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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine à partir, notamment, des idées de Jean-Pierre Chevènement, l'un de ses fondateurs (celui-ci a souhaité s'éloigner du MRC en 2015). Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens (MDC) après les élections de 2002. En février 2019, le MRC a co-fondé la Gauche Républicaine et Socialiste (GRS), en continuant d'exister, au moins jusqu'à son prochain congrès, en décembre 2020.
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26 juin 2008 4 26 /06 /juin /2008 22:13

Le peuple irlandais a parlé pour tous les autres

 

Les dirigeants européens ne veulent pas voir la réalité qui, pourtant, saute aux yeux : les peuples n’adhèrent pas à la construction européenne, telle qu’elle leur est imposée autoritairement, sans qu’on leur demande leur avis.

 

On pouvait lire hier sur www.liberation.fr un article de Bernard Guetta, intitulé « La désunion européenne », décrivant une Union européenne à la dérive.

 

Extraits : « Jamais un sommet des chefs d’Etat et de gouvernements ne s’était aussi mal passé que le Conseil européen de jeudi » (…).

« Une révolte des gouvernements gronde contre Bruxelles, contre les traités que leurs pays ont signés et qui sont, les bons comme les mauvais, les fondements mêmes de l’Union » (…).

 

« Au point où on en est, sans doute vaut-il mieux que les choses soient dites mais mieux vaut voir les choses en face. Ce qui s’exprime dans ce pugilat et ces doutes gouvernementaux, ce sont des vraies divergences - sur la nécessité de contrebalancer ou pas l’indépendance de la Banque centrale par l’institution d’un gouvernement économique de l’Union ; sur la finalité de la construction européenne, Europe puissance ou Europe marché ; sur les limites de l’élargissement et sur le poids respectif des gouvernements nationaux et des institutions communes » (…).

 

Sur www.rue89.com, Julien Martin, dans un article paru le 22 juin, montre ce qui attend la présidence française au second semestre 2008. Extraits.

 

« Que change le non irlandais à la présidence française de l'UE ? »

"Après le non d'une majorité de Français et de Néerlandais, le non d'une majorité d'Irlandais nous somme de réanimer la flamme dangereusement vacillante de l'Europe." A la tribune de l'Assemblée nationale, mercredi, François Fillon a annoncé quel sera le défi de la France, qui prendra la présidence de l'Union européenne à partir du 1er juillet.

Comment se relever d'un second camouflet en trois ans ? Question épineuse à laquelle même le Conseil européen a pour l'heure renoncer à répondre. Réunis jeudi et vendredi à Bruxelles, les 27 chefs d'Etat ont décidé de se donner un délai de quatre mois pour décider des suites à donner au rejet irlandais du traité de Lisbonne.

François Fillon a toutefois annoncé la couleur devant les députés: "Je veux rappeler notre adhésion de fond au traité de Lisbonne. (...) Le moment venu, il nous faudra voir comment obtenir l'indispensable ratification de tous." Il faut dire que Nicolas Sarkozy tient au succès du texte dont il entend se présenter comme l'instigateur.

Les six mois de prestige de Sarkozy tombent à l'eau

Mais ce non change considérablement ses plans pour la présidence de l'Union européenne. Il voulait en faire six mois de prestige, en mettant en place les nouvelles institutions de l'Union. Il devra finalement effectuer un travail de fond. Travail que les députés français envisagent chacun de manière différente, selon leur place sur l'échiquier du oui ou du non, qui transcende une fois de plus largement les clivages droite-gauche (…).

"Comme si l'Irlande était une prostituée...

"Construire une autre Europe" et notamment "à géométrie variable", le député souverainiste Nicolas Dupont-Aignan le propose depuis des années. Il considère que c'est une priorité, mais craint de ne toujours pas être entendu, tant il est pour lui désolant de voir que les gouvernants refusent toujours de décréter que "le traité de Lisbonne est mort":

"C'est presque psychiatrique. Avez-vous entendu la réaction des dirigeants au lendemain du vote ? Mépris, arrogance, considération pour les Irlandais comme si l'Irlande était une prostituée qui aurait dû dire oui parce qu'on l'a payée..." (…)

Les défis de la présidence française

François Fillon veut agir sur les deux terrains à la fois. Le terrain des institutions, devenu plus que glissant, et celui des politiques européennes, parmi lesquelles il a défini des priorités:

Le défi climatique: "Nous devons entraîner l'ensemble des Etats à conclure, à la fin de l'année 2009, à Copenhague, un accord mondial sur le climat."

Le défi énergétique: "Le président de la République a demandé que soit étudiée la possibilité de plafonner les ressources additionnelles de la TVA au-delà d'un certain seuil pour le prix du baril."

Le défi alimentaire: "Il faudra dégager des principes pour guider la Politique agricole commune du futur, sans pour autant toucher à son budget, qui est programmé jusqu'en 2013."

Le défi des flux migratoires: "Le temps des actions unilatérales, de l'immigration subie et des régularisations massives est révolu. Il faut agir ensemble en faveur d'une immigration choisie."

Le défi de la sécurité européenne: "La présidence française sera l'occasion de proposer de nouvelles solutions pragmatiques pour augmenter les capacités militaires et civiles des Etats européens."

Quant à la relance du traité européen, qui s'agisse de celui de Lisbonne ou d'un nouveau, il est des dossiers que l'on n'est pas fâché de mettre sous la pile.

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