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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine autour des idées de Jean-Pierre Chevènement. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens après les élections de 2002.
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16 février 2017 4 16 /02 /février /2017 17:04

Les 12 idées neuves du volet agricole de son programme
 

C’est sur la base du slogan « La République partout, la République pour tous » que Bastien Faudot a lancé le 7 février 2016 sa candidature à l’élection présidentielle.

Voir (4 février 2017) : Le programme de Bastien FAUDOT pour l'élection présidentielle 2017

 

Le volet agricole du PROGRAMME contient 12 propositions sous le titre « Le chemin de la souveraineté alimentaire ». Voir le plan du programme.

 

Un nouveau contrat de développement pour la France périphérique

Pour une stratégie équilibrée d’aménagement du territoire

Le chemin de la souveraineté alimentaire

 

LE CHEMIN DE LA SOUVERAINETÉ ALIMENTAIRE

 

Le sentiment d’abandon est encore renforcé par la crise sans fin que traverse l’agriculture française, qui s’aggrave singulièrement depuis quelques années. Les politiques productivistes engagées à la Libération, où existaient encore les tickets de rationnement, ont été maintenues et amplifiées au fil des années, alors que leur raison d’être avait disparu. La structuration même de l’agriculture française ne lui permet pas d’être compétitive face à celle des États-Unis, voire de l’Allemagne. Pendant de nombreuses années, la politique communautaire de soutien des prix a permis de masquer la réalité et a interdit, en privilégiant une approche exclusivement quantitative, une orientation résolue vers des productions à forte valeur ajoutée. Les syndicats majoritaires ont employé ce délai pour consacrer leur énergie contre le système des quotas. Son démantèlement n’a mis que quelques mois à produire ses effets. C’est au moins la moitié des exploitations agricoles qui risquent de disparaître dans les prochaines années. Cette perspective aurait deux effets : l’industrialisation massive de l’agriculture et l’abandon de l’espace rural. Dans les deux cas, c’est un monde qui est en train de disparaître.

 

L’agriculture française semble en effet vivre actuellement le même drame que notre industrie et ce pour des raisons similaires. Dans les deux cas, au lendemain de la guerre, l’enjeu était de produire, et de produire beaucoup, dans un pays ravagé et souffrant de la faim. La production industrielle française, souvent basée sur la masse et une faible valeur ajoutée unitaire, était en adéquation avec des transports coûteux et un marché intérieur relativement protégé ; elle n’a pu résister ni à l’effondrement du prix des transports, ni à l’ouverture des frontières sur des pays dépourvus de législations sociales et environnementales. La production agricole a mis plus de temps à se confronter aux mêmes problématiques, mais uniquement parce que les aides massives de la politique agricole commune ont longtemps masqué des réalités que leur démantèlement remet en pleine lumière.

 

Le bilan de cette politique agricole est désastreux, avec une agriculture qui a été acculée au productivisme et à des productions à faible valeur ajoutée. Simultanément, les budgets national et européen consacrés au secteur agricole français avoisinent les quinze milliards d’euros ! C’est plus de 15 000 euros de subvention par actif et par an, soit plus de la moitié du revenu moyen. Étant entendu qu’un flou artistique est savamment entretenu sur les revenus agricoles, il reste aujourd’hui une certitude : un quart des exploitants ne sont pas capables de dégager un SMIC et ont des revenus proches ou inférieurs aux minima sociaux. Il est certain que la grande distribution a étranglé l’agriculture française, en lui imposant des productions de piètre qualité pour être compétitive sur les prix. En outre, les pratiques agricoles ignorantes des enjeux environnementaux stérilisent les sols. Les hauts rendements actuels ne sont atteints que par la substitution de plus en plus profonde de la chimie industrielle à la chimie naturelle. Comme si cela ne suffisait pas, l’endettement massif des exploitations représente probablement l’un des obstacles majeurs à une politique de reconversion vers la montée en gamme et vient interdire toute forme d’espérance si l’on poursuit la politique du laisser-faire.

 

J’entends précisément rompre avec les politiques du passé afin de bâtir une agriculture nouvelle pour la France du XXIème siècle, orientée vers des productions de qualité, verte et écologique, plus locale, performante, ouverte aux nouvelles technologies, qui permette aux agriculteurs de vivre décemment des fruits de leur travail. L’enjeu, c’est bien notre souveraineté alimentaire.

 

117- Établir un système de prix garantis pour sauver l’agriculture française

 

118- Orienter la production agricole et alimentaire vers une montée en gamme qualitative

 

119- Protéger le marché national agricole et alimentaire par des normes qualitatives et environnementales plus élevées

 

120- Privilégier pour le versement des aides agricoles, les agriculteurs qui produisent dans des conditions conformes aux critères suivants : qualité écologique et sanitaire, limitation des intrants, productions nécessaires à la consommation alimentaire intérieure, emploi rural, préservation des paysages

 

121- Résorber la dette des installations agricoles en conversion et mettre en place des instruments publics de crédit pour le financement de nouveaux investissements

 

122- Utiliser l’introduction du mécanisme de prix garantis pour engager un plan national d’affranchissement de l’agriculture aux intrants

 

123- Renforcer l’ancrage territorial de l’alimentation avec des contrats de territoire pour l’alimentation avec les collectivités locales afin de fournir les cantines, les restaurants universitaires et les entreprises en produits français, locaux et durables : objectif de 50 % de viande française dans les cantines et de produits issus des labels régionaux/de qualité et des modes de production durables

 

124- Porter un Plan numérique pour l’agriculture : cartographie, géo-référencement des sols français, des conditions climatiques, des écosystèmes présents et fournir les données en open data

 

125- Numériser et recenser les données d’utilisation des pesticides par les agricultures, accessibles en ligne sur un site national en open data, pour favoriser la substitution et renforcer la protection

 

126- Renforcer le bien-être animal en augmentant les effectifs de l’inspection vétérinaire ; en renforçant la surveillance des abattoirs par la vidéo et en généralisant les abattoirs mobiles pour les éleveurs désirant accompagner leurs animaux ; en généralisant le statut des êtres sensibles pour tous les animaux ; en pénalisant les tortures contre les animaux sauvages au même titre que pour les animaux domestiques

 

127- Généraliser les journées de l’agriculture et de l’alimentation le 16 octobre (journée mondiale de l’alimentation) avec des visites d’exploitations agricoles, d’industries agroalimentaires et de maraîchages

 

128- Privilégier des solutions de stockage de l’eau par des réserves sur le modèle des bacs de récupération plutôt que par des barrages

Cet article est le 2959ème sur le blog MRC 53 - le 429ème en catégorie AGRICULTURE et PAC

Bastien Faudot le 8 novembre 2016, lors de la visite de la ferme de Mickaël Lepage à Changé (Mayenne)

Bastien Faudot le 8 novembre 2016, lors de la visite de la ferme de Mickaël Lepage à Changé (Mayenne)

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Published by Michel SORIN - dans AGRICULTURE et PAC
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