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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine à partir, notamment, des idées de Jean-Pierre Chevènement, l'un de ses fondateurs (celui-ci a souhaité s'éloigner du MRC en 2015). Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens (MDC) après les élections de 2002. En février 2019, le MRC a co-fondé la Gauche Républicaine et Socialiste (GRS), en continuant d'exister, au moins jusqu'à son prochain congrès, en décembre 2020.
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31 août 2011 3 31 /08 /août /2011 14:23

Les temps sont difficiles, ouvrons un espace pour le peuple français    

 

L’Europe dans la mondialisation : que faire ? C’est sur cette question que Gaël Brustier a ouvert  la réunion organisée conjointement par les proches de Montebourg et de Chevènement dans une salle de l’Assemblée nationale, de 19h à 22 h, mardi 30 août. Les 300 personnes présentes ont eu la satisfaction d’assister à des exposés de haut niveau, reflétant des conceptions valorisantes de la politique.

 

Dans une première partie, Jean-Michel Quatrepoint et Jacques Sapir ont brillamment présenté un tableau réaliste de la situation économique mondiale, puis la parole a été donnée à Olivier Ferrand, arrivé en retard, dont la vision économique est bien différente, ce qui a donné lieu à une vraie controverse, tout particulièrement entre Sapir et lui.  Enfin, les duettistes Arnaud Montebourg et Jean-Pierre Chevènement se sont exprimés avec talent au grand plaisir de leurs auditeurs.

 

Colloque-mondialisation--AM-JPC-300811-014-T.jpgArnaud Montebourg, candidat à l’investiture socialiste, a bien distingué la période des primaires, qui va durer jusqu’au 16 octobre, des choix qui seront à faire ensuite, notamment à l’occasion de l’élection présidentielle. Il considère que la mondialisation est une stratégie, une pensée politique, mise au point par des Français illuminés, dont Pascal Lamy, l’actuel dirigeant de l’Organisation mondiale du commerce (OMC).

Il faut maintenant reconstruire notre économie, en évitant que les efforts déployés n’arrosent le sable, mais on n’évitera pas les efforts. La reconstruction de l’économie passe par la remontée du niveau des salaires, la revalorisation du travail et un meilleur partage des richesses.

Nous entrons dans une période dangereuse pour notre population, qui subit les conséquences de la décision, prise en 2001, de faire entrer la Chine dans l’OMC sans contreparties. Le mal est à l’intérieur de l’euro, frappé du défaut du charpentier (la non prise en compte de la divergence des économies). La politique est devenue impuissante, ne pouvant plus agir sur la monnaie, le budget, la frontière. La voie est ouverte aux révoltes des peuples européens. Qui peut dire ce qui se passera en France en 2012 au moment des élections ?

Cette crise est une crise de surproduction qui ressemble à celle de 1929. Il ne reste plus que la monétisation de la dette pour éviter la chute de l’euro, qui risque d’être aussi la chute de l’Europe. On n’évitera pas la confrontation avec l’Allemagne. Il faudra que les retraités allemands partagent et comprennent qu’on ne peut pas tout avoir. Le système financier devra prendre sa part, à la mesure de ses responsabilités dans la crise.

Il propose dix mesures de définanciarisation et de réinvestissement sur notre territoire. Il faut redonner du travail à la population et confiance à la jeunesse.

 

Jean-Pierre Chevènement ne se situe pas dans le cadre des primaires du PS. Il répond à la question : que pensons-nous de l’avenir de l’Europe ? Nous sommes dans une terrible impasse. La situation est très grave. L’euro est victime de sa conception initiale. C’est une monnaie politique, qui avait vocation à nous faire accomplir le grand saut fédéral. Mais les Allemands ne veulent pas sauter.

Que faire ? Il a transmis ses propositions au président de la République, qui lui a répondu, par téléphone, qu’il est d’accord mais ne veut pas gêner Madame Merkel, la chancelière allemande. La monétisation de la dette serait relativement indolore. C’est le plan A mais ce n’est pas la solution miracle. La prétendue « règle d’or » est, en réalité une règle d’airain, qui mène directement au gouffre.

La crise est celle de l’ensemble du capitalisme financier mondialisé. Les contradictions vont être de plus en plus fortes. Pourra-t-on éviter la catastrophe (notion qui doit être relativisée) ? Il faut prévoir un plan B, qui serait de préserver un toit commun (retour aux monnaies nationales puis euro, monnaie commune).

Le fédéralisme n’est pas possible. Il est, soit idéaliste (on peut leur donner l’absolution…), soit coercitif (c’est un serpent qui se mord la queue…). 

L’Allemagne donne priorité à la lutte contre l’inflation et s’en remet aux USA pour sa défense. C’est un pays vieillissant qui limite son horizon à 10-15 ans. Ne nous laissons pas entraîner sur cette pente-là, qui est un plan de sortie de l’histoire. Nous devons nous battre pour une Europe européenne, donc indépendante, pour un projet qui concerne l’ensemble de l’Europe. Ce projet n’est pas porté dans la vie politique française.

Pourtant, nous avons des atouts, notamment démographiques et géographiques. Il faut préserver l’avenir de nos peuples. Nous semons des germes utiles, qui lèveront  si la volonté est au rendez-vous. Avec Arnaud Montebourg, ouvrons un espace pour le peuple français tout entier. Les temps seront durs. Nos pierres contribueront à unifier un monde difficile.

 

Lire l’article, plus complet, de Philippe Cohen : Chevènement et Montebourg veulent affronter la crise (Marianne2.fr, 31 août)

 

Cet article est le 127ème paru sur ce blog dans la catégorie   Gauche France

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