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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine à partir, notamment, des idées de Jean-Pierre Chevènement, l'un de ses fondateurs (celui-ci a souhaité s'éloigner du MRC en 2015). Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens (MDC) après les élections de 2002. En février 2019, le MRC a co-fondé la Gauche Républicaine et Socialiste (GRS), en continuant d'exister, au moins jusqu'à son prochain congrès, en décembre 2020.
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30 mars 2010 2 30 /03 /mars /2010 23:36

 

Gains pour Europe Ecologie, le PG et le MRC. Pertes pour les autres

 

Guillaume Vuilletet, secrétaire national MRC chargé des élections, a fait un bilan comparatif approché 2010/2004, par parti politique, du nombre d’élus régionaux.

Le MRC (19/15) s’en sort plutôt bien, surtout par rapport au nombre de sortants (12), tout en restant à un niveau très bas (1% des 1800 conseillers régionaux).

Le PRG retrouve son niveau 2004.

Le PS perd environ 60 sièges.

Le PCF perd 88 sièges (il passe de 183 à 95).

Le PG est tout neuf. Il a 16 sièges.

Les Verts ne retrouvent pas les 159 élus en 2004, car les listes Europe Ecologie en 2010 étaient à parité entre Les Verts et d’autres composantes. Celles-ci occupent environ 140 sièges.

Voici son analyse.

Le 21 mars, les listes d’union de la gauche et des écologistes ont confirmé leur succès du premier tour, en obtenant 1006 sièges (46,4% des suffrages exprimés) – hors divers gauche. La gauche conserve les 20 régions métropolitaines qu’elle détenait déjà et emporte la Corse. « Le Parti Socialiste, qui dirigeait 21 régions sur 23, dirigerait désormais 20 régions en incluant la Guadeloupe dont les résultats étaient déjà connus » (déclaration du ministre de l’Intérieur du 21 mars).

La majorité présidentielle essuie un sérieux revers, même si elle conserve l’Alsace. Les listes de la majorité présidentielle obtiennent 511 sièges (35,37%) y compris l’outre mer.

Le FN confirme son retour en dépassant 17% des suffrages exprimés dans les 12 régions où il s’est maintenu. Il faut noter que ses listes ont progressé entre les deux tours – comme d’ailleurs dans toutes les triangulaires – fait nouveau sur le plan électoral.

Le léger sursaut de la participation au niveau national (53 % au second tour contre 46% au premier tour (mais 12 points de moins que lors du précédent scrutin de 2004) semble avoir profité aux listes de gauche et au FN.

 

Bilan MRC : Le MRC obtient 19 élus (contre 12 sortants). Voir Régionales : des candidats MRC sont présents dans dix-huit régions - 10 mars 2010

 

Auvergne : 1 (Jean-Marc Miguet) ;  

Franche-Comté : 2 (Etienne Butzbach et Alain Letailleur) ;

Ile-de-France : 7 (Pierre Dubreuil, Eric Chevaillier, Jean-Marc Nicolle, Béatrice Desmartin, Jean-Luc Laurent, Daniel Guérin, Guillaume Vuilletet) ;

Languedoc-Roussillon : 1 (Béatrice Négrier) ;

Midi-Pyrénées : 1 (Marie-Pierre Gleizes) ;

Nord-Pas-de-Calais : 3 (Françoise Dal, Claude Nicolet, Jean-Marie Alexandre) ;

            Picardie : 2 (Sandrine Goffinon, Michel Vignal) ;

            Provence-Alpes-Côte d’Azur : 1 (Ladislas Polski) ;

            Réunion : 1 (Christine Soupramanien).

 

Déperdition due aux manquements à l’accord MRC-PS entre les deux tours. L’accord signé entre le MRC et le PS permettait d’espérer l’élection de 28 conseillers régionaux MRC. La déperdition est donc de 9.

Les manquements à la parole donnée sont à déplorer dans plusieurs régions.

- Rhône-Alpes : 2 positions éligibles remises en cause (Catherine Coutard dans la Drôme et Thierry Lucas dans le Rhône)

- Pays de la Loire (Loire-Atlantique) : Christine Meyer est passée de la 21ème -éligible- à la 29ème place (non éligible)

- Poitou-Charentes (Charente) : Annie Rousseau est passée de la 6ème à la 10ème place (non éligible)

- Nord-Pas-de-Calais : suppression de la position éligible de Isabelle Péru (Pas-de-Calais).

- Limousin : engagement  non tenu à faire remonter Patrick Trannoy, candidat MRC en position certaine entre les deux tours.

- Ile-de-France : sur 10 places éligibles prévues, 7 ont été maintenues au terme d’une bataille tendue. Trois candidats relégués : Eric Ferrand, Estelle Folest, Aimée Gourdol.

 

BILAN DES AUTRES PARTIS

PS : Au total, les listes PS-MRC-PRG-DVG obtiennent 754 élus (contre 714 élus en 2004) ; cette progression modeste est liée à la place accordée aux nouveaux partenaires. Le PS seul obtiendrait 576 sièges alors qu’il en détenait plus de 643 en 2004.

Europe Ecologie

Les listes Europe Ecologie obtiennent 263 élus (contre 159 élus pour les Verts en 2004) : succès indéniable, même si les 400 élus espérés par C.Duflot sont loin d’être atteints. Les débats promettent d’être houleux dans la perspective de 2012  entre les tenants de l’autonomie et ceux de l’union avec le PS. Il faut noter que les listes Europe Ecologie étaient constituées à parité entre les membres du Parti Verts et les autres composantes. Cela pourrait signifier une diminution du nombre des élus verts « pur jus » autour de 130-140 élus.

Front de gauche

127 élus pour le Front de gauche en 2010 (avec 17 listes autonomes) contre 191 élus communistes en 2004 (8 listes autonomes). Le choix de l’autonomie par rapport au PS est lourd de conséquences. Et ce d’autant plus pour le Pc en tant que tel. Les listes Front de Gauche ne comportaient que 2/3 de communistes au mieux. Cela indique un nombre d’élus PC autour de la centaine. Le Parti de gauche était présent à hauteur de 25% en moyenne sur les listes front de Gauche. .

Le Front de gauche assoit sa domination à la gauche de la gauche au détriment du NPA. Reste la question du leadership pour 2012, qui peut opposer le PC et Mélenchon.

Majorité présidentielle

460 élus en métropole contre 421 en 2004 (en comptant les 55 élus Nouveau Centre). L’UMP seule (hors NC, MPF, CPNT, PCD) : 330 élus contre 366 en 2004.

Modem

L’un des grands perdants du scrutin : 10 élus en 2010 (tous en Aquitaine) contre 69 élus en 2004.

FN

Le FN renoue avec le succès après les échecs de 2007 et 2009. Il ne retrouve pas son nombre d’élus (118 sièges en 2010 contre 156 en 2004) mais le nombre de sièges obtenu est largement supérieur aux estimations.

 

A noter une analyse politique des élections régionales 2010 réalisée par le groupe de communication Exprimeo. Voir le n° 213 de la lettre hebdomadaire consacré aux élections régionales et à l'analyse des comportements de votes lors du second tour :

http://www.calameo.com/read/0000179503cbd629b6e7f

 

Cet article est le 31ème paru sur ce blog dans la catégorie Régionales 2010.

 

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