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Présentation

  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine à partir, notamment, des idées de Jean-Pierre Chevènement, l'un de ses fondateurs (celui-ci a souhaité s'éloigner du MRC en 2015). Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens (MDC) après les élections de 2002. En février 2019, le MRC a co-fondé la Gauche Républicaine et Socialiste (GRS), en continuant d'exister, au moins jusqu'à son prochain congrès, en décembre 2020.
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17 mai 2008 6 17 /05 /mai /2008 15:36

Les clés de la croissance sont au niveau européen

 

La motion du MRC a été présentée sur ce blog (articles parus les 7, 8, 12, 13, 14, 15 et 16 mai).

16 mai 2008 Annexe à la motion du MRC (7) : le projet républicain et la France

15 mai 2008 Motion du MRC (6) : vers la refondation républicaine de la gauche

14 mai 2008 Motion du MRC (5) : un projet républicain à la hauteur des défis

13 mai 2008 Motion du MRC (4) : crises du capital financier et du rôle des USA

L’ensemble du texte est accessible sur http://www.mrc-france.org/article.php3?id_article=398

 

L’annexe à la motion d’orientation est un rappel du projet républicain en trois parties (France, Europe, monde) adopté lors du précédent congrès, en avril 2006. Voici la deuxième partie.

UN PROJET REPUBLICAIN PLUS QUE JAMAIS D’ACTUALITE

2 - EN EUROPE

2-1 - Face à la crise, renouer avec la croissance

La crise qui a commencé de s’abattre sur l’Europe appelle des remises en cause énergiques pour éviter d’être entraînés dans la spirale du désastre économique.

Changer l’architecture de la zone euro

Dans la zone euro il faut anticiper d’urgence pour surmonter la vague récessioniste venue d’Amérique :
  renégocier le Pacte de stabilité, et à tout le moins exclure du calcul du déficit budgétaire comparé les dépenses d’investissement productif, de recherche et de défense.
  modifier les statuts de la Banque centrale européenne afin d’inclure dans ses missions la nécessité de veiller à l’emploi et à un haut niveau d’activité et définir l’inflation de manière réaliste
  instituer un gouvernement économique de l’euro assuré par l’Eurogroupe, et autorisé à donner des orientations à la BCE. La politique du change doit être reprise en main.

L’innovation et la recherche

Les vœux pieux du sommet de Lisbonne en matière de recherche et de technologie ont heurté le mur du pacte de stabilité. Nous proposons de porter à 3% du PIB l’effort de recherche français, en déduisant ces engagements des déficits budgétaires comparés.

La politique industrielle

La politique industrielle doit reprendre ses droits. Elle a été ramenée par la Commission de Bruxelles à une simple politique de la concurrence empêchant d’ailleurs de faire naître en Europe des champions mondiaux. Les défis que nous lancent les pays émergents, la montée des « fonds souverains » exigent un changement de cap. L’Europe doit promouvoir une politique de l’offre, dans le domaine de l’industrie comme dans celui des services.

Dans les secteurs industriels vitaux et stratégiques, l’Etat doit exercer une mission de sécurité absolue. Son droit de regard, sous forme de « golden share » par exemple, est légitime. Des coopérations renforcées dans les domaines industriels clés doivent pouvoir se nouer, sans l’aval préalable de la Commission, avec un nombre restreint d’Etats membres volontaires.

Pour mettre nos grandes entreprises à l’abri des prédateurs boursiers, des moyens existent : contrôle des fusions boursières, constitution d’un pôle d’actionnaires stable capable d’intégrer les exigences de moyen et long terme pour l’entreprise, actionnariat salarié, qui à partir de 10 - 15% offre une résistance solide aux opérations prédatrices.

L’énergie

Nos approvisionnements en pétrole et en gaz sont liés à la qualité de nos relations avec les pays qui forment le grand voisinage de l’Europe : Moyen-Orient et Iran, Maghreb, Russie. Une Europe européenne, soucieuse de ses intérêts à terme, a autre chose à faire que d’emboîter le pas aux fiascos de la politique américaine dans ces régions.

Les prix durablement élevés du pétrole, le besoin d’indépendance énergétique, font que l’énergie nucléaire a un grand avenir devant elle. L’avenir du nucléaire doit être préparé. Sur vingt ans, il faut prévoir de gérer 500 tonnes de déchets, de manière sûre, durable et réversible. Ce n’est pas inaccessible ! Cette priorité peut d’ailleurs fort bien se conjuguer avec le développement des énergies renouvelables et avec une politique sérieuse de maîtrise des dépenses énergétiques.

Le service public

Nous avons besoin de services publics performants et de qualité. La « concurrence libre et non faussée » est le lacet avec lequel les libéraux entendent étrangler le service public, en les mettant à la merci d’un l’écrémage où le secteur privé s’octroie les activités rentables, ne laissant au public que le secteur déficitaire, avant de disparaître.

Nous avons besoin d’une directive « service public », permettant sans équivoque de préserver l’égalité d’accès des citoyens aux services de base. A cette fin le préambule de la Constitution réaffirmera son attachement aux services publics.

Les paysans doivent pouvoir vivre de leur travail

Il faut réinventer la PAC* et les principes qui l’avaient fondée : préférence communautaire, prix rémunérateurs encourageant la qualité, souveraineté alimentaire, en servant de nouveaux objectifs : agriculture paysanne, sécurité et qualité alimentaires, rejet du dumping vis à vis des agricultures des pays du Sud. Cette réinvention de la PAC doit permettre à l’Europe de se nourrir par elle-même et aux paysans de vivre de leur travail et non de subsides.

* Voir à ce sujet les documents qui ont nourri la rédaction de la partie agricole du projet du MRC sur http://www.mrc-france.org/rubrique.php3?id_rubrique=21, notamment le document de base http://www.mrc-france.org/article.php3?id_article=79 et les orientations en vue des élections 2007 http://www.mrc-france.org/article.php3?id_article=313.

 

La Fondation Res Publica, présidée par Jean-Pierre Chevènement, a invité Lucien Bourgeois, ancien responsable du service économique de l’APCA (Chambres d’agriculture), à présenter, le 9 juin 2008, les éléments d’analyse et de prospective en matière de politique agricole, compte tenu de la crise alimentaire. Cet exposé sera suivi de deux interventions complémentaires, dont la mienne.

 

Voir les actes du colloque sur l’avenir de la Politique Agricole Commune (PAC), organisé par la Fondation Res Publica, le 26 juin 2006, à Paris http://www.fondation-res-publica.org/L-avenir-de-la-politique-agricole-commune_r26.html
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