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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine à partir, notamment, des idées de Jean-Pierre Chevènement, l'un de ses fondateurs (celui-ci a souhaité s'éloigner du MRC en 2015). Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens (MDC) après les élections de 2002. En février 2019, le MRC a co-fondé la Gauche Républicaine et Socialiste (GRS), en continuant d'exister, au moins jusqu'à son prochain congrès, en décembre 2020.
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25 octobre 2018 4 25 /10 /octobre /2018 22:36

 

Cette réforme met fin à la sécurité sociale d’Ambroise Croizat

 

Dans le bulletin d’octobre 2018, REsistance SOciale publie les notes de Jean-Claude Chailley sur le projet de retraite à points préparé par le gouvernement français. Voici la première partie de cette intéressante analyse du projet.

 

NON à la retraite à points !

 
Les réformes précédentes :

1967 : De Gaulle divise la Sécurité Sociale en branches, dont la branche retraites, prélude à un éclatement qu’on a pu empêcher jusqu’à maintenant 
1993 : Réforme Balladur : privé. Entraîne une baisse constante des pensions 
2003 : Réforme Raffarin – Fillon : alignement tous régimes sauf régimes spéciaux. 
2010 : Réforme Fillon – Woerth : alignement des régimes spéciaux. 
2018 : Réforme Macron – Philippe : le PLFSS 2019 entend désindexer les pensions de l’inflation : tous régimes. 
2018 – 2019 : Macron – Buzyn veulent imposer la réforme à points : tous régimes.

Une réforme fondamentale :

-  Agnès Buzyn : « ce ne sera pas une énième réforme des retraites…ce n’est pas un problème technique c’est un projet de société ». (Buzyn est claire : le problème n’est pas la mise au point « technique ») 
-  
CGT : Catherine Perret (bureau confédéral)  : « c’est un big-bang. L’objectif c’est une chute sans fin des pensions qui représentent 14 points de PIB en France, les exigences de l’Union européenne étant de 11 % » 
-  
FO : » individualisation et incertitude permanente, régime unique et ainsi casse des régimes existants et donc des statuts selon une logique de « déprotection », menaces sur nos principes de solidarité et d’égalité. La retraite par point c’est le travail sans fin, le régime unique c’est un modèle inique ». 
-  
FSU : « La transformation d’un système par annuités en un régime à points … remet en cause le code des pensions lié au statut de la fonction publique… ». 
-  
Solidaires : Nous passerions donc d’un régime qui présente une sécurité certaine à un régime fait d’incertitudes…L’objectif est d’adapter le système des retraites aux contraintes économiques et démographiques... »

Qu’est-ce que la réforme à points ?

-  L’acquisition de points : les cotisations sociales d’un mois (salaire socialisé) sont divisées par le prix d’acquisition du point à ce moment. Donc on obtient un nombre de points. Ce nombre de points est cumulé tant qu’on travaille. 
-  
La pension : c’est le nombre de points accumulé multiplié par le prix de service du point à un moment donné. Le prix de service est différent du prix d’acquisition. 
-  
Contrairement aux mensonges médiatiques les 16 millions de retraité-e-s sont donc concerné-e-s.

Macron : « C’est l’équité : 1 euro cotisé donne les mêmes droits pour tous ». L’équité c’est le libéralisme opposé à l’égalité. Ce principe est si libéral qu’il ne peut pas être appliqué intégralement : 
-  Une personne née handicapée, ne pouvant pas travailler, n’aurait aucune pension. C’est cela « l’équité ». 
-  Macron est donc obligé d’aménager « l’équité », à grand renfort de com anesthésiante. 
-  La réforme à points est viscéralement libérale, individualiste : elle détruit la solidarité de notre Sécurité Sociale qui réduit nettement les inégalités dans les pensions, même si c’est insuffisant. 
-  En Suède – le modèle de Macron, le modèle européen - les inégalités augmentent sans cesse. Les carrières hachées, les femmes sont particulièrement pénalisées. _
 Nous opposons l’égalité.

Pas de borne d’âge. L’âge de départ en retraite maintenu à 62 ans (voire 63 ans par pénalisation à 62 ans), c’est du trompe l’œil ! 
-  Il faudra travailler jusqu’à ce qu’on ait assez de points, et ça sera de plus en plus âgé. 
-  En Suède on va vers les 70 ans, en cumulant de plus en plus souvent emploi et retraite pour survivre. 

Double impossibilité de connaître le montant de sa pension. 
-  Le prix d’acquisition des points varie. Pour faire baisser la pension on augmente le prix d’acquisition, donc on obtient moins de points. 
-  La valeur de service du point lorsqu’on prend sa retraite ou lorsqu’on est en retraite varie. Pour faire baisser la pension on la réduit. 
-  
Donc le flou total, dans la certitude que les pensions baisseront. En Suède où elles ont déjà beaucoup baissé.

Suppression des 42 régimes de retraite, privé, public, régimes spéciaux, régimes complémentaires. 
-  Les 75 % du salaire des 6 derniers mois dans le public disparaissent. 
-  Les 25 meilleures années du privé aussi, ainsi que les avantages éventuels de tel ou tel régime. 
-  La pension est constitutive du statut de la fonction publique, statut que Macron veut détruire définitivement, comme tous les statuts (cf CAP 22) 
-  Attaquer la retraite, le statut qui lui est lié, c’est attaquer le salaire dans toutes ses composantes (salaire brut, salaire socialisé).

La règle d’or 
-  Les pensions à un moment donné résultent des décisions du comité de pilotage en fonction des majorités politiques, des priorités, des « contraintes » budgétaires européennes ou autres, d’une crise, de l’espérance de vie… 
-  Les jours de crise, on baisse les pensions (pendant la dernière crise les pensions ont baissé de 9 % en Suède). La pension est déjà passée de 70 à 55 % et ça continue. 

Aucune justification à la baisse des pensions : 
-  Il n’y a pas de déficit des retraites (mais à quel prix !), ni même de déficit prévu.- Il y a de l’argent : en 2019 le gouvernement accroît les exonérations et exemptions de cotisations sociales (salaire socialisé) de 20 à 25 Md en année pleine, pour un total qui devrait approcher les 70 Md. 70 Md c’est plus que le déficit de la France ! 
-  L’Agirc et l’Arrco (fusionnés le 1er janvier 2019) ont 116 Md de réserves nettes. Le gouvernement osera t-il les voler aux retraités actuels et futurs ?
(...)

 

Rappel (26 février 2017) : Réflexions de Gérard Beillard (MRC 53) en lien avec des retraités
 

Cet article est le 3106 ème sur le blog MRC 53 - le 54ème sur ce blog dans la catégorie Les retraites

 

Le 23 septembre 2010, à Laval (Mayenne), manifestation pour les retraites

Le 23 septembre 2010, à Laval (Mayenne), manifestation pour les retraites

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24 octobre 2018 3 24 /10 /octobre /2018 17:02

 

Au congrès, continuer le MRC en mettant des nouveaux aux responsabilités

 

Le prochain congrès du Mouvement Républicain et Citoyen aura lieu les 1er et 2 décembre 2018 à Paris. Le débat aura lieu puisque deux textes d’orientation seront proposés au vote des adhérents en novembre. Voir Congrès MRC 2018 : les motions Laurent et Hutin validées.

Membre du Conseil national, Alain Gély, signataire de la motion Hutin (motion 2), est engagé sans discontinuer depuis 1975 dans la filière chevènementiste (CERES, Socialisme et République, Mouvement des Citoyens, Pôle Républicain, Mouvement Républicain et Citoyen. Il a aussi de nombreux engagements par ailleurs, associatifs et syndicaux.

Il a souvent écrit ses positions politiques, ce qui aide à la compréhension de ses choix actuels dans le cadre du congrès. Voir précédents articles : Alain Gély et le nouveau CNR (Réseau CiViQ, 27 mai 2014) et Alain Gély confirme que Jean-Luc Mélenchon n'est pas un rassembleur (MRC 53, 13 mai 2013).

 

Voici le texte qu’il m’a adressé le 21 octobre, dans lequel il fait le bilan des trois années du mandat de Jean-Luc Laurent depuis le congrès de juin 2015.

 

Contribution à un bilan du MRC... tourné vers l'avenir !

 

Sauf erreur de ma part, il n'y a pas eu de vrai bilan de l'action de la direction du MRC depuis le dernier congrès. Je propose quelques réflexions, à titre de contribution à un « bilan tourné vers l'avenir », et en prenant un peu de recul historique. 

Même si nous le sommes tous, peu ou prou, les camarades qui dirigent le MRC – et en premier lieu le président et le porte-parole qui a été, ou failli être, notre candidat à l'élection présidentielle – sont, par définition, les principaux responsables de la situation présente. Sont-ils les mieux placés pour en tirer des enseignement pertinents ? On peut en douter. Ils sont responsables, disons, pour le meilleur et pour le pire. 

Le meilleur :

  • - avoir participé à la survie du MDC puis du MRC, en position de direction ou en position minoritaire (quand Georges Sarre le dirigeait) ; 

  • - avoir conservé ou établi des relations avec des militants ou dirigeants politiques qui ne nous avaient pas suivis aux moments décisifs ou qui nous ont même combattus sans vergogne (1981-83, 1992-1993, 2001-2002...) mais qui semblent pouvoir tirer désormais des conclusions analogues aux nôtres ; 

  • - avoir ainsi créé les conditions pour qu'ils adhèrent au MRC s'ils sont d'accord sur sa ligne politique, ce qui les éloignerait de quelques errements européistes, « pseudo-écologiques » ou bien peu laïques (Hamon, Jadot, une partie de LFI...) ; 

  • - (si, pour des raisons qui n'ont pas été explicitées, cette adhésion ne leur avait pas été proposée ou n'était pas possible) : avoir jeté les bases d'une association qui peut déboucher sur un nouveau mouvement politique dans les années qui viennent, à l'occasion d'une crise ouverte très grave et/ou d'une élection majeure (présidentielle ou législative, éventuellement anticipées) ; à condition, bien sûr, que la double appartenance avec le MRC reste possible pendant une période intermédiaire qui peut être longue.

Le pire :

  • - la gestion politique du MRC depuis le dernier congrès qui nous a conduits au bord de l'abîme ; c'est du moins le « diagnostic sans analyse » de la direction sortante ; 

  • - la pitoyable tentative de participer aux primaires du PS avec le résultat que l'on sait, qui ne rend guère crédible la direction actuelle pour de futures négociations électorales ; 

  • - le départ de nombreux militants, notamment jeunes (il en reste, heureusement, et ils figurent parmi les principaux responsables de notre motion !) 

  • - la fermeture, le rejet de toute ouverture à des républicains qui ne peuvent ou ne veulent pas se reconnaître dans la « gauche réellement existante ». Non !...  évidemment et heureusement, les intellectuels et autres citoyens qui ne se reconnaissent pas dans ce qu'est devenue la gauche politique ne sont pas perdus pour la République sociale et laïque ! Le croire, ce serait douter dramatiquement de la justesse de nos analyses et de notre capacité de conviction... 

  • - la tentative de saborder le MRC en annonçant la création d'une nouvelle formation politique (JLL et BF ont parlé à l'extérieur d'un « nouveau parti ») dès avant l'élection européenne, tentant de créer un fait accompli à la veille d'un congrès du MRC, ce qui revient à nier le caractère souverain de ce congrès et à se comporter comme les directions des partis communistes d'époques parmi les moins glorieuses ; 

  • - il y a même des dérives inquiétantes du simple point de vue de la démocratie et de la fraternité quand on voit un des principaux signataires de la motion de la direction sortante annoncer au Conseil national que « cela va saigner » au congrès et que sa principale motivation pour conserver une majorité est d'empêcher ceux qu'il considère comme des adversaires (irréconciliables ?), de devenir majoritaires... le tout pour pouvoir entraîner avec lui le maximum de camarades vers un autre parti ! Ce camarade, qui n'a pas été démenti par les autres principaux signataires de sa motion, a oublié de préciser ce qu'il ferait si sa motion n'était pas majoritaire : partir avec « les clés » au nom d'une légitimité désormais caduque ? Ou accepter d'être minoritaire, ce qui n'a en soi rien d'anormal dans une organisation démocratique. Si toutefois elle l'est encore !  

On peut comprendre que des camarades qui se sont battus depuis des dizaines d'années dans un contexte hostile soient découragés. Que le moindre ver luisant leur apparaisse comme la sortie du tunnel... Mais, après tant d'erreurs, peuvent-ils être si sûrs d'eux ? Ils devraient prendre le temps de réfléchir, dans le cadre de l'association que nous sommes d'accord pour créer. Ne pas se précipiter sur une planche « de salut » sans s'être assurés qu'elle n'était pas pourrie comme les précédentes ! 

Une chose est à peu près sûre : l'élection européenne n'est pas le moment idoine. Elle vient trop tôt et n'est pas, n'a jamais été, structurante pour la vie politique en France. Après tout, il ne s'agit que de déléguer entre zéro et deux personnes dans une assemblée qui n'a pas vraiment de pouvoir législatif. Et la décision de nous associer, ou non, à une autre liste semble dépendre totalement d'une volonté extérieure au MRC qui ne nous veut pas forcément du bien...  

Témoins, voire légataires, d'un courant politique ancien de quelque 50 ans, mais pas découragés pour autant car tournés vers l'avenir, on ne peut troquer notre « droit d'aînesse » pour un plat de lentilles, c'est-à-dire un strapontin (virtuel !)

 

Pour ma part, s'il y a un quitus politique à voter pour la direction sortante, il ne serait pas cohérent de ma part de le voter. Je souhaite en effet que le MRC continue, en conservant en son sein, malgré leurs échecs patents, les camarades qui ont assuré la direction dans des conditions difficiles. Mais pas pour qu'ils restent en position de brader notre héritage historique qui ne demande qu'à revivre avec d'autres camarades expérimentés mais aussi avec du sang neuf.

 

Cet article est le 3105 ème sur le blog MRC 53 - le 242ème dans la catégorie MRC national

Alain Gély (photo web)

Alain Gély (photo web)

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23 octobre 2018 2 23 /10 /octobre /2018 22:53

 

Serge Maupouet et Michel Sorin maintiennent l’objectif : l’unité du MRC

 

Le 22 octobre, le secrétariat national du Mouvement Républicain et Citoyen a fait office de commission d’organisation du congrès, qui aura lieu les 1er et 2 décembre 2018 à Paris. Il a validé deux motions d’orientation, celle de la direction sortante, Jean-Luc Laurent (Val-de-Marne, ancien député) étant candidat à sa réélection, et celle conduite par Christian Hutin, député du Nord, qui aspire à lui succéder.

Il n’y a pas eu de miracle républicain pour la 3ème motion, Sorin-Maupouet, enregistrée le 14 octobre par le Conseil national. Il fallait qu’elle soit cosignée par dix membres du Conseil national. Il en manquait quatre.

Les deux responsables régionaux (Pays de la Loire pour Michel Sorin, Limousin-Poitou-Charentes pour Serge Maupouet, qui est conseiller municipal de Saintes) ont décidé de continuer leur action en faveur du rapprochement entre les deux motions afin d’aboutir à une motion de synthèse à l’issue du congrès. Dans cette optique, ils ne rejoignent aucune des deux motions qui vont être présentées aux votes des adhérents entre le 10 et le 28 novembre.

Ils sont préoccupés par les conditions dans lesquelles s’engagent les débats, après le Conseil national du 14 octobre (voir Le MRC national a voté pour un nouveau parti sans débat avec sa base).

Il aurait été bien préférable que le congrès soit placé en amont des décisions et non en aval. Voir Le Conseil national du MRC donne son aval aux projets de la direction.

Cette situation a cristallisé les oppositions entre deux forces qui ne regardent plus dans la même direction.

- L’une a préparé depuis longtemps un projet de rapprochement avec l’aile gauche du Parti socialiste, animée par Emmanuel Maurel et Marie-Noëlle Lienemann, dès sa scission avec le parti d’Epinay (elle s’est effectuée début octobre), rendant possible la participation du MRC sur la liste de La France Insoumise aux élections européennes de mai 2019.

- L’autre combat la gestion de la direction sortante et émet de fortes réserves devant la perspective d’une alliance durable avec le mouvement de Jean-Luc Mélenchon, notamment lors des prochaines élections municipales en mars 2020.

Ce sont les adhérents qui vont décider de l’avenir du MRC

- Un vote en faveur de la direction sortante signifierait confirmation des projets votés par le Conseil national le 14 octobre, notamment la participation du MRC à un congrès fondateur d’une nouvelle formation politique, constituée à parité entre les militants qui ont rompu avec le PS (ils viennent de créer une structure provisoire intitulée APRES, référence à l’alternative républicaine, écologiste et socialiste évoquée par Emmanuel Maurel) d’une part et le MRC d’autre part.

- La motion alternative ne se situe pas dans cette perspective. Elle cherche plutôt à rassembler les républicains de gauche venant de divers horizons, avec une ouverture à tous les républicains acceptant un projet de rassemblement de la gauche de gouvernement.

Cet article est le 3105 ème sur le blog MRC 53 - le 242ème dans la catégorie Cet article est le 3105 ème sur le blog MRC 53 - le 242ème dans la catégorie MRC national

Jean-Luc Mélenchon participait le 9 septembre 2018 à Marseille au débat sur la souveraineté populaire face au marché lors de l'université de rentrée de "Nos Causes Communes"

Jean-Luc Mélenchon participait le 9 septembre 2018 à Marseille au débat sur la souveraineté populaire face au marché lors de l'université de rentrée de "Nos Causes Communes"

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21 octobre 2018 7 21 /10 /octobre /2018 23:23

 

La décision de mettre fin au MRC doit être précédée d’une longue réflexion

 

Le Mouvement Républicain et Citoyen MRC a rendez-vous avec ses adhérents à l’occasion de son congrès, qui aura lieu à Paris les 1er et 2 décembre 2018. Le Conseil national, le 14 octobre, a pris d’importantes décisions, dont l’une est controversée. Voir Le MRC national a voté pour un nouveau parti sans débat avec sa base.

Dans certaines régions, notamment dans l’Ouest, l’Est, le Nord, le Centre, les militants s’expriment de manière critique à l’égard de la direction du Mouvement, qui a préparé depuis un an cette décision sans en faire part aux adhérents et en ne convoquant un congrès qu’une fois la décision prise par la majorité du Conseil national.

Le bureau de l’Union interdépartementale du MRC Lorraine, qui s’est réuni le 20 octobre, a réfléchi aux principes à tenir lors du congrès national. Voici le communiqué de presse de son 1er secrétaire, Eric Tollénaère, membre du Conseil national du MRC.

Communiqué de presse de l’UI du MRC Lorraine

 

CONGRÈS DU MRC Paris les 1er et 2 décembre 2018

1. Le Bureau de l’Union Interdépartementale du MRC Lorraine, réuni à Malzéville (54) le 20 octobre a décidé – quel que soit le vote de chacun(e) lors de son prochain Congrès fédéral à Metz – des principes d’action suivants à tenir lors du Congrès National :

 

Étape 1 : Le Congrès du MRC de décembre

Étape 2 : Fondation d’une Association nationale commune aux organisations « MRC » et « Causes Communes » (ouverte à d’autres)

Étape 3 : Rapprochement, fédération, confédération, fusion… d’un ensemble cohérent de forces républicaines à Gauche, sur LES BASES et aux vues de l’indispensable et possible travail de confrontation, partage, communication, approfondissement, révisions… à réaliser en commun, d’ici une échéance et une date à décider ensemble et démocratiquement.

Le cahier des charges et la qualité des résultats obtenus par l’Association commune seront le meilleur garant pour valider une éventuelle décision de fondation, sans rester à la merci des seules échéances politiques.

2. Notre Bureau est convaincu que seul le strict respect de ce calendrier est à même d’éviter les faux débats, incompréhensions et procès d’intention de tout ordre lors de notre prochain et fatidique Congrès. Seule une démarche véritablement démocratique permettra de nous saisir de ce Rassemblement. Rassemblement dont il faut mesurer l'opportunité. Faute de débat sur le fond, faute d'analyses sérieuses, une démarche mal préparée pourrait avoir des conséquences totalement contreproductives et qui iraient à l'inverse des résultats attendus.

3. Lors de la fondation de l’association commune, une emphase particulièrement ferme doit être mise sur la question européenne. Un engagement sérieux et précis sur les négociations avec l’Union Européenne (lignes rouges, dates limites, etc.) doit être inscrit dans les statuts de l’association, sans quoi le MRC doit renoncer à intégrer cette association.

 

Le MRC a toujours situé ses analyses au niveau des intérêts de la France et de la République, sociale, laïque, une et indivisible.

Sa disparition serait un renoncement et non une renaissance.

Mettre fin au MRC dans le désordre ne serait pas digne de notre Histoire Commune

Mettre fin au MRC dans le désordre serait à coup sûr rater son ressourcement

Mettre fin au MRC dans le désordre serait tuer une belle occasion de poursuivre notre route dignement en fraternité avec d’autres, lesquels, sans aucun doute, sauront-ils nous apporter autant que nous leur apporterons nous-même...

 

Cet article est le 3104 ème sur le blog MRC 53 - le 241ème dans la catégorie MRC national

Bernard Thibault (OIT), au côté de Patrick Quinqueton (MRC), le 7 septembre 2018 à Marseille, à l'ouverture de l'université de rentrée de "Nos Causes Communes"

Bernard Thibault (OIT), au côté de Patrick Quinqueton (MRC), le 7 septembre 2018 à Marseille, à l'ouverture de l'université de rentrée de "Nos Causes Communes"

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19 octobre 2018 5 19 /10 /octobre /2018 21:55

 

Le congrès vient à point pour que le débat s’engage avec les adhérents

 

Le Mouvement Républicain et Citoyen est tranquille en apparence mais il a une vie intérieure qui commence à s’agiter au moment où est lancé son congrès 2018, qui aura lieu à Paris les 1er et 2 décembre. Le précédent congrès date de juin 2015. Un moment difficile puisqu’il avait acté le départ du fondateur, l’illustre homme d’État, Jean-Pierre Chevènement.

L’élection présidentielle 2017, après avoir vu Bastien Faudot s’engager dans une démarche de pré-candidature, s’est achevée sur une déception : les parrainages d’élus locaux étaient nettement insuffisants pour pouvoir faire campagne. Le retour vers le soutien du candidat PS était une décision subie. Le MRC n’en sortait pas indemne.

Depuis une année, les dirigeants sont en discussion avec Emmanuel Maurel et Marie-Noëlle Lienemann afin de préparer une initiative commune. C’était connu à l’intérieur de la structure mais le projet n’avait pas été soumis aux adhérents. Le congrès, qui aurait dû avoir lieu au second semestre 2017, fut repoussé d’un an, afin de laisser le temps aux dirigeants de l’aile gauche du PS de préparer leur départ de ce parti, ce qui fut fait début octobre.
 

Tout s’enchaîne ensuite, avec l’annonce de la création d’une nouvelle formation politique, d’un commun accord avec les dirigeants du MRC. Voir Le Monde, 19 octobre 2018 : Emmanuel Maurel et Marie-Noëlle Lienemann lancent « Après ».

Jean-Luc Laurent, Catherine Coutard et Bastien Faudot avaient le feu vert du MRC. Voir Le Conseil national du MRC donne son aval aux projets de la direction.
 

Toutefois, ils vont devoir vérifier l’accord supposé des adhérents dans le cadre du congrès dont les débats vont s’échelonner jusqu’au rendez-vous des 1er et 2 décembre.

La motion de la direction sortante autour de Jean-Luc Laurent va trouver en face d’elle la motion du député Christian Hutin et, peut-être, celle de deux responsables régionaux, Michel Sorin et Serge Maupouet - si celle-ci peut compter sur un minimum de dix signataires parmi les 65 membres titulaires du Conseil national.
 

Rappel :

- (7 octobre) : Congrès MRC 2018 : une contribution Sorin-Maupouet est proposée

- (13 octobre) : Projet de motion Sorin-Maupouet au prochain congrès MRC 2018

- (15 octobre) : Conseil national MRC 14 octobre 2018 : l'intervention de Michel Sorin

17 octobre) : Congrès 2018 : la motion Sorin-Maupouet pour la refondation du MRC
 

Cet article est le 3103 ème sur le blog MRC 53 - le 240ème dans la catégorie MRC national

Coralie Delaume, le 9 septembre, à Marseille, lors du débat sur la souveraineté populaire face au marché, a fait une intervention remarquée sur l'Europe.

Coralie Delaume, le 9 septembre, à Marseille, lors du débat sur la souveraineté populaire face au marché, a fait une intervention remarquée sur l'Europe.

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17 octobre 2018 3 17 /10 /octobre /2018 16:02

 

Le MRC doit devenir le parti de la gauche républicaine

 

Depuis notre précédent congrès, en juin 2015, la vie politique française a été chamboulée.

- L’année 2017 a vu le néolibéralisme - assumé et décomplexé - accéder au sommet de l’État en France. Les inégalités sociales sont accentuées, des libertés sont menacées. Les conditions du vouloir vivre ensemble n’existent pas sur l’ensemble du territoire national.

- La social-démocratie s’est écroulée, mettant fin au cycle d’Epinay, c’est-à-dire l’influence du Parti socialiste refondé en 1971 lors du congrès d’Epinay-sur-Seine, avec l’active participation du courant politique animé par Jean-Pierre Chevènement, dont nous sommes les héritiers. La gauche de gouvernement s’est dévoyée dans l’accompagnement des politiques néolibérales, imposées par les directives européennes.

Le monde est en crise. L’Union européenne est en crise. La France est en crise. Ce sont tous les fondamentaux qu’il faut repenser - à commencer par le politique, la République, la Nation - en y associant le peuple français.

 

Que peut faire notre Mouvement Républicain et Citoyen pour contribuer à ce renouveau de la pensée politique, que nous voulons en étroite relation avec les attentes populaires ?

Depuis sa fondation en 2003, le MRC n’a jamais organisé de Congrès aussi important que celui de 2018, car c’est son existence même qui est en question.

 

Pour mener à bien la stratégie de refondation républicaine de la gauche que nous avons adoptée en 2015, deux voies se dessinent :

- La voie vers laquelle nous engage la direction sortante avec la motion 1 (elle l’a fait voter majoritairement par le Conseil national le 14 octobre). C’est la création, début 2019, d’une formation politique nouvelle, à parité avec les anciens membres du courant de gauche du Parti socialiste « L’Union & l’Espoir », constitué autour d’Emmanuel Maurel et de Marie-Noëlle Lienemann. Le MRC survivrait jusqu’au congrès 2020, qui devrait décider de son devenir, soit la disparition définitive, soit son maintien en vie sous la forme, par exemple, d’un club de réflexion politique.

- L’autre voie que nous proposons avec la motion 3, c’est de conduire à son terme la mutation du MRC, engagée depuis notre congrès de juin 2015, en visant à lui donner les caractéristiques d’un parti politique de plein exercice et en recherchant les alliances avec d’autres composantes de la gauche républicaine. Et d’abord avec les amis d’Emmanuel Maurel.

Nous proposons d’associer politiquement le MRC au parti qu’ils vont mettre en place, sous la forme d’une fédération pouvant accueillir d’autres partis dans le cadre de l’alternative républicaine, écologiste et socialiste qu’a évoquée Emmanuel Maurel quand il a annoncé son départ du PS. On ne peut exclure, à terme, une fusion de ces partis fédérés mais cela nous semble prématuré d’en décider en si peu de temps.

 

A noter que la voie proposée par la motion 2, dont le premier signataire est Christian Hutin, député du Nord, ne se situe pas dans la perspective de refondation républicaine de la gauche, mais plutôt dans l’optique de porter les valeurs et l’héritage des républicains de gauche venant de divers horizons, de la tradition communiste jusqu’au gaullisme.

 

Voici le texte que nous avons présenté au Conseil national le 14 octobre.

 

Que voulons-nous dire, qui soit différent de ce que disent les deux autres motions ?

 

Nous nous plaçons dans la perspective de créer les conditions d’une alternative républicaine de gauche aux politiques néolibérales mises en œuvre depuis les années 1990 en France. C’est dans cette perspective que notre Mouvement a clairement opté pour un ancrage à gauche lors de notre précédent congrès en juin 2015.

 

Une telle alternative républicaine de gauche n’est possible qu’en s’alliant avec celles et ceux qui veulent en finir avec le néolibéralisme, cette idéologie implacable qui met en œuvre la société de marché et la soumission du politique aux intérêts des marchés financiers.

 

(…) Voir la suite : Projet de motion Sorin-Maupouet au prochain congrès MRC 2018

 

Par ailleurs, nous proposons la contribution intitulée « Rassembler, dynamiser, continuer le MRC pour agir et peser : un impératif pour la refondation républicaine de la gauche ». D’autres signatures se sont jointes aux nôtres, montrant l’intérêt de notre démarche.

Voir la contribution Sorin-Maupouet.

 

Premiers signataires : Michel Sorin (53, SN), Serge Maupouet (17, CN), Alain Laurent (87), Gérard Beillard (53), Ricardo Mella (17)


 

Cet article est le 3103 ème sur le blog MRC 53 - le 240ème dans la catégorie MRC national

Thierry Cotelle (trésorier MRC) animait l'atelier "Comment produire dans un monde globalisé ?" à Marseille le 8 septembre 2018 lors de l'université politique "Nos Causes Communes"

Thierry Cotelle (trésorier MRC) animait l'atelier "Comment produire dans un monde globalisé ?" à Marseille le 8 septembre 2018 lors de l'université politique "Nos Causes Communes"

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15 octobre 2018 1 15 /10 /octobre /2018 21:20

 

Le projet de créer une formation politique nouvelle doit être discuté

 

La direction du Mouvement Républicain et Citoyen avait mis des points importants à l’ordre du jour du Conseil national, hier, ce qui a suscité des débats intenses. Il en est sorti les décisions rapportées ici :

Le Conseil national du MRC donne son aval aux projets de la direction

Voici l’essentiel de mon intervention, qui a consisté à donner mon point de vue sur les trois projets soumis à l’approbation des membres du CN.

J’ai commencé par commenter très brièvement la situation politique. Le président de la République, élu depuis 18 mois, pousse au maximum la société de marché mais se heurte aux résistances de la société politique. Le clivage marché - souveraineté populaire est plus que jamais d’actualité. Pas seulement en France. Cela concerne toute l’Europe.

C’était le thème du principal débat à Marseille de l’université politique de « Nos Causes Communes ». Animé par Catherine Coutard, avec les interventions de Coralie Delaume, Marie-Noëlle Lienemann et Jean-Luc Mélenchon. « La souveraineté populaire face au marché ». Un évènement politique. Des intervenants de très bon niveau lors des ateliers et tables rondes sur les trois journées des 7, 8 et 9 septembre.

Une seule déception : la table ronde sur la planète. Le forfait d’une intervenante a déséquilibré le débat. Le libre-cours des thèses écologistes anti-nucléaires n’a pas été contrebalancé par un point de vue équilibré sur la politique énergétique de l’avenir.

Cela doit nous servir de leçon sur ce point. Mais les autres débats étaient à l’image de ce que nous voulons. Continuons sur ces bases.

Concernant les élections européennes, nous bénéficions de la nouvelle stratégie de Jean-Luc Mélenchon, dont le but est d’élargir sa base électorale. On ne peut pas refuser, pour quatre raisons :

- La proposition de La France Insoumise est la seule dont nous disposons,

- C’est d’eux que nous sommes les plus proches sur la question européenne,

- Ce serait un avantage d’aller sur cette liste de La France Insoumise avec Emmanuel Maurel, qui a un bon bilan de député au parlement européen,

- Ce serait l’occasion pour que Mélenchon et la FI nous connaissent mieux et apprécient ce que nous pouvons leur apporter.

Quant à la création d’une nouvelle formation politique, c’est la demande de nos amis qui quittent la maison PS et ont besoin d’en construire une autre. Cela peut être l’occasion pour nous de fermer boutique, puisque, comme il a été dit, nous sommes sur le déclin depuis notre naissance en 2003…

Serait-ce la bonne décision ? Je ne crois pas…

- Parce que notre déclin était lié à une conjoncture défavorable,

- Parce que nous n’avons jamais pris les moyens de faire du MRC un vrai parti politique. Sous Chevènement comme depuis 2015,

- Parce que ce n’est pas rendre service à Emmanuel Maurel et à Marie-Noëlle Lienemann que de saborder ce qui reste la principale composante républicaine de la future alternative populaire, républicaine, écologiste et socialiste, pourquoi pas communiste…

La réponse que nous pourrions donner à nos amis Maurel et Lienemann, c’est de leur proposer de créer les fondements de leur nouveau parti et que nous fassions avec eux, à parité, une amorce de fédération républicaine et socialiste, qui servirait de plate-forme à la future alternative populaire.

Depuis longtemps, nous parlons de refonder la gauche républicaine, comme base du rassemblement de l’ensemble de la gauche. Enfin, nous y sommes et, par l’intermédiaire de Emmanuel Maurel, nous avons commencé une relation avec Jean-Luc Mélenchon.

Mais, attention, ne ratons pas cette occasion unique qui vient après cinquante années d’un parcours méritant. En voulant aller trop vite dans la création de cette nouvelle formation politique, ou en y allant profondément divisés.

Recherchons les moyens de nous accorder entre membres du MRC, ce qui implique des concessions de part et d’autre. Je suis prêt à apporter mon aide à ce qui permettra de nous rassembler pour faire du MRC un vrai parti de la gauche républicaine.
 

Cet article est le 3102 ème sur le blog MRC 53 - le 239ème dans la catégorie MRC national

L'heure du déjeuner, le 8 septembre 2018, à Marseille, entre les exposés et débats de l'université de rentrée de "Nos Causes Communes"

L'heure du déjeuner, le 8 septembre 2018, à Marseille, entre les exposés et débats de l'université de rentrée de "Nos Causes Communes"

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14 octobre 2018 7 14 /10 /octobre /2018 21:59

 

Liste avec LFI aux européennes, club NCC, création d’un nouveau parti

 

Ce dimanche 14 octobre, à Paris, le Mouvement Républicain et Citoyen réunissait son parlement, le Conseil national, pour valider les propositions de son Bureau national.

Voir (9 octobre) : Un nouvel avenir se dessine à gauche, avec la participation du MRC

 

Après des débats, parfois vifs, mais de bonne tenue, pendant près de six heures, les votes ont approuvé les projets de la direction nationale, à la quasi-unanimité pour deux d’entre eux. Le 3ème, beaucoup plus discuté, à la majorité.

- Le premier projet concerne les élections européennes. La procédure est ouverte pour engager des discussions avec La France insoumise. Le secrétariat national a reçu mandat pour conclure. En cas d’accord, il pourrait y avoir une femme MRC en position éligible sur la liste présentée par LFI.

- Le deuxième projet vis à la structuration de « Nos Causes Communes » sous la forme d’une association. Cela concerne le MRC, République et Socialisme et le groupe autour de Emmanuel Maurel et Marie-Noëlle Lienemann.

- Le troisième projet validé par le Conseil national est la création d’une force politique nouvelle, à parité entre le MRC et le groupe Maurel-Lienemann qui a décidé de rompre avec le PS.

 

Le congrès aura lieu les 1er et 2 décembre 2018 à Paris. Trois motions d’orientation* et des contributions ont été enregistrées, en attente de validation le 22 octobre par le secrétariat national.

* Deux motions sont présentées par le président Jean-Luc Laurent et par le député Christian Hutin. Une troisième, présentée par Michel Sorin, veut un accord au congrès entre ces deux motions. Voir (13 octobre) : Projet de motion Sorin-Maupouet au prochain congrès MRC 2018


Cet article est le 3101 ème sur le blog MRC 53 - le 238ème dans la catégorie MRC national

Catherine Coutard, vice-présidente du MRC, animait le débat principal de l'université politique de rentrée de "Nos Cause Communes" le 9 septembre 2018 à Marseille

Catherine Coutard, vice-présidente du MRC, animait le débat principal de l'université politique de rentrée de "Nos Cause Communes" le 9 septembre 2018 à Marseille

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13 octobre 2018 6 13 /10 /octobre /2018 13:06

 

La gauche républicaine a besoin d’un MRC rassemblé et dynamique

 

C’était à 12h ce 13 octobre que s’achevait le temps du dépôt des contributions et motions d’orientation en vue du congrès MRC 2018. Serge Maupouet et moi-même avons déposé deux textes :

- une contribution Sorin-Maupouet au débat général, cosignée par Bruno Moschetto et Paul-Henri Pillet, membres du secrétariat national, par Jean-Pierre Lettron, membre du bureau national, par Serge Lezement, membre du conseil national et par des militants départementaux, Gérard Beillard, Roland Daligaux, Jean-Luc Delcampo, André Ducat, Alain Laurent, Ricardo Mella.

- un projet de motion Sorin-Maupouet, cosignée par Gérard Beillard (53), Jean-Luc Delcampo (17) et Ricardo Mella (17), qui sera une motion si elle signée par huit autres membres du Conseil national.

Voici ce texte, intitulé « La gauche républicaine a besoin d’un MRC rassemblé et dynamique »

Dans le cadre du Congrès 2018 du MRC, nous avons signé la contribution intitulée « Rassembler, dynamiser, continuer le MRC pour agir et peser : un impératif pour la refondation républicaine de la gauche ». D’autres signatures se sont jointes aux nôtres, montrant l’intérêt de notre démarche.

 

Mais, au vu des positionnements de la direction sortante autour de Jean-Luc Laurent d’une part, de ses opposants autour de Claude Nicolet d’autre part, nous n’apercevons pas, à l’horizon du 2 décembre, les conditions d’un rapprochement entre les deux motions, que nous considérons pourtant comme étant indispensable pour aborder au mieux les années qui viennent avec l’objectif de refonder la gauche républicaine.

 

C’est pourquoi nous demandons aux membres du Conseil national la permission de présenter cette motion au vote des adhérents. Avec nous, si huit camarades décident de cosigner le présent texte, celui-ci pourra se transformer en motion. Cela implique, bien sûr, la condition qu’ils n’aient pas signé une des deux motions déjà en place.

 

Que voulons-nous dire, qui soit différent de ce que disent les deux autres motions ?

 

Nous nous plaçons dans la perspective de créer les conditions d’une alternative républicaine de gauche aux politiques néolibérales mises en œuvre depuis les années 1990 en France. C’est dans cette perspective que notre Mouvement a clairement opté pour un ancrage à gauche lors de notre précédent congrès en juin 2015.

 

Une telle alternative républicaine de gauche n’est possible qu’en s’alliant avec celles et ceux qui veulent en finir avec le néolibéralisme, cette idéologie implacable qui met en œuvre la société de marché et la soumission du politique aux intérêts des marchés financiers.

 

Qui sont-ils celles et ceux avec qui nous pouvons nous allier ? Les plus proches, autour d’Emmanuel Maurel et de Marie-Noëlle Lienemann, viennent de décider de quitter le Parti socialiste.

Que dit Maurel (Le Monde, 12 octobre 2018) ? « Je ne doute pas un instant que nous soyons au début d’un cycle de recomposition. Il faut travailler au programme qui sera celui de l’alternative républicaine, écologiste et socialiste, qui pourra permettre de gagner en 2022 ».

 

Nous sommes d’accord, à ceci près que le rassemblement devra s’étendre à beaucoup d’autres, à commencer par les communistes, quand ils en auront fini avec leur congrès 2018.

 

Qui peut mieux que nous porter la composante républicaine de cette alternative, sous réserve que nous remplissions deux conditions :

1- que nous décidions de rassembler et dynamiser le Mouvement Républicain et Citoyen, comme nous le demandons par ailleurs dans notre contribution. Cela suppose de prendre en considération les propositions que nous portons depuis le congrès 2010, sans avoir été entendus,

2- que nous décidions ensemble d’argumenter auprès de nos amis Maurel et Lienemann en montrant qu’il serait malvenu de procéder à la création d’une nouvelle formation politique en 2019.

 

Ce n’est pas en fusionnant, de suite, deux courants politiques qui ont cheminé séparément depuis 25 ans que nous préparerons au mieux l’alternative populaire que nous appelons conjointement de nos vœux. Celles et ceux qui ont vécu depuis 25 ans sous le toit d’un PS libéral et fédéraliste (dans le rapport à l’Europe) ont certainement des différences de conception politique avec nous, qui avons adopté le logiciel républicain et souverainiste dès le traité de Maastricht.

 

Le risque serait grand qu’en agissant ainsi, nous perdions beaucoup d’adhérents du MRC, ce qui nous ferait aller à l’inverse de l’objectif de renforcer la composante républicaine de l’alternative de gauche.

Il doit y avoir une possibilité de travailler étroitement ensemble entre les deux composantes, socialiste et républicaine, sans se fondre immédiatement dans une formation nouvelle.

 

La proximité des élections européennes nous rapproche, dans la mesure où un accord est en bonne voie avec La France Insoumise, concernant les anciens membres de « L’Union & l’Espoir » et le MRC, séparément. C’est une bonne décision pour deux raisons :

- C’est la seule proposition qui nous est accessible,

- La France Insoumise est l’organisation politique la plus proche de nos positions européennes.

 

En présentant ce texte de motion, nous voulons contribuer à ce que nos camarades des deux motions existantes acceptent de débattre, dans l’intérêt de notre Mouvement mais aussi de celui du projet d’alternative de gauche auquel tient Emmanuel Maurel. Et nous voulons aboutir au congrès à un compromis le meilleur possible entre les motions en présence.

 

Nous n’abordons pas ici les grands points qui font l’armature intellectuelle de notre mouvement qui reste profondément marquée par les apports successifs depuis le lancement du CERES (Centre d’étude, de recherche et d’éducation socialiste), il y a plus de 50 ans, à l’initiative, notamment, de Jean-Pierre Chevènement et de Didier Motchane.

 

Notre attachement aux idées portées successivement, d’abord au sein de la SFIO et du Parti socialiste, par le CERES, et « Socialisme et République », puis, directement, par le Mouvement des Citoyens et le Mouvement Républicain et Citoyen depuis 1993, motive profondément notre présente initiative. Non seulement nous refusons que soit rompu le lien avec cette histoire commune, mais, plus encore, nous affirmons qu’il faut s’appuyer dessus pour relancer et conforter la composante républicaine et citoyenne de la gauche que nous voulons refonder en vue des prochaines échéances électorales.

 

Rappel articles à ce sujet :

- (9 octobre) : Un nouvel avenir se dessine à gauche, avec la participation du MRC

- (10 octobre) : Le congrès 2018 verra deux motions s'opposer sur le devenir du MRC


 

Cet article est le 3100 ème sur le blog MRC 53 - le 237ème dans la catégorie MRC national

Jean-Luc Laurent, président du MRC, et Marie-Noëlle Lienemann, le 7 septembre 2018 à Marseille

Jean-Luc Laurent, président du MRC, et Marie-Noëlle Lienemann, le 7 septembre 2018 à Marseille

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10 octobre 2018 3 10 /10 /octobre /2018 22:04

 

La direction sortante est face à une opposition résolue à en découdre

 

Le congrès 2015 du Mouvement Républicain et Citoyen avait été marqué par le retrait de son fondateur, Jean-Pierre Chevènement. Son successeur à la présidence du MRC depuis 2010, Jean-Luc Laurent, avait tenu à présenter son propre texte, dans lequel l’ancrage à gauche du Mouvement était clairement mise en avant.

Voir l'intervention de Michel Sorin, lors du Conseil national qui précédait le congrès 2015.

Comment se présente le congrès 2018, qui aura lieu à Paris les 1er et 2 décembre ?

La direction sortante (Jean-Luc Laurent, Catherine Coutard, Bastien Faudot) est en contact privilégié depuis un an avec les dirigeants de la sensibilité de gauche du Parti socialiste (Emmanuel Maurel, Marie-Noëlle Lienemann). Ceux-ci ont annoncé publiquement leur désaccord avec leurs camarades du PS sur la question européenne. Si le vote des militants sur leur texte pour les élections européennes n’est pas majoritaire (résultat connu à la fin de cette semaine), ils se résoudront à fonder un nouveau parti. Ils souhaitent le faire à parité avec le MRC, lors d’un congrès fondateur au début 2019.

Le président, la vice-présidente et le porte-parole, lors d’un séminaire de la direction du MRC, le 3 octobre, puis lors d’un bureau national, le 8 octobre, ont présenté et défendu avec conviction leur projet, qui consiste à :

- transformer « Nos Causes Communes » en association sous la forme d’un club

Voir sur le site du MRC : Après le succès des Universités de rentrée « Nos Causes Communes »

- créer une force politique nouvelle en 2019, à partir de « L’Union & l’Espoir » et le MRC, à parité,

- finaliser l’accord préparé avec La France Insoumise en vue des élections européennes.

Voir : Un nouvel avenir se dessine à gauche, avec la participation du MRC


 

Face à eux, Claude Nicolet et Christian Hutin ont annoncé qu’ils préparaient une motion. Voir Pour agir avec le MRC pour la France et la République, nous déposerons une motion lors de notre congrès.

Une confrontation se prépare lors de la prochaine réunion du Conseil national le 14 octobre.


 

Entre les sortants et les opposants, deux membres du Conseil national proposent une contribution - qui pourrait se transformer éventuellement en motion, s’il y avait dix membres du Conseil national se déclarant signataires. Voir projet de motion Sorin-Maupouet.

Les votes en Bureau national, le 8 octobre, ont été unanimes en faveur de la transformation de « Nos Causes Communes » en association-club, ainsi que sur la participation du MRC aux élections européennes sur la liste de La France Insoumise.

La création d’une nouvelle formation politique avec « L’Union & l’Espoir » sera la question débattue lors du congrès. Il serait très souhaitable qu’il y ait un compromis trouvé sur cette question au congrès car nous défendrons mieux nos idées si nous sommes unis.


 

Cet article est le 3099 ème sur le blog MRC 53 - le 236ème dans la catégorie MRC national

Débat animé par Catherine Coutard (MRC) le 9 septembre 2018 à Marseille dans le cadre de "Nos Causes Communes"

Débat animé par Catherine Coutard (MRC) le 9 septembre 2018 à Marseille dans le cadre de "Nos Causes Communes"

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