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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine autour des idées de Jean-Pierre Chevènement. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens après les élections de 2002.
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9 juin 2007 6 09 /06 /juin /2007 23:46

 

La gauche peut battre d’Aubert à la 8ème reprise

 Le maire de Laval, François d’Aubert, candidat de l’UMP, est le favori de la presse mayennaise. Elu député de cette circonscription pour la première fois en 1978, il a été toujours réélu. C’est sa 8ème candidature. Le contexte national lui est favorable.

 En fait, le résultat du premier tour sera déterminant. Car, pour la deuxième fois, il sera contraint à un second tour. La présence du candidat UDF - Mouvement démocrate, peu connu mais bien entouré, réduit l’incertitude sur ce point.

 J’ai senti chez les élus locaux une certaine lassitude vis-à-vis du candidat de la droite. Ils le trouvent moins présent sur le terrain, moins motivé.

 Et il faut tenir compte d’un élément qui a son importance : le RPR n’existe plus ; c’était contre lui que François d’Aubert mobilisait l’ensemble de la droite et du centre (l’UDF de l’époque). Cette fois-ci, le centre a pris son indépendance et les jeunes ne suivent pas le train des sénateurs UDF (qui ont voté Sarkozy le 6 mai). Ils se sentent plus proches de la gauche social-démocrate que de la droite libérale. Cela comptera au second tour.

 Je résume les raisons qui pourraient affaiblir le candidat de la droite, à la fois néo-libérale et néo-conservatrice : 

- La disparition du parti gaulliste, absorbé par les conservateurs-libéraux dans l’UMP,

- La présence active du Mouvement démocrate,

- Le renforcement du PS en Mayenne et dans la circonscription,

- L’usure du temps (29 ans) et la moindre présence locale.

 On en reparlera demain soir, au vu des résultats du premier tour. Voici les candidats dans cette première circonscription : 

Paul Le Morvan (FN), Guillaume Garot (PS), Benoît Pernin (UDF- Mouvement démocrate), Serge Faguet (Parti des travailleurs), Geneviève Bougard (Lutte ouvrière), Isabelle Cordeau (MPF), Yohann Thiaux (LCR), Françoise Marchand (Verts), Michèle Aubujeau (MNR), François d’Aubert (UMP), Michel Sorin (MRC), Jacques Poirier (PCF), Bernadette Bresard (La France en action), Bernard Langlade (RIC).

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8 juin 2007 5 08 /06 /juin /2007 23:35

 

Un réel sursaut citoyen le 10 juin pour éviter le pire

 Sous le titre « Des députés de toute la gauche républicaine et socialiste à l’Assemblée : un bouclier pour défendre nos droits », Xavier Dumoulin a complété l’article informatif paru ce matin sur ce blog par une réflexion de fond. La voici.

 « Ces élections constituent à présent un rempart contre la totale hégémonie politique du président Sarkozy qui bénéficie de larges complicités dans le monde des médias et des affaires, tout en contestant la séparation des pouvoirs prévue dans notre constitution. N Sarkozy ne s'encombre pas de principes. Il dirige tout de main de maître.

 On a suivi ses intrusions auprès des responsables de la presse ou de l'édition pour empêcher telle publication. On le retrouve, au lieu et place de son gouvernement, à régenter jusqu'aux nominations dans les cabinets ministériels.

 Il est vrai que sa politique, toute entière orientée dans l'intérêt des puissants, se cache derrière un paravent de “bonnes intentions” qui dressent deux France, l'une contre l'autre; ceux qui se lèvent tôt, qui travaillent et qui aiment la France contre les paresseux au chômage, les clandestins et autres irresponsables à l'origine de tous nos maux.

 Cette expression démagogique et obscène fait fi du diagnostic majeur : la France souffre aujourd'hui de ne pas offrir suffisamment de travail et d'emploi aux seniors et aux jeunes, de rémunérer la rente au détriment du travail,  de faire de celui-ci la variable d'ajustement (la recherche du profit autorisant les licenciements boursiers), de la liquidation et de la libéralisation des services publics gangrenés par des méthodes managériales libérales.

 Avec N Sarkozy le risque nouveau avéré d'un complet retournement diplomatique s'accompagne d'une perspective d'arrimage de notre pays à une Europe libérale inféodée aux intérêts américains et à ceux de la finance. C'est tout l'enjeu du nouveau traité !

 Cette situation appelle un réel sursaut de notre peuple pour éviter le pire encore à venir. Nous sommes en démocratie et nous nous devons de défendre ce modèle pour lequel se sont battus tant de générations. Nous sommes comptables de l'histoire en train de se faire et qui forge le destin de notre République.

 C'est un devoir impérieux que de promouvoir un devenir démocratique. Le refus d'une majorité écrasante de la droite passe par la mobilisation de chaque citoyen. Portons ce message autour de nous pour donner  à l'Assemblée nationale le visage du pluralisme et à la France des lois qui préservent notre Etat de droit et notre République ».

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7 juin 2007 4 07 /06 /juin /2007 13:58

 

« Un homme exceptionnel, solide et  expérimenté »

Ségolène Royal a apporté un soutien franc et ferme à la candidature de Jean-Pierre Chevènement dans la seconde circonscription du Territoire de Belfort, à Offemont.

 Elle a appelé le candidat socialiste dissident, Alain Dreyfus-Schmidt, à se retirer de la course pour donner toutes ses chances à la gauche. Elle a également rappelé les qualités de Jean-Pierre Chevènement, son expérience et son exigence. Voici la dépêche AFP qui relate cette visite le 6 juin.

 Un soutien franc et ferme de Ségolène Royal à Jean-Pierre Chevènement 

« Ségolène Royal, venue mercredi soutenir Jean-Pierre Chevènement dans le Territoire de Belfort, a lancé un appel au candidat PS dissident Alain Dreyfus-Schmidt pour qu'il se retire de la compétition. 

"Il est encore temps (...). Les bulletins ne sont pas encore dans les mairies. Il n'est jamais trop tard pour se retirer", a-t-elle déclaré lors d'un point de presse. 

M. Chevènement, maire de Belfort et candidat dans le 2è circonscription du Territoire de Belfort, a contre lui aux législatives un candidat socialiste dissident, dont le père est le sénateur du département Michel Dreyfus-Schmidt. 

En présence de la maire d'Offemont, qui est la suppléante de Jean-Pierre Chevènement, Mme Royal a insisté sur le rôle de l'ancien ministre de l'Intérieur dans sa campagne présidentielle et salué "un homme exceptionnel, solide, expérimenté, qui porte un regard aigu sur la société française". "Mon appui lui est total", a-t-elle dit. 

De son côté, Jean-Pierre Chevènement, président d'honneur du Mouvement républicain et citoyen a souhaité que "l'esprit d'union l'emporte sur le sectarisme". Il a indiqué "parier sur l'intelligence" du candidat dissident. "Le combat a commencé à changer d'âme depuis que Ségolène Royal a réapparu dans les médias. L'élan qu'elle a créé n'est pas retombé", a-t-il ajouté ». 

Pour sa part, sur son blog citoyen http://sr07.unblog.fr , Xavier Dumoulin commentait hier en ces termes cette visite de Ségolène Royal à Belfort. 

« Royal avec Chevènement pour une gauche républicaine audacieuse » 

« Ce beau geste de soutien de Ségolène Royal envers son ami, Jean Pierre Chevènement, traduit, bien au-delà du respect et de la communauté de vue des deux grands leaders de la gauche, une perspective concrète de refondation républicaine.
C'est la capacité de Ségolène Royal à s'émanciper des lieux communs d'une certaine gauche bobo qui a permis ce rapprochement décisif entre le PS et le MRC, ce dernier ne pouvant que se réjouir du nouvel accueil de ses conceptions républicaines, sociales, économiques et européennes dans le pacte présidentiel. 

Aujourd'hui, dans des élections difficiles pour la gauche, Ségolène Royal marque avec force son désir de voir à nouveau Jean Pierre Chevènement revenir sur les bancs de l'Assemblée nationale. Le dissident socialiste local doit suivre la demande pressante de Ségolène Royal. Il serait grotesque de favoriser la droite et de priver la gauche d'une si belle reconquête. 

Jean Pierre Chevènement appartient, chacun en convient,  à un type trop rare d'homme politique qui sait promouvoir l'intérêt général, l'esprit civique et citoyen, avec droiture et abnégation. C'est pour notre jeunesse un formidable exemple à suivre que cette intelligence doublée d'un courage de tous les jours. 

Avec Jean Pierre Chevènement, le verbe et l'action sont indissociables et la réflexion et le souci du bien public dictent une conduite énergique et audacieuse. C'est un appel à oeuvrer pour des choses plus grandes que soi dans la meilleure tradition d'un Gambetta,  d'un Jaurès ou d'un Mendès-France ». 

Le second clip du Mouvement républicain et citoyen (MRC) pour la campagne officielle des élections législatives est à voir sur www.chevenement.fr 

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6 juin 2007 3 06 /06 /juin /2007 12:35

 

Améliorer l’offre de transports collectifs propres 

 Fabrice Eymon, responsable de l’antenne mayennaise de l’association régionale des usagers des transports des Pays de la Loire, a adressé aux candidats un questionnaire informatif auquel j’ai répondu ce matin. Voici ce document avec les deux premières annexes, ainsi que mes réponses.

 Questionnaire

 Politique des transports et environnement

 1) Quelles sont vos propositions en matière de transport et en particulier de transport collectif ? En tant que député quels sont les moyens que vous voudriez mettre en avant ou les lois qui vous semblent prioritaires dans le secteur des transports  pour lutter efficacement contre l’effet de serre et  le réchauffement climatique?

 La lutte contre l’effet de serre et le réchauffement climatique fait partie des trois priorités que j’ai présentées dans ma profession de foi (voir ci-joint et sur mon blog http://mrc53.over-blog.com).

 Je m’inspire des positions de l’association « Sauvons le climat », qui a fait des propositions concrètes, y compris en ce qui concerne le transport (voir ci-après un extrait de l’article paru le 3 juin sur mon blog, catégorie « environnement climatique et énergies »).

 « Rechercher l'efficacité carbone dans le secteur des transports : 

 - Par la réduction de vitesse,  

 - Par la généralisation du ferroutage avec traction électrique et le développement du fluvial grand gabarit, 

 - Par le développement des transports en communs électriques,  

 - Par l'extension des voitures individuelles électriques ou hybrides-électriques avec échange standard des batteries vides par des pleines dans les stations service,  

 - Plutôt que produire des biocarburants de première génération, utiliser la biomasse pour produire de la chaleur, ce qui est actuellement économiquement préférable.

Par contre, développer les biocarburants de deuxième génération, fabriqués à partir de la plante entière, dans la mesure où des sols sont disponibles pour cet usage ». 

 La ligne Laval / Mayenne

 2) Votre circonscription s’étend jusqu’au Nord du département et elle est traversée par l’ancienne voie ferrée Laval (la Chapelle Anthenaise) / Mayenne (Caen). Quelle est votre position sur cette voie de chemin de fer sachant que c’est la seule possibilité d’offrir une alternative au mode routier ? 

J’appuie à fond cette position de réouverture de la voie ferrée Laval – Mayenne avec des moyens modernes de liaison courte entre villes. C’était déjà ma position quand je siégeais au Conseil régional avant mars 2004.

 3) Elle dessert également tout un secteur périurbain de la Communauté d’Agglomération de la ville de Laval (Louverné, La Chapelle Anthenaise, Châlons-du-Maine…) qu’elle pourrait rattacher au réseau ferré national et européen après réouverture. Plus généralement  pensez-vous que le nord Mayenne peut se couper aujourd’hui et irrémédiablement du réseau ferroviaire ? 

Non.

 4) Depuis 2000, suite aux diverses actions des associations pour obtenir  le retour du train sur cet axe, les prises de position de différents responsables politiques mais aussi plusieurs décisions administratives et juridiques[1] sont venues conforter notre volonté de préserver l’emprise de la voie. Tout irait pour le mieux pour ce projet, si l'implantation de l'échangeur de la future déviation[2] de Mayenne  ne venait annihiler toutes perspectives de réouverture. 

Il est donc urgent de revoir cette implantation et la configuration du point d’échange afin d’assurer le maintien d’une emprise à gabarit ferroviaire permettant le retour du train ultérieurement.

 Etes-vous favorable d’exiger de la part de l’Etat une modification de cet échangeur ? Si oui, comment comptez-vous faire aboutir rapidement cette demande, étant donné son caractère urgent ?      

 C’est un point d’information dont je ne disposais pas. Le député de la première circonscription devra peser en faveur de cette modification.

 Offre ferroviaire

 5) Que pensez-vous de l’offre de transport ferroviaire entre Le Mans / Laval / Rennes ? 

La FNAUT la juge non  satisfaisante et pour pallier cette situation, elle souhaite  que l’accès aux T.G.V. soit possible aux titulaires de l’abonnement de travail régional lorsque l’offre TER n’est pas satisfaisante  (TGV de fin de soirée…). Partagez–vous cette analyse ? Si oui vous engagerez-vous en particulier à intervenir dans ce dossier ? 

Oui, je partage votre analyse et je m’engage à intervenir.

 Rapprochement avec la Région, virgule de Sablé [3]

 6) Le fuseau de la future ligne TGV, passant au voisinage de Sablé, peut permettre grâce à l’aménagement d’un raccordement province/province de recréer à partir de Laval une liaison directe avec Angers / Nantes, et permettre enfin de raccorder notre département à la Région.

 Cet aménagement mineur (moins de 2 km), proposé par la FNAUT a recueilli le vote favorable du département, de la CAL, de plusieurs conseils de développement et des 2 Conseils Economiques Régionaux (Pays de la Loire et  Bretagne)... Il dépend maintenant de la réalisation du TGV Ouest même s’il n’était pas envisagé dans l’Avant Projet Sommaire (APS) pour la LGV. Une étude régionale est en cours. Quelle est votre position ? 

Vous le savez, j’étais intervenu auprès du président du Conseil régional et au sein de la Commission permanente afin de soutenir votre proposition. J’avais eu alors une réponse peu convaincante, qui était celle de l’appareil administratif de la Région. Je suis heureux de constater que le dossier, grâce à la nouvelle majorité régionale, a bien avancé.

 Démocratie participative

 7) Dans certaines situations la société civile et les associations en particulier sont obligées de saisir la justice administrative contre des décisions administratives arbitraires. Les recours sont rarement suspensifs. Tant que les dossiers ne sont pas jugés, l’action contestée se poursuit avec des conséquences irrémédiables. Pourtant les décisions contestées sont souvent annulées par les Tribunaux Administratifs ou le Conseil d’Etat (cf. action de la FNAUT). Seriez-vous favorable à une modification de la loi pour que tous les contentieux soient suspensifs ? 

Assurément.

 ANNEXES

 Annexe 1 : décisions administratives et juridiques                         

 - En juillet 2001, le Préfet de la Mayenne décidait  de suivre les recommandations de l’Enquête sur la déviation de Mayenne : « Concernant la voie ferrée, la commission d'enquête a émis la recommandation d'adopter pour la pénétrante du Mesnil, un tracé épargnant l'emprise de l'ex-voie ferrée. Une nouvelle conception et implantation de l'échangeur… »

 - En novembre 2004, suite à l’Enquête Publique portant sur la modification du zonage dans le secteur de la gare à Mayenne, le Commissaire Enquêteur prononce un avis défavorable au projet de modification du P.O.S : «Dans la suite logique de ce maintien de la voie ferrée, il apparaît tout à fait normal d’adopter dans l’aménagement de la gare, au sein de l’agglomération, la même attitude que hors les murs ».

 - Le 18 novembre 2004, RFF supprimait toute base juridique au retranchement de la ligne (mars 2000) en retirant la décision de fermeture de la voie ferrée La chapelle Anthenaise / Ambrières-les-Vallées.   

 - Le 3 octobre 2005, la Région des Pays de la Loire votait à l’unanimité un avis défavorable au projet de fermeture de la ligne.

 - Tout dernièrement, le 26 avril 2007, lors de l'audience au Conseil d’Etat le commissaire du Gouvernement transmettait des conclusions prononçant la réintégration de cette ligne dans le réseau ferré national. 

Annexe 2 : point d’achoppement des 2 voies

  Le projet de déviation qui, à l’origine, empruntait l'ex-voie ferrée pour la pénétrante du Petit-Mesnil (en rouge sur le plan) avait été modifié suite aux recommandations de la Commission d'enquête. Un nouveau tracé parallèle (en bleu), avait alors été adopté ce qui préservait la possibilité de réhabilitation de cette voie. Mais cela n’est pas encore suffisant, il faut modifier aussi le point d’échange ! 

S’il était réalisé en l’état, ce tracé pourrait hypothéquer définitivement toute perspective de remise en service de la voie ferrée.

 En effet, au niveau de l’échangeur du Mesnil, la 4 voies et les 2 bretelles correspondantes couperaient à niveau et irrémédiablement la continuité de l’emprise ferroviaire, aujourd’hui voie verte.

 Pour éviter ce pont d’achoppement, cela implique de revoir de façon urgente, à cet endroit, la configuration du point d’échange et de réaliser un ouvrage d’art au gabarit ferroviaire.

 Association Régionale des Usagers des Transports des Pays de la Loire

 Membre de la fnaut : Association Agréée de Consommateurs - 

Antenne Mayennaise - Les correspondants en Mayenne

M. Fabrice EYMON : ' 02 43 53 15 54 / Courriel : feymon@wanadoo.fr / M. Gérard BAMET : ' 02 43 06 97 55  

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4 juin 2007 1 04 /06 /juin /2007 23:27

 

Chevènement, clair et déterminé, est mobilisateur

Ce clip montre un Chevènement offensif, qui pourrait être l’un des animateurs de la gauche au Parlement, s’il réussit son retour le 17 juin.

En tout cas, sa décision de s’effacer le 10 décembre dernier pour soutenir Ségolène Royal était la bonne. Elle lui a ouvert la possibilité de jouer un rôle dans la refondation de la gauche, sur des bases républicaines.

Découvrez et faites découvrir ce clip.

 http://www.chevenement.fr/Le-clip-du-Mouvement-republicain-et-citoyen-MRC-pour-la-campagne-officielle-des-elections-legislatives_a358.html?preaction=nl&id=3421855&idnl=22432&

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2 juin 2007 6 02 /06 /juin /2007 23:44

 

Préparer la gauche à fermer la parenthèse libérale

 Les trois priorités que j’ai affirmées pendant cette campagne sont : l’Europe à réorienter, la gauche à refonder, une nouvelle politique agricole à proposer.

 Voici, rassemblés, les trois textes qui composent le bulletin électoral que nous diffusons dans les boîtes aux lettres de la première circonscription de la Mayenne, autant que nous le pouvons. Merci aux amis lectrices et lecteurs concernés directement par cette élection de nous aider à distribuer les 20 000 exemplaires imprimés.

 Place à la gauche républicaine et socialiste !

 « La recomposition de la droite se fait sous nos yeux à l’initiative du nouveau président de la République. La gauche, de son côté, a commencé sa recomposition avec la candidature de Ségolène Royal à l’élection présidentielle et l’accord conclu le 9 décembre 2006 entre le PS et le MRC.

 Après l’échec de Lionel Jospin le 21 avril 2002, le PS aurait dû se reconstruire sur la base d’un projet alternatif aux politiques néo-libérales, dans la perspective de l’après-Chirac. Il ne l’a pas fait et, pire, il a verrouillé le débat et ciblé, à tort, Jean-Pierre Chevènement comme le responsable de la défaite de 2002.  Ségolène Royal s’est imposée comme candidate du PS en s’appuyant sur un réseau de sympathisants, réunis dans les comités « Désirs d’avenir », et sur de bons sondages.

 L’accord entre le PS et le MRC le 9 décembre 2006 a été préparé sous l’impulsion de la candidate du PS et du PRG, qui tenait à ce que le MRC et Jean-Pierre Chevènement soient associés très tôt à sa campagne et participent à l’élaboration de son pacte présidentiel. Les cent propositions sont dans la continuité de cet accord et s’inspirent à la fois du projet du PS et des débats participatifs de terrain.

 L’échec de Ségolène Royal et de l’ensemble de la gauche le 6 mai, la recomposition de la droite sous l’impulsion du nouveau président de la République, ainsi que la percée du candidat Bayrou le 22 avril, imposent à la gauche de se réorganiser en profondeur après avoir choisi dans la clarté une ligne politique et une stratégie de conquête du pouvoir. 

En fait, la gauche a perdu l’élection présidentielle parce qu’elle n’a pas fait sa mue suffisamment tôt, mais elle a réussi à mobiliser une partie de l’électorat populaire et à redonner l’espoir aux citoyens. Grâce à l’intuition et à l’énergie de Ségolène Royal, et grâce aussi à la ligne politique du pacte présidentiel.

Les premières réactions négatives de personnalités comme Bernard Tapie ou Bernard Kouchner à l’accord PS - MRC et au pacte présidentiel ont été suivies de l’opposition plus ou moins voyante de nombreuses autres, y compris parmi les dirigeants du PS.  C’est le signe de la recomposition qui est amorcée et se prolonge depuis le 6 mai par le refus des Verts de signer un accord avec le PS afin de préserver leur liberté, et aussi par les initiatives du président du PRG en direction des amis radicaux, membres de la majorité présidentielle.  Il est fort possible que le PCF décide de rejoindre le nouveau parti de la gauche républicaine et socialiste, piloté par Ségolène Royal avec le soutien de Laurent Fabius et l’appui critique et réservé de Dominique Strauss-Kahn.

 Il est possible que certains membres du PRG fassent le choix  d’un pôle libéral-radical autour de Bernard Tapie et Jean-Louis Borloo. Mais ils seront minoritaires.

 Il n’est pas impossible que les Verts se partagent entre cette voie républicaine de la gauche et le pôle écolo-démocrate du centre de François Bayrou.

 Quant à José Bové, qui anime l’un des courants de la gauche libertaire et anti-néolibérale, et les altermondialistes constructifs, il n’est pas impossible qu’ils puissent nouer des relations constructives avec la gauche.

 Il reviendra à chaque organisation et à chaque citoyen de se déterminer sur la base du projet du futur parti de la gauche rassemblée. 

On peut résumer ainsi les principales orientations que la gauche pourrait se donner demain : 

- Construction d’une Europe indépendante et consolidation du modèle social et républicain national,

- Adoption d’une politique énergétique cohérente et relance d’une croissance écologique, riche en emplois,

- Nouvelles règles pour le commerce international et priorité à la sécurité alimentaire partout dans le monde ».

 Pour une nouvelle politique agricole

 L’évolution de l’agriculture française depuis dix ans :

- Le revenu agricole moyen s’est éloigné depuis 1999 du revenu disponible moyen par habitant. Il a baissé de 30% entre 1999 et 2005, puis a remonté de 15% sur la seule année 2006, grâce à une conjoncture favorable en productions végétales (blé, maïs) au niveau des prix mondiaux (développement  des biocarburants aux USA et au Brésil).

 - L’emploi agricole (salarié et non salarié) a moins baissé depuis 1998, mais après une chute terrible : 3,3 millions d’emplis en 1960, 1 million de moins en 1973, 1 million de moins en 1992, pour atteindre 870 000 (dont 596 000 agriculteurs non salariés) en 2005.

 La part des actifs agricoles dans l’ensemble des actifs a été ramenée à 2,5% en 2005.

 - Les aides publiques (9,8 milliards € en 2005) font près de 80% du revenu net agricole. Elles ont servi à renouveler les équipements et matériels des exploitations, ce qui permet à celles-ci de fournir un produit au moindre coût aux industries agroalimentaires et de faire travailler de nombreuses PME (équipements, matériels) réparties sur tout le territoire.

Ce système d’aides incite à la fuite en avant vers l’agrandissement des exploitations, ce qui risque de conduire à l’extensification des systèmes de production et à faire des agriculteurs des producteurs de matières premières.

 La nécessité d’une politique agricole

L‘existence même d’une politique agricole n’est possible qu’à condition de réorienter la politique européenne. La PAC doit cesser d’être sous tutelle des options de négociation à l’OMC.

Il faut la refonder sur la base de principes et d’objectifs qui correspondent aux réalités de notre temps, tout en étant fidèles à l’esprit des principes fondateurs de la PAC, en 1962 (libre circulation des produits agricoles au sein de l’espace européen, la protection aux frontières et la solidarité financière).

Jusqu’au milieu des années 1980, l’agriculture était considérée à part dans les négociations internationales, en raison de son caractère stratégique (sa fonction nourricière pour les populations). C’est ce qui justifiait l’intervention publique et l’existence de politiques agricoles au niveau de chaque pays ou groupe de pays (PAC).

 Primauté du libre-échange et dérégulation depuis vingt ans

A partir de 1986, l’agriculture a été intégrée dans les négociations commerciales internationales dans le but de libéraliser les échanges et de permettre aux entreprises multinationales de développer leurs activités et leurs profits, les Etats acceptant d’ouvrir les frontières et d’abolir les règles protégeant les économies nationales. En agriculture, cela signifiait le démantèlement des politiques agricoles et l’alignement des prix des produits sur les cours mondiaux.

 La politique européenne ne doit pas consister à sacrifier son agriculture pour satisfaire les appétits de libéralisation, que ce soit pour des raisons économiques ou idéologiques.

 Elle doit viser à éviter les distorsions de concurrence commerciale en supprimant complètement les subventions aux exportations, certes, mais aussi en protégeant l’espace européen par les moyens les mieux adaptés, tenant compte des conditions sociales et environnementales de production dans les pays exportateurs.

 La vraie priorité : assurer la sécurité alimentaire

Car la priorité n’est pas le libre-échange mais la sécurité (en quantité et en qualité) de l’approvisionnement alimentaire des Européens, mais aussi des pays en voie de développement, ce qui suppose de reconnaître à tous les pays du monde le même droit à la souveraineté alimentaire.

 Cette priorité alimentaire passe par des prix à la production suffisants pour permettre aux paysans de mettre sur le marché des produits correspondant à la demande des consommateurs. Il est de la responsabilité des pouvoirs publics de veiller à ce que la valeur ajoutée soit répartie équitablement sur l’ensemble des filières agricoles et alimentaires.

 Une agriculture intensive, économe et écologique

L’agriculture devra être plus économe, remplacer progressivement la chimie et l’énergie par l’écologie et les sciences, sans cesser d’être intensive. Car elle devra être suffisamment productive pour relever le défi alimentaire à l’échelle de la planète.

 La demande alimentaire va doubler dans les 40 prochaines années, sous l’effet de l’augmentation de la population (de 6 à 9 milliards d’humains) et du relèvement du pouvoir d’achat, notamment dans les pays asiatiques qui, à eux seuls, absorberont la moitié de la croissance démographique et une part importante de l’augmentation du niveau de vie et, donc, de la demande en viande, qui nécessite davantage de productions végétales.

 Des aides publiques plafonnées et réorientées

Au fil du temps et des réformes de la PAC, les aides publiques aux agriculteurs ont pris une part trop importante dans les revenus agricoles. Elles devront  être plafonnées et réorientées vers les petites et moyennes exploitations, en lien avec des objectifs sociaux et territoriaux définis à l’échelon régional ou inter-régional. Le dispositif actuel de répartition des aides n’est plus adapté et doit être corrigé afin de le rendre plus juste et plus en rapport avec les types d’agriculture à promouvoir.

 Les positions du MRC après l’élection présidentielle

 Le modèle social républicain est en réel danger : il y a risque de régression sociale, notamment en ce qui concerne le contrat de travail, l’assurance maladie, les retraites, les indemnités chômage et les services publics.

 Nous serons vigilants en matière de valorisation du travail et de salaires.

 Les déclarations de campagne électorale du Président, relatives à la réorientation de la construction européenne, devront être confrontées avec la politique réellement conduite.

 Nous rappellerons les positions du pacte présidentiel de Ségolène Royal : préférence communautaire, euro moins fort et donc plus compétitif, action résolue contre les délocalisations.

 Nous serons les défenseurs résolus des valeurs républicaines qui lient la sécurité, l’éducation et la citoyenneté, avec fermeté et humanisme.

 Nous participerons à la refondation républicaine de la gauche.

 Comme l’a dit Jean-Pierre Chevènement, notre pays a besoin d’un « grand parti de gauche, ancré dans les couches populaires, capable de gouverner et donc structuré par un logiciel républicain.

 Il n'y a pas d'autre alternative. La social-démocratie en France n'a pas de sens en raison de l'émiettement syndical et de la tradition de séparation entre le politique et le syndical qui remonte à la Charte d'Amiens (1902). La jeunesse pourra alors s'engager dans ce grand parti de gauche qui est à construire avec elle (…). Aucun parti de gauche ne peut se passer d'une grille de lecture du monde. Comprendre le monde pour le transformer, pour changer les règles du jeu de la mondialisation libérale reste un préalable à toute refondation réussie de la gauche française. »

 Les orientations fondamentales du MRC au niveau national

 Le MRC est un jeune parti politique, né en 2003, qui doit beaucoup à Jean-Pierre Chevènement, son président d’honneur. Lors de son congrès, en novembre 2004, le MRC a précisé ses orientations pour la période 2005 -2007.

 « Nous incarnons un projet anti-libéral, faisant entrer dans la réalité les valeurs de la République et capable de répondre aux attentes populaires…

 Face aux tenants de l’américanisation de la société, le MRC oppose la laïcité et la citoyenneté.

 Face au démantèlement de l’Etat et à une décentralisation anarchique, nous en appelons au respect de l’égalité et à la solidarité.

 Face au libéralisme économique et à une mondialisation financière sans borne, nous voulons poser de nouvelles règles du jeu et user de tous les outils dont disposent les Etats dès lors qu’ils sont au service des citoyens.

 Pour vaincre en 2007 les candidats du libéralisme et de l’atlantisme, écartons les risques jumeaux du social-libéralisme et du gauchisme désordonné. Faisons le choix résolu de la République ! »

 Le MRC en Mayenne (MRC 53)

 Le MRC 53 a été créé en 2004 à l’initiative de Georges Minzière, conseiller municipal de Laval, et de Michel Sorin. Tous les deux ont exercé des responsabilités au PS et en tant qu’élus locaux et régionaux. Ils sont, respectivement, trésorier et secrétaire du MRC 53. Michel Sorin est le délégué national du MRC à l’agriculture.

 L’objectif du MRC 53 est de recruter des adhérents sur l’ensemble de la Mayenne, dans tous les milieux socio-professionnels. C’est un nouveau parti qui vise à jouer un rôle d’éducation à une citoyenneté républicaine.

Le MRC 53 cherche à promouvoir les principes et les valeurs de la République sociale, laïque et démocratique, dans une perspective socialiste et humaniste.

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2 juin 2007 6 02 /06 /juin /2007 14:59

 

La politique agricole concerne tous les citoyens

 Ce texte a été rédigé par Michel Sorin, ingénieur agronome, délégué national MRC à l’agriculture, à partir de son intervention lors de la réunion publique organisée par le Mouvement Républicain et Citoyen le 16 mars 2007 à Libourne, en Gironde. La rédaction initiale a suscité des réactions et amendements, qui ont été pris en compte dans cette version datée du 2 avril 2007.

 L’évolution de la politique agricole depuis dix ans

 La politique agricole a fortement évolué depuis dix ans en France.

 On distingue deux périodes correspondant aux deux majorités parlementaires, d’abord de gauche (1997-2002), puis de droite (2002-2007) sous le même président de la République et dans le cadre d’une politique agricole commune (PAC) européenne de plus en plus libérale, c’est-à-dire sous l’influence directe du Commissaire européen au commerce et des négociations internationales à l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC).

 La gauche, de 1997 à 2002

Les deux ministres de l’agriculture du gouvernement Jospin, Louis Le Pensec puis Jean Glavany, ont cherché à faire évoluer l’agriculture vers une modernisation raisonnable prenant en compte la protection de l’environnement en responsabilisant la profession, par le biais de contrats territoriaux d’exploitation (CTE), afin de préparer les évolutions imposées par la politique européenne.

C’était l’objet de la loi d’orientation agricole de 1997 qui visait à favoriser la diversité des modes de production et de représentation syndicale des producteurs, en faisant en sorte de maintenir un bon niveau d’installation et de limiter l’agrandissement et la concentration des structures agricoles. Les résultats de cette politique étaient eux-mêmes limités par les orientations libérales données à la PAC par la Commission à Bruxelles.

 La droite, de 2002 à 2007

 Les gouvernements Raffarin entre 2002 et 2005, puis de Villepin de 2005 à 2007, ont accompagné fidèlement les orientations libérales de Bruxelles, en prenant soin de soutenir l’évolution des structures agricoles nationales vers le renforcement des entreprises les plus capables d’être présentes demain (agrandissement des surfaces, concentration des moyens de production), en allégeant les incitations à produire mieux.

 La première mesure était la suppression des CTE (remplacés par les Contrats d’agriculture durable) et la remise en cause des orientations du gouvernement précédent.

 La loi d’orientation de 2005 se limitait à des mesures de libéralisation des structures afin d’adapter l’agriculture française aux décisions européennes, même si le gouvernement faisait semblant d’être en désaccord avec la nouvelle réforme des mécanismes de la PAC en 2003 (découplage des aides publiques par rapport aux productions des exploitations, sous la pression des négociateurs européens à l’OMC).

 La mise en œuvre nationale de la réforme de la PAC en ce qui concerne les aides publiques (droits à paiement unique par exploitation) a clairement montré la volonté du gouvernement de favoriser la rente et les avantages acquis par les agriculteurs, sans tenir compte de leurs efforts pour adopter des systèmes de production plus économes en énergie et plus protecteurs de l’environnement.

 Un seul point positif peut être porté au crédit du président Chirac. Il s’est opposé aux offensives des gouvernements les plus libéraux, notamment britannique, bien décidés à réduire le budget de la PAC et accepter la baisse supplémentaire des droits de douane européens, proposée par le commissaire européen au commerce, Peter Mandelson, en réponse aux sollicitations des pays les plus libéraux, le Brésil notamment, dans le cadre des négociations à l’OMC (ce que les USA eux-mêmes ne sont pas décidés à faire, par peur de pénaliser leurs agriculteurs).

 Regards sur les chiffres récents de l’agriculture française

 La France reste un pays agricole, un des premiers au monde après les USA. À l’occasion du Salon de l’agriculture à Paris, j’ai présenté le 3 mars dernier sur mon blog http://mrc53.over-blog.com (catégorie « Agriculture et PAC ») l’évolution des comptes de l’agriculture française, à partir des données rassemblées par Lucien Bourgeois, responsable du Service des études économiques et de la prospective à l’Assemblée Permanente des Chambres d’Agriculture. Que peut-on en retenir ?

L’évolution depuis dix ans

 - Le revenu agricole moyen s’est éloigné depuis 1999 du revenu disponible moyen par habitant. Il a baissé de 30 % entre 1999 et 2005, puis a remonté de 15 % sur la seule année 2006, grâce à une conjoncture favorable en productions végétales (blé, maïs) au niveau des prix mondiaux (développement des biocarburants aux USA et au Brésil).

 - La viticulture a tiré le revenu agricole vers le bas depuis 1998 (auparavant, elle le tirait vers le haut depuis 1990). C’était le seul secteur en crise en 2006.

 - Les disparités de revenu entre les exploitations selon les productions (végétales, animales…) se sont réduites depuis 1998, parallèlement à la baisse du revenu moyen.

 - L’emploi agricole (salarié et non salarié) a moins baissé depuis 1998, mais après une chute terrible : 3,3 millions en 1960, 1 million de moins en 1973, 1 million de moins en 1992, pour atteindre 870 000 (dont 596 000 agriculteurs non salariés) en 2005.

 La part des actifs agricoles dans l’ensemble des actifs a été ramenée à 2,5 % en 2005.

 - Le nombre d’exploitations a été ramené à 400 000 vraiment dirigées par des agriculteurs, à 500 000 au total. En prolongeant la tendance, ce sera moins de 300 000 au total dans 20 ans.

 La productivité du travail a presque triplé de 1980 (indice 100) à 2006 (indice 262).

 - Les aides publiques (9,8 milliards ? en 2005) font plus de 80 % du revenu net agricole en 2005. Elles ont servi à renouveler les équipements et matériels des exploitations.

 - Les excédents agroalimentaires proviennent essentiellement des secteurs viticole et céréalier, avec un poids relatif de plus en plus important en faveur des vins et spiritueux.

 Les cinq points à retenir de l’agriculture française en 2006

 Dans sa communication à l’Académie d’agriculture, dont il est membre, Lucien Bourgeois a retenu cinq points essentiels dans l’évolution de l’agriculture française en 2006.

 - Les productions végétales ont bénéficié d’un sursaut conjoncturel dû à l’opportunité énergétique. Il y aurait intérêt à mieux coordonner les politiques des céréales et celles de l’élevage en France et à surveiller l’équilibre entre production et consommation, qui est fragile et peut évoluer vite.

 - La viticulture est désormais l’atout majeur de la compétitivité de l’agriculture française sur les marchés extérieurs, malgré la crise. Cela prouve qu’il est possible d’augmenter la valeur ajoutée et la compétitivité sans augmenter les volumes produits.

 - Le système d’aides incite à la fuite en avant vers l’agrandissement des exploitations, ce qui risque de conduire à l’extensification des systèmes de production et à faire des agriculteurs des producteurs de matières premières.

 - La remontée des cours en viande bovine est la conséquence de la crise de l’ESB (« vache folle »), de la restructuration des troupeaux laitiers et de la demande croissante des pays émergents.

 À l’avenir, le maintien de cours à ce niveau nécessitera de se protéger des importations, ce qui suppose une relance de la politique européenne.

 - Les aides de la politique agricole servent à l’investissement dans la modernisation de l’outil de production, ce qui permet à celui-ci de fournir un produit au moindre coût aux industries agroalimentaires et de faire travailler de nombreuses PME (équipements, matériels) réparties sur tout le territoire.

 Les éléments d’une nouvelle politique agricole

 L‘existence même d’une politique agricole n’est possible qu’à condition de réorienter la politique européenne. La PAC doit cesser d’être sous tutelle des options de négociation à l’OMC.

 Il faut la refonder sur la base de principes et d’objectifs qui correspondent aux réalités de notre temps. Les principes fondateurs de la PAC, en 1962, étaient la libre circulation des produits agricoles au sein de l’espace européen, la protection aux frontières et la solidarité financière.

 Jusqu’au milieu des années 1980, l’agriculture était considérée à part dans les négociations internationales, en raison de son caractère stratégique (sa fonction nourricière pour les populations). C’est ce qui justifiait l’intervention publique et l’existence de politiques agricoles au niveau de chaque pays ou groupe de pays (PAC).

 Primauté du libre-échange et dérégulation depuis vingt ans

 Sous l’influence des thèses néo-libérales, les USA et les pays du "groupe de Cairns" ont obtenu en 1986 (alors que le "meilleur défenseur des paysans", J. Chirac était premier ministre et F. GUILLAUME ministre de l'agriculture) que l’agriculture soit intégrée dans les négociations commerciales internationales (au GATT, structure de négociation entre pays, créée en 1947 pour réduire les barrières tarifaires) dont le but était de libéraliser les échanges.

 Peu à peu, le libre-échange a été imposé comme étant le moyen de favoriser la croissance mondiale. Il s’agissait, en fait, de créer les conditions favorables pour que les entreprises multinationales développent leurs activités et leurs profits, les États acceptant d’ouvrir les frontières et d’abolir les règles protégeant les économies nationales.

 En agriculture, cela signifiait le démantèlement des politiques agricoles et l’alignement des prix des produits sur les cours mondiaux.

Au sein de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC), qui a succédé au GATT en 1995, les politiques agricoles ont été le principal sujet de discorde, à l’initiative de certains pays émergents (le Brésil, notamment) qui préconisent la plus grande libéralisation, car cela correspond à leurs intérêts, du moins ceux des grands propriétaires fonciers et des firmes qui y sont implantées, attirées par les bas coûts de production et les grands espaces agricoles vierges.

 L’Europe et les USA, qui ont conservé des politiques agricoles afin de protéger les revenus de leurs agriculteurs, ont été placés sur la défensive. Les pays réellement pauvres, quant à eux, ont été les premières victimes de la concurrence sauvage des exportations agricoles des pays émergents, comme leur industrie a été la première victime des exportations de textiles chinois, mais ils ont commencé à s’organiser.

 Tenir compte d’abord des besoins des populations et organiser la régulation des échanges

La politique européenne ne doit pas consister à sacrifier son agriculture pour satisfaire les appétits de libéralisation, que ce soit pour des raisons économiques ou idéologiques.

 Elle doit viser à éviter les distorsions de concurrence commerciale en supprimant complètement les subventions aux exportations, certes, mais aussi en protégeant l’espace européen par les moyens les mieux adaptés, tenant compte des conditions sociales et environnementales de production dans les pays exportateurs. Cela nécessitera la mise en place d’un nouveau système régulateur au niveau mondial, dans une logique opposée à celle qui prévaut actuellement.

 Une nouvelle priorité : la sécurité alimentaire

 Car la priorité n’est pas le libre-échange mais la sécurité (en quantité et en qualité) de l’approvisionnement alimentaire des Européens, mais aussi des pays en voie de développement, ce qui suppose de reconnaître à tous les pays du monde le même droit à la souveraineté alimentaire.

 Cette priorité alimentaire passe par des prix à la production suffisants pour permettre aux paysans de mettre sur le marché des produits correspondant à la demande des consommateurs. Il est de la responsabilité des pouvoirs publics de veiller à ce que la valeur ajoutée soit répartie équitablement sur l’ensemble des filières agricoles et alimentaires.

 Des aides publiques plafonnées et réorientées

 Au fil du temps et des réformes de la PAC, les aides publiques aux agriculteurs ont pris une part trop importante dans les revenus agricoles. Elles devront être plafonnées et réorientées vers les petites et moyennes exploitations, en lien avec des objectifs sociaux et territoriaux définis à l’échelon régional ou inter-régional. Le dispositif actuel de répartition des aides n’est plus adapté et doit être corrigé afin de le rendre plus juste et plus en rapport avec les types d’agriculture à promouvoir.

 Une agriculture intensive, économe et écologique

 La seconde priorité sera dans la prise en compte de la question de l’eau et des problématiques environnementales. L’agriculture devra être plus économe, remplacer progressivement la chimie et l’énergie par l’écologie et les sciences, sans cesser d’être intensive. Car elle devra être suffisamment productive pour relever le défi alimentaire à l’échelle de la planète.

 La demande alimentaire va doubler dans les 40 prochaines années, sous l’effet de l’augmentation de la population (de 6 à 9 milliards d’humains) et du relèvement du pouvoir d’achat, notamment dans les pays asiatiques qui, à eux seuls, absorberont la moitié de la croissance démographique et une part importante de l’augmentation du niveau de vie et, donc, de la demande en viande, qui nécessite davantage de productions végétales.

 En même temps, les bouleversements climatiques risquent de compromettre la production agricole dans de vastes zones. La flambée actuelle des cours de la poudre de lait annonce le changement de perspective par rapport aux cinquante dernières années : à l'abondance et aux excédents alimentaires vont succéder la rareté et la cherté.

Nourrir une planète marquée par d’énormes disparités

 Certains pays (Amérique du sud, voire USA) pourront exporter des denrées de base. D’autres, comme la France et l’Europe, seront mieux placés pour exporter des produits agroalimentaires élaborés. Si la priorité est de nourrir la planète, en commençant par les 850 millions les plus sous-alimentés et les deux milliards de mal nourris, il sera nécessaire de prendre des mesures économiques et sociales adaptées aux situations locales et régionales très diversifiées. Car, des différences énormes existent entre les agricultures du monde, entre les grandes exploitations d’Amérique du sud, les petites exploitations d’Afrique de l’ouest et les microparcelles de la Chine côtière.

 Une politique agricole et alimentaire, environnementale et rurale

 Une approche globale tenant compte des besoins des populations dans leur diversité est indispensable. Les politiques agricoles ont leur pleine justification, à condition d’être aussi alimentaires, environnementales et rurales. La notion de santé publique intervient aussi dans les aspects alimentaires et environnementaux.

 Comment, dans ces conditions, les pouvoirs publics pourraient-ils faire une fixation sur la libéralisation des échanges ? Celle-ci est, certes, un élément favorable au développement du commerce mais il est étonnant que les pouvoirs politiques se soient laissé convaincre que le libre-échange est devenu la chose la plus importante, au point de ne plus exercer leurs propres responsabilités vis-à-vis des populations qu’ils ont en charge. Désormais, la volonté politique ne doit plus quitter les responsables publics, car la tache est immense.                                                                                    

 Les Organismes génétiquement modifiés

 OGM : stopper le plein champ, évaluer ce qui existe, décider dans la clarté

Les plantes OGM ne sont pas indispensables, du moins celles que les firmes multinationales veulent imposer sur le marché afin de vendre leurs produits chimiques et s’assurer la maîtrise de la production des semences, par le biais des brevets.

 L’amélioration des plantes et le traitement contre les maladies et ravageurs passent par l’écologie scientifique et la lutte intégrée biologique, comme la Recherche agronomique commence à le montrer avec succès.

 La preuve n’a pas été faite que les plantes OGM soient inoffensives pour la santé et l’environnement. Certaines études, qui n’ont pu être conduites à leur terme, tendent à mettre en évidence des effets significatifs sur leurs organes de la consommation de maïs transgénique par des rats.

 Il faut que les pouvoirs publics s’engagent à fond dans les recherches scientifiques. Des effets positifs pourraient venir du transfert de certains gènes qui apportent des fonctions utiles, par exemple pour aider les plantes à mieux résister à la sécheresse et à la salinité des sols.

 Les gouvernements français, depuis 2002, ont très mal géré cette question des OGM, suscitant des actions d’arrachage illégales dont le but est d’alerter l’opinion publique sur ce qui est un vrai problème de société. Le prochain gouvernement devra mettre à plat le dossier OGM dans tous ses aspects, arrêter les cultures en plein champ, le temps d’organiser un débat public précédant des décisions d’intérêt général.

 Les biocarburants

Production de carburants issus de la biomasse

 L’agriculture doit prendre sa part des mesures à prendre pour relever le défi énergétique, en rapport avec la question du réchauffement climatique.

 La première mesure concerne les économies d’énergie indispensables (choix de systèmes de production moins gourmands en énergie et de circuits économiques courts, par exemple).

 La seconde passe par des diminutions de consommation d’énergie d’origine fossile dégageant dans l’atmosphère des gaz à effet de serre.

 L’utilisation d’huiles végétales par les tracteurs semble possible. Que faut-il penser des biocarburants se substituant à l’essence ou au gazole dans les voitures ? Tout dépend de la matière première. Avec la canne à sucre, au Brésil, le rendement énergétique est bon. Il n’en est pas de même en Europe avec le sucre de betterave et les céréales (bioéthanol, se substituant à l’essence) et les matières grasses végétales (diester se substituant au gazole).

 Le bilan énergétique du bioéthanol est franchement mauvais, celui du diester pas très bon.

 Il en est de même sur le plan économique (140 dollars le baril pour équilibrer sans aides publiques dans le cas du bioéthanol, 85 dollars dans le cas du diester).

 D’autre part, la multiplication des surfaces cultivées en colza nécessiterait l’utilisation de produits antiparasitaires polluants et ces surfaces entreraient en concurrence avec celles utilisées pour répondre à la demande alimentaire, d’autant plus que les surfaces agricoles se réduisent vite, par ailleurs, sous l’effet de l’avancée urbaine.

 En fait, si les biocarburants actuels ne semblent pas ouvrir de grandes perspectives, la recherche concernant la transformation industrielle de la biomasse (déchets du bois, pailles…) en carburant pourrait déboucher sur des résultats plus positifs. 

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1 juin 2007 5 01 /06 /juin /2007 12:41

 

Comprendre le monde pour le changer par la politique 

 

Le MRC est très peu et mal connu. C’est dommage, car il porte une ligne politique pouvant être l’alternative républicaine de gauche aux politiques néo-libérales et néo-conservatrices actuelles.

 Ségolène Royal en est consciente, contrairement à la majorité des dirigeants (pour ne pas écrire les « éléphants ») du PS. C’est la raison pour laquelle elle a souhaité que Jean-Pierre Chevènement fasse partie de son équipe de campagne lors de l’élection présidentielle. L’accord politique du 9 décembre 2006 qui en a résulté entre le PS et le MRC  (voir le site www.chevenement.fr) constitue l’armature de la refondation républicaine que la gauche va engager après les élections législatives.

 Dans le bulletin de campagne que nous diffusons, la 4ème et dernière page comporte l’essentiel de ce qu’il faut savoir des orientations de ce petit parti né en janvier 2003 à St-Cyr-sur-Mer (Nord), dont le président d’honneur est Jean-Pierre Chevènement.

 Les positions du MRC après l’élection présidentielle

 Le modèle social républicain est en réel danger : il y a risque de régression sociale, notamment en ce qui concerne le contrat de travail, l’assurance maladie, les retraites, les indemnités chômage et les services publics.

 Nous serons vigilants en matière de valorisation du travail et de salaires.

 Les déclarations de campagne électorale du Président, relatives à la réorientation de la construction européenne, devront être confrontées avec la politique réellement conduite.

 Nous rappellerons les positions du pacte présidentiel de Ségolène Royal : préférence communautaire, euro moins fort et donc plus compétitif, action résolue contre les délocalisations.

 Nous serons les défenseurs résolus des valeurs républicaines qui lient la sécurité, l’éducation et la citoyenneté, avec fermeté et humanisme.

 Nous participerons à la refondation républicaine de la gauche.

 Comme l’a dit Jean-Pierre Chevènement, notre pays a besoin d’un « grand parti de gauche, ancré dans les couches populaires, capable de gouverner et donc structuré par un logiciel républicain.

 Il n'y a pas d'autre alternative. La social-démocratie en France n'a pas de sens en raison de l'émiettement syndical et de la tradition de séparation entre le politique et le syndical qui remonte à la Charte d'Amiens (1902). La jeunesse pourra alors s'engager dans ce grand parti de gauche qui est à construire avec elle (…). Aucun parti de gauche ne peut se passer d'une grille de lecture du monde. Comprendre le monde pour le transformer, pour changer les règles du jeu de la mondialisation libérale reste un préalable à toute refondation réussie de la gauche française. »

 Les orientations fondamentales du MRC au niveau national

 Le MRC est un jeune parti politique, né en 2003, qui doit beaucoup à Jean-Pierre Chevènement, son président d’honneur. Lors de son congrès, en novembre 2004, le MRC a précisé ses orientations pour la période 2005 -2007.

 « Nous incarnons un projet anti-libéral, faisant entrer dans la réalité les valeurs de la République et capable de répondre aux attentes populaires…

 Face aux tenants de l’américanisation de la société, le MRC oppose la laïcité et la citoyenneté.

 Face au démantèlement de l’Etat et à une décentralisation anarchique, nous en appelons au respect de l’égalité et à la solidarité.

 Face au libéralisme économique et à une mondialisation financière sans borne, nous voulons poser de nouvelles règles du jeu et user de tous les outils dont disposent les Etats dès lors qu’ils sont au service des citoyens.

 Pour vaincre en 2007 les candidats du libéralisme et de l’atlantisme, écartons les risques jumeaux du social-libéralisme et du gauchisme désordonné. Faisons le choix résolu de la République ! »

 Le MRC en Mayenne (MRC 53)

 Le MRC 53 a été créé en 2004 à l’initiative de Georges Minzière, conseiller municipal de Laval, et de Michel Sorin. Tous les deux ont exercé des responsabilités au PS et en tant qu’élus locaux et régionaux. Ils sont, respectivement, trésorier et secrétaire du MRC 53. Michel Sorin est le délégué national du MRC à l’agriculture.

 L’objectif du MRC 53 est de recruter des adhérents sur l’ensemble de la Mayenne, dans tous les milieux socio-professionnels. C’est un nouveau parti qui vise à jouer un rôle d’éducation à une citoyenneté républicaine. 

Le MRC 53 cherche à promouvoir les principes et les valeurs de la République sociale, laïque et démocratique, dans une perspective socialiste et humaniste.

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1 juin 2007 5 01 /06 /juin /2007 11:32

 

Pour une politique agricole européenne réorientée

 Dans mon bulletin électoral, que nous distribuons dans les boîtes aux lettres (je fais appel aux volontaires, afin de partager le travail militant…), la politique agricole occupe la page 3, ce qui correspond à la place qu’elle occupe dans mes priorités (voir le texte paru le 29 mai sur ce blog concernant mes trois engagements prioritaires : l’Europe, la gauche et l’agriculture ; il sera diffusé dans le Courrier de la Mayenne la semaine prochaine).

 Ce sont des extraits de mon intervention le 16 mars dernier à Libourne (j’y reviendrai demain en présentant le bulletin spécial agricole).

 Pour une nouvelle politique agricole

 L’évolution de l’agriculture française depuis dix ans : 

- Le revenu agricole moyen s’est éloigné depuis 1999 du revenu disponible moyen par habitant. Il a baissé de 30% entre 1999 et 2005, puis a remonté de 15% sur la seule année 2006, grâce à une conjoncture favorable en productions végétales (blé, maïs) au niveau des prix mondiaux (développement  des biocarburants aux USA et au Brésil).

 - L’emploi agricole (salarié et non salarié) a moins baissé depuis 1998, mais après une chute terrible : 3,3 millions d’emplis en 1960, 1 million de moins en 1973, 1 million de moins en 1992, pour atteindre 870 000 (dont 596 000 agriculteurs non salariés) en 2005.

 La part des actifs agricoles dans l’ensemble des actifs a été ramenée à 2,5% en 2005.

 - Les aides publiques (9,8 milliards € en 2005) font près de 80% du revenu net agricole. Elles ont servi à renouveler les équipements et matériels des exploitations, ce qui permet à celles-ci de fournir un produit au moindre coût aux industries agroalimentaires et de faire travailler de nombreuses PME (équipements, matériels) réparties sur tout le territoire.

 Ce système d’aides incite à la fuite en avant vers l’agrandissement des exploitations, ce qui risque de conduire à l’extensification des systèmes de production et à faire des agriculteurs des producteurs de matières premières.

 La nécessité d’une politique agricole 

L‘existence même d’une politique agricole n’est possible qu’à condition de réorienter la politique européenne. La PAC doit cesser d’être sous tutelle des options de négociation à l’OMC.

 Il faut la refonder sur la base de principes et d’objectifs qui correspondent aux réalités de notre temps, tout en étant fidèles à l’esprit des principes fondateurs de la PAC, en 1962 (libre circulation des produits agricoles au sein de l’espace européen, la protection aux frontières et la solidarité financière).

 Jusqu’au milieu des années 1980, l’agriculture était considérée à part dans les négociations internationales, en raison de son caractère stratégique (sa fonction nourricière pour les populations). C’est ce qui justifiait l’intervention publique et l’existence de politiques agricoles au niveau de chaque pays ou groupe de pays (PAC).

 Primauté du libre-échange et dérégulation depuis vingt ans 

A partir de 1986, l’agriculture a été intégrée dans les négociations commerciales internationales dans le but de libéraliser les échanges et de permettre aux entreprises multinationales de développer leurs activités et leurs profits, les Etats acceptant d’ouvrir les frontières et d’abolir les règles protégeant les économies nationales. En agriculture, cela signifiait le démantèlement des politiques agricoles et l’alignement des prix des produits sur les cours mondiaux.

 La politique européenne ne doit pas consister à sacrifier son agriculture pour satisfaire les appétits de libéralisation, que ce soit pour des raisons économiques ou idéologiques.

 Elle doit viser à éviter les distorsions de concurrence commerciale en supprimant complètement les subventions aux exportations, certes, mais aussi en protégeant l’espace européen par les moyens les mieux adaptés, tenant compte des conditions sociales et environnementales de production dans les pays exportateurs.

La vraie priorité : assurer la sécurité alimentaire 

Car la priorité n’est pas le libre-échange mais la sécurité (en quantité et en qualité) de l’approvisionnement alimentaire des Européens, mais aussi des pays en voie de développement, ce qui suppose de reconnaître à tous les pays du monde le même droit à la souveraineté alimentaire.

 Cette priorité alimentaire passe par des prix à la production suffisants pour permettre aux paysans de mettre sur le marché des produits correspondant à la demande des consommateurs. Il est de la responsabilité des pouvoirs publics de veiller à ce que la valeur ajoutée soit répartie équitablement sur l’ensemble des filières agricoles et alimentaires.

 Une agriculture intensive, économe et écologique 

L’agriculture devra être plus économe, remplacer progressivement la chimie et l’énergie par l’écologie et les sciences, sans cesser d’être intensive. Car elle devra être suffisamment productive pour relever le défi alimentaire à l’échelle de la planète.

 La demande alimentaire va doubler dans les 40 prochaines années, sous l’effet de l’augmentation de la population (de 6 à 9 milliards d’humains) et du relèvement du pouvoir d’achat, notamment dans les pays asiatiques qui, à eux seuls, absorberont la moitié de la croissance démographique et une part importante de l’augmentation du niveau de vie et, donc, de la demande en viande, qui nécessite davantage de productions végétales.

 Des aides publiques plafonnées et réorientées 

Au fil du temps et des réformes de la PAC, les aides publiques aux agriculteurs ont pris une part trop importante dans les revenus agricoles. Elles devront  être plafonnées et réorientées vers les petites et moyennes exploitations, en lien avec des objectifs sociaux et territoriaux définis à l’échelon régional ou inter-régional. Le dispositif actuel de répartition des aides n’est plus adapté et doit être corrigé afin de le rendre plus juste et plus en rapport avec les types d’agriculture à promouvoir.

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31 mai 2007 4 31 /05 /mai /2007 23:52

 

« Place à la gauche républicaine et socialiste ! »

 Sous la photo du candidat et de sa suppléante, Françoise Farouault, adhérente de l’association Pour une République Sociale, la page 2 du document de campagne reprend l’essentiel du texte paru sur ce blog le 17 mai dernier sous le titre « Place à la gauche républicaine et socialiste ! »

 « La recomposition de la droite se fait sous nos yeux à l’initiative du nouveau président de la République. La gauche, de son côté, a commencé sa recomposition avec la candidature de Ségolène Royal à l’élection présidentielle et l’accord conclu le 9 décembre 2006 entre le PS et le MRC.

Après l’échec de Lionel Jospin le 21 avril 2002, le PS aurait dû se reconstruire sur la base d’un projet alternatif aux politiques néo-libérales, dans la perspective de l’après-Chirac. Il ne l’a pas fait et, pire, il a verrouillé le débat et ciblé, à tort, Jean-Pierre Chevènement comme le responsable de la défaite de 2002.  Ségolène Royal s’est imposée comme candidate du PS en s’appuyant sur un réseau de sympathisants, réunis dans les comités « Désirs d’avenir », et sur de bons sondages.

 L’accord entre le PS et le MRC le 9 décembre 2006 a été préparé sous l’impulsion de la candidate du PS et du PRG, qui tenait à ce que le MRC et Jean-Pierre Chevènement soient associés très tôt à sa campagne et participent à l’élaboration de son pacte présidentiel. Les cent propositions sont dans la continuité de cet accord et s’inspirent à la fois du projet du PS et des débats participatifs de terrain.

 L’échec de Ségolène Royal et de l’ensemble de la gauche le 6 mai, la recomposition de la droite sous l’impulsion du nouveau président de la République, ainsi que la percée du candidat Bayrou le 22 avril, imposent à la gauche de se réorganiser en profondeur après avoir choisi dans la clarté une ligne politique et une stratégie de conquête du pouvoir. 

En fait, la gauche a perdu l’élection présidentielle parce qu’elle n’a pas fait sa mue suffisamment tôt, mais elle a réussi à mobiliser une partie de l’électorat populaire et à redonner l’espoir aux citoyens. Grâce à l’intuition et à l’énergie de Ségolène Royal, et grâce aussi à la ligne politique du pacte présidentiel.

 Les premières réactions négatives de personnalités comme Bernard Tapie ou Bernard Kouchner à l’accord PS - MRC et au pacte présidentiel ont été suivies de l’opposition plus ou moins voyante de nombreuses autres, y compris parmi les dirigeants du PS.  C’est le signe de la recomposition qui est amorcée et se prolonge depuis le 6 mai par le refus des Verts de signer un accord avec le PS afin de préserver leur liberté, et aussi par les initiatives du président du PRG en direction des amis radicaux, membres de la majorité présidentielle.  Il est fort possible que le PCF décide de rejoindre le nouveau parti de la gauche républicaine et socialiste, piloté par Ségolène Royal avec le soutien de Laurent Fabius et l’appui critique et réservé de Dominique Strauss-Kahn.

 Il est possible que certains membres du PRG fassent le choix  d’un pôle libéral-radical autour de Bernard Tapie et Jean-Louis Borloo. Mais ils seront minoritaires.

 Il n’est pas impossible que les Verts se partagent entre cette voie républicaine de la gauche et le pôle écolo-démocrate du centre de François Bayrou.

 Quant à José Bové, qui anime l’un des courants de la gauche libertaire et anti-néolibérale, et les altermondialistes constructifs, il n’est pas impossible qu’ils puissent nouer des relations constructives avec la gauche.

 Il reviendra à chaque organisation et à chaque citoyen de se déterminer sur la base du projet du futur parti de la gauche rassemblée. 

 On peut résumer ainsi les principales orientations que la gauche pourrait se donner demain

  - Construction d’une Europe indépendante et consolidation du modèle social et républicain national,

  - Adoption d’une politique énergétique cohérente et relance d’une croissance écologique, riche en emplois,

  - Nouvelles règles pour le commerce international et priorité à la sécurité alimentaire partout dans le monde ».

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Published by SORIN Michel - dans Législatives 2007-2012
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