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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine autour des idées de Jean-Pierre Chevènement. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens après les élections de 2002.
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22 mai 2017 1 22 /05 /mai /2017 22:08

 

Dans un communiqué, le MRC 92 le regrette et explique pourquoi

 

Sur son site, le MRC 92 communique sur les raisons qui l’ont amené à ne pas présenter de candidats aux élections législatives 2017 dans le département des Hauts-de-Seine.

 

Voir le Communiqué de la Fédération des Hauts-de-Seine (92) du Mouvement Républicain et Citoyen

Les militants du MRC 92 ont décidé, en accord avec les décisions des instances nationales du MRC, de ne pas présenter de candidats pour les élections législatives des 11 et 18 Juin 2017.

 

(…) Le premier tour des élections législatives est pourtant crucial pour le financement public des partis : une partie de ce financement est, en effet proportionnel aux voix récoltées au premier tour des élections législatives, pour toute la mandature (à savoir 7€ par voix pour les 5 années de la mandature).

L’une des conditions à remplir pour l’obtention de ce financement public pour un parti, est d’avoir présenté au moins 50 candidats recevant plus de 1% des suffrages. La complexité des échanges que nous avons avec nos partenaires de gauche, ainsi que le peu d’écho qui est fait aux propositions de la gauche souverainiste et républicaine que nous représentons contre vents et marées, font en sorte que nous sommes dans l’incapacité aujourd’hui de remplir cette condition sans un accord de notre mouvement avec une autre force politique.

De fait, chaque candidature pouvant engendrer une dépense de 10 000€ non remboursable, nous préférons garder nos réserves financières et nos forces pour le long combat démocratique et politique qui s’annonce contre le gouvernement MACRON qui s’est proclamé délibérément libéral et qui ambitionne, pour cet été, les mesures sociales les plus rétrogrades.

 

Les idées souverainistes et républicaines que les Français ont exprimées lors de leur non au référendum en 2005, ont malheureusement été les grandes perdantes de cette campagne électorale polluée par les affaires et les boniments de la pire espèce. Nous persévérerons à les défendre et à convaincre les Français qu’une autre voie, sociale et républicaine, est possible, dans la grande recomposition politique qui s’annonce durant ce quinquennat.

Pour démarrer cette grande période de recomposition, partout où c’est possible, nous appelons chacune et chacun à se mobiliser partout en France derrière nos candidates et candidats du Mouvement Républicain et Citoyen, parmi lesquels nos deux députés sortants, Jean-Luc Laurent et Christian Hutin.

Nous appelons ceux qui partagent nos convictions et qui ne se retrouvent pas dans l’offre politique aujourd’hui, à venir construire avec nous une force républicaine, sincèrement patriote et véritablement sociale et militante d’une Europe politique des peuples digne de nos valeurs internationalistes de gauche.
 

Cet article est le 2995ème sur le blog MRC 53 - le 218ème dans la catégorie MRC national

Jean-Pierre Lettron, responsable du MRC 92 (photo 30 juin 2013)

Jean-Pierre Lettron, responsable du MRC 92 (photo 30 juin 2013)

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21 mai 2017 7 21 /05 /mai /2017 23:35

 

Une candidature qui s’oppose aux dogmes néolibéraux


Serge Lèzement est candidat MRC aux élections législatives dans la 6ème circonscription du Calvados (Vire) avec Béatrice Dumas-Fournier, remplaçante. Ils rencontreront la presse lundi 22 mai 2017 à 14h30 à Vire. Voici leur communiqué de presse.

 

Le Mouvement Républicain et Citoyen nous a désignés pour le représenter dans la 6ème circonscription du Calvados.

Nous nous reconnaissons dans les convictions et les combats politiques que Jean-Pierre Chevènement a menés : Non au traité de Maastricht, refus de la guerre du golf en Irak notamment…

Les conséquences des choix néolibéraux européens que nous avions pressentis et dénoncés vigoureusement sont maintenant visibles à la majorité des français : chômage dû à la désindustrialisation et aux délocalisations, services publics compromis par les politiques d’austérité, services de proximité comme la santé fortement affaiblis, hôpitaux des villes moyennes comme Vire remis en cause, écoles fermées…Tout ceci entraîne la désertification du monde rural.

Le nouveau gouvernement est constitué de personnalités venant de la droite et de la gauche formés au néo-libéralisme issu du « Traité de Maastricht ». Ces nominations interviennent au moment où justement ce système est arrivé à son épuisement. Les héritiers de ce dogme vont devoir s’en dégager, car c’est le prix de la réussite.

Nous entendons engager le débat sur toutes les questions majeures qui seules peuvent assurer le redressement du pays.


- Un autre candidat MRC : dans la 1ère circonscription de la Manche (Saint-Lô, 50), Philippe Reto, titulaire, et Caroline Costerousse, remplaçante.

 

Cet article est le 2993ème sur le blog MRC 53 - le 217ème dans la catégorie MRC national

Serge Lèzement (au milieu), le 8 novembre 2016, lors de la visite de Bastien Faudot dans la ferme de Mickaël et Michel Lepage à Changé (Mayenne)

Serge Lèzement (au milieu), le 8 novembre 2016, lors de la visite de Bastien Faudot dans la ferme de Mickaël et Michel Lepage à Changé (Mayenne)

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25 avril 2017 2 25 /04 /avril /2017 22:56

 

Un vote motivé par les risques liés à la mise en œuvre du programme Le Pen


 

L’élection présidentielle française 2017 a eu lieu le 23 avril. Voir (Le Figaro, 24 avril) Présidentielle 2017 : consultez les résultats définitifs du premier tour. Voir aussi (Huffington Post, 24 avril, carte interactive France info) les résultats Ville par ville.

Le second tour, le 7 mai, opposera Emmanuel Macron et Marine Le Pen. Retrouvez tous les sondages du second tour Macron-Le Pen


 

Dès connaissance des résultats du premier tour, le 23 avril, le président du Mouvement Républicain et Citoyen, Jean-Luc Laurent, député du Val-de-Marne, a publié ce communiqué de presse

 

Second tour : pour battre l’extrême droite, pas une voix démocrate ne doit manquer à Emmanuel Macron

 

Les deux candidats de gauche sont éliminés dès le premier tour et les Français ont choisi de placer le candidat du centre en tête du premier tour de l’élection présidentielle. C’est un jour sombre pour la gauche terrassée à l’issue du quinquennat de François Hollande.

La qualification de Marine Le Pen n’est pas une surprise tant cette situation a été annoncée par chaque élection intermédiaire depuis 2012. Les échecs de la gauche ont nourri le Front National. Les deux partis censés structurer la vie politique sont éliminés dès le premier tour, c’est un évènement considérable dont il faudra tirer toutes les leçons.

Le résultat du second tour n’est pas assuré et dans l’immédiat, pas une voix démocrate ne doit manquer pour faire battre le Front National qui est le parti de la surenchère identitaire et constitue un danger pour nos institutions, nos droits fondamentaux et la paix civile. J’appelle donc à voter pour Emmanuel Macron.

L’extrême-droite a un projet pour le pays, il est mauvais et dangereux et il faut en exposer sereinement les enjeux et les conséquences à nos concitoyens. Pour des millions de Français, le vote Front National est l’expression d’un ras-le-bol politique auquel il va falloir répondre.


Le renouvellement apporté par Emmanuel Macron reste extrêmement superficiel et ne peut masquer un programme d’alignement européen et libéral que le MRC conteste. Nous n’entendons pas accorder un chèque en blanc à M.Macron et le dernier candidat démocrate en lice a la responsabilité d’ouvrir le dialogue avec l’ensemble des forces politiques.

 

Voir, par ailleurs :

- Les Français ont choisi le renouvellement des visages mais pas la continuité des politiques

- La gauche aborde, dispersée, le premier tour de la présidentielle 2017

 

Cet article est le 2988ème sur le blog MRC 53 - le 216ème dans la catégorie MRC national

Jean-Luc Laurent, président du MRC, le 27 septembre 2015, à Clermont-Ferrand

Jean-Luc Laurent, président du MRC, le 27 septembre 2015, à Clermont-Ferrand

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15 avril 2017 6 15 /04 /avril /2017 16:55

 

Il y aura des candidats MRC avec le soutien du PS aux législatives

 

Il y a un mois, Bastien Faudot, candidat MRC à l’élection présidentielle, annonçait le retrait de sa candidature. Voir Présidentielle : B Faudot se retire et prépare un accord avec B Hamon

 

Le 13 avril, dans un communiqué du Mouvement Républicain et Citoyen, le président Jean-Luc Laurent a confirmé que Le Mouvement Républicain et Citoyen apporte son soutien à Benoit Hamon.

 

Le Mouvement Républicain et Citoyen apporte son soutien à Benoît Hamon, candidat du Parti Socialiste, de l’UDE, du PRG et d'EELV à l’élection présidentielle.
La gauche au pouvoir a trop souvent renoncé à son idéal
ces cinq dernières années, naviguant de Charybde en Scylla tant sur le plan européen que sur le plan social. L’extrême-droite progresse, nourrie par les renoncements politiques et un discours mâtinée de vernis républicain. Le camp libéral pousse toujours plus en avant ses pions en faveur des élites économiques.
Comment ne pas penser également aux soupçons qui pèsent sur certains candidats dont l’orgueil et la déconnexion les conduisent à renoncer à toute éthique politique, alors que les Français font face à une incertitude quant aux lendemains qui seront les nôtres et la crainte du déclassement pour les générations à venir ?
Le MRC ne se reconnaît entièrement dans aucun des programmes des candidats de gauche, mais le dialogue continu et les combats partagés ces dernières années à l'assemblée nationale avec Benoît Hamon nous conduisent à soutenir sa candidature.
Nous appelons les Français à déjouer et démentir les sondages.

 

Ce soutien officiel à Benoît Hamon est assorti d’un accord pour les élections législatives (dont les deux députés sortants, Christian Hutin dans le Nord et Jean-Luc Laurent dans le Val-de-Marne), ainsi que d’un accord financier portant sur la mandature.

 

Le Mouvement Républicain et Citoyen avait pris la décision (Conseil national, 12 mars 2017) de rechercher un accord avec Benoît Hamon et le PS. Cela vient d’être confirmé par Jean-Luc Laurent et Bastien Faudot dans une lettre aux adhérents, le 12 avril. Extrait :

« Pendant un an, le Mouvement Républicain et Citoyen a mené campagne, à la rencontre des Français, dans les villes et dans les campagnes, pour faire entendre la voix de la gauche qui aime la France.
L’élection présidentielle apparaît de plus en plus décevante. Le grand débat n’a pas lieu en raison des affaires des uns, de la confusion entretenue par d’autres, des divisions de la gauche et de la crainte légitime qu’alimente la force acquise par le Front national depuis cinq ans. Dans ce contexte inédit, notre Mouvement, parce qu’il ne renonce pas à son idéal de transformation sociale, a fait le choix de soutenir la candidature de Benoît Hamon.
La gauche au pouvoir a trop souvent renoncé à son idéal ses cinq derniers années, naviguant de Charybde en Scylla tant sur le plan européen que sur le plan social. Aujourd’hui il est temps d'énoncer des bases saines et solides pour penser à l’avenir. C’est ce que notre candidat a fait durant cette campagne avec notre projet pour la France.
Le MRC, qui entend participer au débat sur la recomposition politique et contribuer demain à une reconstruction de la gauche, inscrit son action au-delà de la présidentielle. Tel est le sens de l’accord électoral conclu avec Benoît Hamon. Il est temps que la gauche renouvelle ses pratiques, ses visages et plus encore son projet politique pour parler enfin de l’avenir en posant la question centrale du travail et des mutations qu’il connaît déjà ; à travers une modernisation de la Vème République pour la rendre plus proche des Français ; par la nationalisation de l’euro et la remise en cause du TSCG.
Ce combat que nous menons depuis des années appelle notre implication pour faire vivre nos idées lors des législatives et au-delà
».

 

Benoît Hamon, le candidat issu de la primaire citoyenne organisée par le PS, est nettement devancé maintenant dans les sondages par Jean-Luc Mélenchon, le candidat de la France insoumise. Voir Présidentielle 2017 : résultat du dernier sondage, tout est possible.

Voir aussi ce qu’il en dit lors d’un entretien avec les journalistes de Libération (14 avril 2017) :

Benoît Hamon «Je refuse de m’accrocher au monde ancien, je me projette»

 

Des voix se sont élevées, au sein du MRC, pour contester la décision prise de s’accorder avec Benoît Hamon et le PS. Un accord avec Jean-Luc Mélenchon leur semblait plus compatible avec le programme de Bastien Faudot, notamment ce qui concerne les options de politique européenne et internationale. Il sera important, à l’avenir, de faire en sorte que les décisions d’alliances soient bien débattues dans les instances de délibération du MRC.

 

Cet article est le 2986ème sur le blog MRC 53 - le 215ème dans la catégorie MRC national

Jean-Luc Laurent et Bastien Faudot, le 12 décembre 2016, à Paris, devant l'entrée des bureaux du Parti socialiste

Jean-Luc Laurent et Bastien Faudot, le 12 décembre 2016, à Paris, devant l'entrée des bureaux du Parti socialiste

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15 mars 2017 3 15 /03 /mars /2017 23:47

 

Benoît Hamon rassemble une partie de la gauche et des écologistes

 

Après une année de campagne, Bastien Faudot* a retiré sa candidature à l’élection présidentielle, ayant échoué dans sa quête de parrainages d’élus.

 

Voici le texte de sa déclaration après le Conseil national du Mouvement Républicain et Citoyen, le 12 mars 2017 :

"Après un an de campagne, la situation politique gravissime que nous traversons et l'impossibilité de réunir les parrainages requis me conduisent à retirer ma candidature et à favoriser le seul impératif qui vaille aujourd'hui : empêcher la disparition de la gauche à l'issue du premier tour.

Élection inouïe, l'élection présidentielle de 2017 met notre pays en danger. Chaque responsable politique sera comptable de son propre résultat mais aussi de la situation globale que nous connaîtrons en juin prochain.

Benoît Hamon, candidat issu de la primaire citoyenne, a pris l'initiative d'une discussion avec nous. Ces échanges n'étant pas aboutis aujourd'hui, le Conseil National du MRC a décidé à 69 % de reporter sa décision. Nous avons des divergences et je refuse de mettre en scène des convergences réelles pour dissimuler des désaccords de fond, en particulier sur la question européenne et sur certains combats républicains.

Toutefois, nous partageons une même critique de la dérive sociale-libérale de François Hollande et des conséquences désastreuses d'un suivisme européen de la France qui s'est soumise à l'ordre européen de Bercy, Bruxelles et Berlin. Les échanges avec Benoît Hamon prolongent plusieurs années de travail commun, en particulier avec les parlementaires du MRC, lorsque nous nous sommes opposés en septembre 2012 à la ratification du traité budgétaire européen, mais aussi à la loi Travail en 2016.

Les mauvais choix initiaux, pris dès juin 2012 à l'Élysée, ont condamné la gauche à l'échec et sont naturellement repris par le candidat de la confusion des centres, Emmanuel Macron, ancien secrétaire général adjoint de l'Élysée. Pour l'heure, il dépasse les clivages en rassemblant pour l'essentiel les opportunistes de chaque camp.

Nous avons par ailleurs quelques accords avec Jean-Luc Mélenchon qui pose les enjeux du rapport de force en Europe au bon niveau, mais son entreprise obstinée conduira à la liquidation de la gauche et à une marginalisation durable qui soumettra la France à l'aggravation des purges libérales. Cette stratégie de la terre brûlée est irresponsable.

Je veux remercier tous les militants, les sympathisants, les maires, les citoyens, les donateurs qui se sont montrés intéressés par mon projet, l'ont porté dans le débat politique et ont consacré du temps à défendre nos idées. La gauche qui aime la France ne renonce pas, ce combat que nous avons initié depuis un an dépassera la seule élection présidentielle, car c'est le combat d'une génération tout entière".

 

A ce jour, les discussions engagées par Bastien Faudot avec Benoît Hamon - candidat élu lors des primaires citoyennes organisées par le PS - n’ont pas abouti à l’accord espéré par les deux parties. Elles continuent.

L’objectif du candidat PS est de rassembler la gauche. Voir (11 février 2017) : Présidentielle 2017 : Benoît Hamon cherche à rassembler la gauche

 

Après les écologistes (EELV), les radicaux de gauche (PRG) ont annoncé un accord.

Voir (Le Monde, 15 février 2017) : Présidentielle : le Parti radical de gauche de Sylvia Pinel décide de soutenir Benoît Hamon

 

* Voir (4 mars 2017) : Présidentielle : les 7 points essentiels des propositions FAUDOT 2017

et (25 février 2017) : Présidentielle 2017 : le programme du candidat Bastien Faudot (MRC)


 

Cet article est le 2985ème sur le blog MRC 53 - le 214ème dans la catégorie MRC national

Bastien Faudot, le 24 septembre 2016 à Malakoff (92), présentant son projet pour la France

Bastien Faudot, le 24 septembre 2016 à Malakoff (92), présentant son projet pour la France

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14 mars 2017 2 14 /03 /mars /2017 23:44

 

Retrait de la candidature de Bastien Faudot, discussions avec Benoît Hamon
 

En séance du Conseil national du Mouvement Républicain et Citoyen, le 12 mars 2017, Bastien Faudot a annoncé le retrait de sa candidature à l’élection présidentielle et fait le point sur les discussions engagées avec Benoît Hamon, candidat du PS.

Voir (4 mars 2017) : Présidentielle : les 7 points essentiels des propositions FAUDOT 2017

 

Je suis intervenu dans le débat, à peu près en ces termes.

 

Je tiens d’abord à saluer le travail effectué par Bastien Faudot et l’équipe de campagne depuis un an. Les orientations de notre congrès de juin 2015 ont ainsi été respectées mais nous n’avons pu aller au bout de la candidature à l’élection présidentielle, probablement parce que nous n’en avons pas pris les moyens suffisamment tôt.

 

Comme en 2007 et en 2012 avec Jean-Pierre Chevènement, nous sommes sous le coup de notre constante contradiction entre une grande ambition politique (logiciel, programme) et l’extrême faiblesse de nos moyens sur le terrain électoral, qui nous empêche d’aller au bout de nos ambitions et nous renvoie dans la recherche d’un accord - qui ne peut être que déséquilibré - avec le PS.

 

Le choix stratégique du congrès était le bon. Le choix du candidat aussi. Mais nous avons démarré trop tard et sans une organisation efficace entre la direction de la campagne et l’action militante sur le terrain.

 

Il est logique que nous soyons en rapport avec Hamon, pas seulement parce qu’il est le seul à vouloir un accord avec nous, mais parce qu’il est en capacité de rassembler la gauche de gouvernement en France, ce qui est pour nous l’essentiel.

 

Au-delà des nombreux désaccords que nous avons avec lui - sur l’Europe et la conception de la République notamment - Benoît Hamon a eu le mérite de sortir vainqueur de la primaire du PS en présentant un projet politique rénové, nettement non libéral sur le plan économique, ce qui le place en position de rassembler la gauche républicaine et sociale.

 

Nous ne savons pas dans quel état la gauche sortira de l’élection présidentielle. Comme ce fut le cas le plus souvent dans l’histoire, le PS sera tenté par l’alliance avec le centre - si celui-ci est présent au second tour de la présidentielle - en vue de prendre part à une majorité de centre gauche aux législatives.

 

Notre cap est la refondation de la gauche sur des bases républicaines. Cela ne se fera pas autour d’une alliance Macron-PS. Ce n’est possible que sur la base d’un rapprochement de l’ensemble de la gauche autour de l’axe Hamon-Mélenchon, dans lequel nous serions la composante républicaine et souverainiste.

 

Dans cette perspective, nous devons prendre la ferme résolution d’organiser notre Mouvement républicain et citoyen en vue d’en faire un vrai parti politique républicain et social, présent parmi les jeunes et les composantes populaires, acteur de la recomposition de la gauche, efficace dans la communication interne et externe, mettant en avant la nécessité d’une réelle implantation militante sur l’ensemble du territoire.

C’est parce que je me situe dans cette perspective que je voterai la proposition de notre direction nationale de continuer la discussion avec Hamon - c’est la seule possible - avec décision à prendre par le secrétariat national.


 

Cet article est le 2984ème sur le blog MRC 53 - le 213ème dans la catégorie MRC national

Bastien Faudot, à Laval le 8 novembre 2016, lors de sa journée en Mayenne

Bastien Faudot, à Laval le 8 novembre 2016, lors de sa journée en Mayenne

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4 mars 2017 6 04 /03 /mars /2017 18:40

 

Faudot a écrit à Hamon et à Mélenchon pour unir la gauche

 

La candidature de Bastien Faudot s’inscrit dans une démarche de rassemblement de la gauche. A cette fin, le candidat du Mouvement Républicain et Citoyen* a écrit à Benoît Hamon et à Jean-Luc Mélenchon. Le président du MRC, Jean-Luc Laurent, de son côté, a écrit au dirigeant du PCF, Pierre Laurent.

Voir les COURRIERS AUX FORCES DE GAUCHE.

 

Avec Benoît Hamon, la discussion est engagée depuis un mois, à l’initiative du candidat du PS. Après plusieurs rencontres, le moment est venu de savoir si, au-delà des bonnes intentions de part et d’autre, un accord est possible entre lui et Bastien Faudot.

 

Dans un souci de clarification, le candidat du Mouvement Républicain et Citoyen a choisi de concentrer ses analyses et propositions en sept questions majeures : les questions institutionnelles ; l’avenir de l’Europe ; la question sociale et le travail ; l’environnement et les enjeux énergétiques ; l’école ; la nation et la laïcité ; l’unité de la République et l’aménagement du territoire.

 

1- Sur les questions institutionnelles

Partant de l’idée qu’il s’agit davantage d’une crise politique que d’une crise de régime, il retient des ajustements institutionnels ciblés de nature à refonder le pacte démocratique, plutôt qu’un changement de constitution qui ne lui semble pas prioritaire par rapport à la question de l’emploi.

La proposition essentielle est la journée référendaire chaque année à date fixe afin de connecter la souveraineté populaire aux grandes décisions en cours de mandat. L’objectif est de garantir aux citoyens qu’ils sont les décideurs en dernier ressort.

De plus, il propose des dispositions pour renforcer le rôle du parlement et déconnecter le mandat du président de la République du mandat législatif, de manière à favoriser la démocratie.

 

2- Sur l’avenir de l’Europe

Le minimum proposé est de s’affranchir du traité et des règles budgétaires qui installent la stagnation à perpétuité et condamnent toute politique de relance.

En matière monétaire, la stratégie que défend Bastien Faudot est en deux temps (plan A et plan B), en sachant que le plan A (réorientation de la politique monétaire) est peu réaliste. Le plan B consiste en la nationalisation de l’euro, combinée à un système de change souple au moins à titre temporaire.

La crise de la dette est d’abord une crise monétaire, liée aux conditions de naissance de l’euro. L’idée est de sortir du cercle vicieux dans lequel nous sommes : la volonté de sauver à tout prix l’euro justifie les politiques restrictives qui dégradent les comptes publics des nations.

Le projet européen ne pourra être sauvé que par la mise en œuvre de politiques publiques qui contribuent à bâtir du commun entre les nations européennes. Il est proposé un grand plan d’investissement européen fondé sur l’Europe des projets, se substituant à l’Europe intégrée à marche forcée, de plus en plus rejetée par les peuples. Le processus d’Europe à géométrie variable est préconisé afin de favoriser la convergence des nations européennes dans la durée.

 

3- Sur la question sociale et le travail

Le revenu universel doit s’articuler avec l’ambition de la formation universelle et du travail universel. Le travail est vecteur d’émancipation dès lors qu’il permet l’autonomie financière des ménages et, surtout, offre la reconnaissance de l’utilité sociale pour chacun.

Il faut un droit à la formation à tous les âges de la vie pour débloquer l’ascenseur social et renforcer la compétitivité de notre économie. Le plein emploi doit être l’obsession des politiques publiques. La répartition du travail n’est pas la réduction du travail, c’est la volonté de travailler davantage collectivement, de produire plus et mieux.

 

4- Sur l’environnement et les enjeux énergétiques

La priorité de la lutte contre le réchauffement climatique nous amène à aborder la question de la production d’énergie de façon rationnelle. Les énergies renouvelables et l’énergie nucléaire doivent être combinées intelligemment compte tenu des limites des unes et des dangers de l’autre. Seul un opérateur public de l’énergie peut aujourd’hui assurer la sécurité de la production et de la distribution.

Concentrer nos efforts sur la décarbonisation de nos activités implique que la priorité soit mise sur la fermeture des huit centrales au fioul et au charbon - plutôt que celle de la centrale nucléaire de Fessenheim - et au maintien des barrages hydro-électriques dans le giron de l’opérateur public. Le développement de notre capacité en matière de nucléaire civil va de pair avec le maintien de la dissuasion nucléaire.

 

5- Sur l’école

Elle doit avoir pour mission principale d’instruire, de transmettre les connaissances et de former les futurs citoyens. L’apprentissage des savoirs et des savoir-faire implique de faire confiance aux professionnels de l’éducation que sont les professeurs, agents de l’émancipation sociale et de l’égalité réelle. Leurs traitements doivent être revalorisés.

Par ailleurs, afin que la mixité sociale soit une réalité, il convient de redessiner et affermir la carte scolaire, tout en soumettant l’école privée sous contrat à l’obligation d’accueil d’élèves boursiers.

Et, aussi, le retour à la semaine de 26h dans le primaire est une priorité absolue afin de renforcer l’enseignement du français pour se rapprocher de l’égalité des chances entre tous les enfants.

 

6- Sur la nation et la laïcité

Il y a aujourd’hui une offensive obscurantiste, certes minoritaire mais bien réelle. Les convictions religieuses ne sauraient faire reculer la République en matière d’égalité des femmes et des hommes.

La laïcité, définie par l’esprit de la loi de 1905, est notre atout le plus précieux. Elle doit être appliquée de façon sereine, sans faiblesse à l’égard des lobbyings, en refusant les accommodements plus ou moins raisonnables. Le moment est venu de mettre un terme au concordat Alsace-Moselle.

 

7- Sur l’unité de la République et l’aménagement du territoire

La France du monde rural et des petites villes de province fait aussi partie, avec les quartiers et banlieues des grandes métropoles, des territoires perdus de la République qui décrochent face au phénomène de métropolisation en subissant la désindustrialisation et la crise du monde agricole.

Il convient de mobiliser des moyens exceptionnels de l’État pour lancer une grande initiative en faveur de l’égalité territoriale combinant : services publics, police de proximité, carte médicale, télétravail et coworking en zone rurale, déconcentration de l’appareil d’État, investissements dans les infrastructures de transports et de télécommunication, ainsi que renationalisation des autoroutes.

Concernant l’organisation territoriale, un moratoire sur la décentralisation est nécessaire pour stabiliser les différents niveaux de compétences. Le maintien du département est essentiel pour l’équilibre et la solidarité territoriale. Il faut mettre un terme aux expérimentations hasardeuses et aux systèmes dérogatoires qui concurrencent et affaiblissent l’État. Le modèle français, depuis la Révolution, tient sa force du fait que la République est une et indivisible.

 

* Voir Présidentielle 2017 : le programme du candidat Bastien Faudot (MRC)

 

Cet article est le 2983ème sur le blog MRC 53 - le 212ème dans la catégorie MRC national

Bastien Faudot, le 24 septembre 2016 à Malakoff (92), présentant son projet pour la France

Bastien Faudot, le 24 septembre 2016 à Malakoff (92), présentant son projet pour la France

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25 février 2017 6 25 /02 /février /2017 22:54

 

FAUDOT 2017 : 250 idées neuves républicaines pour redresser la France


 

C’est sur la base du slogan « La République partout, la République pour tous » que Bastien Faudot | MRC - Mouvement Républicain et Citoyen a lancé le 7 février 2016 sa candidature à l’élection présidentielle.


 

Le 3 février 2017, Bastien Faudot a publié son programme « 250 idées neuves pour redresser la France ». Une cinquantaine de pages, avec 13 grands titres.


 

Ce programme a été publié en février 2017 sur le blog du MRC 53 :


 

- (4 février) AVANT-PROPOS et PLAN :

Le programme de Bastien FAUDOT pour l'élection présidentielle 2017


 

- (17 et 18 février) le 1er titre : REFONDER NOTRE DÉMOCRATIE

- Présidentielle : FAUDOT veut placer le citoyen au coeur des institutions

- Présidentielle : Bastien FAUDOT propose de refonder notre démocratie


 

- (18 février) le 2ème titre : POUR UNE COOPÉRATIVE DES NATIONS ET DES PEUPLES EN EUROPE

- Présidentielle : FAUDOT veut dé-fédéraliser les institutions européennes


 

- (19 février) le 3ème titre : CHANGER LE MODÈLE ÉCONOMIQUE PAR L’INTERVENTION DE L’ÉTAT

- Présidentielle : par l'action de l'Etat, FAUDOT veut la fin de l'austérité

- Présidentielle : l'industrie c'est notre avenir, selon Bastien FAUDOT


 

- (19 et 20 février) le 4ème titre TOUS AU TRAVAIL

- Présidentielle : Bastien FAUDOT veut mettre tous les actifs au travail

            - Présidentielle : B FAUDOT veut rééquilibrer le rapport capital-travail

- Présidentielle : B FAUDOT lie République sociale et économie sociale


 

- (21 février) le 5ème titre : DÉFENDRE NOTRE CONTRAT SOCIAL

- Présidentielle : Bastien FAUDOT pour la défense de notre contrat social


 

- (16 et 17 février), le 6ème titre : UN NOUVEAU CONTRAT DE DÉVELOPPEMENT POUR LA FRANCE PÉRIPHÉRIQUE

- Présidentielle : FAUDOT pour un aménagement du territoire équilibré

- Présidentielle : FAUDOT sur le chemin de la souveraineté alimentaire


 

- (22 février) le 7ème article : LUTTER EFFICACEMENT CONTRE LE RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE

- Présidentielle : FAUDOT veut lutter contre le réchauffement climatique

 

- (22 février) le 8ème titre : FAIRE RAYONNER LA CULTURE ET LA NOUVELLE SOCIÉTÉ DE L’INFORMATION

- Présidentielle : pour FAUDOT, la culture est une part de la vie sociale

 

- (23 février) le 9ème titre : UNE ÉCOLE RÉPUBLICAINE QUI INSTRUIT ET ÉMANCIPE

- Présidentielle : FAUDOT pour une école républicaine émancipatrice

- Présidentielle - B FAUDOT : l'école (2) de la maternelle au secondaire

- Présidentielle - B FAUDOT : l'enseignement supérieur et la recherche


 

- (24 février) le 10ème titre : RÉTABLIR L’AUTORITÉ DE L’ÉTAT

- Présidentielle : au programme de Bastien FAUDOT, l'autorité de l’État


 

- (24 février) le 11ème titre : UNE SOCIÉTÉ UNIE

- Présidentielle : au programme de Bastien FAUDOT, une société unie


 

- (25 février) le 12ème titre : UNE RÉPUBLIQUE DEBOUT SUR SES PRINCIPES

  1. - Présidentielle : au programme de FAUDOT, les principes républicains

 

- (25 février) : le 13ème titre : UNE FRANCE LIBRE ET INDÉPENDANTE SUR LA SCÈNE INTERNATIONALE

- Présidentielle : Bastien FAUDOT veut une France libre et indépendante


 

Cet article est le 2979ème sur le blog MRC 53 - le 211ème dans la catégorie MRC national

 

Bastien Faudot, le 24 septembre 2016 à Malakoff (92), présentant son projet présidentiel pour la France

Bastien Faudot, le 24 septembre 2016 à Malakoff (92), présentant son projet présidentiel pour la France

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25 février 2017 6 25 /02 /février /2017 21:03

 

La France doit d’abord compter sur elle-même pour défendre ses intérêts


C’est sur la base du slogan « La République partout, la République pour tous » que Bastien Faudot | MRC - Mouvement Républicain et Citoyen a lancé le 7 février 2016 sa candidature à l’élection présidentielle.

Le 3 février 2017, Bastien Faudot a publié son programme « 250 idées neuves pour redresser la France ». Une cinquantaine de pages, avec 13 grands titres.


Ce programme est reproduit sur le blog du MRC 53 :

- (4 février) avant-propos et plan : Le programme de Bastien FAUDOT pour l'élection présidentielle 2017


- (17 et 18 février) le 1er titre : REFONDER NOTRE DÉMOCRATIE

- Présidentielle : FAUDOT veut placer le citoyen au coeur des institutions

- Présidentielle : Bastien FAUDOT propose de refonder notre démocratie


- (18 février) le 2ème titre : POUR UNE COOPÉRATIVE DES NATIONS ET DES PEUPLES EN EUROPE

- Présidentielle : FAUDOT veut dé-fédéraliser les institutions européennes


- (19 février) le 3ème titre : CHANGER LE MODÈLE ÉCONOMIQUE PAR L’INTERVENTION DE L’ÉTAT

- Présidentielle : par l'action de l'Etat, FAUDOT veut la fin de l'austérité

- Présidentielle : l'industrie c'est notre avenir, selon Bastien FAUDOT


- (19 et 20 février) le 4ème titre TOUS AU TRAVAIL

- Présidentielle : Bastien FAUDOT veut mettre tous les actifs au travail

                - Présidentielle : B FAUDOT veut rééquilibrer le rapport capital-travail

- Présidentielle : B FAUDOT lie République sociale et économie sociale


- (21 février) le 5ème titre : DÉFENDRE NOTRE CONTRAT SOCIAL

- Présidentielle : Bastien FAUDOT pour la défense de notre contrat social


- (16 et 17 février), le 6ème titre : UN NOUVEAU CONTRAT DE DÉVELOPPEMENT POUR LA FRANCE PÉRIPHÉRIQUE

- Présidentielle : FAUDOT pour un aménagement du territoire équilibré

- Présidentielle : FAUDOT sur le chemin de la souveraineté alimentaire


- (22 février) le 7ème article : LUTTER EFFICACEMENT CONTRE LE RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE

- Présidentielle : FAUDOT veut lutter contre le réchauffement climatique

 

- (22 février) le 8ème titre : FAIRE RAYONNER LA CULTURE ET LA NOUVELLE SOCIÉTÉ DE L’INFORMATION

- Présidentielle : pour FAUDOT, la culture est une part de la vie sociale

 

- (23 février) le 9ème titre : UNE ÉCOLE RÉPUBLICAINE QUI INSTRUIT ET ÉMANCIPE

- Présidentielle : FAUDOT pour une école républicaine émancipatrice

- Présidentielle - B FAUDOT : l'école (2) de la maternelle au secondaire

- Présidentielle - B FAUDOT : l'enseignement supérieur et la recherche


- (24 février) le 10ème titre : RÉTABLIR L’AUTORITÉ DE L’ÉTAT

- Présidentielle : au programme de Bastien FAUDOT, l'autorité de l’État

 

- (24 février) le 11ème titre : UNE SOCIÉTÉ UNIE

- Présidentielle : au programme de Bastien FAUDOT, une société unie

 

- (25 février) le 12ème titre : UNE RÉPUBLIQUE DEBOUT SUR SES PRINCIPES

               - Présidentielle : au programme de FAUDOT, les principes républicains


 

Voici le 13ème et dernier titre :


 

UNE FRANCE LIBRE ET INDÉPENDANTE SUR LA SCÈNE INTERNATIONALE

 

En encourageant partout le recul du politique, la mondialisation libérale génère des tensions nouvelles par la mise en concurrence des nations et des peuples et la perte de repères au sein des sociétés. Les hégémonies d’hier sont aujourd’hui légitimement contestées : la chute du bloc soviétique n’aura laissé qu’une décennie de champ libre aux États-Unis.

 

Après la première guerre du Golfe en 1991, une ère nouvelle s’est ouverte, avec la montée des conflits au Proche et Moyen-Orient, dans lesquels la plupart des nations occidentales se sont embourbées. En contribuant à l’affaiblissement d’États nés de la décolonisation, la logique de l’ingérence atlantiste et l’ambition de mainmise sur les matières premières de la région ont favorisé l’émergence d’identités religieuses radicalisées. Les printemps arabes ont laissé place à l’hiver des fondamentalismes sunnites. La crise qui agite l’islam s’étend aujourd’hui de l’Afrique subsaharienne jusqu’en Thaïlande. Dans ce monde nouveau, la stratégie de défense de l’OTAN n’est pas seulement archaïque : elle est productrice de dangers nouveaux.

 

Le retour au premier plan de la Russie de Vladimir Poutine et l’élection de Donald Trump aux États-Unis modifient en profondeur l’équilibre mondial et tendent à marginaliser l’Union européenne qui n’a ni la capacité, ni la volonté de bâtir une diplomatie commune au regard des intérêts parfois divergents de ses composantes.

 

Dans ce désordre international, la France doit d’abord compter sur elle-même pour défendre ses intérêts, mais aussi porter une voix d’apaisement et d’équilibre entre les blocs russe et américain d’une part et, d’autre part, les pays émergents qui entendent compter dans le concert des nations. Ma priorité sera la levée des sanctions à l’égard de la Russie et la recherche d’un partenariat de défense nouveau avec l’ensemble des grands acteurs mondiaux, pour mettre un terme aux résurgences de la Guerre froide.

 

239- Lever les sanctions à l’égard de la Russie, qui est un grand pays, avec lequel nous devons entretenir des relations diplomatiques constructives

 

240- Engager la diplomatie française en faveur de la signature d’un nouveau traité de sécurité en Europe entre les États-Unis, les pays européens et la Russie

 

241- Soutenir l’effort militaire de la France contre l’ensemble des mouvements terroristes salafistes, favoriser l’émergence de solutions politiques en Irak et en Syrie, consolider les relations diplomatiques entre la France et l’Iran, et reconnaître un État palestinien au côté d’Israël

 

Désormais seul membre du Conseil de sécurité des Nations Unies au sein de l’Union européenne, la France doit prendre ses responsabilités en veillant à son autonomie en matière de défense, qui repose en partie sur le maintien de la dissuasion nucléaire. La sortie du commandement intégré de l’OTAN, la construction d’un second porte-avions pour développer nos capacités de projection et la restauration d’un service national universel, notamment militaire, doivent nous permettre de consolider un système de défense opérationnel et garant de notre indépendance.

 

242- Sortir la France du commandement intégré de l’OTAN pour rétablir une politique étrangère indépendante

 

243- Construire un deuxième porte-avions pour que la France dispose en permanence de cet outil de projection indispensable

 

244- Consolider l’outil national de dissuasion nucléaire, garantie en dernier ressort de l’indépendance nationale

 

245- Établir un service national universel mixte civil et militaire

 

Par ailleurs, le refus d’une diplomatie d’ingérence doit être accompagné d’un effort particulier en matière de diplomatie de coopération et de développement. L’espace francophone connaîtra une croissance démographique considérable dans les décennies à venir : c’est un atout décisif pour rétablir des liens aujourd’hui distendus avec le continent africain. Ni la crise migratoire, ni le phénomène de radicalisation dans les pays musulmans ne trouveront de solution pérenne sans une action ambitieuse pour le développement dont il convient de changer l’esprit et l’échelle d’intervention.

 

246- Faire de la francophonie une priorité diplomatique nationale et doubler le budget des Alliances françaises

 

247- Créer un équivalent d’Erasmus pour l’espace francophone

 

248- Multiplier par deux le budget de l’Agence française de développement, pour atteindre 17 milliards d’euros à l’horizon 2022

 

249- Accentuer l’effort de coopération franco-africaine en matière d’éducation, en concentrant les moyens sur l’enseignement supérieur, la formation de techniciens et des maîtres du primaire et du secondaire et construire avec les pays africains un plan de codéveloppement fondé sur quelques priorités stratégiques : l’agriculture paysanne, la maîtrise des ressources aquifères, les énergies renouvelables, les technologies numériques

 

250- Refuser toute nouvelle intervention militaire basée sur le principe du « droit d’ingérence»


 

Cet article est le 2978ème sur le blog MRC 53 - le 210ème dans la catégorie MRC national

Bastien Faudot à Malakoff (92) le 25 septembre 2016, au lendemain de la présentation de son projet présidentiel pour la France

Bastien Faudot à Malakoff (92) le 25 septembre 2016, au lendemain de la présentation de son projet présidentiel pour la France

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25 février 2017 6 25 /02 /février /2017 15:53

 

Face au détricotage de l’espace Schengen, maîtriser nos frontières

 

C’est sur la base du slogan « La République partout, la République pour tous » que Bastien Faudot | MRC - Mouvement Républicain et Citoyen a lancé le 7 février 2016 sa candidature à l’élection présidentielle.

 

Le 3 février 2017, Bastien Faudot a publié son programme « 250 idées neuves pour redresser la France ». Une cinquantaine de pages, avec 13 grands titres.

 

Ce programme est reproduit sur le blog du MRC 53 :

- (4 février) avant-propos et plan : Le programme de Bastien FAUDOT pour l'élection présidentielle 2017

 

- (17 et 18 février) le 1er titre : REFONDER NOTRE DÉMOCRATIE

- Présidentielle : FAUDOT veut placer le citoyen au coeur des institutions

- Présidentielle : Bastien FAUDOT propose de refonder notre démocratie

 

- (18 février) le 2ème titre : POUR UNE COOPÉRATIVE DES NATIONS ET DES PEUPLES EN EUROPE

- Présidentielle : FAUDOT veut dé-fédéraliser les institutions européennes

 

- (19 février) le 3ème titre : CHANGER LE MODÈLE ÉCONOMIQUE PAR L’INTERVENTION DE L’ÉTAT

- Présidentielle : par l'action de l'Etat, FAUDOT veut la fin de l'austérité

- Présidentielle : l'industrie c'est notre avenir, selon Bastien FAUDOT

 

- (19 et 20 février) le 4ème titre TOUS AU TRAVAIL

- Présidentielle : Bastien FAUDOT veut mettre tous les actifs au travail

                - Présidentielle : B FAUDOT veut rééquilibrer le rapport capital-travail

- Présidentielle : B FAUDOT lie République sociale et économie sociale

 

- (21 février) le 5ème titre : DÉFENDRE NOTRE CONTRAT SOCIAL

- Présidentielle : Bastien FAUDOT pour la défense de notre contrat social

 

- (16 et 17 février), le 6ème titre : UN NOUVEAU CONTRAT DE DÉVELOPPEMENT POUR LA FRANCE PÉRIPHÉRIQUE

- Présidentielle : FAUDOT pour un aménagement du territoire équilibré

- Présidentielle : FAUDOT sur le chemin de la souveraineté alimentaire

 

- (22 février) le 7ème article : LUTTER EFFICACEMENT CONTRE LE RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE

- Présidentielle : FAUDOT veut lutter contre le réchauffement climatique

 

- (22 février) le 8ème titre : FAIRE RAYONNER LA CULTURE ET LA NOUVELLE SOCIÉTÉ DE L’INFORMATION

- Présidentielle : pour FAUDOT, la culture est une part de la vie sociale

 

- (23 février) le 9ème titre : UNE ÉCOLE RÉPUBLICAINE QUI INSTRUIT ET ÉMANCIPE

- Présidentielle : FAUDOT pour une école républicaine émancipatrice

- Présidentielle - B FAUDOT : l'école (2) de la maternelle au secondaire

- Présidentielle - B FAUDOT : l'enseignement supérieur et la recherche

 

- (24 février) le 10ème titre : RÉTABLIR L’AUTORITÉ DE L’ÉTAT

- Présidentielle : au programme de Bastien FAUDOT, l'autorité de l’État

 

- (24 février) le 11ème titre : UNE SOCIÉTÉ UNIE

- Présidentielle : au programme de Bastien FAUDOT, une société unie

 

Voici ce qui concerne le 12ème titre :

 

UNE RÉPUBLIQUE DEBOUT SUR SES PRINCIPES

 

Les guerres civiles qui font rage au Moyen-Orient, en Syrie, en Irak, en Afghanistan, mais aussi en Somalie, au Soudan, ont provoqué des déplacements de population de grande ampleur.

Si l’essentiel des flux de réfugiés se concentrent à l’intérieur même des pays concernés par les crises et vers les pays limitrophes, le Vieux continent s’est également retrouvé en première ligne d’une crise migratoire qui a fait voler en morceaux l’espace Schengen.

 

Les États membres de l’Union européenne, confrontés à une crise économique persistante, ainsi qu’à la montée des extrêmes-droites dans les urnes, ont réagi à ce défi en étalant leurs contradictions et leurs divisions. Parfois accueillis de façon digne, les réfugiés ont connu de plus en plus souvent les camps de fortune et la rue. Ils ont dû faire face à l’érection de murs aux frontières de l’Europe et à l’intérieur même de l’Europe, détournant les routes migratoires vers des chemins de plus en plus périlleux. Des milliers de personnes sont mortes, noyées en Méditerranée, en tentant la traversée sur des embarcations de fortunes vendues à prix d’or par des réseaux criminels de passeurs qui font commerce de la misère du monde.

 

Si de nombreux réfugiés n’aspirent qu’à retourner vivre dans leur pays une fois la paix revenue, beaucoup n’auront jamais cette opportunité : ils devront vivre parmi nous et nous devrons apprendre à vivre avec eux.

Si la France doit avoir la maîtrise de sa politique en matière migratoire, cette situation doit aussi nous amener à nous poser la question de l’intégration de ces populations. Comment favoriser l’apprentissage de la langue du pays d’accueil, de son histoire et de sa culture, comment permettre l’accès à un emploi pour pouvoir vivre et faire vivre les siens ? Comment la République peut-elle réussir ce défi alors même que les crispations de la population majoritaire sur l’intégration des immigrés « légaux » et des descendants de ces immigrés sont déjà vives ? Comment désamorcer les replis communautaires et les morcellements identitaires sans lutter vigoureusement contre les discriminations dont sont indiscutablement victimes ces populations, notamment quant à l’accès au logement et à l’emploi ?

 

Face à l’urgence, seule une République digne de ses idéaux et de ses principes d’ouverture, ferme quant au respect des règles qui fondent la vie en commun, notamment la laïcité, confiante dans sa conception citoyenne de la nationalité, paraît en mesure de relever l’un des plus grands défis de notre temps.

Face au détricotage de l’espace Schengen, nous devons retrouver la maîtrise de nos frontières : chacun doit comprendre que c’est là une condition nécessaire pour réussir l’intégration. Chacun doit aussi comprendre que la maîtrise des flux migratoires dans la longue durée passera par un effort sensible en matière de codéveloppement. Il ne s’agit pas de conditionner l’accueil des candidats à l’immigration, car ces politiques ne sont ni justes ni efficaces. Il s’agit d’agir à la racine des flux migratoires, de lutter contre la pauvreté, de construire des économies durables et des États stables. Nul ne quitte la terre qui l’a vu naître et ses proches par plaisir ou pour profiter d’un meilleur système social.

 

228- Reconquérir notre souveraineté territoriale en contrôlant les frontières pour faire respecter nos lois sur l’immigration et pour réussir l’intégration

 

229- Renégocier avec le Royaume-Uni les articles 7 & 9 des accords du Touquet ; faute de renégociation, dénoncer unilatéralement ces accords

 

230- Créer une police des frontières regroupant la police des airs et les douanes volantes, affectée notamment à une mission de contrôle des flux migratoires

 

231- Renforcer Frontex

 

232- Aider les pays frontaliers de l’Irak et de la Syrie à accueillir dignement les réfugiés sur leurs territoires

 

233- Mobiliser les fonds d’aides au retour en faveur des réfugiés

 

234- Créer un ministère chargé de l’intégration et de la lutte contre les discriminations afin de soutenir la vision politique de la République française comme Nation de citoyens

 

235- Concevoir un plan d’intégration et de lutte contre les discriminations pour qu’il n’y ait plus de citoyens à part, mais des citoyens à part entière

 

236- Pour favoriser l’apprentissage de la langue française pour les enfants d’immigrés, multiplier par trois le nombre global de classes d’initiation (CLIN), de classes de rattrapages intégrées (CRI) et de classes d’accueil (CLA) et corriger les inégalités de répartition géographique entre académies

 

237- Appliquer de manière plus stricte le pouvoir de substitution du maire par le préfet en cas de non-respect de la loi SRU

 

238- Soutenir les dispositifs de lutte contre les discriminations à l’embauche type « méthode IOD », qui consiste à agir sur l’offre et la demande de travail au bénéfice des publics les plus éloignés de l’emploi, en amont (prise en charge de la recherche d’emploi), en aval (travail sur l’intégration en entreprise du salarié) et pendant la sélection (lutte contre les pratiques de sur-sélection des entreprises)

 

Pour reconquérir notre souveraineté territoriale, renforcer Frontex apparaît comme une évidence… à condition que la volonté européenne existe. Nous devons pouvoir agir sans attendre en restaurant le contrôle de nos frontières nationales afin de ne pas être dépendants des choix de nos voisins. Je propose de créer une police des frontières, affectée à une mission de contrôle des flux migratoires, qui regroupera la police des airs et les douanes volantes.

 

Reconquérir la maîtrise de nos frontières, cela veut aussi dire renvoyer la frontière britannique de Calais à Douvres. Les accords du Touquet, censés organiser les flux migratoires de chaque côté de la Manche, sont en réalité profondément déséquilibrés. L’article 7 de cet accord dispose le retour automatique des personnes dans le pays de départ. Si la Grande-Bretagne rejette l’accueil ou l’asile des migrants, cela signifie une chose très simple : la Grande-Bretagne reste souveraine et la France ne l’est plus. L’article 9 précise que l’examen de la demande d’asile doit avoir lieu dans le pays de départ. Il crée la situation qui a prévalu à Calais pendant des années, avec des migrants assignés à résidence en France quand leurs yeux sont tournés vers le Royaume-Uni. Le démantèlement du camp de Calais ne résout en aucun cas le problème sur le fond : les causes profondes perdurent. Nous devons donc renégocier les accords du Touquet, en particulier ces articles 7 et 9. Si les négociations ne devaient pas aboutir, il faudra dénoncer ces accords.

 

Pour favoriser l’intégration des immigrés et des descendants d’immigrés et pour lutter contre les discriminations dont ils demeurent trop souvent victimes, je créerai un ministère chargé de l’intégration et de la lutte contre les discriminations. Ce ministère sera chargé de l’élaboration d’un plan d’action qui comprendra des mesures fortes pour favoriser l’apprentissage du français, l’accès à l’emploi et à un logement décent.

 

Cet article est le 2977ème sur le blog MRC 53 - le 209ème dans la catégorie MRC national

Bastien Faudot, intervenant le 4 décembre 2016 lors d'une séance du Conseil national du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC)

Bastien Faudot, intervenant le 4 décembre 2016 lors d'une séance du Conseil national du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC)

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