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  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine autour de Jean-Pierre Chevènement. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens après les élections de 2002.
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Régionales 2010

Samedi 1 août 2009

Vers des listes écologistes et centristes au 1er tour

 

Il est rare, en France, qu’une année ne soit pas électorale. Après les élections nationales en 2007 (qui ont abouti à l’élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République, puis à une majorité de droite à l’Assemblée nationale), les élections municipales en 2008, les élections européennes en 2009, le rythme se maintiendra ces prochaines années (voir Quelles sont les dates des prochaines élections ? - Service-public.fr).

 

Dès la fin des vacances, nous serons à six mois des élections régionales 2010. Le mode de scrutin aux élections régionales n’a pas changé depuis les dernières élections, en 2004, mais il avait été modifié en 1999 (réforme Jospin) puis en 2003 (réforme Raffarin).

 

Le mode de scrutin régional en cours ressemble à celui des élections municipales, en ce qu’il accorde une prime majoritaire aux listes arrivées en tête, afin d’assurer une stabilité à la majorité pendant les 6 ans de mandat. C’est un scrutin à la proportionnelle à deux tours, si aucune liste n’obtient la majorité absolue des suffrages exprimés au 1er tour. Pour se maintenir, une liste doit obtenir 10% des suffrages exprimés (et non des inscrits - décision du Conseil constitutionnel).

Les listes de candidats sont établies au niveau régional, avec des sections départementales. Le nombre de sièges à attribuer pour chaque liste est calculé à l’échelon régional, puis réparti entre les sections départementales en fonction du nombre de suffrages obtenu dans chaque section (voir Sylvain Brouard PDF] LE NOUVEAU MODE DE SCRUTIN DES ELECTIONS REGIONALES).

 

Le quotidien régional Ouest-France, dans un article daté du 22 juillet, a fait le point de la préparation de ces élections au niveau des Pays de la Loire (cinq départements : Loire-Atlantique et Maine-et-Loire au centre, Mayenne et Sarthe au nord, Vendée au sud).

 

J’ai reproduit la partie concernant la gauche. L’élément nouveau est la volonté des Verts, au niveau national, de constituer « non pas des listes autonomes, mais des listes de rassemblement des écologistes, en élargissant encore leur périmètre » (Cécile Duflot, Libération, 29 juillet).

 

Le Mouvement Républicain et Citoyen, dont le PS régional n’avait pas accepté la présence sur la liste de la gauche en 2004, devrait être partie prenante cette fois-ci (aucune discussion n’a eu lieu pour le moment). En tout cas, c’est le souhait du MRC.

 

Les clés des élections régionales de 2010

 

Les Verts constituent une liste. Les centristes sont aussi tentés par l'autonomie. État des lieux.

À gauche

 

Les Verts en train de constituer une liste. Principale épine dans le pied du sortant socialiste Jacques Auxiette, les écologistes. Ils sont en train de constituer une liste. Hier, le conseil politique régional des Verts des Pays de la Loire a décidé d'engager « toutes les démarches pour la constitution d'une liste de rassemblement des écologistes « Europe Écologie Pays de la Loire » ». Jean-Philippe Magnen, porte-parole de la campagne des Européennes et adjoint au maire de Nantes, conduira « ce processus comme chef de file ».

 

En 2004, PS, Verts et PC étaient partis unis. Aujourd'hui, le groupe Verts, qui appartient à la majorité régionale, compte treize élus dans l'hémicycle. Le score de la liste Europe Écologie aux Européennes leur donne des ailes. « Nos idées ne sont plus minoritaires », appuie François de Rugy, député Verts de Loire-Atlantique. Grosse pierre d'achoppement avec les socialistes : le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, combattu par les Verts.

 

Le PC pragmatique. Le groupe communiste compte huit élus qui siègent dans la majorité régionale. Une liste unique avec le PS, dès le 1er tour, est un scénario probable. « On ne laissera pas la droite reconquérir les Pays de la Loire », dit Michel Rica, coordinateur régional.

Le PS met en avant son bilan. En 2004, le PS avait profité d'une déferlante rose pour conquérir la région, au nez et à la barbe de François Fillon. On avait parlé de « victoire surprise ». Aujourd'hui, les socialistes viennent d'essuyer un revers aux Européennes, arrivant derrière l'UMP. Mais également derrière les Verts, qui leur ont siphonné des voix.

Face à cela, Jacques Auxiette met en avant le bilan d'une majorité régionale de gauche unie - 60 sièges sur 93, dont 34 PS - à laquelle les Verts participent depuis cinq ans. La semaine dernière, il a appelé « au rassemblement de toutes les forces de gauche pour poursuivre l'action engagée depuis 2004 ». Les divergences avec les Verts sur Notre-Dame-des-Landes ? « Elles existaient déjà en 2004, rappelle Jacques Auxiette, ça n'a pas empêché l'union et le travail ensemble depuis cinq ans. » (…)

 

Cet article est le 1er paru sur ce blog dans la catégorie Info régionales.

Par SORIN Michel
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Samedi 24 octobre 2009

Le MRC a engagé des discussions avec le PS régional

 

Le moment est venu de faire le point de la préparation des élections régionales en Pays de la Loire, près de trois mois après l’article paru le 1er août sur ce blog sous le titre Elections régionales 2010 : ce qui se prépare dans les Pays de la Loire.

 

Jacques Auxiette, président sortant et candidat à nouveau en mars 2010, sait qu’il aura, face à lui, Christophe Béchu, tête de liste UMP (Ouest-France, 23 octobre : Christophe Béchu, tête de liste UMP dans les Pays de la Loire).

 

Il est bon de préciser les modalités du scrutin de mars 2010, qui a été mis en œuvre pour la première fois les 21 et 28 mars 2004.

 

1. Mode électoral

 

Le mode de scrutin a été défini par la loi du 11 avril 2003. Il s'agit d'un scrutin proportionnel à deux tours avec prime majoritaire. Le mode de scrutin est défini aux articles L. 338 et L.338-1 du code électoral.

 

a. Il s'agit d'un scrutin de liste à deux tours :

 

- les listes sont régionales, mais avec des sections propres à chaque département. Le principe de parité doit être respecté dans chaque section, par chaque liste, c'est-à-dire qu'elle doit comprendre alternativement des candidats de sexe différent.

 

- si aucune liste n'obtient la majorité absolue des suffrages exprimés au premier tour, un second tour est organisé. Le seuil pour l’accès des listes au second tour est relevé à 10 % des inscrits, alors que celui pour être autorisé à fusionner est fixé 5% des exprimés. C’est la tête de liste qui dépose la liste tant au premier qu’au second tour.

 

  b. L'attribution des sièges s'inspire du scrutin municipal :

   

- un quart des sièges est attribué à la liste arrivée en tête (« prime majoritaire ») ;

 

- les autres sièges sont attribués à l'ensemble des listes qui ont eu plus de 5 % des suffrages exprimés, de manière proportionnelle à leur résultat. Ces sièges s'ajoutent, pour la liste arrivée en tête, à ceux qui proviennent de la prime majoritaire.

 

- Les listes sont établies au niveau régional mais leurs candidats se répartissent entre sections départementales. Après l’élection, une fois que le nombre de sièges revenant à une liste a été calculé au niveau régional, les sièges sont répartis entre les sections départementales de la liste au prorata des voix obtenues par la liste dans chacun des départements correspondant aux sections.

 

2. Calendrier

 

La date exacte des prochaines élections régionales n’est pas connue. Les deux tours auront lieu en mars 2010 et viseront au renouvellement des 26 conseils régionaux de métropole et d'outre-mer. Le gouvernement a préparé un projet de loi qui pourrait être débattu par le Parlement pendant la période électorale, ce qui ne manquerait pas d’accroître les tensions entre la majorité et l’opposition parlementaires.

 

Au niveau national, un sondage indiquait (Le Monde, 2 octobre) : Régionales 2010 : l'UMP en tête, le PS menacé par les Verts.

 

La stratégie du PS a été présentée dans un article du Nouvel Observateur, 21 octobre : Régionales : le PS mise sur la gauche et les Verts.

 

Le Parti socialiste (PS) estime que sa "priorité" pour les élections régionales de mars 2010 est "le rassemblement de la gauche et des écologistes", selon les "orientations" adoptées, mardi 20 octobre, par son bureau national.
"Le rassemblement de la gauche et des écologistes est notre priorité. Une fois seulement la gauche rassemblée, nos listes pourront s'ouvrir au second tour à toutes celles et tous ceux qui veulent se retrouver autour d'un projet de gauche, dans la clarté et la cohérence des alliances électorales dans toutes les régions", est-il précisé dans un communiqué.
Les "orientations" se déclinent en trois points principaux : "des projets ambitieux pour les territoires", "les meilleures équipes pour nos régions" et enfin "des alliances claires" qui sont la "troisième clé du succès", estime l'instance dirigeante du parti (…).


La stratégie du PCF
était définie dans un article du Monde, 31 août. Elle s’est affinée depuis, sans que les difficultés de mise en œuvre s’estompent. On le ressent à la lecture de cet article paru le 23 octobre dans l’Humanité : Le PCF formule son « offre nationale » aux régionales.


Le pôle de la gauche radicale
(front de gauche) des élections européennes cherche à s’affirmer, mais ses contours (avec ou sans le NPA) restent à préciser, d’autant plus qu’il existe un fort courant, au sein du PCF, pour souhaiter l’alliance dès le premier tour avec le PS.

 

Les Verts ont fait le choix de l’autonomie au premier tour. Dans certaines régions (les Pays de la Loire en font partie), ils pourraient recevoir le renfort de la partie écologiste du Modem, comme c’est déjà le cas pour certains socialistes de cette tendance.

 

Le PS est affaibli par les résultats des élections européennes du 7 juin. Le PCF est tiraillé entre le pôle radical et le pôle socialiste. Le pôle écologiste s’organise sur la base de la dynamique des élections européennes. Cette configuration politique est propice à une affirmation du rôle du MRC à l’occasion de ces élections régionales.

 

En Pays de la Loire, les deux délégués régionaux désignés par la direction du MRC - Michel Sorin et Daniel Salé - ont rencontré le 15 octobre les deux responsables PS chargés des rencontres avec les partenaires de gauche, Christophe Clergeau et Alain Gralepois. Une suite sera donnée après le 4 novembre par le PS (date de la rencontre nationale entre le PS et le MRC).

 

Daniel Salé, au côté d'Etiennette Coudert, était délégué 49
 au congrès du MRC en juin 2008, au Kremlin-Bicêtre


Cet article est le 2ème paru sur ce blog dans la catégorie

Régionales info ouest.
Par SORIN Michel
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Jeudi 5 novembre 2009

Alliance durable, base du rassemblement de la gauche

 

La direction actuelle du Parti socialiste, issue du congrès de Reims, fragilisée par les résultats des élections européennes, a manifesté, hier, de bonnes dispositions à l’égard du Mouvement Républicain et Citoyen.

 

La délégation du MRC (Jean-Pierre Chevènement, Jean-Luc Laurent, Georges Sarre et Marie-Françoise Bechtel) a rendu compte, hier soir, au secrétariat national de la rencontre avec la délégation du PS (Martine Aubry, François Lamy, Claude Bartolone, Benoît Hamon).

 

Tout porte à croire qu’il s’agit d’un bon accord, si l’on se fie au texte adopté par les deux parties et à la volonté de partenariat et de confiance mutuelle, telle qu’elle a été exprimée par les deux délégations.

 

Incontestablement, la position du PS a évolué, notamment sur la question européenne. Et l’accord porte plus loin qu’à l’échéance des prochaines élections des 14 et 21 mars 2010. C’est la stratégie de rassemblement de la gauche qui s’en trouve confortée, ce qui encourageant dans la perspective 2012.

 

Dans chaque Région, des rencontres vont avoir lieu afin de définir les modalités d’un projet d’accord régional, qui devra être validé au niveau national.  

En Pays de la Loire (cinq départements : Loire-Atlantique, Maine-et-Loire, Vendée, Sarthe et Mayenne), les discussions vont s’engager avec Jacques Auxiette, président sortant et tête de liste PS. J’aurai plaisir à revoir mon ancien collègue du Conseil régional (1998-2004, du temps où nous étions dans l’opposition à François Fillon).

 

Dans deux articles précédents, j’avais présenté des informations concernant ces élections :  

Elections régionales 2010 : ce qui se prépare dans les Pays de la Loire 1 août 2009  

Elections régionales 2010 en Pays de la Loire : Auxiette face à Béchu - 24 octobre 2009

Communiqué du Mouvement Républicain et Citoyen et du Parti Socialiste

Les délégations du Parti Socialiste et du Mouvement Républicain et Citoyen conduites respectivement par Martine Aubry et Jean-Pierre Chevènement se sont rencontrées le 4 novembre 2009 au siège du Parti Socialiste.

Nos deux partis partagent des analyses communes sur la situation que connaît aujourd’hui notre pays.

La France est profondément affectée par la crise de la globalisation financière et par la récession économique. Le chômage et les inégalités vont croissant. Pendant ce temps, les banquiers ont repris leur course folle aux bonus et autres avantages extravagants. Les facteurs de la crise demeurent.

L’Union européenne, qui aurait pu profiter de la coordination opérée entre les principaux gouvernements au plus fort de la crise pour se réformer et instaurer un véritable gouvernement économique, n’a pas apporté de réponse à la mesure de la situation
. Au contraire, la Commission européenne n’a de cesse que d’appeler au rétablissement des règles de concurrence et d’orthodoxie budgétaire comme si l’orage passé, tout pouvait recommencer comme avant. Entre la concurrence déloyale des pays à très bas coût salarial et celle du dollar, la France et l’Europe sont prises en tenaille.

Le gouvernement Sarkozy-Fillon, au-delà des mesures d’urgence, se révèle incapable d’inscrire son action dans une stratégie du long terme visant à mettre sur pied un nouveau modèle de développement et une société plus juste.

Il continue sa sape méthodique du modèle français de l’action publique et collective. La prochaine étape est la reprise en main politique et la rigueur financière administrée aux institutions locales.

Dans les faits,
les collectivités locales, majoritairement gérées par la gauche, sont aujourd’hui un vecteur essentiel d’une puissance publique qui répare, protège et prépare l’avenir
. Les régions gérées par la gauche sont bien souvent les derniers outils efficaces d’aménagement du territoire, de soutien au développement économique à l’emploi ou à la formation.

C’est donc un devoir pour les forces de gauche de s’unir au-delà de leurs différences, pour continuer le travail mené dans les régions qu’elles dirigent.

Un certain nombre de formations à gauche sont tentées par l’isolationnisme dans l’espoir de gagner quelques sièges de plus. Le PS et le MRC appellent les uns et les autres à dépasser cette recherche illusoire. Les enjeux sont au-delà.
La gauche n’arrivera à mobiliser les électeurs que sur une démarche claire d’alternative à la politique libérale du gouvernement. Cela se prépare dès aujourd’hui.

A cet égard,
le MRC et le PS affirment avec force la nécessité d’une politique favorisant une croissance durable
. Il ne pourra y avoir de préparation de l’avenir, de réduction des inégalités ni même de développement durable sans création de richesse.

Sur ces bases, dans le respect de leurs différences, le PS et le MRC ont décidé :

1- La réunion d’un groupe de travail sur la préparation du projet de la gauche ;
2- La réunion d’un groupe de travail sur l’organisation des primaires ;
3- La construction de listes communes dès le premier tour des élections régionales de 2010.

Ces listes devront permettre l’expression et la représentation de nos deux formations dans l’ensemble des régions
. Elles ont vocation à être, avec les forces de gauche et républicaines qui voudront s’y associer, le socle d’une union de toute la gauche capable de réunir les acteurs de la société qui veulent inscrire leur action dans la préparation des échéances nationales prochaines.

Le PS et le MRC invitent donc leurs instances régionales, en lien avec les présidents de régions, à se rencontrer rapidement afin d’aboutir à la constitution de telles listes d’union au premier et au deuxième tour.

Cet article est le 3ème paru sur ce blog dans la catégorie Régionales 2010 .


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Lundi 16 novembre 2009

Le MRC se rappelle au bon souvenir de Jacques Auxiette

 

On sait bien que préparer une liste aux élections régionales est un exercice très difficile. Jacques Auxiette, président de la Région des Pays de la Loire et tête de liste du PS aux élections des 14 et 21 mars 2010, se livre actuellement à cet exercice avec beaucoup d’habileté, n’en doutons pas, et de savoir-faire.

 

En adressant, ce 16 novembre, aux organes de presse (des cinq départements, Loire-Atlantique, Maine-et-Loire, Vendée, Sarthe et Mayenne), le texte qui suit, j’ai tenu à présenter les positions du MRC et rappeler à nos interlocuteurs du PS qu’ils feraient bien de respecter l’accord national signé le 4 novembre entre Martine Aubry et Jean-Pierre Chevènement (voir Accord politique entre le MRC et le PS en vue des élections régionales - 5 novembre 2009).

 

Communiqué de presse

 

Position du MRC pour les élections régionales en Pays de la Loire

 

Le Mouvement Républicain et Citoyen a conclu un accord national avec le Parti Socialiste pour engager des discussions dans chaque Région, portant sur les conditions de la participation du MRC à la liste que le PS présentera, avec ses alliés, au premier tour des élections régionales le 14 mars 2010.

 

Un tel accord n’avait pas été possible lors de la préparation des élections régionales précédentes, en 2004. Seuls, quelques accords régionaux avaient permis au MRC d’être présent dans certains Conseils régionaux, dont l’Ile-de-France et la Basse-Normandie.

 

Cette fois-ci, le texte signé le 4 novembre 2009 prévoit la représentation du MRC sur l’ensemble des listes régionales. Il est vrai que le contexte politique n’est plus le même qu’en 2003-2004. Une analyse commune  de la situation a pu être faite par les deux délégations conduites par Martine Aubry et Jean-Pierre Chevènement. Il y a un passage qui est particulièrement révélateur du chemin parcouru.

 

« L’Union européenne, qui aurait pu profiter de la coordination opérée entre les principaux gouvernements au plus fort de la crise pour se réformer et instaurer un véritable gouvernement économique, n’a pas apporté de réponse à la mesure de la situation. Au contraire, la Commission européenne n’a de cesse que d’appeler au rétablissement des règles de concurrence et d’orthodoxie budgétaire comme si l’orage passé, tout pouvait recommencer comme avant. Entre la concurrence déloyale des pays à très bas coût salarial et celle du dollar, la France et l’Europe sont prises en tenaille ».

 

Dans un contexte de crise et sous la double menace d’une spoliation par la droite des pouvoirs des collectivités territoriales, et d’une concurrence au sein même de la gauche, le PS a réinvesti les terrains politique et idéologique et cherche à présenter des projets utiles qui rapprocheront la gauche des citoyens.

 

Le MRC propose d’apporter une contribution positive en donnant un sens républicain au vote de rejet de la politique menée par l’UMP et en confortant les majorités de gauche dans les régions (dans celles, trop peu nombreuses, où nous sommes présents depuis 2004, le PS n’a pas eu à le regretter).

 

En Pays de la Loire, entre les délégués régionaux du PS et du MRC, nous avons eu une première rencontre, à Nantes, le 15 octobre, qui a consisté en un échange d’informations.

 

La seconde, qui devait avoir lieu le 14 novembre, a été reportée au 28 novembre par nos interlocuteurs PS. Nous y voyons un manque de volonté d’appliquer l’accord national. A eux de nous démontrer que ce n’est pas le cas.

 

Pour le MRC des Pays de la Loire,

Michel Sorin, délégué régional et secrétaire national

 

Cet article est le 4ème paru sur ce blog dans la catégorie Régionales 2010.

Par SORIN Michel
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Mardi 24 novembre 2009

Sur des listes PS ou Front de gauche au 1er tour ?

 

C’était prévisible. Les militants du PCF sont divisés sur le choix de l’alliance au premier tour des élections régionales le 14 mars 2010. Dans l’Ouest, le cas des Pays de la Loire est très particulier, la division étant entre départements et entre élus sortants. Ceux de la Basse-Normandie et de Poitou-Charentes posent moins de problèmes.

 

Pour bien comprendre, j’invite les lecteurs à se reporter aux articles précédents, notamment :

Elections régionales 2010 : ce qui se prépare dans les Pays de la Loire - 1 août 2009

Elections régionales 2010 en Pays de la Loire : Auxiette face à Béchu - 24 octobre 2009

 

Contrairement à 2004, la gauche part dispersée, les Verts ayant opté pour des listes écologistes autonomes (Europe Ecologie, ce qui leur avait bien réussi aux élections européennes du 7 juin 2009) et le PCF se tournant vers ses partenaires des élections européennes (Parti de Gauche de Jean-Luc Mélenchon et dissidents du NPA et du MRC).

Sur le site du quotidien Le Monde, le 31 août 2009, on pouvait lire « C’est un difficile équilibre que tente Marie-George Buffet en cette rentrée politique. Afficher une ligne volontariste d'alliance pour des listes autonomes aux régionales sans couper les ponts avec le PS (…). Lire la suite : Régionales : le PCF veut s'affirmer, mais sans rompre avec les socialistes.

Le PCF aurait souhaité une alliance avec le NPA, mais celui-ci n’a pas accepté de s’engager pour des alliances de gauche au second tour avec le PS et les Verts.

« La première secrétaire du Parti communiste préfère de "bonnes majorités de gauche" à "une bonne opposition de gauche". Elle entend participer aux exécutifs régionaux ». Lire la suite (Nouvel Observateur, 6 novembre) : Buffet et Besancenot divergent sur les régionales.

 

Il restait à choisir entre le Front de gauche et le PS. Dans chaque région, des votes ont eu lieu parmi les responsables - en conférence régionale, afin d’indiquer des préférences - suivis de la consultation de l’ensemble des militants, avec comptabilisation par département.

Les résultats sont présentés sur le site de l’Humanité (Sébastien Crépel, 23 novembre) dans cet article :

Les militants du PCF ont choisi

 

Appelés à voter, les communistes ont adopté majoritairement l’option de listes du Front de gauche élargi dans seize régions sur vingt-deux pour les élections du 14 et du 21 mars prochain.

Les communistes ont tranché. Avec 40.972 votants recensés entre jeudi et samedi, la consultation sur le choix de leur démarche aux élections régionales de mars prochain a donné lieu à une bonne participation, « reflet d’un débat dont se sont emparés les communistes », selon Jacques Chabalier, membre de l’exécutif du PCF. « C’est plus de 14.000 votants supplémentaires par rapport à la consultation similaire sur les européennes », observait-il, hier.

Au total, les résultats enregistrés hier au siège du PCF indiquent le choix majoritaire de la constitution de listes du Front de gauche élargi, distinctes de celles du PS et d’Europe Écologie, dans seize régions sur vingt-deux. En Bretagne, les militants ont décidé pour leur part de « poursuivre la démarche du Front de gauche », tout en continuant à œuvrer pour réunir les conditions pour une liste de rassemblement de toute la gauche au premier tour. Dans trois régions (la Basse-Normandie, la Champagne-Ardenne et la Lorraine), les adhérents ont préféré l’option de listes de rassemblement conduites par le PS dès le premier tour.

Enfin, deux régions sont en suspens : en Bourgogne, la conférence régionale avait indiqué sa préférence pour des listes d’union de la gauche dès le premier tour, mais le vote des militants est si serré qu’il était encore impossible de départager les options en présence, hier après-midi. Enfin, en Poitou-Charentes, les délégués régionaux avaient aussi choisi l’option du rassemblement incluant le PS au premier tour, mais le dépouillement des bulletins des militants n’aura lieu qu’aujourd’hui.

Confirmation du choix des conférences

En général, la tendance est donc à la confirmation du choix majoritaire des conférences régionales (dix-sept régions sur vingt-deux avaient indiqué leur préférence pour le Front de gauche, les deux week-ends précédents), marquant « une volonté d’élargir la démarche impulsée aux européennes dans la plupart des régions », selon Jacques Chabalier.

Une région déroge à cette règle, la Basse-Normandie, où le choix majoritaire des militants en faveur d’une liste d’union de la gauche diffère de celui de la conférence régionale. Mais il est vrai que celle-ci n’avait donné qu’une voix de majorité au Front de gauche, laissant présager une situation ouverte au moment de la consultation militante. Selon les situations locales, les votes montrent également une grande variété de résultats, allant de 99 % pour le Front de gauche en Auvergne, où la conférence régionale avait approuvé à l’unanimité cette option, à des votes très partagés, voire indécis, comme en Bourgogne. Dans certaines régions, les résultats pourraient donner matière à contestation.

C’est le cas en Pays de la Loire, où les résultats « montrent un clivage net entre les fédérations », confiait hier un responsable régional du PCF, trois sur cinq (la Loire-Atlantique, le Maine-et-Loire et la Mayenne) ayant choisi l’union dès le premier tour avec le PS à plus de 65 % des voix, contre deux s’étant prononcées à la quasi-unanimité pour le Front de gauche (la Sarthe et la Vendée). Un arbitrage national est réclamé dans cette région, mais des responsables des départements favorables à un accord au premier tour avec le PS, s’appuyant sur « la légitimité des résultats » dans leurs fédérations, pointent « le risque de divisions qui pourraient perdurer » jusque dans la constitution des listes si une solution n’est pas trouvée.

 

Les résultats en Pays de la Loire (Ouest-France, 24 novembre) : 1 058 voix pour une liste Front de Gauche, 792 pour une liste avec le PS. Jacques Chabalier devait participer ce 24 novembre à un comité régional à Angers, dans le but de sortir - par le haut - de cette situation.

La division concerne aussi les conseillers régionaux. Gilles Bontemps, Michèle Picaud, Hubert Delhaie et Philippe Denis sont pour l’alliance avec le PS au 1er tour ; Huguette Hérin, Pascale Soulard, Bernard Breux et Bernard Violain y sont opposés.

 

Cet article est le 5ème paru sur ce blog dans la catégorie Régionales 2010.

Par SORIN Michel
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