Agriculteurs, Thomas Diemer.

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23 juillet 2016 6 23 /07 /juillet /2016 22:44

 

Notre système politique est cassé et appelle un profond renouvellement

 

Bastien Faudot, candidat MRC à l'élection présidentielle 2017, a adressé une lettre aux maires afin d'expliquer le sens de sa candidature et les convaincre de lui accorder leur parrainage.

En Mayenne, je suis en contact avec les mairies, et relaie la démarche du candidat.

Voir le MRC 53 fait campagne pour Bastien Faudot et Michel Sorin (MRC 53) soutient Bastien Faudot.

Voici le contenu de cette lettre aux maires.

 

Madame (Monsieur) le Maire,

Le 7 février dernier, j’ai été désigné par le Mouvement Républicain et Citoyen, parti fondé par Jean-Pierre Chevènement, pour porter un projet de reconquête républicaine lors de l’élection présidentielle de 2017.

2017 doit être le moment de la grande explication : notre système politique est cassé et appelle un profond renouvellement.

. Renouvellement générationnel d’abord : j’ai 38 ans et ma génération n’a connu que les crises. Nous sommes aujourd’hui loin des Trente glorieuses pendant lesquelles les familles vivaient avec la certitude que leurs enfants profiteraient d’une meilleure situation.

Pourtant, la plupart des prétendants politiques sont aujourd’hui des barons installés dans le paysage depuis des décennies, proposant les mêmes recettes dépassées.

. Renouvellement des pratiques politiques ensuite : je me suis engagé en politique au sein de la gauche républicaine par conviction. Les grands partis sont devenus les lieux de la pensée unique et de la domestication. S’engager en politique, c’est combattre pour des idées et non pour des places.

. Renouvellement démocratique enfin : le verrouillage du débat politique, notamment à travers les dernières lois votées pour favoriser les grandes écuries politiques dans la recherche des parrainages et l’accès aux médias, menace notre vitalité démocratique.

Vous avez entre vos mains la capacité de libérer la prochaine campagne présidentielle du jeu politicien habituel.

 

Conseiller départemental du Territoire-de-Belfort, je suis élu local dans l’un des ces territoires dits « périphériques » par rapport aux grandes métropoles qui concentrent aujourd’hui l’activité et les capitaux. Je connais la réalité de cette France abandonnée des services publics, en voie de désertification et de désindustrialisation avancée, souvent invisible ou regardée de haut par les élites. Il y a pourtant dans les campagnes françaises, dans les villages, dans les bourgs et les petites villes, des énergies inestimables. Je veux mobiliser cette France des oubliés, cette majorité silencieuse qui subit de plein fouet les conséquences de la mondialisation. Notre rôle d’élus est de faire en sorte qu’elle se réveille pour faire entendre sa voix.

 

Je m'adresse à vous pour solliciter votre parrainage, qui me permettra de porter la candidature et le projet de la gauche républicaine, celle qui aime la France, celle qui défend les citoyens plutôt que des intérêts de boutiques, celle qui ne renonce pas.

 

Les états-majors des grands partis feront tout pour tenter de m'en empêcher : pressions et intimidations sont déjà à l'oeuvre pour, disent-ils, « éviter l'éparpillement ». Mais ils ont la responsabilité exclusive de la situation de crise politique que nous traversons ! Les promesses trahies et le discours de « la seule politique possible » ont éloigné les citoyens de la politique ou les ont poussés à se réfugier vers les discours démagogiques.

 

Construire une véritable alternative prendra du temps, mais il faut commencer dès maintenant. L’élection présidentielle doit servir à cela. Elle est l’élection cardinale, elle donne la direction du pays pour le quinquennat qui vient. Il ne s’agit pas de multiplier les candidatures, mais de permettre à celles qui ont un projet de jouer un rôle, quel que soit le sort que veulent leur réserver les médias et les sondages. Je ne vous demande pas une adhésion totale à mon projet, mais de me donner la possibilité de le présenter à nos compatriotes.

 

Je prends devant vous l'engagement de mener ce combat jusqu'au bout, quoi qu'il en coûte, et de ne pas céder aux sirènes de la fausse primaire à gauche qui ne peut aboutir qu'à l'alliance des contraires, au marché de dupes et à un concours d'égos.

 

La France n'est pas finie. Comme l'affirmait le Général de Gaulle, « il y a un pacte vingt fois séculaire entre la grandeur de la France et la liberté du monde ». Pour cela, nous avons le devoir de remettre le peuple au coeur de l'action politique. Cela implique en premier lieu de rendre aux citoyens la souveraineté qu'ils ont aujourd'hui perdue.

 

Vous trouverez joint à cette lettre un document qui vous permettra de prendre connaissance du sens de ma candidature, mais aussi des orientations que j’entends porter pendant l’année qui vient.

 

Avec les élus qui me soutiennent d'ores et déjà, avec mon équipe, je suis disponible pour échanger ou vous rencontrer à l’occasion des déplacements que je vais réaliser dans nos départements.

Je vous adresse mes salutations républicaines et cordiales.

Cet article est le 64ème paru sur ce blog dans la catégorie MRC 53 et Pays de la Loire

Bastien Faudot, le 29 février 2016, au Salon de l'agriculture, était reçu par les syndicats agricoles. Ici, au stand de la Confédération paysanne.

Bastien Faudot, le 29 février 2016, au Salon de l'agriculture, était reçu par les syndicats agricoles. Ici, au stand de la Confédération paysanne.

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22 juillet 2016 5 22 /07 /juillet /2016 23:11

 

Communiqué de presse : appel aux maires (parrainages) et aux citoyens

 

Le Mouvement Républicain et Citoyen (MRC), qui avait signé un accord électoral avec le Parti Socialiste (PS) en 2012 - une décision assumée jusqu'à la fin du quinquennat - s'est positionné différemment en vue des échéances 2017.

 

Lors de son congrès 2015, il a décidé de présenter aux Français un projet de reconquête de la souveraineté nationale et populaire, condition de la transformation sociale du pays.

 

Le 7 février 2016, Bastien Faudot, porte-parole du MRC, jeune élu du Territoire de Belfort (il est né en 1978), a été désigné pour porter ce projet lors de la prochaine élection présidentielle, qui devrait être un grand moment de rencontre et d'explication entre le peuple français et ses représentants politiques.

 

Un profond renouvellement de notre système politique est nécessaire, afin de rendre aux citoyens le pouvoir de décision qui s'est éloigné d'eux par insuffisance de conviction républicaine et démocratique de leurs représentants depuis plusieurs décennies.

 

Nous savons que cela prendra du temps mais il y a urgence pour engager le processus avec la volonté de le mener à terme.

 

Nous lançons en Mayenne un double appel :

- le premier est dirigé vers les maires, qui ont la responsabilité du filtrage démocratique des candidats. Chaque maire, en Mayenne, a reçu une demande de parrainage. Parrainer un candidat ne signifie pas le soutenir. Il s'agit seulement d'affirmer le caractère utile de cette candidature dans le débat démocratique (voir, ci-joint, le document adressé aux maires).

- le second est adressé à tous les Mayennais, afin d'installer des comités locaux de citoyens qui veulent débattre des idées portées par Bastien Faudot*.

 

Le candidat a donné son accord pour participer prochainement en Mayenne à une rencontre avec celles et ceux qui le voudront. Une date est possible avant le 10 août.

Les volontaires sont invités à s'inscrire (06 23 18 05 55 - sorinmichel@wanadoo.fr).

Voir argumentaire, document, ci-joint. Voir aussi sur le blog du MRC 53 : Présidentielle 2017 : Michel Sorin (MRC 53) soutient Bastien Faudot

 

* Voir le site de campagne de Bastien Faudot

Cet article est le 63ème paru sur ce blog dans la catégorie MRC 53 et Pays de la Loire

Bastien Faudot, le 29 février 2016, au Salon de l'agriculture, après avoir rencontré tous les syndicats agricoles

Bastien Faudot, le 29 février 2016, au Salon de l'agriculture, après avoir rencontré tous les syndicats agricoles

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20 juillet 2016 3 20 /07 /juillet /2016 18:58

 

Candidat de la gauche républicaine et patriote,

avec un projet pour la France

 

Le Mouvement Républicain et Citoyen s'est engagé depuis le 7 février à soutenir Bastien Faudot lors de la prochaine élection présidentielle. Cette candidature est un engagement au long cours que je soutiens avec volontarisme en Mayenne. Voici l'argumentation que je développe.

 

La gauche républicaine au rendez-vous de l'élection présidentielle 2017

 

par Michel Sorin*, délégué du candidat Bastien Faudot en Mayenne

 

La gauche française est dans un état de division qui fait penser à la situation de la fin des années 1950, quand ses représentants au pouvoir étaient empêtrés dans la guerre d'Algérie. Il y avait aussi une forme de rejet de l’État, le « poujadisme ».

Cette période trouble était caractérisée par l'essoufflement de la IVème République et allait déboucher sur une crise politique majeure. A cette époque, il y avait un recours. De Gaulle et la Vème République sont venus au secours d'institutions défaillantes.

La situation actuelle est très différente, mais tout aussi problématique.

Cette République a pris congé des principes et valeurs qui avaient accompagné sa fondation. C'est ce qui la rend vulnérable. Les citoyens n'ont plus confiance dans leurs représentants parce que, depuis au moins deux décennies, l'épreuve du pouvoir aboutit toujours à des renoncements. Les élites politiques ont failli dans leur responsabilité de représentation du peuple.

La souveraineté a été captée par une caste au service de la finance. Les lobbies, les banques, les institutions européennes, des organisations extérieures, hors du champ démocratique, sont devenus les détenteurs du pouvoir.

 

Le libéralisme aboutit au retour de la loi du plus fort dans tous les domaines.

Comment y mettre un terme ? En reconquérant la souveraineté nationale et populaire, par la démocratie réelle, ce qui implique de mettre la gauche républicaine au coeur des débats de la prochaine élection présidentielle.

C'est ce que fait le Mouvement républicain et citoyen (MRC), qui soutient la candidature de Bastien Faudot, 38 ans, élu du Territoire de Belfort, dans le but d'animer le combat pour la reconquête de la souveraineté des citoyens et pour la refondation républicaine de la gauche.

La crise politique est telle que les partis ne fonctionnent plus. Il faut apporter du renouveau dans la campagne afin de faire face au désamour des Français pour l'action politique et proposer une voie nouvelle pour contrer le terrorisme sur le sol français.

Le changement politique passe par la recherche de l'union entre les classes populaires - qui subissent de plein fouet les conséquences de la mondialisation libérale - et les classes moyennes qui s'attendent à subir le même sort, en raison de la financiarisation de l'économie.

C'est sur les thèmes du travail et de la République - qui couvrent à la fois l'économie et la politique - que la reconstruction de l'alliance entre classes moyennes et populaires se fera.

 

Bastien Faudot a retenu quatre grands chantiers pour inventer, changer de perspective :

- La question centrale du plein emploi - en fait, la question sociale - qu'il faut aborder avec détermination et réalisme, afin de poser un nouveau modèle de développement pour le pays. Cela pose la question du travail, de la fiscalité et de la formation professionnelle. C'est une nouvelle répartition du travail et des richesses qu'il faut inventer, avec l'objectif de mettre tout le monde au travail, de produire plus et différemment dans le cadre d'une autre organisation.

- La question de la laïcité, qui est la condition pour construire la France du commun.

- La question de la démocratie républicaine : meilleur équilibre entre l'exécutif et le législatif, place à l'expression populaire par référendum.

- La question de la souveraineté nationale et populaire, qui concerne la monnaie, le budget, les frontières. C'est la question du rapport, qui doit être réexaminé, entre la France et les institutions supra-nationales.

 

Cette candidature de Bastien Faudot est importante pour déverrouiller le débat politique.

- Il y a besoin d'un candidat qui s'exprime librement et innove, dont la parole ne porte pas seulement sur l'échéance 2017 mais engage des perspectives pour les dix à vingt ans qui viennent.

- Il y a besoin d'un candidat qui ait des positions équilibrées concernant l'articulation entre l'économique, le social, le national et le sociétal, et qui porte avec détermination les valeurs républicaines, notamment la laïcité.

- Il y a besoin d'un candidat qui ramène à la gauche constructive et patriote cette partie de l'électorat qui s'est réfugiée dans l'abstention ou s'est éparpillée vers les extrêmes, exclusivement contestataires.

 

La présence de Bastien Faudot dans le débat présidentiel 2017 est indispensable.

C'est pourquoi tout doit être fait pour que cette candidature soit possible.

Cela passe par l'obtention de 500 parrainages au niveau national par des élus, notamment des maires. Ceux-ci ont la responsabilité de filtrage démocratique des candidats.

Parrainer un candidat ne signifie pas soutien. Il s'agit seulement d'affirmer que cette candidature est utile pour le débat démocratique.

Je vais solliciter l'attention et la bienveillance des élus mayennais à l'égard de la démarche de Bastien Faudot. Le dépliant qui leur est adressé est explicite en ce qui concerne ses critiques de la politique actuelle (décentralisation folle, austérité absurde, territoires oubliés, Etat fantôme), qui tend à accélérer la dévitalisation des communes rurales, quand ce n'est pas leur disparition. Les services publics s'éloignent. Les moyens financiers sont dirigés vers les villes principales. Il n'y a plus de politique d'aménagement du territoire. Le constat oblige à être critique à l'égard du pouvoir en place.

Tout doit être fait aussi pour que cette candidature soit connue et soutenue par les Mayennais.

Je propose que des comités citoyens se forment au niveau local (communal ou cantonal) avec les femmes et les hommes désireux de débattre des idées de Bastien Faudot, de se poser la question de l'avenir de la France et du monde au 21ème siècle. Le candidat peut venir en Mayenne d'ici le 10 août. Je propose à celles et ceux qui souhaitent le rencontrer de me faire un signe. Merci.

 

* Michel Sorin est responsable départemental (53) et régional du Mouvement Républicain et Citoyen, ancien maire de St-Berthevin (1990-2001) et conseiller régional des Pays de la Loire (1998-2004). Téléphone : 06 23 18 05 55 - Internet : sorinmichel@wanadoo.fr et http://mrc53.over-blog.com

Cet article est le 62ème paru sur ce blog dans la catégorie MRC 53 et Pays de la Loire

Bastien Faudot, le 29 février 2016, au Salon de l'agriculture avec Bernard Lannes, président du syndicat Coordination rurale (photo Valérie Bouveri)

Bastien Faudot, le 29 février 2016, au Salon de l'agriculture avec Bernard Lannes, président du syndicat Coordination rurale (photo Valérie Bouveri)

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17 juillet 2016 7 17 /07 /juillet /2016 22:09

 

L'agriculture en février puis la loi de précarité du travail au printemps

Jusqu'en février 2016 (voir Articles parus en janvier 2016 sur le blog du MRC 53), je reprenais les titres des articles parus le mois précédent sur ce blog.

Voir Titres des articles du mois précédentDepuis 2006, 2874 articles - classés en 50 catégories - ont été publiés sur ce blog.

Depuis mars, la production d'articles ayant été allégée, les récapitulatifs mensuels avaient été interrompus. Celui-ci marque la reprise des récapitulatifs, qui seront désormais bimestriels.

Articles parus en février, mars, avril, mai, juin 2016 sur le blog MRC 53 :

Le 23 juin, le Royaume-Uni a pris congé des institutions européennes (24 juin)

Manifestations syndicales contre le projet de loi de précarité du travail (23 juin)

Le projet de loi travail vivement contesté dans les rues de Laval en mai (27 mai)

S Maupouet (17) : le collège réformé vers une baisse de ses moyens (22 mai)

Projet de loi travail : 56 députés pour la motion de censure de gauche (11 mai)

Le 49-3 du 10 mai 2016 pour fêter le 10 mai 1981 et le Front populaire (10 mai)

Michel Sorin s'adresse aux Mayennais qui veulent changer le monde (29 avril)

Michel Sorin : lettre ouverte aux jeunes mayennais engagés dans Nuit Debout (21 avril)

En Mayenne, le Pays de Loiron contraint de se fondre dans Laval Agglo (21 mars)

Manifeste pour un printemps républicain : Bastien Faudot (MRC) signe (17 mars)

Bastien Faudot et la loi Travail : il est urgent de séparer MEDEF et Etat (14 mars)

Colloque de la Fondation Res Publica sur l'extraterritorialité du droit US (13 mars)

Le MRC 53 s'engage dans des actions en soutien du monde du travail (10 mars)

Ce sont les jeunes qui ont le plus manifesté contre le projet de loi travail (09 mars)

Droits des femmes : Martine Souvignet (MRC) insiste sur l'égalité réelle (08 mars)

Salon de l'agriculture 2016 : Bastien Faudot y a rencontré les syndicats (07 mars)

Crise de l'élevage : la France veut des mesures le 15 février à Bruxelles (10 février)

Bastien Faudot, candidat 2017 pour la République partout et pour tous (08 février)

 

Cet article est le 89ème paru sur ce blog dans la catégorie Titres des articles du mois précédent

Articles parus en février, mars, avril, mai, juin 2016 sur le blog MRC 53
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24 juin 2016 5 24 /06 /juin /2016 17:40

 

Les Britanniques ont opté démocratiquement pour le Brexit

 

Que c'est beau un peuple qui se détermine en toute liberté pour reprendre ses affaires en mains, plus de 40 ans après avoir décidé tout aussi démocratiquement d'adhérer à ce qui était alors le Marché commun européen ! Pas étonnant que ce même peuple ait été historiquement le premier à pratiquer la démocratie. Nous, Français, avons à méditer cet exemple britannique, onze ans après avoir vu le résultat du référendum du 29 mai 2005 confisqué par nos dirigeants politiques.

 

D'abord, les faits rapportés sur le site de Libération (Voir Le Royaume-Uni, déchiré, vote sa sortie de l'UE), puis l'avis de tempête sur les institutions européennes, décrit sur le site de Huffington Post (Voir Brexit : ces pays préparent les prochains avis de tempêtes sur le projet européen).

 

Les tempêtes souffleront aussi à l'intérieur du Royaume-Uni, en Ecosse (Voir Libération : L'Ecosse va-t-elle divorcer du Royaume-Uni ?) et en Irlande du Nord (Voir Europe 1 : Brexit : le Sinn Fein appelle à un référendum sur une Irlande unifiée).

 

Laurent Bouvet, sur Facebook, voit deux types de commentaires :

- Les européistes convaincus et militants sont déçus d'un vote contre l'UE mais satisfaits que le Royaume-Uni qui n'a jamais été très en pointe quitte le navire qu'il ralentissait. Ainsi, d'après eux, l'Europe va enfin pouvoir devenir ce qu'elle est aurait dû être : intégrée, fédérale, pleinement profitable aux Européens...

- Les anti-UE se félicitent bruyamment du vote britannique, ils y voient l'espoir d'un rejet général de l'UE qui va pouvoir se diffuser sur le continent : "il est possible d'en sortir !". Mais dans le même temps, ils comprennent bien que sans le frein britannique dans les institutions communautaires, le moteur fédéraliste et intégrationniste pourrait tourner plus beaucoup plus vite dans le sens précisément qu'ils abhorrent.

 

Stéphane Rozès, également sur Facebook, souligne :

J'ai acquis sur le tard la conviction, après avoir coorganisé et travaillé sur "L'identité, la mémoire et l'imaginaire des peuples européens" dans un séminaire de recherche deux ans avec Anima Mundi et le Collège des Bernardins, après avoir échangé avec les représentants de 6 pays que les politiques bruxelloises actuelles sont contraires au génie européen. Je l'ai fait savoir.
Le recul économique de l'Europe depuis 15 ans, le retour des nations, ou du nationalisme, le repli sur soi, le populisme, viennent de l'illusion de la plupart des décideurs et élites européennes, illusion économiste et technocratique qui voudrait que l'économie ferait les sociétés, lisserait leurs identités... Que par le haut, des politiques monétaires, budgétaires uniques, de libre concurrence et libre échange, pourraient faire converger ou fusionner des peuples culturellement et politiquement différents.
Le génie européen depuis des siècles est de faire du commun, de la civilisation à partir de la diversité culturelle de ses peuples et non l'inverse comme aujourd'hui.
Si les peuples doivent choisir entre leurs prospérité, survie économique et leur identités, entre l'avoir et l'être... Ils choisissent toujours l'être ... 
C'est l'incapacité de penser ensemble l'entrelacement entre questions culturelles, politiques et économiques qui empêche de comprendre les raisons de la crise européenne et d'esquisser des solutions. 
Chaque peuple a le droit et le devoir de faire exceller son modèle et c'est par la complémentarité,
les convergences, les politiques communes et la protection européenne que se fera la renaissance européenne.
Une conférence entre européens, si possible avec les anglais, avec la méthode de la dernière Cop 21, doit se mettre en place, débattant sur 1) le souhaitable,qui sommes nous, o
ù voulons nous aller, 2) le réel actuel de l'Europe 3) les leviers de la renaissance.

 

Bastien Faudot, candidat MRC à l'élection présidentielle, réagit ainsi sur son site de campagne : L’UNION EUROPÉENNE, TELLE QUE NOUS LA CONNAISSONS, EST MORTE CETTE NUIT

La démocratie a parlé, les Britanniques ont tranché nettement la vieille question de leur appartenance à l’Union européenne. Ce référendum souverain ne rejoindra pas le cimetière des votes bafoués et des référendums revotés : nos amis anglais sont fair play, pas seulement au football.

De nombreux responsables politiques se bousculent pour se réjouir du départ des Britanniques et y voir le signal d’une nouvelle étape d’intégration par le « saut fédéral ». Les grands partis proposent déjà d’accélérer alors que nous sommes déjà dans le mur ! Ces discours sont irresponsables car ils prennent congé de la démocratie.

La crise de l’Europe est généralisée : elle concerne les membres fondateurs, les nations du sud comme les nouveaux arrivants. Les négociations qui vont s’engager pour mettre en oeuvre la volonté claire des Britanniques ne doivent pas faire diversion : l’Union européenne, telle que nous la connaissons, cette union irréversible, nouvel horizon historique indépassable est morte cette nuit.

La France est absente de la scène européenne depuis de longues années et nos débats européens ne pourront plus se résumer à des marchandages comptables sur le chiffre après la virgule des 3 % de déficit public. L’avenir de l’Union européenne doit être au coeur de la campagne de 2017.

Je ne propose pas un référendum sur la sortie de l’UE mais un nouveau départ pour une Europe conçue comme une coopérative de nations : nationalisation de l’euro, traité dé-fédéral et suppression de la Commission européenne.

Je félicite le peuple britannique d’avoir été au bout du débat, malgré le meurtre de Jo Cox, malgré les marchands de peur, les bookmakeurs, les sondeurs… on a vraiment tout à gagner à poser directement des questions au peuple.

Aux quatre nations britanniques, qui ont fait des choix divergents hier, je souhaite de faire face à cette étape historique dans l’unité.

Voir aussi les communiqués de presse

- de Ladislas Polski (MRC) : Brexit : un vote sans appel

- de Jean-Luc Laurent (président MRC) : Brexit : une procédure admirable et un choix de liberté

- de Jean-Pierre Chevènement (RM) : Le Brexit peut être un service rendu à l'Europe

 

Cet article est le 145ème paru sur ce blog dans la catégorie France et Europe

Les institutions européennes à Bruxelles

Les institutions européennes à Bruxelles

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23 juin 2016 4 23 /06 /juin /2016 23:52

 

Le gouvernement Valls, contraint de changer de stratégie, a autorisé la manif

 

Les manifestations publiques à l'initiative de 7 organisations syndicales ouvrières et étudiantes contre le projet de loi El Khomri (voir, 27 mai 2016, Le projet de loi travail vivement contesté dans les rues de Laval en mai) se multiplient en France depuis le début du printemps 2016.

La controverse s'est durcie depuis la manifestation nationale du 14 juin à Paris, au cours de laquelle près de un million de personnes ont participé, selon l'estimation des organisateurs. Ayant remonté le cortège, je puis témoigner de l'importance de cette manifestation qui commençait Place d'Italie et devait se conclure aux Invalides en passant par le boulevard de Montparnasse.

En fait, le cortège a été empêché d'aller au bout, les forces de l'ordre en ayant bloqué l'accès en raison des violences qui se sont produites pendant près d'une heure à l'initiative de manifestants autonomes équipés pour le conflit de rue, très nombreux (plusieurs centaines), infiltrés à plus de 300 mètres à l'avant du cortège syndical. Ces manifestants étaient d'autant plus nombreux que, depuis le début des manifestations, ils avaient constaté l'inertie de la police à leur égard, les forces dites de l'ordre ayant reçu des ordres de non intervention venant des pouvoirs publics.

Voir, à ce sujet, l'article publié sur le site de Marianne Manif du 14 juin : la démonstration de force des autonomes.

Voici ce qu'écrivait Denis Collin sur Facebook le 15 juin (extrait) :

« Le syndicat Alliance s'interroge sur les consignes de non-intervention reçues face aux casseurs. Et accuse le gouvernement de vouloir décrédibiliser les mouvements sociaux.

La charge est inattendue. Sur France Info, le secrétaire général du syndicat policier majoritaire Alliance, Jean-Claude Delage, s'est interrogé sur les consignes reçues par les policiers pendant les manifestations. Il s'interroge notamment sur la passivité imposée aux forces de l'ordre lorsque des casseurs sont en action. 
"Attendre une heure"

Pourquoi les CRS n'interviennent-ils pas plus rapidement lorsque des groupes de personnes s'en prennent à des vitrines ou des équipements publics? Selon le patron d'Alliance, les policiers ne font qu'obéir aux ordres.

"Lorsque vous voyez des casseurs détruire les vitrines, saccager des panneaux publicitaires, se servir des tubes néons à l’intérieur pour attaquer les forces de l’ordre et que des policiers mobilisés sont en face d’eux et qu’ils doivent attendre une heure en face d’eux pour intervenir (…) on se demande bien pourquoi."

Celui qui appelle les policiers à manifester contre "la haine anti-flics" le 18 mai l'assure: "les policiers veulent interpeller les casseurs". Et d'ajouter:

"L’Etat doit prendre ses responsabilités, ne pas nous laisser attendre des heures face à des casseurs identifiés, qu’on pourrait même peut-être préventivement assigner à résidence dans le cadre de l’état d’urgence ou interpeller."

Quelle est la logique derrière ces ordres?

Pour Alliance, la stratégie de laissez-faire du gouvernement n'a qu'un objectif, jeter le discrédit sur l'ensemble de la mobilisation contre la Loi Travail.

"Je pense que ça vise aussi à discréditer le mouvement social et syndical parce qu’évidemment, lorsque des syndicalistes manifestent contre un texte et qu’il y a des casseurs qui cassent tout dans le quartier, que les riverains sont exaspérés et que la police ne peut pas rapidement intervenir, et bien ça discrédite aussi quelque part le mouvement social" estime Jean-Claude Delage.

Depuis son annonce par le gouvernement, le projet de Loi Travail a suscité une très vive contestation, traduite par des manifestations partout en France. Manifestations en marge desquelles ont été observés de violents affrontements avec les forces de l'ordre ».

 

Voici ce que j'ai écrit, à chaud, pendant la manif :

« Énorme manif à Paris ce 14 juin. Les casseurs, comme d'habitude, se sont mis devant la manifestation pour casser et se faire réprimer par la police. Nous avons eu droit aux gaz lacrymogènes. Puis la manifestation est répartie vers les Invalides. Un grand moment pour le peuple français ».

Et mon commentaire, le 16 juin : 

"Comme les policiers, je me suis posé des questions, lors de la manif du 14 juin, sur les ordres donnés aux "forces de l'ordre". 
Les "autonomes" (qui sont là pour préparer l'insurrection populaire, pas pour le retrait de la loi de précarité du travail) se placent à l'avant du cortège intersyndical. Ils sont très organisés pour semer le trouble (casse de matériel urbain) et provoquer les policiers. Après avoir atteint leur but, ils se débarrassent de leurs accoutrements et se fondent parmi les manifestants. Ils font tout pour que ceux-ci s'en prennent aux forces de l'ordre car leur ennemi, c'est l'Etat républicain.
Le gouvernement est donc directement interpellé. Il devrait avoir une stratégie visant à contenir ces "autonomes". Or, il ne semble pas en avoir. Pire, on est en droit de se demander s'il n'est pas tenté d'utiliser cette violence pour amoindrir l'impact des manifestations et, à terme, mettre en oeuvre des mesures d'interdiction de manifester.
Les organisateurs de manifestations sont tout aussi directement interpellés. Ils devraient prendre des mesures afin de séparer nettement le cortège intersyndical des "autonomes casseurs". Mardi, j'ai remonté le cortège pour prendre des photos de la tête. Je suis arrivé sans le vouloir à proximité des casseurs sans avoir vu les dirigeants syndicaux. Contraint au repli par les gaz lacrymogènes, j'ai vu la tête du cortège syndical alors que je pensais qu'elle était plus en avant. Je suppose que beaucoup de citoyens manifestants qui constataient les dégâts n'y comprenaient rien. Il faudrait que le service d'ordre intersyndical fasse une séparation nette avec les autonomes en
se servant de haut-parleurs pour avertir les gens comme moi, le but étant d'éviter le mélange voulu par les casseurs avec les manifestants sincères.
Il y a urgence. La sagesse voudrait que le gouvernement suspende la procédure parlementaire, laissant le temps de la concertation sur ces points importants".

 

Le gouvernement a voulu interdire la manifestation du 23 juin à Paris, se référant aux violences constatées le 14 juin. Les organisations syndicales ont déjoué la manœuvre. Voir leur communiqué de presse publié le 22 juin : Communiqué CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL, FIDL

 

Jack Dion a fait sur Facebook le constat suivant, à l'issue de la manifestation :

« ll n'y a eu aucun incident durant la manifestation parisienne contre la Loi Travail. On peut en tirer deux leçons : 1) Lorsque le pouvoir le veut et s'en donne les moyens, il peut assurer la sécurité d'une manifestation, même si l'on ne peut se satisfaire de la méthode adoptée en la circonstance. 2) Les syndicalistes et les manifestants n'ont rien à voir avec les casseurs, contrairement à ce que nous serinent Manuel Valls et ses janissaires pour faire passer en force un projet de loi massivement rejeté. Espérons que chacun saura en tirer la leçon ».

 

Voir aussi les commentaires de Jean-Luc Mélenchon sur son site : VIDÉO - Manifestation du 23 juin contre la loi El Khomri

Cet article est le 134ème paru sur ce blog dans la catégorie Travail Economie

Les manifestants, le 14 juin 2016, découvrent les effets des dégradations commises par les casseurs en avant de la manif syndicale.

Les manifestants, le 14 juin 2016, découvrent les effets des dégradations commises par les casseurs en avant de la manif syndicale.

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27 mai 2016 5 27 /05 /mai /2016 23:24

 

Plus de 500 manifestants de tous âges derrière la banderole intersyndicale

 

 

Les manifestations continuent contre le projet de loi travail, à Laval comme dans les autres départements français. Les 19 et 26 mai 2016, il y avait plus de 500 personnes qui défilaient dans les rues de Laval derrière la banderole intersyndicale CGT, FO, FSU, Solidaires et les organisations étudiantes et lycéennes Unef, Unl et Fidl.

 

A chaque fois, la détermination et la bonne humeur étaient au rendez-vous, avec toutes les générations représentées, comme on peut le voir en visionnant les vidéos de Jacques Omnès :

- 19 mai : https://www.youtube.com/watch?v=Fex5dwu6Kig&list=PLCgsfKiQ9oO1J505Ies-tUdtO6mmOWAEK

- 26 mai : https://www.youtube.com/watch?v=ZMNMKCschl0

 

Rappel articles concernant la loi travail :

 

- (9 mars 2016) : Ce sont les jeunes qui ont le plus manifesté contre le projet de loi travail

 

- (14 mars 2016) : Bastien Faudot et la loi Travail : il est urgent de séparer MEDEF et Etat

 

Cet article est le 133ème paru sur ce blog dans la catégorie Travail Economie

Chaude ambiance avec les jeunes dans les rues à Laval le 26 mai 2016

Chaude ambiance avec les jeunes dans les rues à Laval le 26 mai 2016

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22 mai 2016 7 22 /05 /mai /2016 23:39

 

En réalité, c'est une contre-réforme qui s'inscrit dans la logique néolibérale

 

Serge Maupouet est professeur d'histoire dans un collège de Saintes (Charente-Maritime). Il milite à la FSU en tant qu'enseignant et à la FCPE en tant que parent d'élève. Responsable départemental (17) et régional (Poitou-Charentes et Limousin) du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC), il participe à la commission Education de ce parti de gauche présidé par Jean-Luc Laurent et représenté en vue de l'élection présidentielle par Bastien Faudot, la gauche avec le peuple.

Rappel (17 sept. 2015) : Le MRC opposé à la réforme des collèges prévue pour la rentrée 2016

 

Dans la Saintonge Jacobine, Serge Maupouet vient de publier un texte de fond sur la réforme du collège, intitulé :

La "réforme" du collège : vers une prise de conscience des enjeux réels ?

Mi-mai 2016. Il reste encore beaucoup à faire pour expliquer les conséquences concrètes - d'affaiblissement de l'enseignement secondaire public - qui découlent d'une soi-disant réforme du collège qui est en réalité, derrière un vernis apparent de rénovation pédagogique (un habillage néanmoins désorganisateur [1]), profondément inscrite dans une logique néo-libérale : la recherche d'économies de moyens, et la mise des établissements en concurrence par le biais d'une autonomie accrue sont désormais patents.

Si l'on en consulte la définition courante proposée par le Larousse la notion de réforme suppose un progrès: "Changement de caractère profond, radical apporté à quelque chose, en particulier à une institution, et visant à améliorer son fonctionnement : Réforme de l'enseignement." Or, c'est à partir de cette définition qu'il est permis de s'interroger : sauf à en être complexifié, en quoi le fonctionnement du collège serait globalement "amélioré" par les changements imposés ? 
 

A regarder sous cet angle, il s'agit certainement plus d'une contre-réforme, aux dépens des enfants des milieux populaires et modestes qui seront les premiers à en payer le prix en terme de restriction d'offre éducative, de perte en temps d'enseignement et en possibilités de remédiation aux difficultés scolaires. Le journal Le Monde dressait ainsi, dans un article daté du 8 février 2016 ("Réforme du collège : la bataille des moyens est lancée"), ce simple constat "L’année prochaine, toutes les classes auront vingt-six heures de cours par semaine (hors option). C’est plus qu’en 5eaujourd’hui (+1 heure), mais c’est moins qu’en 6e (-1 heure), 4(-2 heures) et en 3(-2h30). Au final, si l’on compare les grilles horaires réglementaires avant et après la réforme, on peut considérer que les élèves vont perdre 162 heures sur l’ensemble de leur scolarité au collège (soit un peu plus de six semaines de classe)La perte sera encore plus importante pour les élèves qui suivent des options."

 

Aussi, la contre-réforme du collège n'est pas seulement sans les moyens nécessaires pour l'appliquer - même dans l'optique de ceux qui l'ont conçue -, mais elle induit bien une évolution vers moins de moyens ! Cette perception est largement partagée, comme le montre un article de La Dépêche du 16 mai, intitulé "Collèges: une réforme qui fâche", et qui donne des aperçus de la réception de la réforme dans l'Académie de Toulouse du point de vue enseignant. Au stade de l'année scolaire où nous sommes, cette perception repose sur des constats objectifs puisque les dotations horaires et structures pour l'année à venir ont été présentées dans les Conseils d'Administration, et que les formations liées à la réforme se sont largement tenues (quoique certaines soient repoussées à la rentrée de septembre 2016). En outre, si la perspective d'une année 2017 comportant des élections majeures a sans doute joué dans le sens d'une préservation au moins temporaire de moyens humains, qu'en sera-t-il après ?
 

Du côté des représentants de parents, la prise de conscience des réalités liées à la "réforme" a vraiment progressé, face à l'évidence des faits : plus d’un tiers des délégués au 70e Congrès national de la FCPE (Marseille, 14 au 16 mai 2016) se sont positionnés pour une suspension de la réforme, et in fine une motion majoritaire critique cette réforme. Le constat est ainsi posé que la réforme n'est pas acceptable telle qu'elle est conduite et dans un certain nombre de ses conséquences, dont la mise en concurrence des établissements, le manque de moyens, les inégalités accrues entre élèves [2].


L'urgence est, en effet, de penser sérieusement aux élèves: les conditions d'accueil proposées à la rentrée de septembre 2016 seront à l'évidence dégradées; sans parler de la difficulté pour les enseignants d'être en simple situation de maîtrise de l'ensemble des données d'un système réformé imposé avec une rapidité déboussolante, faire face aux heures de permanence nouvelles qui seront induites pour les élèves sera sans doute un défi pour les personnels de Vie scolaire ! 
Aussi, la question d'actualité est sans doute celle-ci : comment s'organise-t-on, parents, enseignants, membres et acteurs de la communauté éducative, comment agit-on assez puissamment pour obtenir les moyens et les réorientations indispensables ? Il ne reste qu'un peu plus de 3 mois : c'est court !


Pour la suite, il faudra un autre projet. En 2012, j'écrivais déjà, dans une contribution pour la commission éducation du MRC intitulée "Le collège unique : éléments de réflexion" (texte extrêmement synthétique d'un travail de recherche en réalité beaucoup plus large) qu'il était nécessaire de "proposer une rénovation et une relance ambitieuses du collège unique [pour faire] du collège un maillon fiable et fort du système éducatif, [rénovation et relance] qui conservent l’objectif d’une démocratisation élevant le niveau général d’instruction tout en mettant en place l’organisation, les dispositifs, les moyens propres à atteindre cet objectif."

Michel Sorin avait placé sur son bloc-notes en ligne une version préparatoire que je lui avais transmise (article-le-college-mis-en-cause-par-les-liberaux-reflexions-de-serge-maupouet) et qui exprimait plus complètement les "manières de voir les évolutions" que je souhaitais alors mettre en débat, au vu du contexte de rédaction (2011). Il faut confronter ces "manières de voir" alors proposées avec les options idéologiques qui sous-tendent la contre-réforme actuelle : n'est-ce pas clairement l'école libérale qui est actuellement en construction au niveau du collège ? Par conséquent, je replace ici ce passage de la version préparatoire qui ne se trouve pas dans la version synthétique, mais qui me paraît toujours utile aux échanges et à la prospective d'ensemble, sous réserve des actualisations nécessaires en des points particuliers (presque 5 années s'étant écoulées, voir certaines précisions en notes) : "Le collège est aujourd'hui une étape incontournable dans un parcours (...).

Pour contrer ce collège néo-libéral qui se construit maintenant sous nos yeux, pour mettre en place une rénovation et une relance ambitieuses, il faudra véritablement manifester la volonté de continuer à combattre les déterminismes sociaux, de refuser les conservatismes c'est-à-dire tout retour en arrière vers une orientation précoce, un tri social déguisé, et mettre pleinement les moyens humains et financiers pour porter à son terme la « Troisième révolution scolaire », en renouant avec la marche vers une véritable élévation générale du niveau de formation initiale, au bénéfice de tous. C'est possible, mais cela implique des choix à mettre clairement et largement en débat dès maintenant, dans la perspective de 2017.


[1] des personnels de direction font état dans cet article du Télégramme du 8 mai 2016 de leurs difficultés actuelles, et on pourrait évoquer d'autres facteurs comme l'impact, d'une année sur l'autre, des modifications liées à la variable d'ajustement que seraient les EPI (Enseignements pratiques interdisciplinaires), etc.
 

[2] voyez par ce lien un article en ligne afférent sur francesoir.fr ; sur le site de L'Humanité, on trouve les motions adoptées lors de ce Congrès de la FCPE, à la suite d'un article qui décrit un certain nombre de débats internes :http://www.humanite.fr/lopposition-la-reforme-du-college-prend-ses-marques-la-fcpe-607198 
 

[3] dans ce passage, la répétition se justifie par le contexte de rédaction [2011] où l'on sentait la volonté de faire sortir le plus précocement les élèves en difficulté (avec l'apprentissage junior par exemple). Il faudrait actualiser le propos et inscrire désormais la volonté dans une optique de prolongation de la scolarité obligatoire vers 18 ans, ce qui suppose aussi une adaptation de la structure actuelle du lycée. 
 

[4] le nouveau type de "brevet" qui se profile pour 2017 n'est certes pas le modèle que j'avais à l'esprit en 2011, est-il nécessaire de le préciser ?
 

[5] car plus la formation initiale est rendue brève et limitée, plus s'impose la nécessité de ladite "formation tout au long de la vie". L'expression n'est par conséquent pas aussi neutre qu'il pourrait y paraître au premier abord.

 

Rappel (8 janv. 2012) :  Le collège mis en cause par les libéraux : réflexions de Serge Maupouet

 

Cet article est le 36ème paru sur ce blog dans la catégorie L'école

Serge Maupouet, au côté de Martine Souvignet, le 26 novembre 2014, lors d'une conférence organisée par le MRC à Saintes (17) sur la réforme territoriale

Serge Maupouet, au côté de Martine Souvignet, le 26 novembre 2014, lors d'une conférence organisée par le MRC à Saintes (17) sur la réforme territoriale

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