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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine autour des idées de Jean-Pierre Chevènement. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens après les élections de 2002.
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20 décembre 2013 5 20 /12 /décembre /2013 23:36

La « virgule » de Sablé, un bon point collectif !

 

C’est une belle histoire, qui a bénéficié de l’intelligence de tous. A l’origine, il y a une association, la FNAUT (Fédération nationale des usagers des transports), qui a proposé « la virgule de Sablé» dès les premières études (1999-2001) concernant la nouvelle ligne à grande vitesse* LGV Bretagne-Pays de la Loire. « Un aménagement pensé par les usagers pour les usagers », comme l’écrit Fabrice Eymon dans un communiqué de presse, le 28 août 2012. Voir Les travaux de la « virgule de Sablé » ont commencé officiellement...

 

La FNAUT m’avait alerté sur ce projet quand j’étais conseiller régional des Pays de la Loire et je me souviens être intervenu auprès du président Fillon, en 2003, à ce sujet. Voir cet article du blog du MRC 53  : La Mayenne et la Sarthe : s'unir pour mieux se faire entendre ! - 7 octobre 2006  

La « virgule » de Sablé

Revenons à la « virgule » de Sablé. De quoi s’agit-il ? C’est un moyen pour les habitants du nord de la région (la Mayenne) et, aussi, de Rennes, d’utiliser un transport collectif rapide vers Angers et Nantes (actuellement, Laval - Nantes en 2h15 par autocar).

La « virgule » de Sablé permettrait de relier Laval et Nantes en 1h15 par des TER rapides avec arrêts à Sablé et Angers (voir le Courrier de la Mayenne, 5 octobre). En créant une voie supplémentaire sur 4 km, on raccorderait la ligne Rennes - Le Mans à la ligne Le Mans - Nantes, à hauteur de Sablé.

C’est une avancée de taille car, jusqu’à présent, les projets ferrés concernaient les liaisons entre Paris et la province. Je salue le travail réalisé par les amis mayennais (Fabrice Eymon, notamment) et ligériens de la Fédération des associations d’usagers des transports (FNAUT) qui ont sensibilisé les élus régionaux dès 2003 à ce projet de « virgule » (je suis intervenu auprès du Président de la Région et en Commission permanente du Conseil régional, fin octobre 2003 à ce sujet).

La position du Conseil régional a été longtemps réservée. Du côté des cadres, on disait que le blocage était au ministère des transports et, du côté des élus régionaux, on mettait en avant les réticences des élus de l’agglomération mancelle…

 

L’arrivée de la gauche à la tête du Conseil régional, en 2004 (présidence de Jacques Auxiette), a contribué à la prise en compte de cette fameuse « virgule de Sablé » (3,6 km de voie LGV sur la commune de Auvers-le-Hamon près de Sablé-sur-Sarthe, qui raccorde la nouvelle ligne LGV Le Mans-Rennes et l’actuelle ligne TGV Le Mans-Nantes).

Voir cet article de L’avenir agricole, hebdomadaire d’informations agricoles et générales, publié dans l’édition du 13 décembre 2013 : La virgule de Sablé

Les travaux de la virgule de Sablé sont “en avance”, a indiqué mardi RFF à des élus de la Région et à la presse. Ce contournement, situé au sud du tracé, qui fait passer la ligne LGV Le Mans-Rennes par l'ancien fief de François Fillon, doit permettre de raccorder plusieurs lignes au réseau à grande vitesse. La virgule dite “de Sablé” traverse en fait la commune d'Auvers-le-Hamon, sur 3,6 kilomètres.

Le montant global des travaux, qui doivent prendre fin en décembre 2014, s'élève à 52 millions d'euros. Son financement est un peu spécifique, puisque ce sont les collectivités locales qui y contribuent fortement, à hauteur de 55%, contre 23% de l'Etat et 22% de RFF. A eux seuls, les Pays-de-la-Loire prennent en charge 25% de l'investissement. Il faut dire que cette jonction répond à plusieurs ambitions du conseil régional : développer le fret et un TER rapide. La future LGV permettra de désengorger le trafic des lignes existantes, mais aussi de recevoir de nouveaux dispositifs de transports.

Ce sera en effet la première fois qu'un TER roulera sur une ligne TGV, pour la mise en place du SRGV, le service régional à grande vitesse, en grande partie rendu possible par la virgule sarthoise. L'idée est aussi de relier cette jonction à une autre virgule, celle de Savenay en Loire-Atlantique et ainsi, de “relier le port de Saint-Nazaire au reste de la France”.

 

Voir aussi : LGV : cette virgule fait gagner des points au train (Ouest-France, 10 décembre 2013).

Il fait à peine quatre kilomètres mais ce bout de voie en passe de raccorder la nouvelle ligne Rennes-Le Mans à la ligne Paris-Nantes va être précieux. Des temps de trajet seront quasiment divisés par deux.

 

* Inquiétude de riverains de la base de travaux LGV à Saint-Berthevin - 21 novembre 2012 

 

Cet article est le 28ème paru sur ce blog dans la catégorie Régions info ouest.

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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 21:42

L’Etat se heurte à une profonde dissidence

 

C’était le temps du rapprochement des deux Conseils régionaux de Bretagne et des Pays de la Loire, après les élections régionales de mars 1998. Majorité de droite (Fillon président) et opposition de gauche (Vaugrenard représentant Ayrault, mais aussi Auxiette) des Pays de la Loire étaient sur la même longueur d’onde pour coopérer avec les Bretons dans la perspective du développement du Grand Ouest. A vrai dire, l’opposition bretonne (Le Drian) était plus allante que la majorité (De Rohan, président).

 

J’ai conservé mon dossier de conseiller régional. La réunion commune des Conseils régionaux de Bretagne et des Pays de la Loire avait lieu le 5 juillet 1999 au centre culturel « Le Triangle » à Rennes. Réunion historique, car la seule réunion commune à ce jour dans l’histoire des deux conseils régionaux.

Je retiens de la déclaration liminaire de François Fillon, en tant que président de la Région des Pays de la Loire, lors de cette réunion :

« (…) Il nous faut forcer la porte du schéma de développement de l’espace communautaire, schéma qui néglige aujourd’hui la façade atlantique. Il nous revient de valoriser notre situation géographique, en première ligne face au Grand Large, au cœur de l’Arc atlantique.

A cet égard, l’illustration de deux grands dossiers dont l’issue heureuse réduirait le handicap de notre périphéricité s’avère primordiale.

D’abord sur ce qu’on appelle le barreau Est-Ouest de l’Ile-de-France, c’est-à-dire l’interconnexion des réseaux TGV Ouest et du reste de l’Europe (…).

Second dossier : nos liaisons aériennes. Je veux évoquer ici le projet d’aéroport international de Notre-Dame des Landes. Il s’agit du seul projet d’aéroport international situé à courte distance de nos deux capitales régionales. Je suis convaincu que nous ne mesurons pas encore aujourd’hui complètement l’ampleur des effets bénéfiques que ce projet pourrait avoir pour nos deux économies et pour l’Ouest tout entier. Je pourrais ajouter à ces deux dossiers la modernisation de nos lignes ferroviaires TGV et interrégionales, la promotion des ports bretons et ligériens (…) ».

Dans son intervention finale, François Fillon revenait sur le sujet en déclarant :

« Un aéroport international pour le Grand Ouest ? C’est là un enjeu fondamental pour notre développement ! »

 

On ne comprend rien au projet d’aéroport de Notre-Dame des Landes si l’on ne prend pas en compte la volonté des grands élus de la région des Pays de la Loire - Fillon, Ayrault et Auxiette, en tête - de contourner le handicap de la situation géographique de l’Ouest de la France, loin de la Banane bleue représentant le cœur industriel européen.

 

Les élus bretons étaient plus intéressés par la ligne nouvelle TGV Le Mans-Rennes afin de rapprocher la Bretagne de Paris (la LGV sera mise en service en 2017, voir à ce sujet cet article : Inquiétude de riverains de la base de travaux LGV à Saint-Berthevin - 21 novembre 2012). 

Il m’est apparu évident que les deux décisions (nouvel aéroport et nouvelle ligne ferroviaire LGV) ont été liées afin d’obtenir les financements des diverses collectivités concernées sur les deux régions Bretagne et Pays de la Loire.

 

Le passage à l’acte n’a pas posé de problème s’agissant de la « LGV Le Mans-Rennes Bretagne Pays de la Loire », d’autant plus que la proposition de la FNAUT concernant La "Virgule de Sablé a été acceptée, apportant une grande satisfaction en Pays de la Loire. De plus, le besoin de ligne ferroviaire à grande vitesse n’est contesté, ni par les écologistes et les citoyens, ni par les agriculteurs concernés.

Par contre, s’agissant d’un aéroport de cette envergure et d’un projet initial qui date de 40 ans (il répondait à des besoins datés), le passage à l’acte est d’autant plus difficile que la crise est passée par là, justifiant de revoir le bien fondé des grands projets d’investissement, notamment quand ils consomment beaucoup d’espace agricole et rural, ce qui est le cas de ce Projet d'aéroport du Grand Ouest (Wikipédia).

 

Depuis le début de la relance du projet (fin des années 1990), les écologistes étaient extrêmement réservés, voire opposés. Les tensions entre eux et les socialistes, lors de la préparation des élections régionales de 2010, étaient lourdes de menaces (voir Futur aéroport Nantes Notre-Dame-des-Landes : Tension PS-écologistes - 24 juillet 2010).

 

La procédure a suivi son cours depuis qu’en 2000, a été présenté officiellement un projet de transfert à Notre-Dame des Landes (à 25 km au nord de Nantes et 80 km de Rennes) de l’aéroport de Nantes-Atlantique, situé à la périphérie de Nantes, au sud de l’agglomération.

 

Selon Michel Marchand (M’PEP), qui a publié une argumentation contre le projet - voir le texte Non à l’aéroport Notre-Dame-des-Landes - en faisant l’historique, un débat public a eu lieu à partir de 2003, portant notamment sur la non saturation de l’actuel aéroport. Des études ont été réalisées avant l’enquête publique en 2006 et, en avril 2007, la commission d’enquête a donné un avis favorable avec réserves et recommandations. Le transfert est décidé par le gouvernement en 2008 (déclaration d’utilité publique par décret) avec le qualificatif « haute qualité environnementale ». Un recours est rejeté en 2009 par le Conseil d’Etat. Un appel d’offres est lancé en octobre 2009 pour la concession du projet de nouvel aéroport. L’Etat signe un contrat avec le groupe Vinci, le 31 décembre 2010. Les travaux débuteront en 2014 pour une mise en service en 2017. Le nouvel aéroport « sera un équipement essentiel au développement économique du Grand Ouest et exemplaire sur le plan environnemental ». 

  

Ouest-France, dans son édition du 16 novembre 2012, a résumé Le projet d’aéroport, en chiffres, après avoir, le 16 octobre 2010, présenté L'aéroport de Notre-Dame-des-Landes en dix questions.

 

L’opposition au projet s’est accentuée depuis la fin de l’été 2012. Voir La bataille de "Notre-Dame-des-Colères" (Le Monde, 16 novembre 2012).

Voir le site des associations qui s’opposent : Avec l'ACIPA, dites NON! au projet d'aéroport de Notre-Dame des Landes

 

Le président de la République a réagi. Voir Hollande défend le projet de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Le Monde, 16 novembre 2012).

 

Sur le site de Nantes Métropole, le 17 novembre 2012, les présidents de région, de département, d’agglomération et de ville publient un communiqué intitulé « Transfert de l'aéroport : nous ne nous laisserons pas dicter notre destin ». Extrait.

Il y a 20 ans, nous avons refusé le déclin. Nous avons toujours fait le choix du développement et du désenclavement du Grand Ouest.
Il est de notre responsabilité de préparer l'avenir et nous ne permettrons à personne de casser cette dynamique de croissance gage d'emploi, de pouvoir d'achat et de qualité de vie. Nous entendons garder notre destin en main et continuerons à assurer le développement durable de notre territoire, y compris avec le transfert de l'aéroport et le TGV jusqu'à Rennes.
Nous rappelons que les élus de 2 Régions, 4 Départements et plus de 50 communes soutiennent ce transfert qui profitera à tout le grand Ouest.
Nous ne sommes pas le Larzac. Il ne s'agit pas d'implanter un camp militaire, mais de transférer un équipement qui permettra la création de milliers d'emplois et le développement de tout un territoire. Nous défendons l'aéronautique et les emplois industriels.

Pourquoi Notre-Dame-des-Landes cristallise les tensions (Le Figaro, 23 novembre 2012)

FOCUS - Retour sur le projet d'Aéroport du Grand-Ouest vieux de 50 ans, les raisons qui ont motivé sa naissance et les arguments opposés par ses détracteurs.

L’association ATTAC (23 novembre 2012) soutient les opposants. Voir Notre Dame des Landes : faire atterrir le gouvernement. (…) De la même manière que le Larzac est devenu un symbole de la lutte contre la toute-puissance étatique et militaire, Notre-Dame des Landes est devenue le symbole d’un refus : celui d’une politique d’aménagement du territoire héritée du siècle passé, qui préfère la destruction et le bétonnage des terres fertiles à la promotion de la relocalisation de la production agricole et des échanges ; celui de la croyance que la sortie de crise se fera par le développement d’infrastructures inutiles et imposées, prédatrices en énergies fossiles, plutôt que par la conversion écologique de nos sociétés. Notre-Dame des Landes n’est pas seulement un symbole et un refus. Elle est un lieu où s’expérimentent des alternatives : relocalisation, sobriété énergétique, autonomie (…).

Voir aussi : Notre-Dame-des-Landes : les opposants posent les conditions du dialogue (Le Monde, 26 novembre 2012)

Cet article est le 27ème paru sur ce blog dans la catégorie Régions info ouest.

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24 juillet 2010 6 24 /07 /juillet /2010 22:47

Les engagements électoraux interprétés différemment

 

Avant d’en venir aux différends entre les alliés du second tour des élections régionales de mars 2010, il importe de situer le décor. Dans un article paru le 21 janvier 2010 dans Ouest-France, Gaspard Norrito - avec Marc Lambrecht - mène l’enquête.

 

Le projet d’aéroport qui fait parler depuis 40 ans, chance de développement ou folie des grandeurs ?

L’idée de créer un nouvel aéroport a presque un demi-siècle. Le choix de Notre-Dame-des-Landes, à 22 km au nord de Nantes, naît dans les années 1970. Le Département achète progressivement un millier d’hectares. Le projet resurgit de loin en loin. Les intentions se précisent en 2000 lorsque Lionel Jospin, Premier Ministre, donne son feu vert. La phase d’enquête publique est ouverte en 2002. Le 9 février 2008, le Conseil d’Etat reconnaît l’utilité publique du projet.  

581 millions ou 2 milliards ?

Le nouvel aéroport, livrable dans cinq ans, empiéterait sur quatre communes. Conçu pour accueillir jusqu’à 9 millions de voyageurs, il sera doté de deux pistes parallèles (Nantes Atlantique en a une). L’aéroport et les dessertes devraient engloutir 1650 hectares de terres, surtout agricoles. L’Etat, maître d’ouvrage, estime son coût, hors infrastructures routières et ferrées, à 581 millions d’euros HT, valeur 2006. Ses contradicteurs, s’appuyant sur des extensions similaires, le situent à 2 milliards.

Qui paiera l’aéroport, les routes et le rail ? Combien d’argent public sera finalement mobilisé ? Les compagnies low-cost, seules à progresser, accepteront-elles de payer les taxes aéroportuaires ? Comment se fera la répartition entre fonds publics et privés ? Nul n’est en mesure de répondre à ces questions… décisives.  

Qui est pour, qui est contre ?

« C’est un transfert », insistent les défenseurs du projet, signifiant ainsi qu’il est conforme au Grenelle de l’environnement. Ce que contestent les opposants. Jean-Marc Ayrault, député-maire PS de Nantes, est le plus ardent défenseur de Notre-Dame. Il se prononce pour la disparition de l’actuel aéroport et la création, dans les 300 ha libérés, d’une zone d’activités économiques. Le patron de Nantes-Métropole entraîne dans son sillage les maires de gauche de l’agglomération.

Egalement favorables au projet, Jacques Auxiette, président PS de la Région, Patrick Mareschal, président PS de Loire-Atlantique et l’UMP, dont le Premier Ministre sarthois, François Fillon.

Parmi les opposants, le maire de Notre-Dame, Françoise Verchère, conseillère générale Parti de Gauche et ancien maire de Bouguenais, site de l’actuel aéroport, ainsi qu’Europe-Ecologie, le MoDem, Cap21… Et 500 élus de Loire-Atlantique et au-delà.  

Les raisons d’un choix ou d’un rejet ?

L’Etat, maître d’ouvrage, est soutenu par les grandes collectivités et la Chambre de commerce. Les promoteurs du projet mettent en avant deux motivations : la saturation à terme de l’aéroport actuel, des contraintes d’espace et le danger de survol de Nantes. Raisons auxquelles s’ajoutent la volonté d’aménagement de l’île de Nantes, située dans l’axe de la piste, et le ras-le-bol des riverains.

Les opposants affirment que la saturation n’est pas pour demain. L’actuel équipement peut accueillir 4 millions de passagers et l’avenir du transport aérien est incertain, du fait de la raréfaction de l’énergie et des orientations en faveur du climat. Ils dénoncent la destruction de terres arables et la facture pour le contribuable, au détriment d’autres dépenses, sociales et d’aménagement, estimées prioritaires. Enfin, ils considèrent que l’aménagement de la piste actuelle et le recours à une technologie de guidage adaptée pourraient éviter le survol partiel de Nantes.  

Voir aussi : le Projet d'aéroport du Grand Ouest

Et L'aéroport Notre-Dame-des-Landes (Novethic)

 

Les discussions entre le PS et Europe Ecologie après le premier tour des élections régionales dans les Pays de la Loire avaient débouché sur un accord de liste commune pour le second tour (voir Régionales 2ème tour en Pays de la Loire : Auxiette favori face à Béchu - 20 mars 2010).  

La circulaire Auxiette présentait ainsi la question épineuse du nouvel aéroport : Auxiette Laval 110310 004

L’union n‘efface pas les différences d’appréciation sur le projet de nouvel aéroport à Notre-Dame-des-Landes : associés dans la nouvelle majorité régionale, ses partisans comme ses adversaires continueront à défendre, hors et dans l’assemblée, leurs points de vue respectifs.  

En cette matière comme pour le reste, l’Etat doit assumer ses responsabilités et ne pas chercher auprès des collectivités locales, dont il organise par ailleurs l’asphyxie budgétaire, des compléments de financements.

Nous partageons le souhait que les collectivités locales ne soient pas sollicitées sur le financement de la plateforme. Si elles l’étaient, « Europe Ecologie » maintiendrait son opposition résolue à toute forme de financement, « La Gauche en action » répondrait à cette sollicitation éventuelle suivant l’unique modalité d’avance remboursable à l’exclusion de toute subvention d’investissement ou participation au déficit d’exploitation de la plateforme.

Par ailleurs, en conséquence de ses choix prioritaires, la Région ne financera pas au cours de ce mandat de nouveaux programmes routiers, concentrant ainsi ses moyens sur le ferroviaire.

 

Dans son blog, Ouvrir le champ des Possibles (voir le Blog Christophe Clergeau), le premier vice-président de la Région des Pays de la Loire, qui était le directeur de campagne de Jacques Auxiette, faisait le point, le 17 juillet, de l’avancée du projet de nouvel aéroport.

L’aéroport de Notre-Dame-des-Landes en vue : Une nouvelle étape a été franchie vers la création de l'aéroport de Nantes et de l'Ouest à Notre-Dame-des-Landes. Après la déclaration d'utilité publique prise il y a déjà de nombreux mois, un accord sur le financement de la plateforme aéroportuaire et de ses accès a été conclu jeudi 15 juillet entre l'Etat et les collectivités locales … Pour lire la note entièrement, veuillez cliquer ici.

 

Dans Ouest-France daté du 24-25 juillet, Marc Le Duc fait état des réactions des élus d’Europe Ecologie au Conseil régional : Tension PS-Europe écologie à la Région - Le financement du futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes suscite de vives tensions entre le PS et Europe écologie.  

« Par tous les moyens », avertissent les élus d’Europe écologie, ils refuseront une « trahison » de l’accord signé avec le PS au lendemain du premier tour des élections régionales. La Région vient de s’engager, avec l’Etat, à financer le nouvel aéroport de Notre-Dame-des-Landes et sa desserte routière. Les écologistes ressortent l’accord électoral, tel qu’il fut alors exposé sur les estrades. « L’accord c’était : pas un euro pour la desserte routière ! » rappelle leur chef de file Jean-Philippe Magnen. « La Région ne financera pas […] de nouveaux programmes routiers », dit aussi le texte. Et pour Europe écologie, les dessertes routières de l’aéroport sont bien un nouveau programme routier.  

Le socialiste Christophe Clergeau, premier vice-président, ne l’entend pas ainsi. « La décision de principe de financement des dessertes routières avait été prise bien avant les élections, et n’est donc pas concernée par l’engagement de ne pas enclencher de nouveaux programmes routiers. Les négociateurs écologistes en étaient parfaitement informés. Il n’y a donc là aucun manquement à l’accord », réplique Christophe Clergeau, dont les propos laissent « pantois » les élus écologistes. « Aucun document ne l’atteste, aucune délibération n’a été prise engageant le conseil régional à financer les dessertes routières », proteste Europe écologie.  

Le risque d’une crise politique au sein de la majorité régionale ? Trois rendez-vous majeurs vont marquer les mois qui viennent : les cantonales de mars, les sénatoriales de septembre 2011, la présidentielle 2012. Personne n’a intérêt à engager un bras de fer.

Dans les coulisses des grandes collectivités, on parle aussi d’un possible « pot commun ». Les contributions respectives des régions Pays de la Loire et Bretagne, de la Loire-Atlantique et de Nantes Métropole (115,5 millions d’euros au total) pourraient être mises ensemble. Ce qui éviterait d’identifier tel ou tel contributeur lorsque serait financée la desserte routière…

 

Cet article est le 26ème paru sur ce blog dans la catégorie Régions info ouest.

 

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23 juillet 2010 5 23 /07 /juillet /2010 21:58

Le président Sarkozy à la reconquête des ouvriers

 

Le président de la République était en déplacement, ce 23 juillet, à Saint-Nazaire, en Loire-Atlantique, pour confirmer son volontarisme à l’égard des Chantiers navals, qui subissent depuis un an de fortes baisses de commandes, à l’origine d’un chômage technique important et d’un plan de départs volontaires (2280 salariés actuellement et autant chez les sous-traitants). Voir Les chantiers navals de Saint-Nazaire au ralenti (France-info, 21 juillet).  

 

J’ai visité récemment ce site industriel remarquable (voir Les anciens Conseillers régionaux ont visité Nantes et Saint-Nazaire - 12 juin 2010  

 

Voir Visites des Chantiers navals de Saint-Nazaire).

Les Chantiers de Saint-Nazaire, un des plus anciens chantiers navals d’Europe, s’étendent sur plus de 100 hectares en bordure de Loire. La construction navale est implantée à Saint-Nazaire depuis près d’un siècle et demi, c’est ici que sont nés les paquebots de légende, comme Ile de France (1927), Normandie (1935), France (1962) …et plus récemment le Queen Mary 2.

Voir L´entreprise - STX Europe AS qui a succédé aux Chantiers de l'Atlantique

Et Saint-Nazaire : L'Etat « fournira sa garantie » au projet de MSC (Mer et Marine, 18 février 2010)

 

La visite du président Sarkozy était annonciatrice de bonnes nouvelles pour les Chantiers navals.

Voir A Saint-Nazaire, Sarkozy promet deux navires pour la Russie (Le Monde, 23 juillet).

 

A Saint-Nazaire, Sarkozy vante son volontarisme industriel aux frais du contribuable (Le Monde, Arnaud Leparmentier, 23 juillet). Extrait.

(…)  STX, c'est le colbertisme à la française, la marque de fabrique de Nicolas Sarkozy, qui a fait d'Alstom et ses filiales le symbole de son activisme. L'aventure STX se résume en trois étapes : prise de participation de l'Etat à hauteur de 33 % fin 2008 ; mise en chantier anticipée d'un bateau de projection et de contrôle (BPC), le Dixmude, pour la marine nationale dans le cadre du plan de relance de 2009 ; intervention de l'Etat et de ses banquiers pour faciliter la commande d'un navire par un armateur italien, qui a été signée juste avant la visite de M. Sarkozy.

Ainsi, l'Etat intervient partout : il paie pour recapitaliser l'entreprise, il achète ses navires pour la marine nationale, il garantit financièrement la commande d'un client étranger.

Là n'est pas l'essentiel pour M. Sarkozy, qui refuse tout abandon du secteur : "On n'est plus un grand pays si on ne sait pas fabriquer des trains, des avions, des voitures des bateaux."

"ON A CONNU PIRE"

Il n'empêche qu'il faut essayer de s'affranchir de l'Etat français. La Libye a commandé un navire de croisière, tandis que M. Sarkozy s'est estimé en mesure d'annoncer que deux autres Mistral seraient construits. "Avec nos amis russes, vous allez fabriquer les deux BPC. Le contrat, on est en train de le négocier, mais la décision de le faire, elle, est certaine…Vous avez trois à cinq bateaux en perspective. On a connu pire, a déclaré M. Sarkozy. Cela veut dire qu'on est sorti de la crise des chantiers." L'enjeu est de préparer l'avenir. " Il faut des décennies pour acquérir votre savoir-faire. Mais en quelques mois, tout peut être mis par terre ", a estimé M. Sarkozy.

Le président de la République a demandé l'embauche de jeunes et expliqué devant l'actionnaire coréen de STX qu'il refuserait toute délocalisation et transfert de technologie. Enfin, il a prôné des synergies avec DCNS pour se développer dans l'éolien en mer (…).

 

Cet article est le 25ème paru sur ce blog dans la catégorie Régions info ouest.

 

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12 juin 2010 6 12 /06 /juin /2010 23:50

 

Seconde sortie commune Pays de la Loire et Poitou-Charentes 

   

Les deux associations des anciens Conseillers régionaux des Pays de la Loire et de Poitou-Charentes ont décidé d’organiser en commun des visites dans leurs régions respectives. Les 22 et 23 octobre 2009, Les anciens Conseillers régionaux ont visité La Rochelle et Rochefort. Les 10 et 11 juin 2010, c’était notre tour de recevoir.  

  

Le 4 mars, le Conseil d’administration présidé par Loïc Sparfel - ancien élu de Saint-Nazaire, puis de Nantes et de la Région des Pays de la Loire - avait retenu le programme des deux jours, sur proposition de Marianne Bruno-Routier, ancienne élue de Saint-Nazaire et des Pays de la Loire. 

 

 

C’est ainsi que 31 personnes des Pays de la Loire et 30 de Poitou-Charentes (les conseillers et les conjoints) se sont donné rendez-vous le 10 juin à 11h30 à Saint-Nazaire, à la Ville-Port (base sous-marine). Le président de l’association des anciens Conseillers régionaux de Poitou-Charentes, Jean-Paul Fredon, était présent.

 

Jeudi 10 juin (après-midi) : Saint-Nazaire

 

Visite des Chantiers Navals (construction de navires de haute technologie), puis d’Escal Atlantic, reproduction d’un paquebot avec des meubles, tableaux, outils et instruments provenant de paquebots ayant existé (Normandie, France, notamment).   

 

Accueil à l’Hôtel de ville et présentation de la ville par Eric Provost, maire-adjoint, en l’absence du maire, Joël-Guy Batteux, en déplacement pour le congrès des villes portuaires. 

 

 

St-Nazaire 2015, projet de développement durable, comprenant :   

La Ville Gare, La Ville Port, le Théâtre, la Cité sanitaire, le Front de mer urbain, le Transport à Haut Niveau de Service (THNS), l'Habitat, la Démocratie de proximité, les animations et le soutien aux acteurs locaux...  

   

Vendredi 11 juin : Nantes, la Région et le bateau entre Nantes et Saint-Nazaire

 

Matinée : visite de Nantes, puis réception à l’Hôtel de Région par le président, Jacques Auxiette.  

 

NantesStNazaire-juin2010-010.jpgAprès les mots de remerciement des deux présidents, Loïc Sparfel et Jean-Paul Fredon, le président du Conseil régional des Pays de la Loire a exprimé sa satisfaction de voir les anciens Conseillers des deux régions réunis ensemble. Il est favorable à la coopération interrégionale Grand Ouest (Bretagne, Pays de la Loire, Poitou-Charentes). Il a tenu à informer ses auditeurs de l'étroitesse des marges de manoeuvre des Régions sur le plan financier en raison des décisions prises au niveau national par le Parlement. 

 

 

Le président Auxiette s'exprimant à l'Hôtel de Région

le 11 juin devant les anciens Conseillers régionaux      

 

Après-midi : Découverte de l’estuaire de la Loire en bateau, de la Gare Maritime de Nantes jusqu’au port de Saint-Nazaire, pendant 3h30, avec les explications en continu d’un guide présentant les éléments du paysage et de l’histoire de la voie navigable. 

 

Passionnant, ce guide qui décrit tout le long du trajet l'histoire de cet estuaire et des îles, de la navigation, et des activités rencontrées sur chaque rive de la Loire.

Le port de Nantes, la centrale EDF de Cordemais, le canal maritime, Paimboeuf, la raffinerie de Donges, le terminal pétrolier, le terminal charbonnier, le terminal agroalimentaire, le terminal méthanier, le port de Saint-Nazaire, on ne s'ennuie pas...

 

La longueur du parcours est de 60 km environ. On distingue l'estuaire interne et externe, ce qui correspond à la séparation entre le domaine public fluvial et le domaine public maritime.

La limite officielle entre eux douces et eux salées est dans l'alignement du clocher de Cordemais à l'axe du village de Migron (décision ministérielle du 4 juillet 1853).   

  

Cet article est le 24ème paru sur ce blog dans la catégorie Régions info ouest.    

 

 

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6 décembre 2009 7 06 /12 /décembre /2009 13:48

 

Des projets qui s’attaquent aux contre-pouvoirs territoriaux

 

Bonne initiative du PS et de la gauche, à Saintes (Charente-Maritime). Ils avaient invité les citoyens à une réunion publique afin de débattre des projets du gouvernement concernant les collectivités locales et territoriales. Voir Conférence sur la réforme territoriale - Saintes (17) - le 1er décembre - 26 novembre 2009.

Dans la salle de la Récluse, environ 80 personnes avaient répondu à l’invitation
(dont Bernard Desbordes, Serge Maupouet et Patrick Gaudin, militants MRC, de gauche à droite sur la photo).
  

 

L’invité, Pierre Mazet, professeur de science politique à la Faculté de Droit de La Rochelle, était chargé d’introduire le débat par une présentation des projets gouvernementaux, à partir des travaux du comité Balladur.

 

Puis des représentants du PS (Jean-Yves Quéré, conseiller général), du PCF (Michelle Carmouse, conseillère régionale), du PRG (Yann Juin, maire d’Esnandes et Lolita Corroy-Urdiales, déléguée régionale), du MRC (Michel Sorin, délégué Grand Ouest, ancien élu - maire et conseiller régional des Pays de la Loire - invité par le MRC Saintes) et de Gauche Alternative 17 (Bernard Petit, 1er adjoint au maire de Thénac), devaient donner leur avis en réponse aux questions de la salle.

 

Dans son intervention, Pierre Mazet plantait le décor en partant du Rapport Mauroy (1999-2000), qui proposait des ajustements à apporter à la décentralisation. Puis il évoquait l’acte II de la décentralisation en 2003-2004 porté par le gouvernement Raffarin, qui consistait en un transfert de compétences de l’Etat vers les collectivités locales.

 

Le Rapport Balladur a fait des propositions pour remettre de l’ordre dans la décentralisation (simplification du millefeuille) et clarifier les compétences des collectivités territoriales. Le contexte politique (domination de la gauche aux élections régionales et départementales) n’est pas étranger au contenu de ces propositions.

A noter l’inexpérience du président du comité pour la réforme des collectivités locales, l’ancien premier ministre n’ayant jamais été un élu local.

 

Le gouvernement a comme objectif de supprimer la taxe professionnelle au 1er janvier 2010 (28 milliards d’euros de recettes pour les collectivités locales) avant de redessiner les compétences, ce qui ne favorise pas le consensus avec les élus locaux.

 

Le Sénat, de son côté, a confié à l’ancien président du Département de Charente-Maritime, Claude Belot, la présidence d’une mission sénatoriale sur la réforme territoriale (voir rapport Belot).

 

Les principales conclusions du comité Balladur sont les suivantes :

-          Modification de la structure territoriale,

-          Création de conseillers territoriaux élus selon un nouveau mode de scrutin,

-          Clarification des compétences.

 

1 - Concernant la structure territoriale, la suppression d’un échelon territorial a été étudiée, mais écartée devant le constat que la France ne se distingue pas sur ce point des autres pays européens (Italie, Espagne, notamment). A noter que le Rapport Attali. (316 propositions pour libérer la croissance) préconisait la suppression des départements à l’horizon de dix ans et le regroupement des régions.

 

En fait, le rapport Balladur propose des ajustements aux niveaux communal et intercommunal (avec l’introduction de l’élection des conseillers communautaires au suffrage universel direct, si l’intercommunalité est à fiscalité propre) et la création de grandes métropoles aux compétences très étendues, au détriment des départements. Où est la simplification des structures ?

 

2 – Concernant la gestion locale, le rapport Balladur préconise de faire des économies, limitées, en créant les conseillers territoriaux, qui seraient au Conseil général le matin et au Conseil régional l’après-midi… On professionnalise les élus locaux sans leur donner de statut.

Le nouveau mode de scrutin (durée de mandat de 5 ans) serait mixte : 80% au scrutin uninominal à un tour, 20% au scrutin proportionnel de liste.

 

3 – Concernant les compétences, il y aurait des changements mineurs, sauf en ce qui concerne la clause générale de compétences qui serait maintenue pour les communes, mais supprimée pour les départements et les régions.

 

Le problème est que cette nouvelle disposition semble aller à l’encontre du principe de libre administration des collectivités locales, inscrit dans la Constitution. En outre, dans ce cas, les collectivités territoriales  ne seraient plus différentes des établissements publics. Le Conseil constitutionnel aura ce point à trancher.

 

Autre problème : l’autonomie financière des collectivités territoriales est garantie par la Constitution (2004, Raffarin). La suppression de la taxe professionnelle y porte atteinte. Il serait préférable d’en modifier l’assiette. Une compensation est garantie par l’Etat pendant un an, mais avec la nouvelle cotisation économique territoriale, il y a des doutes que le montant soit équivalent. Et cela réintroduit un droit de regard de l’Etat sur la gestion des collectivités territoriales. Globalement, la logique de ce rapport est re-centralisatrice.

 

L’avis que j’ai exprimé, concernant ces projets gouvernementaux

 

Au cours du débat qui a suivi l’exposé de Pierre Mazet, j’ai exprimé les plus grandes réserves à l’égard de ces projets du gouvernement, employant le terme d’agression vis-à-vis des élus locaux. C’est la logique de la décentralisation qui est bafouée. Pas étonnant que les élus se rebiffent, indépendamment de leur engagement politique.

 

La suppression de la taxe professionnelle, sans en avoir assuré son remplacement et sans avoir indiqué les règles d’organisation et les compétences des collectivités territoriales, est une aberration. On peut prévoir que la compensation ne sera pas complète et que la contribution fiscale des ménages devra être sollicitée pour équilibrer les budgets.

 

Derrière ces projets, se dissimule la volonté de réduire l’intervention publique dans le développement local. Plus de 70% des investissements publics sont réalisés par les collectivités territoriales. Qu’en sera-t-il demain, si ces projets sont adoptés ? Comme l’Etat avec la RGPP, c’est une façon de mettre au pas les collectivités et d’affaiblir la puissance publique.

 

Concernant le mode d’élection au suffrage universel direct des conseillers intercommunaux, qui n’avait pas été retenu dans la loi Chevènement de 1999 sur la coopération intercommunale, j’émets des réserves sur le fait que cela va créer un échelon supplémentaire de collectivités locales (en plus de la commune, du département et de la région) au détriment des communes. Les maires des communes périphériques et plus rurales vont être dévalorisés au profit des maires des villes centres d’agglomérations.

 

Plus généralement, je conteste l’orientation centralisatrice de ces projets, qui favorise la concentration dans les grandes villes et délaisse les collectivités rurales. L’aménagement équilibré du territoire et la démocratie locale y laisseront des plumes.
 

Michel Le Creff (militant MRC, La Rochelle), présent dans la salle, a demandé de ne pas utiliser le terme réforme pour caractériser les projets du gouvernement, qui sont régressifs à tous égards. 

Pour en savoir plus sur ces projets, consulter sur ce blog les articles classés dans la catégorie Collectivités territoriales, notamment Réforme territoriale : la France défigurée par des projets régressifs - 30 novembre 2009.

 

Cet article est le 23ème paru sur ce blog dans la catégorie Régions info ouest.

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26 novembre 2009 4 26 /11 /novembre /2009 16:39

Les partis de gauche organisent le débat public

 

Le Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) est partie prenante de l’organisation d’un débat public à Saintes (Charente-Maritime), le 1er décembre, sur le thème de la réforme territoriale et des projets qui sont actuellement présentés au Parlement.

 

Le PS, le PCF, le PRG, le MRC et Gauche Alternative 17 interviendront dans le débat, après une présentation du projet de loi par Pierre Mazet, professeur de sciences politiques.

 

Je représenterai le MRC, à la demande des militants locaux. Cette intervention s’inscrit dans un programme de réunions en Charente-Maritime (1er et 2 décembre), en Charente (3 décembre, sur l’agriculture) et en Vendée (4 décembre), dans le cadre de ma responsabilité, au secrétariat national, de l'agriculture et du développement du MRC dans le Grand Ouest (Bretagne, Pays de la Loire, Poitou-Charentes).

 

LA RÉFORME TERRITORIALE

I N V I T A TION                                                                                       

***************************

Nous vous invitons à participer à une conférence / débat sur

la Réforme Territoriale qui se tiendra

 

le mardi 1er décembre 2009 à partir de 20h45

Salle de la Récluse à Saintes

 

Le projet de loi sera présenté par Monsieur Pierre MAZET

Maître de Conférence en Sciences Politiques à la Faculté de Droit de la Rochelle

 

 

Cette présentation sera suivie d’un débat (en présence de plusieurs élus locaux)
qui portera principalement sur les incidences de cette loi :

 

-          le redécoupage de nos cantons (et de nos circonscriptions),

-          le nouveau mode de scrutin voulu par le Gouvernement,

-          le regroupement des Conseillers Généraux et Régionaux (et la création des conseillers territoriaux),

-          la réforme de la Taxe Professionnelle,

-          le devenir de l’intercommunalité,

-          etc…

Venez en débattre !!!

 

Cet article est le 22ème paru sur ce blog dans la catégorie Régions info ouest.

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2 novembre 2009 1 02 /11 /novembre /2009 22:05

 

Les priorités du MRC pour un second mandat de la gauche

 

Le comité régional du Mouvement Républicain et Citoyen en Basse Normandie a organisé un séminaire de Formation Régionaleà Tribehou, près de Saint-Lô, dans la Manche, les 17 et 18 octobre 2009.

 
Voir un premier aperçu de ce séminaire : MRC Basse-Normandie : un séminaire de formation très intéressant - 19 octobre 2009.

 
MRC-BN-Tribehou--Serge-Lezement-171009-010-T.jpgSerge Lezement (photo) m’a communiqué le texte du memorandum qui a été rédigé à l’issue de ces deux journées, avec la participation de nombreux militants, qui ont amendé le texte initial.

Dans un préambule, il est rappelé « des marges de manœuvre étroites » liées à la crise, et la nécessité de profondes réformes portant sur le commerce mondial (choix d’une concurrence équitable), le système monétaire international (à refonder) et le modèle de croissance (à repenser sur des bases écologiques, en écartant la décroissance).

 

Le MRC de Basse Normandie veut continuer, dans le cadre de la stratégie d’union de la gauche (PS, PCF, MRC, Verts, PRG, Pôle citoyen), à participer à l’exécutif régional, acteur majeur du développement économique, malgré le désengagement manifeste de l’Etat et sachant que la vocation d’une Région n’est pas d’être l’amortisseur social des manquements et des carences d’un Etat minimal, inspiré par les libéraux.


Le MRC souhaite mettre en avant, pour un second mandat, les priorités suivantes : 

 

1-       DES REGIONS FORTES ET DES COMPETENCES CLARIFIEES

 

-          Dans un cadre républicain rénové, évitant de fortes disparités territoriales, il faut des compétences fortes pour les Régions et une clarification de celles dévolues à chaque collectivité.

 

-          Face à la tentation d’accompagner le désengagement de l’Etat, nous devons faire prévaloir la volonté du Conseil Régional de refuser la mise en œuvre des réorganisations issues de la réforme de l’Etat, conduisant à un affaiblissement du territoire : réforme de la carte judiciaire, disparition de sous- préfectures ; fusions de services ; généralisation de la mutualisation des moyens et des services numériques qui éloignent les élus et les citoyens d’un service public de proximité. 

2-       REAFFIRMER LA VOCATION INDUSTRIELLE DE LA BASSE-NORMANDIE

 

-          Notre Région n’a pas vocation à devenir essentiellement un territoire de loisirs et de tourisme. C’est l’industrie qui assure la création de richesses sur le long terme et permet une redistribution assurant un aménagement équilibré du territoire.

 

-          Le maintien en Basse-Normandie des industries traditionnelles : filière automobile, filières maritime (pêche, fret et passagers), agroalimentaire, électronique, logistique, pharmaceutique, énergie, notamment le nucléaire, et l’émergence de nouvelles filières (éco-construction, …).  Cette politique doit s’inscrire dans le cadre d’une stratégie régionale industrielle qui s’appuiera sur  des outils territoriaux existants ou à créer, notamment : pôle de compétitivité, réseau d’associations de PME, instituts de technologie mutualisant des moyens techniques performants assurant ou renforçant la créativité et la compétitivité des petites entreprises.

 

-          Il faut aussi être attentif au développement endogène et à la relocalisation de la production industrielle. La spécificité de la filière nucléaire, qui est un atout pour notre région (disponibilité d’énergie pour des implantations de proximité d’entreprises consommatrices), impose, plus encore que pour d’autres activités industrielles, une parfaite transparence notamment au regard de l’inquiétude qu’elle suscite chez les populations. Sa gestion doit avoir un caractère exclusivement public.

 

3-  POURSUIVRE LES INVESTISSEMENTS CIBLES EN MATIERE DE TRANSPORTS

Répondre aux besoins de la population en matière de transports passe par des investissements ciblés. Le gouvernement doit donner à la SNCF les moyens financiers lui permettant d’assurer sa mission de transport public

 

-          Eu égard, d’une part, à l’intervention de la Région au cours de la dernière mandature, un bilan des investissements effectués par celle-ci doit être fait et, d’autre part, un point des investissements réalisés en partenariat avec les autres collectivités territoriales (notamment les 3 Conseils Généraux), afin d’établir, sur la base d’un consensus, une cartographie faisant ressortir, en matière de transport public les « trous noirs », subsistants en matière de transport public. De façon générale, l’objectif d’une tarification sociale en faveur des publics en difficulté nécessitera des modes d’intervention affinés.

 

-          L’éventuelle gratuité ciblée devra notamment être conditionnée par l’aval d’un prescripteur public dans le cadre des transports publics.

 

4-  DEFENDRE LE SERVICE PUBLIC A TOUS LES NIVEAUX 

-          Parce que la question de l’accès à l’eau sera vitale au XXIème siècle, la Région doit s’inscrire dans une politique de soutien actif aux municipalités dont le service de distribution de l’eau a été concédé à des entreprises capitalistes.

-          Ce soutien, technique et administratif, pour les villes ou communes qui souhaiteraient en récupérer la gestion en régie directe (cf. communauté urbaine de Cherbourg), pourrait se concrétiser par la mise en place d’un service de conseil juridique, conduisant à un dispositif renouvelé de financement ou de subventionnement.

-          En ce qui concerne les mécanismes de financement d’équipements publics sous la forme de partenariats public/privé, qui trop souvent aboutissent à créer un système de rente pour les financeurs privés, il faut marquer une forte opposition à ce qui est un affaiblissement ou une spoliation des intérêts publics.

5 –ENCADRER FORTEMENT LA FORMATION PROFESSIONNELLE

 
S’agissant des conditions de stage dans certaines filières, notamment dans le tourisme et le milieu équin, une forte exigence doit s’imposer.

 

-          Une région de gauche doit être garante de la promotion d’un droit social volontariste. La création d’un observatoire ad hoc doit être le corollaire d’une politique dynamique pour en mesurer les résultats, tant au plan de la qualité que de l’insertion professionnelle.

-          Compte tenu du nombre important de lycées professionnels en Basse Normandie et des souhaits des jeunes, il faut renforcer et ouvrir des places supplémentaires en internat.

 

6- DEVELOPPER UNE POLITIQUE CULTURELLE ET EVENEMENTIELLE VOLONTARISTE

 

-          Il faut confirmer l’attachement au développement de la culture sous toutes ses formes, à des dépenses maîtrisées et au souci d’assurer un équilibre sur l’ensemble de notre territoire régional.

-          La diffusion de spectacles vivants doit également contribuer à soutenir les intermittents du spectacle.

-          Une réflexion est à conduire sur des facilités de transports pouvant permettre ainsi une égalité d’accès entre urbains et ruraux.

 

7- INITIER UN VASTE PLAN REGIONAL D’ECONOMIE D’ENERGIE


Un Plan régional d’économie d’énergie conséquent, donnant la priorité aux équipements publics et à l’habitat collectif, est à mettre en œuvre
.

 

La Région doit s’impliquer dans une dynamique locale de développement, tout azimut, des nouvelles énergies : éoliennes, photovoltaïques, chauffe eau solaire, pompe à chaleur…et concourir à des initiatives relatives aux nouvelles technologies et à la recherche. Cependant le photovoltaïque mérite un examen particulier car la technologie actuelle a une efficacité énergétique insuffisante et coûteuse. Certains résultats de recherches, semblent  avoir un avenir plus prometteur. Nous avons donc le devoir de prendre en compte ces évolutions et de privilégier les équipements publics.

 

-          Dans le cadre du développement durable, une évaluation de l’efficacité énergétique doit être réalisée par des organismes publics ayant pour seul objectif l’intérêt général. La Région Basse-Normandie – de même que celles qui voudront bien s’y associer - demandera à l’État d’assurer ces évaluations en toute transparence.

-           A l’image du schéma directeur élaboré pour les transports, il faut établir un schéma directeur pour le développement des énergies nouvelles, permettant de développer l’emploi et les qualifications dans notre région.

 

8- FAIRE PREUVE DE PRAGMATISME SUR LA REUNIFICATION DE LA NORMANDIE

Une stratégie est à redéfinir pour la Basse-Normandie face aux évolutions liées à la réforme des collectivités territoriales, à celles de la région parisienne et du grand Ouest.

 

9- FAIRE VIVRE LA DEMOCRATIE

La relation de confiance et de transparence entre élus et citoyens doit être amplifiée, leur avis sollicité. La mobilisation des citoyens doit être recherchée pour s’opposer aux orientations néfastes de l’Etat ou de l’Europe.

 

Conclusions

En réaffirmant fortement son engagement à gauche sur la base des valeurs républicaines, le MRC veut contribuer à porter plus loin une gestion régionale répondant à l’intérêt collectif des Bas-Normands. Fort de ses convictions, le MRC sera un partenaire fiable et actif pour tous ceux qui se reconnaîtront dans ses priorités.

 

Dans le cadre des négociations électorales à venir, le MRC, avec pour objectif « le plus grand rassemblement possible à Gauche », affirme qu’il ne sera pas la variable d’ajustement d’une gauche à reconstruire. Toutefois, si la situation l’exige, le MRC se donnera les moyens de porter devant les Bas-Normands une perspective de gestion régionale au plus près des intérêts collectifs régionaux.


Cet article est le 21ème paru sur ce blog dans la catégorie Régions info ouest 

 

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23 octobre 2009 5 23 /10 /octobre /2009 23:53

 

Première sortie commune Poitou-Charentes et Pays de la Loire

 

Notre amicale des anciens conseillers régionaux des Pays de la Loire, présidée par Loïc SPARFEL, avait reçu une invitation de son homologue de Poitou-Charentes pour faire connaissance en organisant des visites communes. Les 22 et 23 octobre, nous avons été reçus en Charente-Maritime par le président Jean-Paul FREDON qui, avec son équipe, avait concocté un programme conforme à ce que nous lui avions demandé. En mai 2010, ce sera à notre tour de les recevoir en Loire-Atlantique.  

 

Après la visite d’une entreprise hier après-midi (nous étions répartis en deux groupes ; avec Georges et Nicole Minzière, j’ai vu l’entreprise de Jean-François Fountaine et de Marc Pajot, voir Fountaine-Pajot - Wikipédia), puis la découverte de La Rochelle, nous étions reçus à l’hôtel de ville. 

 

Nous avons assisté à un véritable spectacle historique présenté par le syndicat d’initiative de la ville. C’est très bien fait et fort instructif.
Voir Histoire de La Rochelle - Wikipédia, dont voici un extrait concernant le siège de La Rochelle, qui a duré plus d’un an en 1627-28, et fait 22000 morts, affamés, sur les 28000 que comptait alors la ville.

Les vivres s’épuisent, et les rochelais sont contraints de manger d’abord les chevaux, chiens et chats, puis les rats et les racines, mais leur résistance ne faiblit pas aussi rapidement que l’espérait Richelieu. Les assiégés tentent de faire sortir des messages chiffrés, mais ils sont interceptés, et Richelieu les fait déchiffrer par Antoine Rossignol, apprenant ainsi que les Huguenots sont affamés et qu’une flotte anglaise est sur le point d’arriver. Le 28 septembre 1628, une nouvelle flotte anglaise d’une centaine de vaisseaux, commandée par le Comte de Lindsey, le duc de Buckingham ayant été assassiné, arrive dans le pertuis rochelais et y trouve la flotte française, prête au combat. Entre le 1er octobre 1628 et le 5 octobre 1628, elle engage la flotte royale française à plusieurs reprises, mais finalement, le comte de Lindsey engage des pourparlers avec Richelieu et négocie un sauf-conduit pour Lord Montaigu. Les Rochelais meurent de faim, sur les 28 000 habitants que comptait la ville avant le siège, il ne reste plus que 5 500 survivants, dont seulement 62 soldats anglais et 74 soldats
rochelais. Le 28 octobre 1628, la ville affamée capitule de manière inconditionnelle.    

 

Ce 23 octobre, nous étions dirigés vers Rochefort et l’arsenal qui avait été créé par Louis XIV et Colbert, la corderie royale et la construction de l’Hermione - reconstitution de la frégate qui avait à son bord La Fayette, parti combattre aux côtés des insurgés américains - voir L'Hermione, La Frégate de la liberté - Introduction  

 

Cet article est le 20ème paru sur ce blog dans la catégorie

Régionales info ouest .

 

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19 octobre 2009 1 19 /10 /octobre /2009 19:14

 

Bilan de mandat et priorités du MRC pour la Région

 

Ma journée du 17 octobre s’est passée dans la région voisine de Basse-Normandie. Serge Lezement m’avait demandé de participer au séminaire de formation des militants et des élus MRC, qui avait lieu les 17 et 18 octobre à Tribehou, au nord-ouest de Saint-Lô (50). Excellentes conditions d’accueil et d’hébergement, sur le site du Parc naturel régional des Marais du Cotentin et du Bessin (Normandie : Ferme de la Terrette, Gîte rural, tribehou, Manche).

 

Au programme de la journée du 17 octobre :

-          l’examen de la RGPP (Révision générale des politiques publiques), avec Philippe Reto,

-          le projet de loi concernant la réforme territoriale, avec Jacques Declosmenil,

-          la crise de l’agriculture, avec Michel Sorin.

 

Et le lendemain, 18 octobre :

-          Elaboration du memorandum MRC pour les élections régionales en Basse-Normandie,

-          Définition des priorités pour le prochain mandat, dans le cadre de la liste de gauche, conduite par le président sortant (PS), Laurent Beauvais (voir l’article sur ce blog Le combat des producteurs de lait (APLI et EMB) est une lutte sociale - 12 octobre 2009).

 

Je reviendrai sur ces différents points, qui ont donné lieu à des débats intéressants. Cette initiative doit être saluée comme elle le mérite.

 

Serge Lezement, Conseiller municipal d’Hérouville-St-Clair (Calvados) et secrétaire national du MRC, est entouré de nombreux élus, notamment Michèle Lemaux, Conseillère régionale de Basse-Normandie et Conseillère municipale de St-Lô (50), Jacques Declosmenil, Conseiller municipal de St-Lô, Pascal Blanchetier, adjoint au maire de Caen (14), Valérie Huard, Conseillère municipale de Caen, Jean Lagarde, élu de Cherbourg (50), vice-président du Conseil d’agglomération, Martine Fatome, conseillère de Tourlaville (50), Christian Montecot, Conseiller municipal d’Equeurdreville (50). 


Voir le site : 
MRC Conseil Régional Basse Normandie

Cet article est le 19ème paru sur ce blog dans la catégorie
Régionales info ouest .

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