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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine à partir, notamment, des idées de Jean-Pierre Chevènement, l'un de ses fondateurs (celui-ci a souhaité s'éloigner du MRC en 2015). Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens (MDC) après les élections de 2002. En février 2019, le MRC a co-fondé la Gauche Républicaine et Socialiste (GRS), en continuant d'exister, au moins jusqu'à son prochain congrès, en décembre 2020.
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27 février 2022 7 27 /02 /février /2022 18:18

 

L'absence de l'Etat est compensée par les collectivités locales

 

Voici le compte rendu fait par Ouest-France 53 - Florence STOLLESTEINER, édition papier du 26-27 février 2022 - du Débat CODUL sur les enjeux de l'enseignement supérieur en Mayenne.

 

On le retrouve dans l'édition numérique, en entier pour les abonnés, ici : À Laval, les élus sommés de rendre des comptes

 

UCO : les élus sommés de rendre des comptes

 

Un débat s'est tenu pour parler de l'enseignement supérieur en Mayenne. La soirée a vite tourné à l’affrontement autour de la question du financement public de l’enseignement supérieur privé.

 

Le débat

Cela devait être une soirée axée sur l’enseignement supérieur en Mayenne, et ses enjeux. Mais la réunion publique organisée jeudi 24 février 2022 au soir, à l’Agricampus de Laval, par le Collectif d’organisations pour le développement de l’université à Laval (Codul), a vite tourné à l’affrontement autour de la question du financement public de l’enseignement supérieur privé.

 

D’un côté : une assistance d’une soixantaine de personnes, majoritairement formée par le Codul, collectif qui s'était constitué à la base pour lutter contre le financement public des nouveaux locaux de l'Université catholique de l'Ouest (UCO). Ses partisans se sont insurgés de la "marchandisation de l'enseignement supérieur", de sommes données au privé "de plus en plus importantes", ou d'une offre d'enseignement supérieur "qui ne permet pas l'égalité des chances", avec des formations privées très onéreuses.

 

"Il n'y a plus d'argent dans l'enseignement public"

 

Sur le banc des accusés : les trois élus invités du soir, Olivier Richefou (président du conseil départemental), Florian Bercault (maire de Laval et président de Laval Agglo) et Samia Soultani (vice-présidente du conseil régional, déléguée à l'enseignement supérieur), qui ont dû justifier leurs choix.

 

"Il n'y a plus d'argent dans l'enseignement public. Si les collectivités ne mettent pas la main à la poche, il n'y a pas d'enseignement supérieur en Mayenne", a attaqué Olivier Richefou. Et de rappeler que les collectivités locales "donnent aussi de l'argent à l'enseignement public, alors qu'on ne devrait pas : il y a des postes administratifs à l'université qu'on finance, du renouvellement de matériel, etc."

 

De plus, "quand on voit les projets ambitieux en termes de développement du nombre d'étudiants dans l'agglo de Laval (l'objectif étant d'en accueillir 10 000 d'ici 2030, pour 6 000 actuellement et 7 000 espérés en 2025, N.D.L.R), l'université ne peut pas être la seule à apporter cette masse d'étudiants", a reconnu Vincent Barré, vice-président de Le Mans Université - invité pour représenter l'université, tout comme l'étudiante Valentine Chenel. Mais s'il y a des coups de pouce publics au privé, "il faut poser des conditions de contreparties", a martelé Florian Bercault."Et avoir un développement équilibré", a conclu Olivier Richefou.

 

L'UCO a bien sûr beaucoup fait parler ce soir-là, un mois après qu'il a été décidé qu'elle devra louer ses nouveaux bâtiments aux collectivités. Samia Soultani a souligné que la structure possédait "35 % de boursiers", ce qui est "supérieur à ce qu'on trouve dans les écoles d'ingénieurs", a pointé Olivier Richefou. Soulignant au passage que le Département attribuait des bourses aux familles. L'élu a également fait remarquer que les collectivités "faisaient la différence entre le privé non-lucratif (UCO, écoles d'ingénieurs), aux tarifs supérieurs car c'est aux élèves de payer les professeurs ; et le privé lucratif, avec des investisseurs, à qui on ne donne pas un kopeck."

 

"Aucun Codul ne s'est monté pour l'Estaca"

 

Pas de quoi convaincre le Codul, qui demande des précisions sur ces accords entre l'UCO et les élus. Pourtant, quand les collectivités ont décidé de mettre de l'argent sur la table pour l'Estaca, "aucun Codul ne s'est monté", a riposté Florian Bercault. "Il faut qu'on se dise les choses : c'est parce que la lettre C d'Estaca* ne veut pas dire catholique..., a fait remarquer Olivier Richefou. Cela a heurté, ce que je comprends. Le débat que vous avez créé était judicieux. Mais on ne voulait pas que cette école parte au Mans."

 

Tous sont cependant tombés d'accord sur un point : les manquements de l'Etat et ses non-investissements dans l'enseignement supérieur. Pour le Codul, "ce débat n'était qu'une étape, et il n'est pas terminé".

 

* ESTACA : Ecole d'ingénieurs automobile, aéronautique, ferroviaire
 

Cet article est le 3181 ème sur le blog MRC 53 - le 38ème paru dans la catégorie L'école

Les intervenants, le 24 février 2022, lors du débat public dans l'amphi d'Agricampus (Lycée agricole) Laval : Gérard Prioul (CODUL), Gérard Pigois (CODUL, animation), Olivier Richefou (Département), Valentine Chénel (campus Changé), Florian Bercault (Laval Agglo), Samia Soultani-Vigneron (Région), Vincent Barré (Le Mans Université), Pierre-Louis Boyer (Fac de Droit), Rosemary Bertholom (Ouest-France, animation) de gauche à droite

Les intervenants, le 24 février 2022, lors du débat public dans l'amphi d'Agricampus (Lycée agricole) Laval : Gérard Prioul (CODUL), Gérard Pigois (CODUL, animation), Olivier Richefou (Département), Valentine Chénel (campus Changé), Florian Bercault (Laval Agglo), Samia Soultani-Vigneron (Région), Vincent Barré (Le Mans Université), Pierre-Louis Boyer (Fac de Droit), Rosemary Bertholom (Ouest-France, animation) de gauche à droite

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